'^Sif^l ^■v^- ' sm '■'"TM ■^^^v.» .^'■rA S.ifi L ANNALES DES SCIENCES NATURELLES TOME III. IMPRIMÉ CHEZ PAUL RïïNOUAKD, RUE GARANCIKRE, N. 5. SGIENGE^WirURELLES COMPRENANT LA ZOOLOGIE, LA BOTANIQUE, l'aNATOMIE et la PHYSIOLOGIE COMPARÉES DES DEUX RÈGNES, ET l'histoire des CORPS ORGANISÉS FOSSILES; RÉDIGÉES POUR LA ZOOLOGIE PAR MM. AUDOUIN ET MILNE-EDWARDS , ET POUR LA BOTANIQUE PAR MM. AD. BRONGNIART ET GUILLEMIN. TOME TROISIEME. — BOTANIQUE. PARIS. CROCHARD, LIBRAIRE-ÉDITEUR, PLACE DE l'École -DE- MÉDECINE , N. <3. 1835. ^ \ *^ «•» ♦"■- ^ ANNALES SCIENCES NATURELLES PARTIE BOTANIQUE. Mémoire sur la composition chimique des racines des plantes et l'action du tannin sur ces organes. Par M. Payen. A l'occasion d'une communication intéressante de M. Syl- vestre fils, qui constatait le dépérissement de plusieurs arbres transplantés dans un sol contenant les débris désagrégés de chênes abattus aux mêmes endroits, je crus devoir étudier l'ac- tion directe du tannin sur les racines de diverses plantes. J'avais précédemment observé que le tannin contracte la substance intérieure de la fécule, empêche ou détruit sa colo- ration bleue par l'iode, s'oppose à l'action de la diastase. On savait d'ailleurs que le tannin précipite plusieurs substances organiques azotées, qu'il s'unit fortement au tissu cutané des animaux. Enfin M. Pelouze a démontré que ce même corps forme , avec les oxides métalliques , des combinaisons définies , et que son altération spontanée , en présence de l'eau, donne lieu à une abondante production d'acide gallique. Il était donc assez probable que le tannin, doué d'une action énergique sur divers produits tles animaux et des végétaux, 6 PAYEN. — Composition chimique des Racines. pourrait exercer une influence spéciale très marquée sur les premiers phénomènes delà germination et sur le développement ultérieur des plantes. Afin d'observer cette influence isolée, je plaçai des graines de blé , de seigle, d'orge, d'avoine et de maïs , comparativement en contact avec de l'eau pure aérée et avec une solution contenant 0,00 1 de son poids de tannin pur, préparé par la méthode de M. Pelouze. Dans l'eau pure aérée, la germination de toutes les graines eut lieu ; de nombreuses radicelles blanches et des tiges blan- châtres, puis vertes, se développèrent graduellement. Dans la solution à 0,001 de tannin, toutes les radicelles prirent peu-à-peu, et vers l'extrémité d'abord, une teinte brune, ne se développèrent que très peu et incomplètement; les plu- mules ou gemmules restèrent blanchâtres, mais ne dévelop- pèrent pas de tiges vertes; il y avait donc un obstacle très for- tement marqué de la part du hquide à tout développement ul- térieur. Lorsque la faible proportion de tannin libre disparut par suite de sa réaction sur la fécule et le gluten des graines, quel» ques-unes de celles-ci poussèrent des radicelles latérales qui restèrent blanches, tandis que les premières radicelles, très courtes et brunies, ne prirent aucun accroissement, ce qui dé- montrait encore l'altération des tissus de leurs parties ternnnales et spongieuses, sans que la vie se fût éteinte dans les parties essentielles de l'embryon ; en effet le développement de la gem- mule en une tige verte eut lieu suivant les progrès des nouvelles radicelles. Il en fut de même pour plusieurs des plantules trans- portées dans l'eau pure après la réaction du tannin : la plupart poussèrent alors des radicelles latérales qui fournirent au dé- veloppement de la gemmule, mais dans aucun cas les bouts al- térés ne s'allongèrent. Voulant observer l'effet de la même solution, si faible, de tannin sur les progrès d'une végétation plus active et plus avancée, j'y transportai plusieurs plantules de blé développées dans l'eau distillée, et dont les racines et les tiges avaient de 3 à 5 centimètres de longueur, laissant végéter comparativement PAYJ'N. — Composition chimique des Racines. 7 les antres jeunes plantes dans l'eau. Pendant deux jours les effets différèrent peu sensiblement; mais ensuite, dans la solu- tion du tannin, les racines prirent évidemment une teinte brunâtre , qui fut constamment beaucoup plus foncée sur toutes les extrémités spongieuses où l'altération s'était d'abord mani- festée; peu-à-peu la nuance brune se communiqua au liquide par suite de la dispersion d'une partie du produit brun- de la réaction du tannin. Le développement des racines s'arrêta , et celui des tiges se ralentit tellement, qu'au bout de dix jours leur longueur était à-peu-près de moitié moindre que celle ac- quise dans l'eau simple par les plantules semblables. Dans une solution incolore contenant 0,002 de tannin pur, les bouts spongieux des racines de blé sont sensiblement brunis au bout de vingt-quatre heures, à la température de i5 à 17°. En examinant sous le microscope les racines dont le dévelop- pement avait été arrêté parle tannin, nous avons reconnu que leurs extrémités spongieuses étaient devenues opaques et en- gorgées; que dans les parties plus anciennement développées,, l'opacité moindre était concentrée dans le tissu vasculaire, et laissait encore apercevoir l'organisation dans le tissu cellulaire, et surtout près de l'axe, tandis que vues comparativement, les racines des graminées à l'état normal fraîches et diaphanes, laissaient se dessiner sur le porte-objet toutes les lignes de leur organisation, graduellement plus forte en remontant des extré- mités les plus jeunes vers la tige où se rencontrent leurs racines plus anciennement formées. Je crus encore devoir étendre les essais qui précèdent à d'au- tres plantes, et varier les observations de la manière suivante : Des graines germées d'ébénier, de sycomore et de sureau furent implantées dans une solution contenant 0,001 de tannin pur, et comparativement dans de l'eau distillée. La solution de tannin incolore prit une teinte fauve graduel- lement plus foncée; les radicelles offrirent peu-à-peu des nuances irrégulièrement brunes, qui devinrent enfin continues et très foncées; elles n'avaient d'ailleurs rien gagné en longueur au bout d'un mois; aucune radicelle latérale ne s'était montrée: 8 PAYEN. — Composition chimique des Racines. des fJocons bruns amorphes remplaçaient autour d'elles leurs légères fibrilles. Dans l'eau pure, au contraire, des radicelles blanches laté- rales s'étaient graduellement développées, et les feuilles avaient une étendue de cinq à six fois plus grandes que celles venues sous l'influence du tannin. Des petites plantes de maïs venues dans l'eau, dont les racines et les feuilles avaient de 3à 5 centimètres de longueur, mises dans la solution de tannin ào,ooi, ne poussèrent pendant un mois aucune radicelle; les anciennes racines, de plus en plus rembrunies, ne prirent plus d'accroissement; les feuilles ne poussèrent que très lentement, et leurs extrémités se dessé- chèrent peu-à-peu ; l'humidité ayant permis la formation de quelques radicelles latérales au-dessus du liquide, dès que leurs bouts vinrent en contact avec celui-ci, ils furent brunis, rendus opaques, leur croissance s'arrêta, la partie au-dessus de la solu- tion resta seule blanche; les plants de maïs laissés comparative- ment dans l'eau avaient alors de 22 à 27 centimètres de lon- gueur, leurs racines et radicelles blanches étaient au moins qua- druplées de volume. Ces différentes radicelles furent placées sur le porte-objet du microscope après avoir été coupées , soit en disques par un plan perpendiculaire à l'axe, soit en lames minces par un plan passant dans l'axe. Les disques des racines blanches non altérées par le tannin laissaient apercevoir en lignes légères toutes les cellules dia- phanes jusqu'à leur circonférence ultime, tandis que dans les disques des racines altérées, toutes les lignes de l'organisation étaient plus foncées, et les cellules étaient oblitérées près de ta circonférence et autour du tissu vasculaire, offrant dans ces parties l'aspect d'un magma brun opaque. La section dans Taxe rendait compte du phénomène sous un autre point de vue : dans les radicelles non altérées, les lignes parallèles et transversales très fines laissaient apercevoir des inter- valles translucides, l'organisation était régulière jusqu'aux bords et paraissait seulement plus délicate vers l'extrémité arrondie, tan- dis que les racines attaquées par la solution de tannin offraient, PAY£j\. — Composition chimique des Racines. 9 vers leurs bords oblitérés et dans le tissu vasculaire , une couche continue,brune, opaque, occupant presque tout le diamètre dans les bouts qui, avant l'action du tannin, offraient au contraire leur organisation en lignes bien plus faiblement tracées. Il paraissait donc évident que la réaction énergique du tan- nin , en attaquant ainsi les bouts formés récemment par lesquels le prolongement se serait effectué; en entravant d'ailleurs par l'oblitération d'une couche continue vers la circonférence et dans le tissu vasculaire interne la communication entre les di- verses parties des racines et les tiges, avait dû arrêter le dévelop- pement des unes, ralentir considérablement celui des autres, enfin rendre tout le système incapable de résister alors aux in- fluences extérieures ordinaires. En effet, toutes les plantules dont les racines avaient été attaquées par le tannin, et qu'on es- saya de transplanter dans une bonne terre de jardin , se fanèrent et périrent bientôt , tandis que celles dont la végétation s'était soutenue par l'eau seule reprirent dans les mêmes circonstances , et purent continuer leur végétation. On pouvait supposer que les plantes qui contiennent abon- damment, dans plusieurs parties, des principes immédiats doués d'une certaine énergie sur divers agens présenteraient des radi- celles d'une composition différente et capable de résister à l'ac- tion du tannin. Au nombre des plantes sur lesquelles nous avons opéré afin de lever ce doute, nous citerons celles qui suivent, et dont les graines offrent aussi, dans leur germination sous la même influence, les phénomènes précédemment décrits; leurs applications dans les arts industriels ou pharmaceutiques dé- montrent chez elles d'abondantes sécrétions de substances grasses ou mucilagineuses. / L'œillette ( Papaver somniferum). Cultivée pour l'huile Pa7AV£rac£ES. ) qu'on extrait de ses graines. ( Le pavot ( id. ). Plusieurs variétés des jardins. Le Co/za ( Brassica oleracea arvensis), dont la graine oléagineuse donne lieu à de grandes exploitations. Crucifère ) ^^^ choux et choux-Jleurs. Variétés des jardins pota- gers. La Ca/rae^me ( Myagrum sativum). Cultivée pour son Ijuile. Urtickes. Synantherees. Maj.vacées. Géraniées. polygonées. Convolvulacées. CurURBITACÉES. Solanées. Asparaginées. Composition chimique des Racines. Le Lin ( Linum usitatissimum ) , dont on utilise les fibres textiles de la tige, l'huile, le imicilage et la matière azotée de la graine. Le Chaiwre (Cannabis sativa). Cultivé en grand pour les fibres textiles de sa tige et pour ses graines oléa- gineuses. La Pariétaire (Parietaria officinalis). U Helianthu^s annuus , dont les graines contiennent de l'huile. ( La Mauve (Milva sylvestris) et ses variétés, dont ( toutes les parties contiennent un mucilage abondant. I Le Géranium. Plusieurs variétés des jardins. j La Persicaire ( Polygonum Persicaria ). j Le Liseron des haies ( Convolvulus sepium). I Le Melon ( Gucumis Melo ). ÎLes mêmes résultats ont encore été obte- nus relativement à plusieurs espèces de So- lanées et d'Asparaginées. L'influence de l'oblitération produite par le tannin sur les racines de toutes ces plantes se fait sentir aux feuilles et aux ti- ges, qui se farient et se dessèchent d'autant plus promptement qu'elles sont plus jeunes, que leur tissu plus lâche est moins ré- sistant, et que la température atmosphérique est plus élevée ; ainsi l'effet fut si rapide sur plusieurs liliacées dont les racines seules étaient plongées dans la solution de tannin, que toutes leurs parties vertes furent flétries et séchées au bout de quatre jours (la température étant de 10 à -^20(1)); tandis que les feuilles de plusieurs arbres étaient à peine sensiblement fanées au bout de dix jours, toutes circonstances égales d'ailleurs et quoique leurs racines fussent déjà fortement rembrunies. Les altérations ont toujours commencé par le tissu des extré- mités des radicelles, et des fibrilles latérales. — Les parties s'ob- (i) Relalivement à plusieurs Liliacées, l'alléralion a lieu sans i|iie le liquide se colore très .sensiblement; le (issu ag[;loméré est obstrué dans les bouts spongieux et d'une nuance grisâtre |iius foncée et plus opa(|ue (jut; daus tout le rcslc de la !on;,^uem' des radictlles. PAYJiN. — Composition chimique des Racines. 1 1 litèrent peu-à-peu et se désagrègent en flocons amorphes de plus en plus opaques et colorés en brun , tout le liquide prend aussi une teinte fauve graduellement plus foncée. Au milieu et à la superficie de toutes ces solutions à 0,00 1 de tannin, sur les graines ou les racines en contact avec elles ou même à la partie inférieure des tiges se développent d'abondantes moisissures. En rapprochant mes observations antérieures relatives au dé- veloppement des racines sous l'influence des engrais azotés , de l'analogie entre l'action du tannin sur le tissu des animaux, et sur les spongioles des radicelles, je fUs conduit à penser que ces parties le plus récemment organisées, dont la production marche en avant de toutes les radicelles pourraient contenir les plus fortes proportions d'azote. Afin de vérifier cette conjecture, je séparai avec soin des ra- dicules, des radicelles, et même des fibrilles radicellaires, les bouts spongieux dans une étendue égale à celle qui avait été mar- quée dans les premiers essais par la première et la plus forte action du tannin, c'est-à-dire de deux à trois fois leur diamètre. Les extrémités spongieuses, isolées dans ces trois circonstan- ces et séparément décomposées par la chaleur, dégagèrent les produits gazeux de la décomposition des matières animales ; un papier de tournesol rougi était ramené au bleu dès les premiers momens de la réaction ; d'autres réactifs constatèrent la présent ce des vapeurs ammoniacales dans les produits gazeux. Les radicelles privées de leurs jeunes extrémités et même leur couchecorticale,etleur partie cylindriqueintérieure, séparément essayées dégagèrent des vapeurs dont la réaction fut au contrai- re constamment acide à partir d'une distance plus ou moins rapprochée du bout excisé, et de plus en plus acide en s'éioi- gnant davantage et se rapprochant ainsi de la tige. Les mêmes résultats ont été obtenus avec les plantes dicoty- lédones et monocotylédones des diverses familles sur lesquelles nous avions précédemment observé l'action du tannin et qui comprenaient des arbres et arbustes de différens âges^ ainsi que des végétaux herbacés. Il nous parut probable que les extrémités spongieuses d'une texture si délicate contenant une substance azotée si altérable 1 2 PAYEN. — Composition chimique des Racines, devaient, dans les circonstances naturelles les plus générales, être mises à l'abri des divers principes iniinédiats actifs sécrétés dans certains vaisseaux des tiges et des racines de plusieurs plantes et qu'ainsi, seulement, l'uniformité de texture et de composition pouvait être conservée dans les spongioles de toutes les radicelles. Une double expérience pouvait donner à ces présomptions le caractère d'une certitude complète. Plusieurs plantes de la famille des rosacées offrent dans leurs feuilles, leurs tiges et leurs racines, une abondante production de tannin ; il importait donc de constater : 1° Si ce principe avait sur les spongioles mêmes de ces plan- tes, comme sur celles de tant d'autres, une action délétère. 1° Si les extrémités des radicelles de ces plantes étaient, aussi , azotées au point de donner directement des vapeurs am- moniacales. A cet effet, des jeunes plantes de fraisiers furent implantées dans la solution de tannin , bientôt les bouts spongieux de leurs radicelles furent brunis et oblitérés, (i) Les spongioles enlevées sur d'autres individus et immédiate- ment décomposées par la chaleur, ont fait virer au bleu le pa- pier de tournesol, tandis que la décomposition des radicelles, privées de leurs bouts spongieux, ramenait au rouge le tourne- sol bleui. C'est donc une propriété générale , appartenant à toutes les plantes précitées, que la présence et les fortes proportions de matière azotée dans les spongioles de leurs radicelles. Ces plantes ont encore présenté les mêmes phénomènes après que leurs racines eurent été en quelque sorte purifiées par une immersion de plusieurs jours dans l'eau, et sous l'in- fluence de la végétation qui, exhalant dans l'air par les parties vertes de la plante une quantité d'eau égale à un grand nombre de fois le volume des radicelles, avait dû renouveler dans celles- (i) Sous le microscope , l'alléialion paraissait en tout semblable à celle précédemment ob- PAYBN. — Composition chimique des Racines. i3 Cl une quantité correspondante de liquide et débarrasser leurs extrémités, surtout, des principes solubles. Nos précédentes observations viennent d'être étendues aux radicelles développées au-dessus du sol , mais non en contact avec lui, et même aux radicelles aériennes de plusieurs familles ; nous citerons parmi ces deux dernières sortes celles des plan- tes suivantes que MM. les professeurs du jardin du roi ont bien voulu mettre à notre disposition : Palmiers. Areca rubra. T)A\\\tt {Phœnix dactylifera). Piper ACiÉEs. | Piper Bétel. VlNIFÈRES. I CisSUS ^ , j Epidendrum elongatum. \ Vanilla aromatica. ^ Dracontium pertusum. Caladium pinnatifidum. Aroidées. { Pothos crassinervia. Pothos digitata. Pothos lanceolata. La dimension assez forte de deux radicelles de X Areca rubra nous permit d'essayer séparément. i" L'extrémité de chaque radicelle, dont le maximum d'é- paisseur correspondant à l'axe était à-peu-près égal au quart du diamètre du corps cylindrique de la radicelle. 1° Le corps cylindrique (que recouvrait l'enveloppe termi- nale ci-dessus ), coupé sur une longueur d'une fois et demie le diamètre. 3" La partie cylindrique immédiatement au-dessus , coupée sur une longueur égale à la précédente. Les deux premières portions contenaient assez d'azote pour donner immédiatement des vapeurs ammoniacales, tandis que la troisième donna directement des vapeurs à réaction très acide. Dans plusieurs des radicelles plus charnues, moins ligneuses et à formes plus allongées que les précédentes, notamment celles de plusieurs Pothos, la partie fortement azotée avait beaucoup plus d'étendue. Ces radicelles offrent au milieu un tissu vascukire tenace, i4 PÀYFN. — Composition chimique des Raeines. très mince enveloppé d'un tissu cellulaire très épais. Toutes les parties de ce dernier avec leurs enveloppes extérieures jusques au-delà d'une longueur de 5o fois le diamètre de la radicelle donnent dans leur décomposition directement des va- peurs ammoniacales. Afin de rechercher si le tissu vasculaire central n'offrirait pas quelque différence dans sa composition, en raison de la matière ligneuse interposée, je l'essayai séparément, et je trouvai que depuis huit fois environ le diamètre de la radicelle à partir du bout arrondi jusqu'à une longueur de vingt fois le même dia- mètre, et au-delà, ce tissu résistant donnait directement de^ va- peurs acides par sa décomposition. Le même examen comparé fut fait sur des portions de la radicelle d'un dattier, coupées par un plan perpendiculaire à l'axe. 1° Le bout arrondi au niveau du tissu vascidaire central. 1° Le tissu cellulaire et les tissus enveloppans dans une éten-> due égale au diamètre. 3® Le même dans une égale étendue. 4° Le même sur une longueur égale. 5^ Le même encore sur une même étendue. Le bout arrondi et les trois parties suivantes donnèrent di- rectement des vapeurs ammoniacales, tandis que la 4^ donna des vapeurs fortement acides. Le tissu vasculaire du centre essayé comparativement donna pour les portions correspondantes, dans les deux premières par- ties, des vapeurs alcalines, dans la troisième et au-dessus des vapeurs acides. Il paraît donc bien évident que toutes les radicelles des plan- tes phanérogames admettent dans leurs extrémités spongieuses une assez forte proportion de substance azotée pour donner directement des vapeurs ammoniacales par leur décomposition. Cette propriété paraît d'autant plus générale qu'elle appar- tient non-seulement aux radicelles nées souterraines, mais en- core aux radicelles nées hors de terre ou destinées à vivre dans l'air, et qu'enfin elle résiste à l'effet d'un lavage puissant opéré PAYFN. — Composition chimique des Racines. i5 sous l'influence même de ractiori végétative, et se rencontre encore dans les radicelles des plantes aquatiques. Qu'ainsi les extrémités des radicelles qui , à-la-fois, se dé- veloppent ou se prolongent le plus, et servent à infdtrer la plus grande partie des alimens puisés dans le sol par les plantes , admettent dans leur composition les plus fortes proportions de matière azotée. Cette matière est comprise dans un tissu spongieux perméable, formant un faisceau de cellules qui divergent dans les radicelles , vont se réunir sur deux couches concentriques, l'une autour de la partie médullaire, l'autre autour du tissu cellulaire et près de l'épiderme. Le faisceau communique donc directement avec le tissu vas- culaire, par lequel s'introduisent et se répartissent le plus abon- damment les liquides dans l'étendue des radicelles , puis succes- sivement dans toute l'étendue de la plante. Afin de rechercher si la substance azotée (i), déjà indiquée dans cette direction par la réaction spéciale du tannin, serait dé- celée par un autre agent, j'essayai le proto-nitrate de mercure. Des tranches de radicelles de maïs excessivement minces, coupées soit dans l'axe, soit perpendiculairement à l'axe, et plongées dans la solution de ce sel , teignirent au bout de quel- ques minutes en rose, puis en rouge, toutes les parties occupées par la substance azotée ; les spongioles montraient un faisceau serré de faibles cellules allongées rouges convergentes au bout, qui, en se prolongeant , divergeaient dans le tissu vasculaire, laissant de moins en moins colorés, puis presque incolores , le conduit médullaire et le tissu cellulaire. On voit que ce réactif donnait les znémes indications que le tannin, mais d'une manière bien plus nette, les tissus restant diaphanes et non désagrégés. (i) Le caractère résultant de la production directe des vapeurs ammoniacales par la décom- position , ne souffre aucune exception dans les nombreuses espèces des différentes familles des plantes monocotylédones et dicotylédones ;; mais l'étendue des parties douées de cette propriété varie suivant que dans les différentes plantes la matière ligneuse prédomine pUis ou moins; elle varie aussi dans une même plante, suivant que le développement des radicelles a été plus ou moins rapide : la présence de la matière azotée est démontrée d'ailleurs par le dégagement de l'ammoniaque lorsqu'on chauffe toutes les parties des radicelles avec de la potasse hydratée. i() PAYEiv. — Composition chimique des Racines. D'ailleurs, dans diverses autres radicelles, le système vascu- laire fut toujours coloré en rouge par le même réactif, et tou- jours terminé à l'extrémité par le tissu entièrement rougi des spongioles. (i) Une question importante restait encore à décider: la substance azotée constituait-elle seule une partie des tissus , surtout dans les extrémités spongieuses où sa proportion est constamment plus forte? était-elle seulement annexée et très adhérente aux parties où nous avions observé sa présence et sa continuité dans toute l'étendue des racines? Il me sembla que , pour résoudre cette question , on devait employer un réactif capable de dissoudre la substance azotée , sans attaquer sensiblement les faibles tissus ligneux. La macération dans l'eau, à la température de 20 à 25°, donna lieu à la fermentation de la substance azotée; mais elle rendit le reste du tissu trop facile à désagréger pour être bien observé. L'action de l'eau bouillante rendit blanche opaque la matière azotée dans les parties où le tannin et le proto-nitrate avaient décelé sa présence; vue au microscope, cette réaction offre un des moyens les plus simples de reconnaître la substance azotée adhérente aux parois des tissus. Je supposai alors que, sous l'influence de la végétation, je pourrais faire absorber aux racines une solution capable de dis- soudre la substance azotée sans attaquer sensiblement la portion non azotée; à cet effet plusieurs plantes, et notamment des as- perges et des maïs ayant deux mois de croissance dans un bon terrain, furent arrachés puis implantés dans de l'eau distillée, afin d'opérer un lavage par^ infiltration au travers de toutes les parties des racines. Au bout de cinq jours, l'eau distillée fut remplacée par une solution saturée de potasse pure, étendue de cinq cents fois son poids d'eau. (i) La réaction du nitrate de mercure sur la substance azotée est quelquefois modifiée par des corps étrangers , notamment dans le tissu cellulaire verdâtre des radicelles de plusieurs Pothos : ce tissu devient brun par le même réactif qui colore en rouge le tissu vascnlaire nalu- rellement incolore. PAYEN. — Composition chimique des Racines. i'j ï*eu-à-peu l'extrémité des radicelles devint sensiblement plus transparente : cet effet se propagea de proche en proche. Au bout de six jours, pendant lesquels on avait renouvelé deux fois le liquide dissolvant, celui-ci fut remplacé par de l'eau pure, deux fois aussi renouvelée pendant deux jours; alors toutes les radicelles ;, sur une longueur qui, dans l'état normal, donnait directement des vapeurs ammoniacales, furent égout^ tées entre des feuilles de papier à filtre, puis soumises à la dé- composition par la chaleur : les produits présentèrent constam- ment ime réaction acide. Il était donc évident que la substance azotée enlevée par la potasse avait laissé un tissu léger d'une autre nature, ayant en apparence la même forme, mais incapable de se développer, car aucune des radicelles ne s'était allongée depuis la dissolution de la substance azotée qui la rendait opaque. Un doute important restait à éclaircir : la matière azotée for- maii-elle, avant l'action de la potasse, un tissu isolé, notamment dans les parties teintes en brun et oblitérées par le tannin, les mêmes que le proto-nitrate de mercure colorait en rouge, ou était-elle dans ces parties adhérente au tissu végétal ? J'essayai d'abord de couper en tranches minces les parties rendues transparentes; mais il rae fut impossible d'éviter des déchirures notables. Afin de parer à cet inconvénient , je coupai des tranches ex- cessivement minces, soit perpendiculaires, soit parallèles à l'axe des radicelles , avant toute altération , puis je les laissai pendant plusieurs jours immergées dans une solution contenant cinq fois plus de potasse que pour les radicelles entières. Toutes ces tranches, vues au microscope, ne présentèrent aucune solution de continuité dans leur tissu; seulement, on remarquait un amincissement très prononcé des parois des cellules des spon- gioles, et des mêmes vaisseaux que marquent le tannin, l'eau bouillante et le proto-nitrate de mercure. Craignant que la solution de potasse n'eût été trop faible pour dissoudre complètement la matière azotée, je répétai la même expérience en décuplant la dose de cet agent , c'est-à-dire en employant un liquide qui contenait 0,1 de solution saturée de III. BoTAW. — Janvier. a i8 VA-YiN. — Composition chimique des Racines. potasse pure, et j'arrivai aux mêmes résultats, mais plus promp- tement. Les tranches minces bien lavées à l'eau pure après l'action de la potasse, puis égouttées et immergées dans la solution dp proto-nitrate de mercure, ne donnaient plus de coloration qui indiquât la présence de la matière azotée, celle-ci était donc en- levée complètement, quoique son absence n'eût pas laissé de lacune dans le tissu, (i) Toutes les réactions qui précèdent et indiquent la présence de la matière azotée dans les racines, démontrent aussi son pro- longement sans solution de continuité dans la tige, et aux points de jonction on voit qu'elle suit les déviations des vaisseaux. Cette observation s'accorde d'ailleurs avec le fait de la prolon- gation, dans certaines circonstances, d'une portion du tissu des tiges en radicelles, et réciproquement. Cherchant enfin à constater si la matière azotée avait pu être empruntée pendant la végétation aux liquides introduits dans le système vasculaire , je recueillis ces derniers en plongeant clans l'eau les radicelles coupées en disques fort épais, puis fil- trant; le liquide rapproché se troubla un peu; évaporé à siccité, le résidu donna directement, en effet, des vapeurs ammoniacales par sa torréfaction. CONCLUSIONS. Les conséquences suivantes découlent des faits exposés dans ce mémoire : 1° Le tannin, même en très faibles proportions, attaque éner- giquement les spongioles des racines, les oblitère en partie, les colore en brun et les rend opaques; cet effet les frappe de mort : il se propage lentement dans le tissu vasculaire surtout, et peut tuer toute la plante. 2° Les mêmes parties que le tannin attaque le plus dans les radicelles, sont aussi colorées en rouge par une solution de (i) L'augmentation de la transparence fut surtout remarquable dans le tissu vasculaire des radicelles de plusieurs Orchidées dont les tranches présentaient sous le microscope, après la réaction de la potasse, toutes les lignes de leur organisation, bien plus nettement dessinées et •ans Iscuues. VKYEN. — Composition chimique des Racines. 19 protO' nitrate de mercure, savoir : les spongioles dans toute l'épaisseur de leur tissu, et plus haut tout le système vasculaire. 3" Les spongioles de toutes les radicelles des plantes phanéro- games, terrestres, aquatiques et aériennes, renferment assez de substance azotée pour donner directement des vapeurs am- moniacales lorsqu'on les décompose à l'aide de la chaleur. 4° La substance azotée s'étend dans toute la longueur des ra- dicelles, en accon)pagnant le système vasculaire ; sa proportion est diminuée par l'accroissement graduel du ligneux; elle pé- nètre plus ou moins, et en proportions variables, dans le tissxi cellulaire, (i) 5o Cette substance azotée, insoluble dans l'eau pure, ou très peu soluble même sous l'influence végétative, ne forme pas dans les radicelles un tissu à part , mais une partie semble adhérer fortement aux parois des tissus précités. 6» Les spongioles la contiennent abondamment sur toutes les parois de leurs cellules, tandis qu'à une certaine distance de ces extrémités, la plus grande partie du tissu cellulaire, et surtout celui du conduit médullaire, en renferment généralement à peine des traces. 70 Cette substance paraît essentielle à la vie des plantes; sa forte proportion dans les extrémités des radicelles et dans les sucs de leurs vaisseaux, peut concourir à expliquer l'action si remarquable des engrais azotés, et sous ce rapport sa découverte paraît répondre au désir exprimé dans le rapport de MM. Bec- querel, Dulrochet et Dumas sur mon dernier mémoire. (2) 8** La nature même de cette substance, et sa grande altéra- bilité, expliquent l'action aujourd'hui bien déterminée du tan- nin sur les spongioles; elle peut faire prévoir les effets de divers autres agens nuisibles, toutes les fois qu'ils dépassent certaines proportions. f)^ Les sucs qui passent dans les vaisseaux des radicelles de (i) Les racines aériennes qui Iranspirent le plus, et notamment celles de plasienrs Pothos , eu recèlent le plus dans ce tissu. (2) Voy. pages 2 et 3 de ce rapport fait par M. Dumas à l'Icstitut, et inséré dans le t. xxx des Annales des Sciences naturelles (i"^* série), 1. •Ao PA.YEJV. — Composition chimique des Racijies. plantes en bon état de végétation, tiennent en solution une substance azotée, et fournissent, sans cloute, à l'entretien de la sécrétion azotée insoluble observée dans les tissus. loo La même substance azotée que sécrètent les radicelles se prolonge sans interruption dans les racines et les tiges des plan- tes, bien qu'en proportions graduellement moindres; elle doit donc jouer un rôle important dans les phénomènes de la végé- tation. Observa-TFOns pour servir à la Flore de F Oural méridional et des Steppes. Par Chr. Fréd. Lessitvg. (i) I. De la partie méridionale de l'Oural et de sa végétation. Après avoir quitté Saint-Pétersbourg le 12 juin i832, j'arrivai à Slatoustle 5 juillet. A peu de dislance d'Ufa, le chemin se di- rige assez exactement vers l'Orient, et, quoique attentif à découvrir le premier aspect des monts Oural, il me fut impossible de re- connaître leur commencement occidental; déjà, depuis Birsk jusqu'à la Bjelaja Reka, la contrée devient montagneuse, et n'est interrompue que çà et là par de plus grandes plaines. Me trouvant dans la nuit du 4 juillet sur l'Ufa, je cherchai en vain le matin ces chênes qui, depuis le gouvernement de Nischneï- Nowgorod, m'avaient si souvent réjoui par leur aspect, qui me rappelait le souvenir de ma patrie. La rive droite de l'Ufa, à l'en- droit où ce fleuve traverse Slatoust (environ sous le 55" lat. sept., et le yS** long, or.), paraît être en Russie la limite septen- trionale et orientale de cet arbre. Slatoust qui, d'après le calcul de M. Rupfer, est élevé de ii33 pieds (français) au-dessus du niveau delà mer, est placé (r) Traduit du Linnœa, t. ix, p. 146, i83i. LîssiNG. — Sur la Flore de V Oural. m dans un fond entouré de hautes montagnes : au nord on voit le Taganaï; à l'orient l'Oural proprement dit, et probablement rUrenga; ce sont les seules montagnes visibles de Slatoust dont le sommet ne soit pas couvert de bois; mais pendant l'hiver il n'en est point ainsi; souvent, lorsqu'à la fin de l'hiver je faisais mes observations trigonométriques au soleil couchant, j'eus le plaisir d'apercevoir ces nombreux sommets couverts de neige , et au-dessus d'eux un ciel sans nuages d'un bleu foncé. On m'a assuré qu'à Slatoust on ne voit que rarement un cief serein : en hiver il y fait très froid. Je fus également frappé de cette légère vapeur bleue qui est très remarquable en été, mais non pas en hiver, et qui gêne tellement la vue des objets éloi- gnés, qu'il est fort rare que l'on puisse voir nettement la circon- iérence des arbres isolés, lorsqu'ils se trouvent sur des montagnes éloignées seulement de dix werstes; cette circonstance fait mieux remarquer la pureté de l'atmosphère que l'on trouve quand on a passé d'Europe en Asie. Il n'y avait pas encore long-temps que la végétation était réveillée : les beaux Cjpripedium (le C. ca/ceo/w.y excepté) étaient en fleur; la plupart des Ombellifères n'avaient pas encore de fruits, et les Syngénèses commençaient seulement à développer leurs capitules; les voluptueux gazons, épars dans la foret comme de petites oasis, conservaient encore cette fraîche verdure du printemps, qui est d'autant plus belle qu'on se rapproche davan- tage de la limite des neiges perpétuelles vers les pôles, ou du sommet des grandes montagnes. Mais la végétation doit être plus précoce sur la pente orientale plus rapide de l'Oural , car lorsque j'y arrivai une semaine plus tard , tout était déjà en pleine fleur. L'Oural est une montagne boisée (W^i^^); quand on s'élève de la limite supérieure des Steppes, dont je parlerai plus loin , jusqu'au sommet le plus élevé du mont Oural, on peut recon- naître deux régions végétales pour le pays que j'ai parcouru, savoir : depuis le mont Jurma à cinquante werstes au nord, jusqu'au mont Jremel à cent werstes au sud de Slatoust. De ces deux régions, la plus inférieure est celle des bois; elle s élève sur le Jremel , la plus élevée des montagnes que j'ai visi- il 2 LESSiNG. — Sur la Flore de r Oural. tées, jusqu'à 4,000 pieds. Il est vrai que sur le ïaganaï, TOuraî, le Jurma, les plus hauts sommets ne sont pas boisés; mais ceux- ci sont tellement couverts de débris de roches quarzeuscs sans terre végétale, que ce fait suffit déjà pour expliquer l'absence des arbres; mais comme on ne peut pas nier que sur ces mon- tagnes, le Jremel excepté, les arbres deviennent plus petits et plus rares à une hauteur de 3,ooo pieds, même sur le pic du mi- lieu du Jurma , le seul où j'ai trouvé un peu de terre végétale toute sèche, je suis disposé à admettre l'abaissement réel de la hmite supérieure des bois, ou à attribuer à la situation plus sep- tentrionale du Jurma, du Taganaï, etc., d'une part, et à la situation plus méridionale du Jremel de l'autre, une différence de 1,000 pieds. Bien plus, je ne doute nullement que l'absence d'arbres produite par le manque de terre végétale ne soit une exception toute locale; au contraire, cette dégénérescence des bois que j'ai observée à une hauteur de 3,ooo pieds au-dessus du niveau de la mer, sur le Jurma et le ïaganaï, paraît plutôt devoir être attribuée à ce que ces sommets se trouvent être les plus élevés de la contrée, et sont par conséquent trop exposés à la fureur des vents, car en général les limites supérieures de la végétation sur une montagne se trouvent abaissées lorsque celle-ci est la plus élevée du pays, sans cependant descendre beaucoup au-dessous de ce que comporte la nature du lieu. Les faits suivans me paraissent propres à confirmer cette opinion : 1° Sur le sommet même du Taganaï, à 3,376 pieds au-dessus du niveau de la mer, là où il s'est amassé un peu de terre végé- tale entre les débris de rochers, j'ai trouvé des Sjjpins et des Bouleaux, quoiqu'ils fussent isolés et réduits à une taille très petite. 2** Sur le sommet de l'Oural, qui n'est haut que de i^[\o\ pieds (près de 1,000 pieds de moins), la même circonstance se présente avec le même manque d'arbres. 3° Sur le Jremel, les Sapins s'élèvent à environ i5o pieds au- dessus des Bouleaux, tandis que sur les autres montagnes, les deux végétations se trouvent arrêtées en même temps. Je n'ai pu observer d'une manière directe à quelle hauteur LESSiNG. — Sur la Flore de V Oural. «zS les arbres à larges feuilles, excepté les Bouleaux, les Sorbiers et les Trembles, s'élèvent sur l'Oural. Sur le Jurma, j'ai suivi les Tilleuls, les Ormes, les Erables [Jcerplatanoïdes) jusqu'à une bauteur de 1,000 pieds au-dessus du niveau de la mer, tandis que je ne me souviens pas d'avoir vu un seul de ces arbres au- tour de Slatoust. Faute d'observations comparatives, je n'ai pu déterminer la limite supérieure desChénes sur le côté occidental de ces montagnes; mais le long du fleuve Oural, elle s'arrête au- delà d'Orenbourg, déjà avant Orsk, qui n'est élevé au-dessus du niveau de la mer que de 409 pieds. Ainsi presque sous la même longitude, tandis que ces arbres se trouvent encore abon- damment à l'embouchure de l'Ilek dans l'Oural ; ils manquent entièrement dans les contrées autour d'Uralsk, comme dans tous les lieux situés au sud du fleuve. La limite supérieure de la région des bois n'est pas ici, comme sur les Alpes de la Scandinavie et sur le Caucase, formée par des Bouleaux, mais par une espèce de Sapins qui n'est pas encore assez exactement déterminée, et qui s'élève à i5o pieds au-des- sus de ces arbres. La limite des Sapins est à 4^000 pieds au- dessus du niveau de le mer, celle des Bouleaux à 3,85o pieds. Cet arbre s'élève donc ici plus haut que sur les monts Kar- paths sous le 49e degré de latitude où la limite des Bouleaux ne monte qu'à 3,ooo pieds; mais moins qu'en Suisse sous le 46® de- gré où elle varie entre 4^200 et 5,ooo pieds. Le Viniis syhestris^ atteint à peine cette hauteur, et j'ai vu le Mélèze sur le Jremel disparaître à 5oo pieds au-dessous de la limite des arbres, par conséquent à la hauteur de 3,5oo pieds, tandis que dans le nordf de l'Asie, sur l' Ulagtschan, sous le 6 rdegré de latitude septentrio- nale, il s'élève encore à 3,ooo pieds, et sur la pente orientale du Stanovoi-Chrebet, près Ochotsk, il atteint 4,210 pieds. Le Piiius Picea est rare sur l'Oural; j'en ai trouvé dans un terrain maréca- geux sur la croupe la plus large du Jurma, mais il était peu abondant et à peine de la hauteur d'un homme ^ la limite supé- rieure du Tremble et du Pyrus aucuparia s'élève sur le Taganaï et le Jurma jusqu'à 3,ooo pieds, aussi haut que les Bouleaux et les Sapins. L'uniformité de la végétation et de l'aspect de tous les som- 2 4 LESSiJVG. — Sur la Flore de l'Oural. mets des montagnes de cette chaîne est extrêmement frappan- te. Je propose de désigner cette région qui doit être assimilée tantôt à la région Alpine, tantôt à la région des bois, par le nom de Begio lapidea, afin d'indiquer par là ce qu'elle promet de ré- coltes aux botanistes. Ce ne sont que des masses de grosses pier- res détachées, trop dures pour alimenter d'autres plantes que les Lichen ventosus et geographicus , précisément comme sur le Landhorn, sur la côte septentrionale de la Norwège à l'entrée du Saltinfiord, tandis que ces immenses amas de pierres, n'attei- gnent sur le Jurma et sur l'Oural proprement dit qu'une hau- teur perpendiculaire de i5o pieds; sur le deuxième pic du Ta- ganaï, ils s'étendent jusqu'à 3oo pieds et sur le Jremel à 58o pieds. On peut dire, à l'avantage de ce dernier, qui appartient déjà à la région Alpine, que grâce à une plus grande abondance de terre végétale accumulée entre les fentes des rochers, il pro- duit plusieurs belles plantes rares, qui récompensent le botaniste de ses efforts et de ses peines par une satisfaction plus vive que celle de savoir qu'en cet endroit il ne se trouve rien. La li- mite inférieure de cette région pétrée est; variable, relativement au niveau de la mer. C'est sur l'Oural qu'elle est le plus abaissée, elle ne s y élève pas au-dessus de 2,200 pieds, mais on la trouve à 2,900 sur le Jurma, à 3, 100 pieds sur leTaganaï, et enfin à 4,180 pieds sur le Jremel; la végétation caractéristique et extrê- mement pauvre de cette région, telle que je l'ai observée sur ces montagnes, n'est formée que par les Polygonum alplnum et Bistorta, Solidago tnrga aurea, Festuca omna et Gypsophilaura- lensis, plante essentielle à cette région où elle forme sur les ro- chers des gazons serrés et nombreux. Je n'ai trouvé que sur le Jremel, une seconde région végétale, au-dessus de la limite des bois. M. ObristTerlezki, dans un essai contenu dans le Gorni Schurnal^ i83i, se souvient encore, il est vrai, d'une montagne Rworkusch dans la partie septentrionale de cette chaîne et sur le sommet élevé de 4^991 pieds de laquelle doit commencer la limite de neiges perpétuelles. Cette région Alpine est constituée par un plateau marécageux sur lequel, comme en Laponie, s'élèvent quelques Saules [S.glauca et cœsia). C'est là que je vis le Gjmnandra altaica , malheu~ LESSiNG. — Sur la Flore de V Oural. 25 reusement déjà défleuri, et les plantes suivantes que je n'ai re- trouvées nulle autre part sur l'Oural : Cerastium alpinum, Dïari' îhus plumarius, Senecio (Cinerarid) campestris. De cette croupe en forme de plateau s'élève le sommet formé par la région pé- tréeet qui, à une certaine distance ressemble à ces tas de cail- loux que l'on place le long des chaussées; mais sur de bien plus grandes proportions, car il est haut de 600 pieds; sa forme est à-peu-près celle d'un toit et il s'est amassé un peu de terre entre les pierres dont il est formé; sur la crête allongée qui le termine supérieurement, je trouvai les Nectarobothrium striatum Pedicularis versicolor, Apargia crocea , Carex limosa, rupestris , Conioselinum gajoides , plantes que je n'ai vues en aucun autre endroit de la montagne. Cette montagne se distingue par sa vé- gétation plus sibérienne et plus riche en formes variées; j'y trouvai aussi une forêt comme je n'en ai vu nulle autre part; j'y rencontrai encore (chose fort remarquable et que je n'ai point observée ailleurs) un amas de neige existant encore à la pente orientale, le 25 juillet, sur des roches grisâtres à la limite de la région des bois. La nature a désigné ce lieu comme étant le plus élevé de la contrée. Cinq fleuves remarquables en descen- dent. Le Miask et le Jremel coulent à l'orient et se réunissent près de la Sawode de Miask. L'Oural, autrefois nommé Jaik , court d'abord à l'Orient puis au Sud et se dirige enfin sur le Sud-Ouest à travers mille détours. La Bjelaja-Reka se dirige d'abord au Sud, puis revient vers le Nord et se réunit au Volga ; enfin le cinquième est l'Ui. En comparant la région Alpine avec celle des bois, je remar- que que les Gypsophila uralensis , Vaccinium Vitis idœa , uli- ginosum, Empetrum nigrum , Juncus trifidus, Carex stellulata, saxatdis, Festuca o^mof, descendent un peu au-dessous de la li- mite des bois ; tandis que je n'ai jamais vu qu'au-dessus de celle-ci les Cerastium alpinum, Conioselinum gayoides ^ Apargia crocea^ Gjmnandra altaicay Pedicularis uersicolor, Salix glauca , cœsia Nectarobothrium striatum. Il y en a en topt 0,8 qui se trouvent dans la région alpine et qui ne se rencontrent pas dans celle des bois. Gmelin (fl. sib. i.praeF. p.xxxi) dit qu'il ne se trouve en Sibérie a6 Li:ssiNG. — Sur la Flore de l^ Oural. jusqu'au Jenisei, rien qui ne se trouve également en Europe, et que c'est seulement au-delà de ce fleuve qu'une nouvelle végé- tation commence. Pallas a déjà fortement contredit cette asser- tion, et il suffir de jeter un conp-d'œil sur la Flora Altaica deLe- debour pour se convaincre de la différence qui existe entre la végétation de l'Altaï et celle de toute autre montagne de l'Euro- ])e. La chaîne de l'Oural présente moins de différences à cause de sa position moins orientale et de sa moindre élévation. Ainsi sur les 3oi plantes que j'ai récoltées en tout sur ces montagnes, il n'y en a que 60 qui ne se trouvent pas en Europe plus au Nord ou à l'Ouest. Dans ce petit nombre de plantes non euro- péennes et dansletableausuivant sont comprises six espèces qui, quoique sibériennes s'étendent à l'ouest jusqu'aux montagnes de la Transylvanie et de la Hongrie. Elles sont marquées d'une étoile (*) dans le tableau ci-joint : Ranunculns radicans. j- Conioselinum gayoides. Arabis pendula. Seseli alhamantoïdes. Draba lutea. f Pleurospermum uralense. f Alyssum obtusifolium. Palrinia sibirica (.O). Hesperis aprica (O). Serratula radiala. * Polygala sibirica (O), Crépis sibirica. * Lychnis clialcedonica. 1 Aster tataricus (0). f* Dianthus plumarius. ■J" Erigeron uralensis. 1 Dianthus squarrosus. \ Olygospermus marscballianui. — dentosiis (O). Ligularia sibirica. * Silène repens (O). Cacalia baslala. f Gypsopliiia uralensis. Adenaphora communis. * Arenaria laleriflora. Phloaiis tuberosa.* — paniculata (0), Veronica orchidea. * Cerastium iucaniim (0), Castilleja sibirica (0). Spergula micrantha. Gymnandra altaica (O) *. t Tilia plalyphylla. Pedicularis resupinata (O) Géranium lîetum. — Stevenii. Tiifolium lupiuaster. — compacta (0). '\ Oxytropis adproximata. — achilieaefolia. -f- Astragalus Heimii. — versicolor. "}• Hedysarum cretaceum. Gentiana barbata. Onobrychis arenaria (0). Swerlia oblusa. Potenlilla viscosa. Androsace filiformis. — slrigosa. Primula corlusoides (0). Sedura elongatum (0). Planlago asiatica (O). RuplcHium aurcum. Allium Stellerianum (O), LESSiNG. — Sur la Flore de T Oural. 27 Cypripedium macrantlium. \ Trilicum strigosum (O). — gutlalum. — cristalum (O). ■f- Alopecurus glauciis. Elymus sihiricus (O). •j- — exaltatns. Ce tableau a en même temps pour but de faire connaître les plantes de Sibérie qui trouvent leur limite occidentale sur l'Ou- rai; il faut excepter celles qui ont été mentionnées plus haut et celles qui sont marquées d'une ♦}*, qui manquent entièrement sur les montagnes situées plus à l'Est. Ces dernières sont en par- tie nouvelles et peut-être particulières à l'Oural , une autre partie peu nombreuse est commune à cette montagne et au Caucase. La différence de la végétation sur la pente orientale et sur la pente occidentale de ces montagnes est très remarquable et fa- cile à saisir à une werste de distance sur la large route de poste, longue de 38wersteset demie qui conduit de Slatoust à la station Ssiirostanskaja, et de là à la Sawode de Miask, située en Asie à une hauteur de c4o pieds. Dès que l'on a atteint le point le plus éle^ vé de la route (2,000 pieds de hauteur) ou qu'on s'en est appro- ché , on trouve abondamment les Poljgala sibirica, Tragopogon orientalis. onobrychis arenaria, et VHedjsarum cretaceuin dont je n'avais trouvé qu'un seul exemplaire non loin de Slatoust dans un bois près de Freudentbal. Plus bas près de la Station Ssiiros- tanskaja se trouvent les Jster iataricus, Silène rejyens, Arenaria graminifolia^ Diauthus dentosus. Ces plantes, ainsi que toutes les autres plantes de Sibérie que j'ai trouvées sur la pente orientale mais non sur la pente occidentale de la montagne sont mar- quées d'un O dans le tableau précédent. Il est hors de doute que les rives des fleuves ont une grande influence sur la végétation. Je dois encore mentionner les Sonchus sibiricus, Tragopogon orientalis y Potamogeton Vaillantii^ et Beckmannia erucœformis , qui se trouvent à la vérité plus a l'ouest^ mais sont en général fort rares en Europe. Le tableau suivant indique les plantes de l'Europe occiden- tale qui ont leur limite sur l'Oural. Celles que je n'ai pas retrou- vées sur la pente orientale de cette montagne sont marquées d'un W. Je crois aussi que quelques plantes que j'ai vues s'arré- iS LKSsiNG. — Sur la Flore de l'Oural. ter avant l'Oural ne peuvent point le dépasser. C'est pourquoi j'ai marqué d'une étoile celles que j'ai vues pour la dernière fois sur la rive droite du Wolga près de Sswiaschk, Nischnei-Now- gorod ou Kasand, et de deux étoiles, celles que je n'ai déjà plus aperçus au-delà de Muran sur l'Oka. Sisymbrium Columnœ *. Acer plalanoides. Genista tiuctoria. Trifolium montanum. Epilobium montanum, Circœa alpina. Centaurea Cyanus. Hieraciuni echioides. Crépis tectorum. Nardosmia spuria.** Inula hirta. Artemisia cœrulescens. Senecio nemorensis. Campanula Rapunculus * *. — urticaefolia. Echium vulgare *. Betonica stricla« Veronica chamaedryss Flantago lauceolata *. — major *. Euphorbia esula. Ulmus effusa. Orchis maculata. Epipactis latifolia. — palustris. Nigritella auf ustifolia (W.) Herminium monorchis. Malaxis monophylla (W.) Asarum europaeum. Milium effusum. Carex Schreberi *. — sylvatica. — paladosa. On peut également considérer cette chaîne de montagne comme étant la limite inférieure de certaines plantes plus ou moins septentrionales, qui ne se trouvent pas plus au Sud, au moins sur le Caucase. Le très petit nombre de celles qui se trou- vent sur cette montagne et qu'on ne rencontre plus sur l'Altaï, un peu plus au Sud sont marquées d'une croix. Atragene alpina. Caltha paluslris. Nymphœa pumila. Draba lutea. Stellaria nemorum. Arenaria lateriflora. t Tilia platyphylla. •j- Acer plalanoides. Trifolium liipinaster. Orobus vernus. ■}• Rubus arcticus. Comarum palustre. Potentilla anscrina.. Epilobium palustre. Circœa alpina. Bupleurum ranunculoides. Cicuta virosa. Seseli athamantoides. — Hippomaralhrum. Cnidium venosum. Linnœa borealis. Galium trifidum. Patrinia sibirica. CarduHS spinosissimus. Crépis nemorosa. «-ampanula Corvicaria. XES5ING. — Sur la Flore de l'Oural. 29 Echinospermum deflexum. Myosotis nemorosa. — intermedia. Scutellaria lupuliua. Gymnandra altaica. Yeronica laogifolia. — teucrium. l>edicularis palustris. — resupinata. — Stevenii. — compacta. — lasiostachys. — achilIeaefoUa. — versicolor. Gentiana barbata. Swertia obtusa. TrienUlis europœa. Androsace filiformis. — septentrionalis, Ledum palustre. Vaccinium oxycoccos. — uliginosum. Plantago maxima. — asiatica. Chenopodium opulifolium ( S. ) Pinus LarJx. 'Salix cœsia. — glauca. "I* Malaxis mouophylla. Cypripedium guttatum. — macranthum. Paris quadrifolia. Potamogeton lucens. Akipecurus geniculatus. Hierochloa borealis. Bromus pinnatus. Triticum caninum. Elymus sibiricus. Hordeum secalinum. Elœocharls acicularis. Scirpus TabernseoEiontani. Carex obtusaïa. f — argyroglochin (S.) f — paniculata. ■J- — curta. f — leporina. t — cyperoides. j- — loliacea. •f — alrata. f — limosa. f — filiformis, j- — saxatilis. f — globularis. ■|- — digitata. ■|- — vesicaria (S). Par ce tableau, onA^oit aussi combien la Flore des Monts Ourals est différente de celle du Caucase ; les quatre plantes marquées d'un S sont des plantes des Steppes, dont il sera parlé plus tard; leur nombre est précsiément aussi petit que celui des plantes montagnardes non européennes qui se trouvent à-la-fois sur le Caucase et sur l'Oural. Enfin je ferai encore remarquer quelques faits qui, dans la Flore de l'Oural semblent pour ainsi dire être des paradoxes. Ainsi chacun s'étonnera que je n'aie pas trouvé une seule Saxifrage sur ces montagnes ; tandis que ce genre est si nombreux en espèces sur l'Altai et sur les montagnes de l'Eu- rope. Je suis également étonné de n'avoir ^2&^\iX Oxytropis ura- lensis. On doit remarquer au contraire la grande proportion des Orchidées , l'abondance de XAneinosa narcissifiora et du Poly- gonum alpinum qui est si grande que ces plantes avec VEpilo- bium augusti/olium, le Pleurospermum uralense et le Bupleurum 3o LESSiNG, — Sur la Flore de VOural. doivent être mentionnées comme caractérisant la physionomie de la végétation de cette contrée. IL Des Steppes et de leur végétation. Il est de toute évidence que les Steppes n'étaient autrefois que le fond d'une mer : l'élévation du sol, l'aspect du pays, l'a- bondance des dépôts de sel et des étangs salés, la végétation, et je dirai même la fréquence et la violence des tempêtes, le niveau de la mer Gaspieuàie, sensiblement abaissé depuis les temps his- toriques, le scorbut qui prend un si grand développement dans ces contrées ; voilà des motifs suffisans pour démontrer la vérité de cette assertion. Suivant M. Parrot, le niveau de la mer Caspienne est moins élevé de 3i2 pieds que celui de l'Océan. En remontant l'Oural on arrive à XJralsk encore situé à 35 pieds au-dessous du niveau de l'Océan; tandis qu'Orenbourg, à 3t)4 werstes plus loin en re- montant le fleuve, est déjà élevé de 119 pieds; ainsi le point qui se trouve au niveau de l'Océan doit être cherché entre Uralsk et Orenbourg. On ne doit pas cependant supposer pour cela que la végétation des Steppes s'arrête à cet endroit. Au con- traire , j'ai trouvé partout aux environs de Bolsche Mandlibai , au sud d'Orsk la végétation des Steppes et des plantes salées en quantité dans une contrée élevée de 491 pieds au-dessus du ni- veau de la mer. Bien plus, les monts Guberlinski, entre la sta- tion de Rasboïnoï, près d'Orsk et GuberUnsk atteignent sur le chemin même une hauteur de i,o4o pieds au-dessus du niveau de la mer. Plusieurs sommités situées plus au Sud s'élèvent en- core plus haut et cependant ces montagnes sont certainement couvertes par la végétation des Steppes. Mais ces belles prairies assez unies, ordinairement privées d'arbres qui s'étendent dans les environs de Werchneuralsk sont déjà entièrement sorties du domaine des Steppes. Cet endroit même, situé au bord de l'Oural à i,o45 pieds au-dessus du niveau delà mer, est plus éle- vé que le défilé des monts GuberUnski , et la végétation de cette contrée se rapporte entièrement à celle de l'Oural quoique LKSsiNG. — Sur la Flore de V Oural. 3i rexploitation des bois qui , comme dans toute la Russie s'y fait sans aucun ménagement lui ait donné un aspect étranger et plus analogue à celui des Steppes; cependant Troisk et ses environs sont encore une Steppe. L'étendue en hauteur perpendiculaire de la région des Steppes peut donc être évaluée à i,3^o pieds dont 3i2 se trouvent situés au-dessous du niveau de l'Océan; plus elles sont basses, plus leur végétation est riche et plus leur limite est bien circonscrite. Je reviens aux monts Guberlinsld dont j'ai déjà mentionné plus haut la situation et dont la direction est comme celle des monts Ouralsdu Nord au Sud ; si j'essaie d'en donner ici une idée, c'est que jamais montagnes si peu élevées et si peu étendues n'ont produit sur moi une im- pression aussi étrange et aussi durable. Leurs formes dentelées €t aiguës, leur couleur noire et le manque d'arbres me rappelè- rent vivement l'île de Loffoden, et ne me frappèrent pas moins que leurs longues arêtes et leurs sillons à angles presque droits descend.int parallèlement comme des côtes. Ne connaissant pas encore la limite septentrionale des monts Guberlinski je ne me hasarderai pas actuellement à décider s'ils sont une continuation immédiate des monts Ourals ; mais leur végétation qui est fort différente me porte à douter forte- ment de ce fait; il faudrait que leur surface eiit éprouvé de gran- des modifications. Aux environs d'Orsk le pays s'élève peu-à-peu des deux cô- tés du fleuve Oural, du moins au Sud cela nous est démontré par le courant du fleuve Or, et par les observations géométri. ques que j'ai faites dans les Steppes situées entre Orsk et Ka- tanadur. D'après celles-ci, Orsk est élevé de 409 pieds; mon lieu d'observation sur le mont Katanadur Tétait de 61 4 pieds, tandis que la dernière observation faite à i5o werstes au Sud et non loin de la rive gauche de l'Or sur un groupe arrondi entou- ré d'une plaine immense donna une hauteur de giS pieds. On trouve encore à 60 werstes au Sud d'Orenbourg un groupe cir- culaire nommé Mertwiissol, qui a de l'analogie avec un cratère, entourant une vallée arrondie qui est plus élevée que le sol en- vironnant, et renferme un petit lac salé. Les roches que l'on y voit sont formées de Gypse et de Muschelkalk. 32 LESsiNG. — Sur la Flore de l* Oural. Il faut encore remarquer que dans plusieurs localités, où l'on ne trouve pas un seul arbre, s'étendaient autrefois de grandes forets. Ainsi lorsqu'en 1742, le premier Orenburg (l'Orok d'au- jourd'hui), fut transporté à sa place actuelle, cela arriva parce que la proximité d'une grande foret proir.ettait une garantie contre le manque de bois. On m'a certifié le même fait relative- ment à une place située au sud d'Orsk, à environ 40 werstes en remontant le fleuve. Or, on ne voit plus actuellement de bois dans ces contrées. On remarque bien encore le long de l'Oural et de l'Ilek de petits bois dans un sol généralement marécageux; il en existe un pareil précisément au-delà d'Orenburg sur la rive gauche de l'Oural^ un autre à i5 wertes plus au Sud; un autre au confluent de l'Ilek et de l'Oural sur la rive droite de celui-ci; c'est donc une proposition aussi erron ée de croire que les Steppes sont entièrement privées de bois, que de s'ima- giner, comme on le fait aussi fréquemment, qu'elles ne sont que des plaines bien unies. Au contraire, j'ai vu dans le Sud de la Suède et le Nord de l'Allemagne des contrées qui mériteraient tout aussi bien le nom d'une plaine parfaite que les Steppes qui s'étendent de l'embouchure de TOural au Gurief, et qui sont les plus unies que j'aie vues. De même que les Rirghises et les Kalmouks n'appartiennent qu'aux Steppes, et que lesBaschkirs n'habitent que les contrées montagneuses et boisées, de même la végétation des Steppes au sud et au sud-ouest des monts Ourals et le long de POural et des au- tres fleuves qui s'y jettent comme l'Or et l'Ilek est tellement diffé- rente de celle des monts Ourals eux-mêmes, que les plantes sui- vantes peuvent seules être regardées comme étant communes aux deux contrées. Lychnis calcedouia (qui se trouve en- Cotyledou spiuosa. core dans les bois de chêne de l'Ou- Sedum hybridum. rai). Tussilago spuria. Silène chlorantha. Centaurea sibirica. — Otites. — ruthenica. Géranium pratensc. Gelasia desertorum. Potentilla conferta. Artemisia potentillœfolia. Gypsophila altissima. — cœrulescens. Arenariagraminifolia. Oligospcrmus adftois. LEssiNG. — Sur la Flore de l^ Oural 33 Senecio Jacobjea. Veronica incana. Adenophora communis. Querciis Robur, Onostna simplicissimum. Populus tremula. Scutellaria galericulata. Allium Stellerianum. Thymus Marschallianus. Triticum cristatum. Vei-bascum nlgrum. Carex argyroglochin. — phœniceum. — vesicaria. Encore plusieurs de ces plantes doivent-elles être regardées comme des transfuges. Tels sont XEchinops Ritro au pied du mont Jurma, le Sedum hybridum et le Cotylédon spinosa, près de Polekovski; il se trouve donc dans la région des bois 0,93 d'espèces qui manquent dans les Steppes; et il est à remarquer que, parmi les plantes communes à ces deux régions, aucune n'atteint la région alpine. En plaçant les familles dans l'ordre de leur richesse propor- tionnelle, j'obtiens le tableau suivant : A. Végétation des Montagnes. B. Végétation des Steppes^ Stkanthkrées o,i3 Sywahthérées o,a3 SCROPHtlLARINES. ) ChENOPOOEES O.OQ \ 0,07 , ^ Graminées. ] LÉGUMiNEnsES o,o3 Ctpéracées. > Caryophylléks 0,07 Caryophyllées. ) ' Crucifères. \ LÉGUMINEUSES. ) ScROPHULARINÉKS. / 0,04 0,0 5 Rosacées. ) Gramiitées. E.EN0NCU1.ACÉES. ) Rosacées. , , 0,04 Orchidées. ) Umbelt,tferes. Umbelufères. . ) - Plumbaginées. o,o3 Labiées. ) Polygonées. Cypéracées. ' Graminées. o,o3 Toutes les autres familles sont dans une proportion moindre que o,o3. Les Chenopodées, les Plumbaginées manquent entière- ment sur les montagnes; tandis qu'on ne trouve pas de Conifè- res et presque pas d'Orchidées dans les Steppes. Mais celks-ci forment sur l'Oural les 0,02 de la végétation. Une autre circonstance qui distingue nettement la végétation des Steppes des autres, c'est qu'elle présente deux périodes différentes, l'une vernale, l'autre automnale : celle-là commence m. Rotan. — Janvier. a '■Î4 LESsiJNG. — Sur la Flore de l'' Oural. avec la fonte des neiges, et disparaît si rapidement que je lai rêvée plutôt que vue; pourtant je ressens encore la joie que me fit éprouver sa réalité pendant un court espace de temps. l^{'est-ce pas en effet une jouissance délicieuse de marcher sur un sol paré de Tulipes innombrables et variées, d'autres Lilia- cées, d'Astragales aux formes bizarres et aux couleurs brillantes, et d'autres plantes couvertes de fleurs qui le font ressembler à un tapis bariolé; de respirer le doux zéphir du printemps char- gé de parfums voluptueux, et de jouir de la vue sans limites d'un €iel bleu presque toujours serein. Au commencement d'août, je trouvai les Steppes bien diffé- rentes; quel aspect triste et monotone. De toutes ces plantes du printemps, pour la plupart Rhizocarpîques, il ne reste plus que quelques traces; car on néglige volontiers les Caragana et les Amygdalus desséchés. Les antipodes dans ces deux périodes végétales sont les horribles et fétides Chenopodées d'une part et de l'autre les Lihacées belles et odorantes; en vain cherche- rait-on une des premières au printemps, ou une des dernières en automne. Lorsque, par une chaleur desséchante, on galope pen- dant une demi-journée sur ces sables arides couverts avec parci- monie d'une herbe sèche on une Crucifère jaune et uniforme, et parfois un Astragale imperceptible rappellent que l'on n'est pas encore complètement sorti de l'époque de la végétation, alors on voit encore avec plaisir quelque changement, si sur le sol souvent rouge et salé, traversé par des crevasses profondes, on ■voit naître de vertes Chenopodées , qui ont pris la place de ces plantes qui, naguère étalaient leurs couleurs variées au milieu d'un tapis de verdure; ou lorsqu'un incendie dans les Steppes a changé une étendue de plusieurs milles en une surface noirâ- tre; ou bien enfin lorsqu'un étang salé, entièrement desséché rappelle l'aspect de l'hiver avec ses campagnes couvertes de neige. Le feu dans les Steppes et la neige sur les montagnes font re- paraître un court printemps. Alors paraissent de nouvelles feuil- les et de nouveaux rameaux. Les Steppes se partagent bien en quatre régions d'après la na- ture de leur sol; chacune de celles-ci présente quelque chose de particulier dans sa végétation. LESsiNG. -^ Sur la Flore de T Oural. 35 1. Déserta salsa. — Un solargilleux, souvent rougeâtre, entiè- rement aride à la fin de l'été, traversé par de longues crevasses, avec des étangs salés qui sont alors privés d'eau et ressemblent à des taches de neige, n'est pas moins caractéristique que les plantes qu'il porte et dont (\ue\c\uQS-uues, .4 naba sis, Brachyle- pis, Halocnemum, ont quelque ressemblance avec des cristaux de sel. C'est dans un pareil terrain que l'on trouve le plus com- munément toutes les Chenopodées à l'exception des ChenopO' dium et des Atriplex proprement dits. 1. Déserta arenosa. — Des graminées entièrement sèches pen- dant l'été (probablement des genres Stipa, Aliéna, Triticum, etc.) avec des feuilles raides, roulées et plus ou moins grisâtres, les ^5- tragalus Onohrjcliis et sulcatus ^ des crucifères jaunes (^t^j/- inuin et Sisymbrium) XElichrysum arenarium, des Allium^ des Atriplicées et des Chenopodées dans le sens le plus rétréci de ces mots, sont les plantes particulières à ces sables. De toutes les Steppes que j'ai parcourues ce sont les plus étendues. Ainsi par exemple, depuis Ileskaja Saschtschita jusqu'au confluent de l'Ilek et de l'Oural près d'Ileski-gorodok, on ne trouve que des Steppes. Lorsqu'elles se rapprochent de la mer Caspienne, près l'embouchure de l'Oural, là où les rives du fleuve s'abaissent, elles sont uniformément couvertes de roseaux (Phragmites com- jnuTiis) épais et plus hauts qu'un homme à cheval. Dans ce pays ces roseaux remplissent, par leur abondance, un rôle impor- tant dans l'économie de la nature, et servent de combustibles aux habitans. 3. Rupestria aprica. — Ce sont des collines plus ou moins éle- vées (lesGiiberlinski^les plus élevées que j'aie vues, méritent déjà le nom de montagnes) avec des fragmens de roches nues se mon- trant au jour. La nature de ces roches est variée ; ainsi sur le monticule Mertw^ii ssol, près de Ileskaja Saschtschita c'est un calcaire coquiller fin ; non loin de Tauschkofe sur le fleuve Ui, près deïroïsk, c'est une serpentine rouge et noire; c'est de la serpentine et du Jaspe sur le Ratanadur. Cesontles localités du Sedum hybridum , du Cotylédon spliio sa ^ c\i\ Scutellaria lupulina , Thjinus Marschallianus^ Arenaria graminifolia^ Linaria Loeselii^ Vicia hiennis^ Lathyrus tuberosus ^ Gelasia desertorum^ plusieurs 3. 35 LissiNG. — Sur la Flore de V Oural. espèces de Clujsocoma. On n'y trouve pas d'arbres, mais beau- eoiip de buissons de Caragana frutescens , Prunus chamœce- rasus, Amygdalus nana^ et déjà plus rarement sur les pentes XAlnus glutinosa, XePopulus tremula, le Carpinus Betulus. Les ru- pestria aprica s'élèvent sur les montagnes à la plus grande hau- teur; on en trouve encore à quelques cents pieds au-dessus de Polekovski, qui se trouve déjà sur le côté oriental de l'Oural à I ,^55 pieds au-dessus du niveau de la mer. 4. Graminosa humida. — Enfoncemens étroits garnis même pendant l'été d'un vert gazon qui couvre les rives des cours d'eau dans les Sleppes, et qui en indiquent seuls l'existence lorsque ceux-ci sont entièrement taris; souvent ils sont garnis à une pe- tite distance d'une rangée de tertres qui se dirigent parallèlement au cours d'eau; dans ces lieux que les caravanes recherchent comme stations de nuit, on trouve mêlées au gazon entre autres plantes, le Géranium pratense., le Melilotus vulgaris , Medicago falcata^Saussureaajnara.^ Senecio tataricus^ caspicus^ Gelasiapau- ^iflora^ etc. C'est aussi dans ces lieux que l'on trouve de petits bois comme je l'ai dit plus haut. Des 284 plantes que j'ai recueillies dans les Steppes, les 46 suivantes (donc 0,17) sont commîmes aux Steppes caspiennes et aux Steppes altaïques. Gjpsophila paniculata. Arlemisia sericea. Ârenaria lougifolia. Messerschmidia Arguzia. — graminifolia. Thymus Marschalliancs. Allliœa officinal is. Lycopus exaltatus. Glycyrrliiza lœvis. — europaeus. Astragalus longifloriis. Veronica incana. — Onobrychis. Liuaria genistsefolia. Amygdalns iiana. — Lreseleii. Polenlilla bifurca. Statice Gmelini, Trapa natans. — siiffructicosa. Valeriana Juberosa. Haiocnemum strobilaceiim. Scabiosa isetensis. Salsola Kali. Dipsaciis Gmelini. Blitiim virgatum. Echiuops ruthenicus. Campliorosma ruthenioum. — Rilro. Schoberia maritime. Saussurea amara. Kochia sedoides, Gelasia paiiciflora. — hvssopifolia. Chrysoconia dracunculoides. — prostrata. LEASING. — Sur la Flore de l'Oural. Salicoi'iiia prostrata. Corisperinuni hyssopifoliuin. Ephedra monostacbya. Polygoiium Bellardi. Rumex Marschallianus. Tragopyrura lanceolatuin. Oroithogalum bulbifenini, Crypsis alopecuroides. Triticiim cristatum. Cyperus australis. 3? Les45 plantes suivantes (0,17) des Steppes caspierines et cau- casiennes ont leurs limites septentrionale et orientale aux. Steppes de fleuve Oural. Pulsatilla vulgaris, Dianthus pallidiilorus. — squaiTosus. — polymoi'phus. — capitalus. Astragalus testiculalus. — aduucus. Bunium luteutu. Peucedanum rulheuicutn. Asperula alpina. Cephalaria tatarica. Carduus cililatus. Centaurea rutheuica. T- glastifolia. Jurinea mollis. Taraxacum serotinum. Sonchus uliginosus. -r- lataricus. :, Tragopogon pusillus. Scorzonera easifolia. — mollis. — stricta. Aster pulchellus. Chrysocoma villosa. Pyrelhrum millefoliatum. Achillea tomentesa. Artemisia taurica. Dracunculus Marschallianus. Senecto caspicus. Statice scoparia. — glauca. Saisula ericoides. Atriplex acuminata. Ceratocarpus arenarius. Amaranthus retroflexus. Etiphorbia uudulata. — chaemasyce. — tristis. Atraphaxis spinosa. Tulipa Gesneriana. — bitlora. OrnilhogaUim reticulalum. Allium saxalile. — paniculatum. Triticum strigosuni. Si l'on compte les plantes des Steppes ouraliennes qui ne se retrouvent pas dans les Steppes caspiennes et caucasiennes, et d'une autre part celles qui ne se trouvent plus dans les Steppes plus orientales de la Sibérie, on en trouve 1 08 de celles-ci et <^^ de celles-là, ce qui indique une plus grande analogie des Step- pes ouraliennes avec les Steppes caspico-caucasiennes qu'avec celles de l'Altaï ; comme la situation de ces contrées pouvait le faire prévoir. Nous avons dit plus haut combien peu la végétation générale 38 LESsiNG. — Sur la Flore de VOuraL (le l'Oural est différente de celle des montagnes de l'Europe oc- cidentale. Il n'en est pas de même de la flore des Steppe? situées au pied de ces montagnes. Tandis que parmi les plantes de mon- tagnes, il n'y en a que 0,17 qui ne se trouvent pas plus à l'ouest, nous n'en trouvons dans les Steppes que 0,3^ c'est-à-dire io5 sur 248 qui se trouvent encore plus à l'occident hors des Steppes; et parmi celles-ci, il y en a dxwo^ Veronica inca- na, Oligospermus scoparius, Gelasia pauc'iflora^ Tdraxacum serotinum et Lepidium crassifoUum qui ont en Hongrie leur li- mite occidentale. Ce fait ainsi que la différence extraordinaire que nous avons mentionnée entre la végétation des Steppes die l'Oural et celle de ces montagnes, indiquent très évidemment une différence dans l'époque de formation de ces deux flores. On pourrait donc dans le fait, aussi bien que, en Géognosie, on distingue des terrains primitifs et des terrains tertiaires et se- condaires, reconnaître une végétation primitive et une végéta- tion secondaire. m. Novitiœ florœ rossicœ. Sous ce titre, M. Lessing a donné la liste des plantes nouvel- les ou déjà connues qu'il a recueillies dans son voyage, et qui n'étaient pas signalées comme propres au pays qu'il a visité, ou aux régions voisines, c'est-à-dire qui sont omises dans les flores, de Gmelin, de Pallas, de Ledebour et de Breberstein ; parmi ces espèces beaucoup sont déjà décrites et n'ont d'intérêt que com- me complément de la flore de l'Europe orientale; d'autres sont le sujet d'observations critiques de la part de l'auteur; enfin plusieurs sont considérées par lui comme nouvelles; noil'' allons en donner la liste. Gypsophila uraleusls. Saiissurea scabra. Ôxylropis adproximata. Taraxacum procumbens. Astragaliis amygdalit'er. Aster trinervifolius. Cotylédon rosea. Gelasia desertorum. Conioseliûum gaycides, Erigeron uraleusis. POLCHET. — Sur la Zannichellie. 3g chrysocoma tatarica. Karelinia (gen. nov.) caspica. (Serratula caspicaPall.) Pyrethrum conicum. Oligosporus adfinis. Senecio tataricus. Statice glauca. Nanophyton (nov. gen. Chenopodea- rum.) caspicum. Brachylepis humilis. ©ligandra (nov. gen. Chenopodea- rum.) atriplicoides. Schœberia fruticulosa. — parviflora. Kochia suffr uliculosa. Atriplex procumbens. Polamogeton tataricus. Alopecurus glaucus. — exaltatus. ■ Avena desertorum. Cyperus tataricus. Chara Kirghisorura. — Karelini. Étude des globules circulatoires de la Zannichellia palustris, L. Par F. PoiicHKT , [Professeur d'histoire naturelle au jardin botanique de Rouen. Quand on examine l'intérieur d'une pousse de^ Zannichellie on y découvre : 1° Un liquide diaphane, incolore, qui remplit sa cavité; 2° Deux sortes de globules parfaitement sphériques ; les uns ont une surface lisse, et sont transparens : les autres ont une surface hérissée d'aspérités, et sont opaques ; 3° A Tintérieur des globules lisses et transparens, on trouve un liquide incolore, dans lequel nagent des granules infiniment petits, d'une forme que nous n'avons pu encore saisir : nous les regardons comme des animalcules; 4° On rencontre aussi des gouttelettes d'une huile verte dans le fluide qui remplit les tiges. Les globules lisses sont diaphanes, la membrane qui les forme paraît excessivement mince et sa surface est unie. Les plus pe- tits d'entre eux sont parfaitement incolores et paraissent n'a- voir dans leur cavité qu'un liquide analogue à celui dans lequel ils nagent. Les plus gros sont faiblement colorés et contiennent parfois d'autres globiides et des granules, sur la description des- /jo poucHivT. — Sur la Zannichellie. quels nous allons revenir. Dans l'intérieur de ces globules lisses on découvre aussi une ou plusieurs gouttelettes d'une huile d'un vert jaunâtre; ces globules sont d'une teinte jaune, pres- que imperceptible : elle est due à une couche d'huile; quand, après les avoir fait sécher, on les humecte de nouveau, alors tout autour d'eux on aperçoit un anneau huileux que la dessic- cation a rendu plus apparent. Les globules hérissés sont généralement en bien moins grand nombre que les autres. Ils offrent une surface opaque; d'un blanc légèrement jaunâtre; leur superficie est totalement occu- pée par des aspérités dont la forme est insaisissable, et qui donnent à ces corps l'aspect des grains du pollen de certaines Malvacées ; mais nous n'avons pu encore en discerner exacte- ment les contours; peut-être ces espèces d'aiguilles sont-elles formées par les cristaux d'un sel ou d'un acide qui se déposent autour des globules. Cette opinion paraît acquérir quelque pro- babilité par l'existence de cristaux, que je pense être de l'acide oxalique, que l'on voit apparaître dans le fluide contenu dans les tiges aussitôt que l'évaporation se manifeste ; peut-être aussi ces aspérités à forme incertaine, sont-elles dues àdescouransexha- îans ou inhalans qui doivent avoir lieu à la surface des globules. Quoi qu'il en soit^ certains acides font disparaître ces aspérités et l'iode, en les anéantissant aussi , rend parfaitement distincte la surface du globule en la colorant en brun jaunâtre, et il fait découvrir qu'elle est rugueuse et analogue à celle de certains pollens. (P/. i.C./%-. 3.) Le diamètre des globules hérissés varie entre 2 ou 3/ioo de millimètre; celui de la majorité des globules lisses varie entre 2 à 4/ 100 de millimètre. Les globules lisses et diaphanes , et les globules hérissés et opaques , nous paraissent être originairement identiques , et leur dissemblance nous semble due à des différences d'âge, car on rencontre tous les états intermédiaires entre ces deux espè- ces de globules; on en trouve qui ne sont que très légèrement opalins et d'autres qui ne sont couverts d'aspérités que sur une partie de leur surface, et sont ainsi à-la-fois moitié lisses, et moitié hérissés. Nous n'aurions pas balancé à admettre que les poucHET. — Sur la Zannichellie. 4 ^ globules hérissés sont ceux que l'on doit regarder comme les plus âgés, mais comme ils sont plus petits, nous n'osons encore nous prononcer. Malgré cela , celte hypothèse semble probable puisqu'ils sont infiniment moins nombreux que les autres dans le fluide, et que tous les plus petits globules sont constamment lisses et diaphanes ; mais il restera à expliquer les causes de la contraction de ces globules et de leur incrustation par l'âge. Dans les cellules du bas de la tige on trouve beaucoup moins de globules en circulation que dans les nouvelles pousses , mais dans les cellules inférieures on voit beaucoup de débris de glo- bules hérissés ; cela nous semble prouver que ce n'est que dans les jeunes pousses que s'engendrent les globules : ce sont ceux de celles-ci qui ont particulièrement été observés par nous. I/al- cool augmente légèrement la teinte jaune des globules hérissés; son action fait mieux apercevoir la superficie des globules lisses en la rendant un peu rugueuse, et cet agent fait devenir les gra- nules internes plus apparens. Quand on examine la circulation des Zannichellies à travers les tubes diaphanes des jeunes pousses, on voit passer d'instant en instant, un ou deux globules hérissés, et l'on s'aperçoit qu'ils sont entraînés par un courant qui marche plus rapidement qu'eux ; si l'on y fait attention on découvre que la sensation de ce courant est produite par des globules lisses et diaphanes, que d'abord on n'avait pas discernés, et qui marchent plus vite que les globules hérissés. L'opium agit sur la Zannichellie et paralyse sa circulation ; quand on met dans deux gros d'eau, où se trouve un tube de cette plante, i/3 de grain d'extrait aqueux d'opium, au bout d'un certain temps la circulation se ralentit; après une heure elle cesse tout-à-fait. Si l'on agit avec une plus haute dose de ce poison l'action est presque immédiate. Quand avec précaution on étend sur un tube de Zannichellie une forte solution d'extrait d'opium, on le voit, au bout d'une demi-minute, devenir flasque et se flétrir. Le froid diminue également la vitesse de la circula- tion des globules des Zannichellies : plus l'eau dans laquelle leurs tiges sont plongées est à une basse température, plus elle devient lente. 42 PoucHiiT. — Sur la Zannlchellie. Quand on observe avec attention un grand nombre de globu- les lisses, on remarque que les plus gros renferment un fluide dans lequel se trouvent d'autres globules sphériques, beaucoup plus petits, qui sont parfaitement transparens, et dont le dia- mètre varie de ,^k ,^ de millimètre. Le développement de ces petits globules internes que l'on observe dans les grains lisses doit suivre un mode analogue à celui que M. Turpin prête au tissu cellulaire, et probablement aussiMes jeunes globules tuent le globule mère par leur exten- sion. Mais certainement les jeunes globules se détachent^de- très bonne heure de la membrane du globule mère, si toutefois ils y adhèrent dans l'origine, car ils sont déjà mobiles dans son intérieur, lorsqu'ils sont encore forts petits et n'offrent que .rr^ ou .77; de millimètre. Outre ces petits globules on découvre encore dans certains globules lisses adultes^ des granules parfois immobiles et par- fois extrêmement mobiles, et que nous regardons comme des animalcules, {fig. 2.) Malgré un grossissement de 56o diamètres, la forme de ces granules" a jusqu'à présent été pour nous insaisissable. Diffé- rens réactifs employés n'ont point donné de résultat et n'ont pu nous dévoiler leurs contours. Dans les globules où les granules sont immobiles, ils sont par- fois portés en masse d'un seul côté et leur coloration donne une teinte roussâtre au globule, tandis que l'autre côté est par- faitement transparent. Dans les globules où les granules se meuvent on voit leur masse osciller de côté et d'autre, et on distingue le mouvement général de celle-ci et le mouvement particulier de certains granules, qui, réfractant plus la lumière, paraissent d'une autre teinte et sont assez faciles à suivre. Dans les petits globules lisses on ne découvre point de gra- nules; les plus gros n'en offrent pas tous : on ne voit ces granules remplir que le plus petit nombre, et même dans certains d'entre eux, quoiqu'ils soient très apparens, on ne distingue point leur mobilité, tandis que dans d'autres la masse qu'ils forment dans le sein du globule se meut non pas de ces mouvemens d'oscillation que l'on peut rapporter à une infinité de causes occultes, mais poucHEï. — Sur la Zannichellie. 4^ de ces mouveniens de masses, qui font que tout évolue dans le globule, de manière à faire accomplir vin quart de rotation à l'essaim qu'ilest impossible de ne pas croire formé d'animalcules; ces mouvemens sont si apparens qu'on distingue en quelque sorte la force que ceux-ci emploient pour déranger les jeunes globules nageant dans le globule mère. Ce qui doit encore con- firmer que le mouvement des granules n'est point une illusion d'optique, c'est qu'on ne le remarque pas dans tous les globules, où cependant l'on voit des granules bien développés. Les personnes qui nient le mouvement propre des phyto- spermes ne pouvant nier leurs oscillations, les prêtent au liquide qui s'évapore ou bien à l'action du fluide dans lequel on les a mis pour les observer , ou enfin aux combinaisons chimiques qui s'opèrent. Dans les Zannichellies il n'est plus possible d'ad- mettre ces causes; les granules mobiles que l'on observe sont contenus dans le liquide particulier où ils vivent, ce liquide est entouré par une membrane, et le globule nage encore dans le fluide qui le contient dans l'état normal; d'un autre côté, l'on n'a point violemment agi sur ces granules, comme on le fait sur ceux du pollen quand on veut les découvrir, car on voit les gra- nules des Zannichellies à travers l'enveloppe qui les protège contre les agens extérieurs. On ne pourrait pas arguer que c'est la pesanteur qui préci- pite ces granules vers la région inférieure du globule dans le premier moment où on l'observe ; car ce n'est point vers cette partie inférieure qu'est dirigé leur nuage mobile, et du reste, sans que le globule roule sur lui-même, le nuage de gra^ nules prend successivement des situations variées. On ne pourrait pas objecter non plus que les mouvemens des granules sont dus aux jeunes globules que leur densité différente trans- porte dans les régions différentes où ils doivent stagner, car on aperçoit ces granules se mouvoir pendant plus de deux heures dans certains globules, et l'on voit que leurs mouvemens sont évidemment dus à leur propre impulsion. Si je n'avais pas, dans certaines occasions , bien reconnu les mouvemens des granules polliniques, ceux des animalcules de la Zannichellie auraient suffi pour me convaincre de leur existence, 44 DUPONT. — Sur les Scutellaria. et ils viennent confirmer les ingénieuses observations de M. Ad. Brongniart. Il me semble exister la plus grande ana- logie entre un grain de pollen renfermant ses granules, et les globules des Zannichellies qui me paraissent aussi formés de deux membranes, dont l'extérieure est enduite d'huile jaune, et dont l'intérieure contient des animalcules nageant dans un fluide diaphane; mais ces animalcules ont des mouvemens parfois bien autrement apparens que ceux des phytospermes polliniques. Que l'on ne croie point pouvoir vérifier ce fait par l'observa- tion d'un moment, mais que comme moi on ait la patience d'ob- server chaque jour au microscope des Zannichellies , pendant l'espace de deux mois , et l'on s'apercevra alors qu'un certain nombre des globules lisses n'offrent point de granules appa- rens dans leur intérieur, que d'autres en présentent d'immobi- les, que quelques-uns en possèdent qui sont doués de mouve- mens obscurs que l'on peut attribuer aux causes physiques, si souvent équivoques ; enfin qu'un plus petit nombre encore de globules, ont des granules ou animalcules dont les mouvemens sont de la dernière évidence. De cet ensemble de faits on doit conclure que tous offrent des animalcules mobiles, mais que leurs mouvemens ne devien- nent bien sensibles qu'à certaine époque de la vie. Dans les Chara j'ai trouvé les mêmes globules diaphanes con- tenant quatre à cinq gouttes d'huile dans leur intérieur, et une foule de petits animalcules s'agitant de côté et d'autre, mais dont les formes sont imperceptibles comme dans les Zannichellies. Explication de la Planche I. C. Fig. I. Globule hérissé contenu dans les cellules de la lige du ZanicheUia. Fig. 2, Globule lisse de la même plante. Fig. 3. Globule hérissé devenu lisse par l'action de l'Iode. Sur le pistil des Scutellaria _, Par M. Dupont. Le genre Scutellaria, déjà si distinct de tous les autres genres de la famille des Labiées par la structure singuUère de DUPONT. . — Sarles Scutellaïia. l\h son calice (i), n'en diffère pas moins par la disposition de son ovaire, de ses carpelles et de ses graines, ainsi qne par la forme de son embryon. Dans les Labiées, l'ovaire est composé de quatre carpelles dis- tincts (2), attachés par leur base sur autant de dépressions où d'alvéoles creusées à la surface supérieure d'un disque charnu, sous lequel est insérée la corolle staminifère; du centre de ce disque s'élève entre les carpelles un style unique (3), partagé au sommet en deux divisions stigmatifères, tantôt à-peu-près égales, tantôt sensiblement inégales (4). A l'époque de la ma- turité, les carpelles se détachent du disque flétri et tombent séparément; ils renferment chacun une graine sessile, at- tachée au fond de la loge péricarpienne par un hile basilaire (5). (1) La structure du calice dans le Scutellaria a élé très bien décrite par H. Cassini (Opusc. pliyt. t. 2 , p. 372). Il y a lieu d'être surpris que celle, non moins remarquable, du pistil ait échappé à un observateur aussi attentif. {->.) J'ai observé quelques exceptions au caractère de l'isolement des carpelles. Ainsi , dans les Teticrium Botrys L. et Ajuga Chamœpitys Schreb. , ils sont adhérens entre eux par leur bord interne et par une partie de leurs faces correspondantes; ils sont complètement réunis et indiqués seulement par des sillons superficiels, dans, VAmet/tistea cœrnlea L. Cette adhérence des carpelles en un seul corps, dans ces espèces , fait disparaître la seule différence un peu mar- quée qui servit à séparer les Labiées des Verbénacées , particulièrement du genre Verhena, et ne permet plus d'assigner un seul caractère, exclusivement propre à l'une de ces deux familles, par lequel elles puissent être distinguées. (3) Le Sahia cretica L. a deux styles très distincts et même distans à leur base, l'un naissant entre les deux carpelles postérieurs, l'autre entre les deux antérieurs : chacun d'eux est indivis. Ce fait, que j'avais moi-même observé, il y a long-temps, a été publié, pour la première fois, par M. de Candolle, dans sa quatrième notice sur les plantes rares cultivées dans le jardin de Genève. Dans le Cleonîa lusitanica L., le style unique est partagé au sommet en quatre divisions à-peu- près égales; ce qui semblerait devoir être la disposition normale dans les Labiées, à raison du nombre quaternaire des carpelles. (4) Lorsque les stigmates sont inégaux, c'est le supérieur qui est généralement le plus court. Je n'ai observé la disposition inverse que dans quelques espèces de Sideritis {perfoUata, srriaca, montana, nigricans), dont le stigmate inférieur élargi et canaliculé engaîne à sa base le supé- rieur sensiblement plus long, qui s'élève droit sous forme d'un tube cylindrique à sommet oblique. (5) Cette disposition de la graine offre quelques exceptions. J'ai en effet observé , dans trois espères de Jfolucella {Jœvis , frutescens, spinosa ) et dans quelques espèces de Dracocepkahtm {sibiricum, peregrinum, moldavlcum, canescens), un funicule assez long, qui, né du fond du car- pelle, remonte le long du bord interne de la graine pour aller s'insérer au point qui corres- pond à la jonction de \k radicule avec les cotylédons, où il pénètre pour se continuer sous forme de raphc entre les deux lames du tégument jusqu'à la chalaze. Dans ce cas la graine ni l'em- bryon ne peuvent pas èlre dits dressés : la première est ^jsnVra/^r, le dernier est hêtérotrope. 46 DUPONT. — Sut' les Scutellaria. L'embryon, dépourvu de périsperme , est orthotrope, c'est-à- dire droit et ayant sa radicule dirigée vers le hile. Les Scutellaria présentent des différences remarquables dans plusieurs de ces dispositions. Le disque, de même nature que dans les autres labiées, porte un appendice qui s'élève de sa partie postérieure sous la forme d'une colonne ou pédicule, ordinairement incliné d'arrière en avant , et formant une angle plus ou moins ouvert avec le pédicule de la fleur (i). C'est au sommet de cette colonne, et un peu antérieurement que les carpelles sont attachés, ainsi que le style qui, d'abord un peu incliné comme elle à sa base, se redresse pour suivre la direction du tube delà corolle, pareil- lement redressé de sa base coudée. (Voy. pi. j, fig. B.) La colonne gynopliorique, d'abord peu saillante au-dessus du disque, s'allonge sensiblement après la fécondation , en prenant une coiileur verte herbacée, qu'elle conserve pendant tout le temps de la maturation du fruit, tandis que le disque lui-même s'affaisse et se flétrit. L'inpertion des carpelles sur le gynophore est oblique et latérale (fig. 2J; celle de la graine dans le péricarpe correspond au point d'attache du carpelle, et suivant que ce point est plus ou moins rapproché de la base ou du sommet de celui-ci, la graine est, ou ascendante , ou péritrope , ou sous-pendante. Enfin l'embryon au lieu d'être droit, est plié en deux sur lui-même; la radicule réfléchie et incombante sur les cotylédons, dont elle est séparée par un repli de la lame interne du tégument, vient aboutir au hile; elle est aussi plus ou moins longue, (quoique toujours plus courte que les cotylédons), suivant que celui-ci est plus ou moms rapproché de l'extrémité cotylé- donaire de la graine. Telles sont les anomalies que présente le pistil (\its Scutellaria; je les ai constatées sur neuf espèces que j'ai eu occasion d'examiner. (i) Cette inclinaison du gynophore et de la base du style est déterminée et en quelque sorte nécessitée par celle du calice sur le pédicelle floral. Aussi dans le S. minor, où la direction du calice est à-peu-prèsla même que celle du pédicelle, le gynophore et le style ne sont pas noa plus inclinés sur celui-ci : dans ce cas, le tube de la corolle est lui-même droit et ne forme pas de coude à sa base. DiipoiNT. — Sur les Scutellaria. 47 iV. B. Ce mémoire, dont j'avais lecueilli les matériaux, il y a plusieurs années, était entre les mains de MM. les ré- dacteurs des Annales des sciences naturelles et déjà livré à l'impression, lorsque j'ai eu connaissance de V Esquisse d'une monographie du genre Scutellaria ^ par M. Arthur Hamilton, publiée à Lyon en i832. J'y ai vu que l'auteur avait indiqué et figuré l'inflexion de la radicule sur les cotylédons, ainsi que, l'insertion des carpelles au sommet delà colonne gynophorique: faits qui constituent l'objet principal de mon mémoire. Cependant comme il contient, relativement a la nature et au développement du gynophore, comparé au disque dont il semble être un appendice, des indications qui ne sont pas mentionnées dans le travail de M. Hamilton, et aussi une indication plus explicite du point d'ins rtion de la graine dans le péricarpe, et de la direction de la radicule par rapport au hile; comme d'ailleurs les notes qui l'accompagnent font connaître quelques faits nouveaux, exceptionnels à l'organisation ordinaire de la famille des Labiées, j'ai pensé que sa publication pourrait ne pas être entièrement inutile, même après celle de la monographie du ^er\YG Scutellaria. Je le publie donc tel qu'il était déjà rédigé, avec les figures que je dois à l'obligeance de M. Decaisne. EXPLICA^TION DE LA. PLANCHE I. B. Scutellaria lupulina. Fig. I. Pistil au moment de la floraison : les ovaires sont portés sur la colonne qui s'allonge à cette époque, se courbe et les ramène en avant au lieu de les tenir dressés; a. lèvre inférieure du calice; b. portion du style; c. disque; d. colonne; e. ovaires. Fig. 2. A la maturité la colonne s'est encore recourbée au point de présenter l'insertion du style contre la face interne de la lèvre inférieure du calice, le disque placé sous la colonne est presque dcssécbé et se voit à peine. Les lettres indiquent les mêmes parties que dans la figure précédente. Fig. 3. Un des ovaires, le péricarpe , est couvert de poils exactement appliqués sur lui, en- lacés les uns dans les autres, mais s'écartant lorsque le fruit est mouillé, fig. 4. Fig. 4. Coupe verticale; a. péricarpe ; b. spermoderme. Embryon à radicule c. incumbenle ; elle Saxifrage. ' 49 iiies au nombre de3 à 4 à l'extrémité de cette tige,ont une corolie grande, étalée et bien développée; dans notre Saxifraga Boussin- gaultii^ les tiges très courtes, réunies en une touffe serrée, sont couvertes de feuilles nombreuses, mais très petites, et exactement imbriquées ; aucune tige florale ne s'élève au-dessus de la partie de la tige ainsi couverte de feuilles, et la fleur solitaire, complètement sessile et très petite, est cachée au milieu des feuilles supérieu- res et ne s'aperçoit pas au premier coup-d'œil; enfin cette fleur diffère de celle de toutes les Saxifrages que je connais, par ses pétales plus courts que les divisions du calyce, lancéolés et gar- nis ainsi que Us sépales de dentelures se terminant en poils glanduleux. On voit que celte plante a, si je puis ra'exprimer ainsi, des caractères beaucoup plus alpins que la première, dont elle dif- fère cependant par des caractères trop positifs pour qu'on puisse la considérer comme une simple forme alpine du Saxifraga an- dicola. On peut la caractériser ainsi : Saxifraga Boussingaultiî. PI. I, fig. i. S. caulibus ramosis , dense cœspitosis, brevibus; foliis parvis sessilibus, dense imbricatis, glaberrimis , lineari-cunealis, apice trifidis, lobis acutis; floribus apice ramorum soliîariis sessilibus ; calycis lôbiserecîis acutis glanduloso-dcutatis; pctalis laoceolatis acutis staminibusque sepalis brevioribus; ovario calyce adnato, superne piano , styîis brevissimis superato. Hab. In monte (7A/m^or<22;o, altitudine 4,9^0 met. (2,540 hexap ) Gaules pollicares vel bi pollicares, dcnsè cœsjiitosi, ramosi, ramis fastigiatis approximatis, glaberrimi, basi foliis scnioribus detritis lecti , supernè foliis dense imbricatis numerosis involuti. F01.IA approximata, imbricata, glaberrima minuta, vix bilinearia, sessila, Hneari-cuneiformia , apice triloba , lobis angustis oblongis acutis subparallelis. Flores parvi, vix conspicui, soliîarii , terminales, sessiles, foliis supcrioribus immersi. Calyx tubo hemisphaerico laevi, ovario omnino adnato, nervoso, lobis quinque erectis vel apice incurvis ovato-oblongis, acutis, trinerviis, margine ciliato-serratis , pilis apice glaudulosis. Petala quinque, sepalis alterna et breviora,lanceobta, sessilia, apice acuta, margine et apicem versus glanduloso-dentata , uninervia. Sïamina decera, insequalia^ quin- que sepalis opposita diîplo bieviora, qainqne alterna quadruplo-bteviora , fila- III. lioTAii. — Jamicr. 4 5o KiNDLiciiER. — Proclromus Florœ Norfolkicœ.- mentis brevissirais; filamenta cylindrica erecta, margini tubi calycis inserta. An- lliciae coidiformes biloculares, rimis longltudiaalibus lateralibus déhiscentes. OvARiUM hemisphaericum, superne truncatum planum, calycis tubo adnatum^bi- loculare, septo superne fisso, laminis divcrgeutibus, in stylis desinentibus. Ovula numerosa (i5-2o) in quolibet loculo , placent» spongiosae, medio septo adnatae, suspensa. Styli brevissimi divergentes. Stigmata parva reniforinia. EXPLICATION DE LA. PLA.NOHE T. Fig. A. Portion d'une touffe de Saxifraga Boussingaiiltii àe grandeur naturelle, i. une feuille grossie, a. coupe longitudinale d'une fleur parallèlement à la cloison de l'ovaire. 3, un des lobes du calyce. 4. un pétale. 5. un des poils articulés et glanduleux qui bordent les sé- pales et les pétales. 6. une étamine. 7. coupe longitudinale de l'ovaire perpendiculairement à la cloison. PiioDROMus FLORyE iNORFOLKiCiE, siv€ cutalogus stîrpium qucB in in- sula Norfolk annis 1 8o4 et i8o5_, a Ferdinando Bauer collectœ et depictce^ nunc in Musœo Cœsareo-palatino rerum naturalium Vindobonœ servantur, auctore Stephano Endlicher (B**. ioo p. Vindobonœ, i833, Beck. prix 4 fr. ) Ferdinand Bauer, qui accompagnait avec le célèbre R. Brown le capitaine Flinders dans son voyage autour du monde, passa quelques mois des années i 8o4 et 1 8o5 sur la petite île Norfolk située entre la Nouvelle-Hollande, la Nouvelle-Zéelande et la Nouvelle-Calédonie, environ sous le 29' degré de latitude australe. Durant ce séjour il recueillit et dessina sur les lieux toutes les plantes qu'il put observer dans cette île. Après sa mort, ses collections et ses admirables dessins furent achetés par le musée de Vienne. C'est d'après ces matériaux que M. Endlicher vient de rédiger le Prodrome dont nous allons rendre compte, et les dessins qui représentent ces plantes viendront bientôt compléter ce travail. Déjà nous avons vu des épreuves de dix planches parfaitement gravées sur pierre, d'après ces dessins si remarquables par leur perfection comme art, et par le nombre et la précision des détails analytiques, et nous devons espérer que tous seront bientôt livrés au public. ENDLJCHER. — ProdroTTius Florœ NorfolJcicœ. 5i I.a flore de ces petites îles isolées au milieu de l'océan pré- sente tant d'intérêt pour la géographie botanique, que nous pensons utile de donner ici l'énumération des 102 plantes que comprend le Prodrome de la flore de l'île Norfolk, rangées par familles naturelles suivant l'ordre même de l'ouvrage. Ce som- maire donnera les rapports numériques des familles , indiquera les espèces nouvelles, à la suite desquelles aucun nom d'auteur n'est cité et qui sont précédées d'une astérique, et permettra de comparer la végétation de cette île avec celle des contrées voisines. Nous donnerons plus bas l'indication de quelques genres nouveaux établies par M. Endlicher. CONSPECTUS FLOR^ NORFOLKIC^ Plantœ cellulares. Y. Makattiace^. I. LicaESEs. I. Parmelia perlata Ach. a. — cœsia Ach. 3. Sticla aurea Ach. 4. Evernia melaxantha Ach. II. Musci, 5. Bryum canariense Brid. 6. Leiotheca prorepens Brid. 7. Hypaum inloitum Schwœgr. 8. — spinifnrme L. 9. — miniitulum Hedw. 10. — ch'cinale Hook. 11. Racopilum tomentosutn Brid. III. Hepatic^. la. Jungermania arguta Nées. 'i3. — Endiicheriana Nées Msï. '14. — securifolia Nées Mss. ' 1 5. — dubia Nées Mss. Plantœ nasculares. MONOCOTYLEDONE^. IV. LtcopodiacejE. 16. Tmesîpteris Forsleri (lannensis Berh.) • 17. Marattia elegans. VI. POI,TPODIACE^. 18. Polypodium tenelhim Forsf. 19, — Billardieri R. Br. ao. — rugulosum Labill. a I . Niphobohis serpens (rupestris Hook). aa. Aspidium coriaceum Sw. a 3. — aristatum Sw. a 4. Nephrodium microsorum Kaulf. ' a5. — calanthum. 26. Asplenium Nidus L. 37. »— falcatum Sw. a8. — difforme R Br. '29. — diversifolium Cunningfa. '3o. — assimile. 3i. Allantodia australis R. Br. 32. Doodia eau data R. Br. 33. — Kunthiana Gaud. 34. Slegania lanceolata R Br. 35. Vittaria rigida Kauff. 36. Pteris esculentaForst. 37. — Baueriana Dies. ' 38. — Brunoniana. 39. _jr comansForst. ' 40. — Kiugiana. "41. — Zahlbruchneriana 52 i^NPLiCFiER. — Prodromiis Florœ Norfolkicœ. •42. — Traltinickiaiia, XV. OacHiot*. 43 AdiaDthum pubescens Sclik. 44. — affine Willd. ♦70. Plexaure limenophylax. 45. Cbeilanthes arborescens Sw. *7i. Titania miniata. *40. — disksonioide». *7a. Thelychilon argjropus. •73. — brachypus. Vn. Ctatheacejb. *74. — macropus- 47- Cyalhea medullaris Sw. S.VI. McsACï*. 48. Alsophila excelsa R. Bi". 75. Musa paradisiaca L. VIII. HTMKirOPHTtLE*. 49, Trichomaneshumile Forst. • 5o. — Bauerianum. IX. Gramitte.». 5i. Paiiicum Crus-galli L. •5a. norfolkianum Nées mss. 53. Oplismenus œmuliis Kimth. 54. — compositus Nées. 55. Tiachypogon avenaceus Nées. •56, Dicbelachne montana. 57. Triticum scabrumR. Br. *58. •— Kingianum. X. CTPKaACEiB. * 5g. Cyperus Lœmatodes. ' 60. Isolepis conspersa Nées mss- 7«. 77- 78. 79- '80. 81. *82. *83. DlCOTTLEDONEjE. XVII. Avuxtam. Araucaria excelsa. B. Br. XVIII PiPEBAMJt. Piper aemulunj. — adscendens. — simplex. — Psillacorum. XIX. Urticacb*. Uriica debilis ( Parietaria debilis Forsî. ) Boehmeria australis. Elalosteroma montanum. XX. MOKEX. 61. ■6a. Ficinia guttata. Carex Neesiana. *84. Morus penduiina. XL PAwnAME*. XXI. Celtidea. «3. Freycinelia Baueriana. •85. Soleaostigma paniculatum. XII. PALHEiB. XXn. P0LTG0irK.«. «4- Areca sapida Soland. ««. Polygonum australe Rich. XIII. ASPHODSX.E«. XXm. Plumbaoixtia. 65. Phormium tenax Forst. 87. Plumbago zeylanica L. 66. 67. Dianella intermedia. Cordyline australis ( Dracana australi» XXIV. NTCTAGIHEiB. Forst ). •88. Pisonia Brunoniana. 68. Geitonoplesium cymosum Cunn. XXV. AMARAHTHACBiM. XIV. Skilace*. 89. Achyranthes arborescens R. Bi 60. llipogonnm dubiHHi. 90. — canesccDS. R. Br. F.NDLÎCHER. — Pwdromus Florœ Norfolkicœ. XXYI. Saitta.lâceji. •91. Exocarpus phyllanthoides. XXVir. Thymele^. ga. Piinelea linifolia Smith. *93. Wickstroemia australis. XXVIII. PrimUlacewB. 94- Samolus littoralis R. Br. XXIX. Myrsise*. yS. Myrsine crassifolia R. Br. XXX. Sapotaoejc. * 96. Achras costata. XXXI. LOBELUCEA. 97. Lobelia alata R. Br. XXXII. STnAiiTBKajBA. 98. Goaphalium luteo-album L.. 99. — lanatura Forst. 100. — involucratum Font. 10 1. Senecio argutus A. Ricb^ 101. Wedelia Forsteriaua (Buphtaltiium uni- florum Forst. ) XXXIII. Coutolvulacea. * io3. Calystegia affinis. 104. — Soldanella A. Rich. io5. Ipomœa pendilla R. Br. * 106. — cataractœ. * 107. — carinata. ' ,J; •108. — ambigua. XXXIV. S0I.A»ACE«. * 109. Solanum Bauerianum. XXXV. Myoporiwe*. *iio. Myopoium obscurum, XXXVÏ. jASMIHEJt. îir. Jasminum gracile Andr. XXXVII. Olkihe*. lia. Olea apetala Vahl. XXXVIir. ArocTWKvE. "ii3. Melodimis Baueri. 114. Alyxia gynopogon R. et Soh. XXXIX. ASCLEPIADB*. •ix5. Hybanthera biglandulosa. XL. RuBIACKiE. •ïi6. Coprosma pilosa. 117. — lucida Forst. XLI. LORAMTHACEJI. *ii8. Viscum distichum. XLII. Araliaceji. * 1 19. Botryodendron latifoUum. •lao. — angustifolium. ■• XLIII. Capparidej:. •lai. Busbeckea Dobilis. XLIV. Passiflohevb. ista. Disemma adianthifolia Déc- rias. — Baueriana. XLV. CuCDRBITACEi». * ia4. Sicyos australis. * 125. Bryonia affinis. ^ *ia6. Zehueria Baueriana. XLVI. VlOLARIEJC. *ia7. Hymenanthera latifolia. XLVII. OXALIDE*. laS. Osalis replans Sol. XLVIII. FicoiiiEJî. 119, Mesembryanlhemuin australs SoiaHd, i3o. Telragonia e.N pansa Ait. 54 ENDLicHER. — Prodromus Florœ Norfolkicœ. XLIX. Maltace^. lit. Celastrihe^. 1 3 1. Hibiscus tiliaceus L. * i4i. Elœodendron curtipendulum. *i3a. — insularis. I33. — diversifolius Jacq. ^^- Euphorbiack*. t34. Lagunaria Patersonia Don. *i35. Abutilon jiilianœ. i36. Malva roliiudifolia L. 142. Excoecaria agallocha L. *i43. Baloghia lucida. • 144. Euphoibîa obliqua. 145. — glauca Forst. L. STEECOLIACEiB. *i37. Ungeria floribunda Sch. et Endl. ^"^I- Rutacba LI. PlTTOSPORE^. * 146. Evodia littoralis. 147. Blackburnea pinnata Forst. i38. Pitt»sporuin bracteolatum. *i48. Vepris simplicifolia. LU. MEtrAci^. Lvn. Lkgcmihos^. * i39. Hartighsea patersoniana. . ^^^ Callicysthus volubilis. _,-_ ^ , * i5o. Canavelia Baueriana. LUI. ViakKMxx. 1 5 1 . Streblorrhiza speciosa. i4o. Pennantia corymbosa Forst. * i5a. Pterocarpiis australis. Cette flore, comparée à celle de la Nouvelle-Hollande, de la Nouvelle-Zéelande et de la Nouvelle-Calédonie , offre des diffé- rences assez remarquables, car le nombre même des espèces observées dans une île aussi petite, et le temps pendant lequel M.Bauer y a séjourné, peut faire présumer qu'elle renferme une grande partie des plantes qui y croissent. On y remarque d'abord, comme dans la flore de toutes les petites îles, la grande prédominance des Fougères; elles sont aux plantes phanérogames dans le rapport de i à 3, à la Nou- velle-Zéelande leur rapport paraît de i à 4» à la Nouvelle-Calé- donie I à 5, mais la végétation de cette dernière île ne nous est connue que par une relâche trop courte de M. Labillardière qui en a rapporté seulement 80 espèces de plantes. Un autre rapport assez intéressant à établir c'est celui delà flore de cette île avec les îles et les continens voisins : sur i 62 plantes, il y en a 78, près de la moitié par conséquent, qui jus- qu'à présent n'ont été observées que dans cette île ; mais cette proportion n'est pas la même pour toutes les classes du règne végétal : ainsi sur 1 5 Lichens, Mousses et Jungermannes, il n'y a que 3 plantes de ce dernier genre qui paraissent propres à cetteîle; EKDLicHER. — Prodromus Florœ Norfolkicœ. 55 et il serait même prématuré de dire que ces trois petites plantes ne se retrouveront pas dans les terres voisines. Sur 35 fougères, il y en a lo nouvelles et 26 déjà observées ailleurs, sur 25 mo- nocotylèdones, i5 espèces sont nouvelles, sur 77 dicotylédones, 45 espèces sont propres à l'île Norfolk. On voit donc que dans ces dernières classes, le nombre des espèces propres à cette petite île dépasse celui des plantes qui croissent en même temps dans les îles les plus voisines, tandis que pour les Fougères, le nombre des espèces qui se retrouvent, soit à la Nouvelle-Hollande, soit à la Nouvelle-Zéelande est plus que double de celui des espèces qui n'ont été encore observées que dans l'île Norfolk. On voit par là que les espèces de Fougères, quoique moins uniformément répandues sur de grandes étendues que les cryptogames plus inférieures, le sont beaucoup plus que les phanéroganes, de sorte que la prédominance numérique de leurs espèces, dans les petites îles, disparait en grande partie, si on réunit les flores de plusieurs de ces îles comme Forster l'a fait dans son Pro- dromus, où la proportion des fougères aux phanérogames n'est plus que de 1 à 5 \]i. Presque toutes les plantes de l'île Norfolk qui ne sont pas propres à cette île, sont des plantes de la Nouvelle-Hollande et de la Nouvelle-Zéelande, et il est assez remarquable que pres- que aucune de celles connues à la Nouvelle-Calédonie ne s'y retrouve. Enfin, on voit avec quelque étonnement, si ce n'est pas le résultat de recherches encore imparfaites, que des familles fort nombreusesdanscesdeux contrées manquent complètementdans l'île Norfolk qui leur est intermédiaire : ainsi les Epacridées et les Myrtinées qui sont si nombreuses à la Nouvelle-Hollande , et qui forment chacune à la Nouvelle-Zéelande environ .un vingtième desdicotylédones,manquent complètement à Norfolk. Les genres nouveaux établis dans cette flore sont : 1° Parmi les Graminées, le Dicuelachne de la section des Stipeœ. 2° Parmi les Orchidées, les genres PlkxaijRe (Neottiœ) voisin au Spiranthes,T iT AVI A (Malaxideœ) etTHELYCuiTON {Arethuseœ) 56 l'NDLicHKR. — Pfoclromus Florœ Norfolkicœ. 3° l^ans les Celtidées le Solenostigma qui diffère duCeltis par son stigmate sessile et non divisé. 4° Dans les Thymelés le Wickstkoemia voisin des genres Daphne et Lagetta, mais qui s'en distingue par son calyce dont la gorge est nue et par la présence de quatre écailles bypogynes. 5° Parmi les Asclépiadées le genre Hyba-Nthera. 6° Le BoTRYODiiJVDRON rangé parmi lesAraliacées, mais qui s'é- loigne de cette famille par plusieurs caractères importans. -7° Le BusBECKEà de la famille des Capparidées. 8° Dans les Cucurbitacées le Zehneria voisin du Luffa. 9° Parmi les Légumineuses les genres Callicystiius et Stre- BLORRHIZA. Indépendamment de ces genres nouveaux, beaucoup de genres peu connus, particulièrement parmi ceux établis par Forster, sont décrits d'une manière beaucoup plus complète et plus précise, qui permet de mieux juger de leurs rapports: de ce nombre est, par exemple, le Pennantia de Forster placé par M. Endlicher, parmi les Rhamnées, mais qui s'éloigne com- plètement de la famille très naturelle des vraies Rhamnées par la préfloraison imbriqué du calyce et surtout par la struc- ture de son ovaire: caractères qui pourraient tout au plus le rapprocher \\n peu de la famille desilicinées ou Aquifoliacées. INous avons annoncé qu'une partie des superbes dessins faits sur les lieux par Ferd. Bauer devaient être publiés à la suite de ce prodrome. Nous avons déjà vu les épreuves d'un premier fas- cicule qui est probablement livré au public actuellement; il comprend dix planches grand in-folio parfaitement gravées sur pierre et représentant plusieurs des plantes les plus intéressantes de cette flore. Le Tltania, le JVickstroemia^ le Dusbeckea, le Stre- bloirhiza^ XExcœcaria^ le Hjbanthera, V Araucaria. — Nous espérons que ce n'est qu'un commencement et que la plupart des dessins, si parfaits sous tous les rapports de cet habile ar- tiste, seront successivement publiés. Ouest, en effet, dans l'admiration pourson talent comme bo- taniste, quand on voit combien de détails d'organisation aux- quels on faisaitpeu d'attention il y a trente ans, sont représentés avec fidélité sur ses beaux dessins analytiques. LiîHMAWiy. — De Plant is Cycadeis. ôy De Plantis Cycadeis prœsertim Africœ australis [^novarum et minus cognitarum stirpiwn Pugillus sextus , auctore J. G Ghr. Lehmanjy. Hamburgi^ i834- 4**? 5 pi. color.) Ce nouveau fascicule est consacré à l'examen de deux groupes de végétaux bien differens. Le premier article a pour objet quel- ques espèces de Cycadées de l'Afrique australe; le second traite de plusieurs plantes nouvelles de la famille des Hépatiques. On sait que jusqu'à présent toutes les plantes de la famille des Cycadées avait été réparties dans les deux genres Cycas et Z<2/?2z<^. Le premier ne comprend qu'un petit nombre d'espèces qui paraissent parfaitement identiques, quant aux caractères génériques; le second renferme un grand nombre d'espèces croissant en Amérique, dans l'Afrique australe et à la nouvelle Hollande. La comparaison des espèces de l'Afrique australe dont Ecldon a rapporté des échantillons très complets avec celles de l'Amérique équatoriale, a engagé M. Lehmann à diviser ces plantes en deux genres; les Zfl/?zza proprement dits qui paraissent propres à l'Amérique et qui se distinguent par les écailles de leurs cônes mâles ou femelles qui sont terminées par un disque hexagone, et qui dans les plantes mâles portent des anthères réunies en deux groupes distincts sous l'extrémité élargie et à la face inférieure de chaque écaille. Et les Encephalartos compre- nant toutes les espèces de l'Afrique australe dans lesquelles les écailles des cônes sont rhomboïdales et portent dans les indi- vidus mâles des anthères nombreuses qui couvrent complète- ment toute leur face inférieure. Ces caractères quoique bien légers acquièrent une certaine importance à cause de leur accord avec la répartition géogra- phique de ces plantes, et l'on ne peut douter que les deux groupes distingués par M. Lehmaon ne soient réellement naturels ; soit qu'on les considère comme des genres ou simplement comme des sections du genre Zamia. S'appliquant spécialement à l'examen des espèces africaines queiorment le genre Encephalartos ^ M. Lehmann fait d'abord 58 LEHMANN. — De Plantis Cycadeis. observer que ces plantes n'appartiennent pas à la Flore du Cap proprement dite, mais à celle de la Cafrerie; c'est-à-dire à des parties éloignées de la colonie du Cap de Bonne-Espérance, où cesse la région des Proteacées et des Bruyères , et où com- mence une végétation toute différente. Les premières Cycadées se rencontrent en effet dans cette région éloignée qui est connue sous le nom de Vitenhage ; on ne les y trouve encore que çà et là dans de petites étendues des régions montueuses, séparées par des intervalles de plusieurs milles où on n'en rencontre aucune trace. Aucune des Cycadées de l'Afrique australe ne croît dans les grandes plaines; elles sont propres aux régions montueuses, les unes croissant dans les lieux pierreux comme les Enc. caf- fer et longifolius\ d'autres dans ces lieux couverts de buissons qu on désigne sous le nom de Carroo^ comme les Enc. horridus et lanuginosus ; d'autres enfin sur le sol riche et fertile des basses collines, tels sont les Enc. Altensteinii et Lehmanni. Elles viennent de préférence au milieu des buissons et pré- sentent des tiges de quatre à cinq pieds de haut, dont la base est enfoncée dans le sol , et dont les racines grosses comme le doigt pénètrent à une grande profondeur; mais elles n'ap- prochent pas de la taille de celles de la Nouvelle-Hollande dont une espèce, voisine du Zamia spiralis atteint, suivant Fraser, aux environs de la rivière des Cygnes, jusqu'à trente pieds de haut. On peut par le nombre des anneaux formés sur la tige par la chute des feuilles calculer jusqu'à un certain point l'Age de ces arbres, et d'après ce calcul, Ecklon qui les a examinés sur les lieux est porté à penser que les tiges de quatre à cinq pieds doivent avoir deux à trois siècles. Ces végétaux renferment dans leur tige une moelle pleine de fécule qui, extraite et torréfiée comme celle des Cjcas, sert d aliment aux indigènes et leur a fait donner le nom générique de Broodboom ou arbre à pain, parmi les colons hollandais: c'est ce que Thunberg avait déjà fait connaître pour le Zamia coffra ou Encephalartos caffer. Ecklon et Zeyher dans leurs derniers voyages dans l'Afrique LEHMANN. — De Plantis Cycadeis. 69 australe ont découvert trois nouvelles espèces de ce genre ; l'une a été déjà indiquée parle premier d'entre eux sous le nom de Zamia Lehmanniana ^ les deux autres sont publiées dans le mémoire de M. I.ehmann sous les noms d^ Encephalarto s Fn- derici-Guilielmi et à'Encephalartos Altensteinii. Ces deux espèces sont décrites avec détail dans toutes les parties qu'on en a observés, et de belles planches en font con- naître le port remarquable et l'orgmisation. M. Lehmann donne en outre un synopsis des caractères des onze espèces actuellement connues. Nous croyons devoir reproduire ici les caractères comparatifs des deux genres Zamia et Encephalartos et le tableau des espèces de ce dernier genre. ZAMIA. L. Rich. Mas. Strobilus : squamae apice dilatato incrassatoque hexagono-peltatae , basi valde angustatae, subtus in superiore parte insti'uctae acervulis binis antherarum unilocularium, inmargine squamarum prominentibus. Fem. Strobilus : squamis apice dilatato incrassatoque bexagouo-peltatis , sub- tus bifloris (1), floribus inversis. Fructus : Drupamonosperma. ENCEPHALARTOS. Mas. Strobilus: squamae apice angustato incrassatoque rbomboideo peltata; , subtus antheris sessilibus uuilocularibus undique conferlissimè obtectae. Fem. Strobilus : squamis apice dilatato incrassatoque rhomboideo-peltatis , subtus bifloris, floribus inversis. Fructus : Drupa monosperma. 1. Encephalartos Fridericl-Guillelmi. — E. caudice lanuginoso, racin tetragono lanuginosa, pinnis raullijugis linearibus mucronatis subtus pi- losiusculis , fructu dense tomentoso. 2. Encephalartos cjcadifolius. — E. caudice glabro ," rachi semiterçti cana- liculata pubescente, pinnis linearibus mucronatis glabiiusculis , fructu glabro. — Zamia cycadifolia Jacq. 3 Encephalartos pungens. — E. caudice rachi teretiuscula glabra , pin- nis rigidis lineari-subulatis mucronatis longissimis. — Zamia pungens Ait. (i) On remarquera que dans les caractères des fleurs femelles de ces deux genres , qui sont parfaitement identiques, M. Lehmann considère, comme Richard et les autres auteurs plus ancieiK, les deux organes portés par les écailles comme des fleurs ou pistils , et les fruits comme des drupes ; malgré les observations si concluantes de M. R. Brown , d'où il résulte que ce sont deux ovules nus , et que les fruits sont de véritables graines. 6o Li HMANr^. — De Plantis Cycadeis. 4. Encephalartos tridentatus. — E. caudice rachi seraitereti caDalicu- lata pinnisquc linearibus subsulcatis apice irregulariter inciso-tridentatis glabris. — Zamia tridentala Willd. 5. Encephalartos spiralis. — E. caudice glabro, rachi seinitereîi canalicu- lata subspirali , pinnisquc cxtrorsum falciformibus apice spinoso 3-5 den- tatis glabris. — Zamia spiralis Salisb. 6. Encephalartos Altensteinii. — E. caudice glabro , rachi subcylindrica pinnisquc lanceolatis acutis glabris nitidis spinoso-mucronatis dentibus utrinquc 3-5 spinosis distantibus divaricatis. 7. Encephalartos horridus. — E. caudice glabro, rachi tetragono pinnis- quc pruinoso-glaucis lanceolatis acutis glabris spinoso-mucronatis superio- ribus divaricato-subtrifidis, fructu glabro. — Zamia horrida Jacq. 8. Encephalartos lanuginosus. — E. caudice lanuginoso, rachi tetragono pinnisque viridibus lanceolatis acutis mucronatis glabris medio ex tus pro- funde spinoso bidentatis. — Zamia lanuginosa Jacq. 9. Encephalartos Lehmanni. — E. caudice glabro, rachi subtetragono pinnis- que pruinoso-glaucis lanceolatis acutis mucronatis integerrimis glabris. Ecklon.mss. — Zamia Lehmanniana Ecklon et Zeyher. 10. Encephalartos caffer. — E. caudice glabro, rachi trigono pinnisque lanceolatis acutis viridibus glabris, juniorib us dente uno alterove, adultis in- tegris^ fructu glabro. — Zamia cafra Thunb. flor. cap. Cycas caffra Thunb. nov act. ups. 11. tab. 5. 1 1. Encephalartos longifolius. — • E. caudice glabro, rachi tetragono pinnis- que lanceolatis acutis muticis integerrirais viridibus glabris, fructu glabro. Zamia longifolia Jacq. On peut regretter que l'auteur de ce mémoire n'ait pas trouvé deux noms plus scientifiques à appliquer aux deux espèces nou- velles qu'il a décrites, que ceux du roi de Prusse et de son ministre de l'instruction publique. L'académie des Curieux de la nature avait déjà assez encensé ce monarque en lui consacrant les deux genres Fridericia et Zollernia^-^ouv qu'il fût temps de s'arrêter dans 'tèlte série d'adulations. Les noms à' Encephalartos Echloni et à' Encephalartos Zeyheji auraient sans doute été adoptés plus volontiers par les savans de tous les pays. LEHMAN Tf. — Muscorum hepaticorum species nocœ. 6r MuscoRUM HEPATICORUM Hot^a gênera et species novœ, auct. Lehmann {Novarum et minus cognit. stirp. Pugillus sextus. Hamburgi y i834, in-4°). On se rappelle que déjà, en i832 et i833, M. Lehmann avait consacré ses quatrième et cinquième Pugillus à l'étude de la famille des He'patiques. — Dans le premier il avait décrit les espèces de l'Inde qui font partie des collections de la Com- pagnie des Indes, et un mélange d'espèces nouvelles de divers pays; le second Pugillus est uniquement consacré au genre Jungermanne. — Dans ces trois articles on trouve la description de Ç)(^ Jungermannia , 8 Marchantia^6 Finibriaria, i Grinialdia^ I Targionia, 5 Antlioceros^ i Blandowia, i Riccia et i Ricciella, espèces la plupart nouvelles ou mal connues, et l'établissement d'un nouveau genre, voisin des Marçhantia^ sous le nom de Plagiochasma, genre qui renferme deux espèces du Népal. Si l'on ajoute à ces travaux de M. Lehmaan ceux de plusieurs autres botanistes de l'Allemagne, sur les espèces tant indigènes qu'exotiques de cette famille, on verra combien nos connais- sances sur ces petites Cryptogames , si élégantes et souvent si curieuses par leur organisation , se sont étendues depuis quel- ques années. — Le sixième Pugillus publié par M. Lehmann en i834 comprend un nouveau supplément à cette famille, résultat des nombreuses communications qu'il continue à re- cevoir sur ce sujet. 43 espèces appartenant la plupart au genre Jungermannia y sont décrites avec détail et précédées de phrases caractéristiques tracées avec le soin qu'on pouvait attendre d'un naturaliste qui a fait une étude spéciale de cette famille ; mais l'espace ne nous permettant pas de reproduire même les phrases distinc- tives 'd'un aussi grand nombre d'espèces nouvelles , nous nous contenterons d'en donner l'énumération méthodique disposée par section, avec l'indication des pays d'où elles proviennent. 6a LEHMANN. — Muscorum hepaticorum species noi^œ. RiCCIA. I. Riccia Bischoffii. — Hab. in Magn. Duc. Badensi. Anthoceros. 1. Anthoceros vinceniianus. — Ex insula Sancti-Vincentii ad terrain. Cyathodium. gen. nou. Caljx ex apice frondis prominens, cyathiformis, bilabiatus. Capsula ses- silis, globosa, dentata. Semina elateribus mixta. 1. Cyalhodium caçernarum. Kunze mss. Hab. in cavernis subterraneis oinni solis luce destitutis montis calcarei versus meridiem a Caobas iasulae Cubœ fissuris saxorumhumidisadherens. Obs. Fructus maxime affinis Targioneœ a qua differt calyce e sinu frondis prodeunte, non bivalvi , sed cyathiformi bila- biato , capsula regulariter dentata. Habitu et ironde tenera magis accedit ad Riccias nonnuUas; simiUima vero est Mar- chantia japonica. (Thunb. Cat. Mus. Ups. — Weber, Prod.Musc. Hep., p. 107.) Planta dubia,sterilis tantum visa et a Cyathodio nostro nonnisi statura majori, fronde paulo rigidiore. versus apicem margine inciso-crenata diversa. FiMBRIARIA. 1. Fimbrlaria nigtipes. Bisch. mss. — Hab. in Pennsylvania . Marchantia. 1. Marchantia Berteroana. — Ex ins. Juan Fernandez. a. Domingensis. — Ex ins. Saucto-Domingo. JuNGERMANNIA. * Frondosoe. 1. Jungermannia Poeppigiana — Hab. in Peruvia et ins. Sancli-Vincentii. ** Vagae. A. Cladorhizœ. 2. Jungermannia fornicata. — Hab. ins. Tristan d'Acunha. 3. ~ oligophylla. — Hab. ad Terram Statu um Am. aust. 4. — prœnitens. • — Ex Nov. Zeelandia ad Dusky bay. 5. — austtalis. — Hab. in insula Owhyhee. 6- — filamenlosa. — Hab. ad littora occid. Am.sept. 7- — plumuloaa. — Hab. in Terram Statuura Am. auslr. LEiiMANN. — Muscorum hepaticorum species nouœ. 6^ B. Applanatœ. t Amphigastriatae. 8. Jungermannia integrifolia. — Hab. in Peruvia. 9. — nouœ Zeelandiœ. — Hab. ad Diisky-bay. tt Anamphigastriatae. 10. Jungermannia polyrrhiza. — Hab. in Nepalia. 11. — radicosa. — Hab. in Chile. *** Tamariscineae. A. Platyphyllœ. 12. Jungermannia chilensis. — Hab. ad Talcahuano in Chile. i3. — recondita. — Hab. ad littora occid. Amer, borealis. i4. — navicularis. Hab. ibid. 1 5. — campylophylla. Hab. in Nepalia. B. Lobulatœ. t Amphigastriis iudiyisis. 16. Jungermannia ligulaia. — Hab. in ins. Palu-Penang Indi» orient. 17. — torulosa. — Hab. in Guinea. i8. — convexistipa — Hab. in Antillis. tt Amphigastriis emarginato-bifidis. jg. Jungermannia pterigonia. — Hab. in Peruvia. 20. — loeta. — Hab. in Brasilia. 21. " adnata. — Hab. in insula Cubae in caudice Oreoûfoxo? regiœ. 22. — discoidea. — Hab. in ins. S. Vincentii. 23. — unidenta^a. — Hab. ibid. 24. — acuminata. — Hab. in insula Juan Fernaudez. C. Auriculatœ. 25. Jungermannia Kunzei. — Hab. in Cuba, Brasilia et ins. S. Vincentii. 26. — obcordata. — Hab. in Guiana. 27. — intumescens. — Hab. in Jamaica. 28. — mucronata. — Hab. in Peruvia. **** Flagelliferse. 29. Jungermannia inœquilatera. — Hab. in Nepalia. 30. — anisostoma. — - Hab. ad Dusky-bay in Nov. Zeelandia. 3i. — pterigophyllum Nées. — Hab. ins. Barbad». 3a. — cymbifoLia. — Hab. ad Novum Eboracum. 64 LKHMANN. — MuscoruiTi hepatlcoriim specles nouœ. ***** Nemorosae. 33. Jungermannia incumbens. — Hab. in ins. Tristan d'Acunha. 34. — pachyphylla. — Hab. in ins. Tristan d'Acunha. ****** Asplenioideae. 35. Jungermannia heteromalla. — Hab. in Peruvia. 36. — rubescens. — Hab. iu Peruvia. 37. — disticha. — Hab. in Guiana. Description de quelques nouvelles espèces de Chara, pat Fr. KuiZiNG (Flora j 834, n° 4^, p. 706). I. Charae pïjlcheiiœ. 1. Ch. plrgata K. Caule debili filiformi lenuissime striato glabro, ramulis (vcrticillorum) suboctonis setaceis, bracteis filiformibus subquaternis fructu oblon- go duplo longioribus. Hab. Scbleswig. 2. Ch. trichodes K. Caule rigido tenui tenuissiraè stiiato glabro, rajnulls senis aut octonis; bracteis filiformibus flexuosis fructu ovato acuminato duplo lon- gioribus, superjoribus subuniîateralibns , infcrioribus subverlicillatis. Hab. Schleswig. 3. Ch. equisetifolia Nolte. Caule debili hirsuto, ramulis senis , bracteis vcr- ticillatis minutis, fructu ovali globoso subaequalibus. Hab. Lauenburg. II. Charae crinitae. 4. Ch. pusilla Detharding. Caule filiformi subhirsuto aut papilloso, bracteis crebris verticillatis aequalibus, fructu elîiptico paullalum brevioribus. Hab. Mecklenbourg. 5. Ch. pedunculata, K. Caule crassiuscuîo strigosOj bracteis crebri* ver- ticillatis, fructu oblongo elîiptico triplo longioribus, flexuosis, globulis pedun- culatis. Hab. Mêlé au Ch. crinitaWallr. dans le lac salé de MansfekI.H aie port du Ch. hispida. III. Chaise hispitlœ. 6. Ch.equisetina K. Caule crassissimo tornato inferne hirto apice subsîrigoso , ramulis (vcrticillorum) duodenis 6-articulatis genjoulis coutractis, bracteis verti- cillatis senis tribus exterioribus majoribus. Hab. Schleusingen et devient plus grand que le Ch. hispida. IV. Charœ tonientosae. 7. Ch. papillosa K. Câule crassiuscuîo papilloso , ramulis senis 5-articu- latis ultimo articulo longissimo simpliciter fistuloso *crassiori apiculato, bracteis linearibus ( non inflatis) obtusis verticillatis crebris , fructu elîiptico subbrevio- ribus. Hab. le lac salé de Mansfeld. V. Charœ vulgares. 8. Ch. réfracta K. Gaule hispido^ ramulis (vcrticillorum) octonis, ad arti- cules refractis, articulo ultimo brevissimo bracteaeformi, bracteis subverticillatis, internis quatuor majoribus fructu elîiptico sublongioribus, externis quatuor minutis. Hab. à Halle et en Thuringe. 9. Ch. stricta K. Caule stricto fragillimo strigoso , strigis adpressis basi atle- nuatis, ramulis (vcrticillorum) octonis, bracteis unilateralibus quaternis fructu ovali triplo longioribus, globulis persistentibus. Hab. Ascherslebeu. cH, DES MOULINS. — Sur lûS Orobauches de Lanquais, Q^ Essai sur les Orobanches qui croissent à Lanquais, près Ber» gerac y département de la Dordogne ; Par M. Charles Des Moulins, Correspondant de la Société Linnéenne de Bordeaux, etc. Le genre Orobanche, l'un des plus naturels, et par consé- quent des plus embrouillés de la phanérogamie, n'a obtenu que depuis peu d'années, des botanistes en général, une attention proportionnée au nombre et à la gravité des difficultés qu'offre son étude. En 1826, les relations que j'avais l'honneur d'entre-* tenir avec M. le professeur Vaucher, de Genève, mirent ce sa- vant dans le cas de me demander la communication des Oro- banches que j'avais pu recueillir dans la Gironde, laDordogne, et les Landes. Il me fit connaître la nécessité des descriptions sur le vivant, l'importance de la couleur du stigmate, et l'inu- tilité presque absolue de toute récolte dont le premier résultat ne serait pas de constater l'adhérence des échantillons sur telle ou telle racine nourrice. J'avais jusqu'alors, dans mon igno- rance, recueilli les Orobanches comme des plantes ordinaires; je ne pus donc offrir à M. Vaucher, que des échantillons déta- chés, sans descriptions , et de vagues souvenirs. C'était bien peu de chose, et pourtant il eut la bonté d'employer ces maté- riaux si incomplets dans sa belle monographie imprimée au commencement de 1827. Je lui promis des observations plus exactes , un envoi plus étudié : mes recherches furent heureuses, mais trop tardives , car la monographie de M. Vaucher avait à peine été livrée au public, lorsque je découvris en Périgord (juillet 1827), deux Orobanches inconnues à ce célèbre bota- niste. Je les lui envoyai adhérentes à la Carotte sauvage et à l'A- jonc nain : elles n'ont point été publiées. Maintenant je suis informé que M. x\lexandre Braun,de Carlsruhe, travaille à une nouvelle monographie des Oroban- ches, et un ami bien cher, M. Gay, dont les consciencieux tra^ IIL BoTAN. — Février. 5 66 en. DIS MOULINS. — Sur les Orohanches de Lanquais. vaux sur les plantes du sol français enrichissent sans cesse la science de résultats si exacts et si précieux, réclame de moi des docimieiis sur nos espèces austro-occidentales. J'ai voulu, autant f^u'il était en mon pouvoir, contribuer au succès des recherches de ces deux savans, en leur faisant hommage de mes observa- tions; faible tribut sans doute, car la plupart des plantes, même vidgaires, qui nourrissent des Orobanches dans la région mé- diterranéenne, n'en portent aucune dans nos contrées; plus faible encore parce que je ne puis compter pour rien mes obser- vations de la Gironde et des Landes^ puisque je n'y ai écrit aucune description sur le vivant; faible tribut enfin, parce que je n'ai pu m'éta} er des travaux antérieurs de Wallroth, deSchultz, et de M. Roch. Quelque incomplets néanmoins que soient ces matériaux, on m'encourage à les publier comme point de com- paraison avec ceux que pourront fournir d'autres observa- teurs. . Voici donc les descriptions détaillées des cinq Orobanches qui (seules jusqu'à présent, avec celle du chanvre) ont été trou- vées par moi dans le département de la Dordogne ; elles sont extraites du travail plus étendu que j'ai mis à la disposition de BIM. Braun et Gay. Les excellens conseils, les lumine?ises criti- ques que je dois à l'amitié du second de ces botanistes, m'ont misa même d'améliorer la rédaction de cette notice et delà pré- senter avec plus de confiance à l'examen des savans. Je dois prévenir ici, i° que les phrases latines sont purement comparatives pour les cinq espèces locales que je décris : c'est au monographe seul qu'il appartiendra de les rédiger définiti- vement, lorsqu'il fixera les limites des espèces: 2° que j'appelle l'épi floral des Orobanches court ou long^ selon cjue la partie nue de la tige aérienne est constamment plus longue ou plus courte que lui. I. Oroeanche Rapum Wallr. O. scapo crasso, pallido, basi valde incrassato subsphterico, sauamis baseos numerosissimis brevibus adpressis , reliquis nu- merosis angustis acutis; spicâ elongatâ ^ dense muUiflorâ; se- CH. DES ]vi;oui,iNS. —* Sur les Orohanches de Lanquak. 67 palis ultra mediui-n bifidis; corollâ mediocri , siibcylindraceo trigonâ; staininibns iniœ corollae affixis, basi glaberrimis ; stig- mate mediocri, pallidè luteo. — Planta \~i'pedalis ,fuha ^ sub- rosea, rarissime lutea, mediis Cytisi scoparii radicihus affixa, nous constantissimis gaudens. Radicellœ pj^opriœ in hâc und spe- de nullœ , in 4 sequentibus numerosœ. Odor Berberidis , fuga- cissimus, Floretaprili^ jnojo. O. Rapum genistœ. Thuill. Fl. Paris, éd. 2 , p. 3 17. O. major DC. Fl Fr. t. 3 , p. 488, no 2452. O, Cytisi scoparii. Vauch. monogr. Orob. p, 43, n° 6. O, fœtida Duby, Bot. gall. 1 , p. 349 •> ^° 2- Elle croît dans nos environs, partout où se trouve le Cytise à balais; cependant elle est sensiblement plus abondante dans les bois secs, montagneux, à mi-soleil. C'est la plus précoce de nos espèces, car on en trouve déjà quelques touffes au commence- ment d'avril. Les gelées tardives détruisent quelquefois ses jeu- nes pousses (i 834). Au reste, la véritable époque de sa fl eu- raison est le mois de mai; et, dès le jo juin, il est impossible d'en trouver une seule touffe fraîche. Il n'est pas difficile de se la procurer adhérente, parce qu'elle croît souvent très près du collet de la racine-mère ;, qui d'ail- leurs rampe à peu de distance de la surface du sol. RAcrsE. — Il n'existe pas, dans cette espèc dans une partie peu ombragée de la forêt de Lanquais, une teinte plutôt violacée que fauve , appela mon at- tention sur un épi plus court et plus serré qu'à l'ordinaire ; son aspect lacinié le rendait encore plus remarquable, même à quel- que distance. Toutes ses fleurs présentaient la monstruosité aussi curieuse qu'élégante dont je vais donner la description. Cet individu a huit pouces métriques de hauteur totale. Le renflement bulbiforme de la base est énorme ( 1 5 lignes de diamètre) et régulièrement sphéroïdal. Les fleurs , au nom- bre de 45 environ, forment autour du scape une spirale irrégulière de trois fleurs , à-peu-près , par tour de spire. Hampe très côtelée , à trois gros angles obtus. Fleurs beaucoup plus larges et plus rapprochées que dans l'état normal, s'écartant sensiblement moins de l'axe floral. Leur couleur lilas est à- peu-près égale intérieurement et extérieurement. Bractées plus 70 CH. DES MOULINS. — Sur les Orohanches de Lanquais. courtes qu'à l'ordinaire. Les fleurs inférieures et celles du sommet de l'épi, construites d'ailleurs comme celles de sa partie moyenne, sont à demi avortées. L'insertion des étamines , le style et l'ovaire, sontcomme dans l'état normal. La liqueur qui baigne le fond de la corolle, est abondante. Le stigmate, plus dilaté que de coutume à l'insertion de ses pelottes, les a cependant plus petites qu'à l'ordinaire. La monstruosité proprement dite, consiste en ce que : 1° La lèvre supérieure de la corolle est fendue longitudinale- viïQViX jusqu'à sa base^ et les deux lobes qu'elle forme ainsi, sont très étalés et renversés sur les côtés , en sorte que la fleur a quel- que ressemblance avec celle des Teucrium^ et que le scape pa- raît à découvert derrière le pistil et les étamines. 2° Le style, n'étant plus forcé par la voûte de la lèvre supé- rieure, à se recourber en avant, reste droit ou presque droit, et s'élève de beaucoup au-dessus de toutes les parties de la fleur, ce qui le fait paraître plus long qu'à l'ordinaire. Il suit de là, que le stigmate, au lieu d'être réfléchi vers la terre , est tourné vers le ciel ou du moins vers l'horizon. 3" Les étamines, égales en longueur, et plus courtes que dans l'état normal^ restent droites devant le pistil : le mucrone des anthères, au lieu d'être réfléchi en avant, est dirigé vers le scape. Ce pied monstrueux d'Orobanche avait deux tiges. La se- conde, qui fleurit vers la fin de mai, était plus haute, et la monstruosité y était moins uniforme que sur la première. Elle portait des fleurs normales, d'autres dont la lèvre supérieure était fendue jusqu'au quart, au tiers, aux deux tiers , d'autres enfin où elle était fendue jusqu'à sa base. Les modifications des étamines et du pistil étaient généralement en proportion avec le degré d'altération de la corolle; cependant les styles étaient, presque tous, plus recourbés que ceux de l'autre tige. La mons- truosité existait presqu'à tous les étages de l'épi, en commen- çant par la fleur la plus inférieure , complètement déformée : mais elle était portée au plus haut degré dans presque toutes les fleurs du sommet de l'épi. La monstruosité que je viens de décrire offre une tendance îTî apjfe^tevers le retour aij type primitif de la famille, puis- en. DES MOULiiN's. — Sur les Orobanches de Lanquais» yr qu'elle montre la séparation complète des deux pétales primi- tifs dont la soudure forme si constamment la lèvre supérieure des fleurs en gueule. 2. Orobanche Ulicis Nob. O. scapo graciliori elato , basi mediocriter incrassato sphœ- rico , squamis baseos paucis majusculis laxiuscuiis, reliquis pau- cis elongatis acutissimis; spicâ brevi, laxè 20-4o-florâ ; sepalis integris, rariùs bidentatis bilobisve; corollâ magnâ, trigonâ, ventricoso-depressâ, extus luteâ, faucedilatatâsanguineo-rubrâ; staminibus paulô suprà coroilae basin affixis, basi pilosis, duo- bus posticis altiiis insertis; stigmate maximo, intense luteo. — • Planta sœpè i^'ii-polUcaris , colore genej^aliinter citrinum etrii- bro-sanguineum 'ludens ,in\}Y\cQ nano parasitica, extremis ejus adscendentihus radicibus inhœrens, earuinque apicetn invohens. Characteres prœter generalem colorem omnes constantissirni* Odor Berberidis , fugaciss'nnus, Floret aprili, majo. Cette magnifique Orobanche , que j'ai découverte, auprès de Lanquais, le 5 juillet 1827, est loin de croître partout où se trouve XUlex nanus^ mais elle se plaît à vivre en familles nom- breuses,, dans des espaces assez resserrés, au-delà des limites desquels on ne la trouve plus, si ce n'est rare et peu vigoureuse. Je l'ai quelquefois rencontrée à l'ombre et dans de petits val- lons; mais la station qu'elle affectionne et dans laquelle elle ac-* quiert tout son développement est sur les plateaux élevés et dé- couverts, dont le sol est froid, blanchâtre, argilo-sablonneux , peu profond et fort humide en hiver, parce qu'il repose sur des argiles et des silex d'eau douce. L'entrecroisement des racines de Graminées, Carex, Bruyères et Ajoncs qui couvrent ces espèces de landes, rend l'incision du terrain tellement difficile , et l'Orobanche s'établit constamment si loin du collet de la ra- cine-mère, qu'il faut des peines infinies pour se la procurer adhérente à un échantillon complet (}^Ulex. M. Du Rieu de Maisonneuve a retrouvé cette espèce dans d'autres parties du Périgord , et je croiij pouvoir affirmer qitt 72 cil. DES MOULINS. — - SuT les Orobancîies de Ltanquais, c'est à elle qu'appartiennent des échantillons recueillis , sans la plante-mère, à Bourg (Gironde), et que M. Vaucher avait at- tribués, avec doute, à l'O. du Genista sagittalis ou germanica : ces deux genêts ne croissent point dans nos contrées. L'Orobanche de VUlex nanus est plus tardive que la pré- cédente, quoique la véritable époque de sa fleuraison soit éga- lement le mois de mai. Lorsqu'il y a des gelées en avril, ses premières pousses sont détruites, et on la trouve encore peu développée pendant la première quinzaine de mai, lorsque déjà celle du Cytise à balais est dans toute sa fraîcheur. Mais en re- vanche , on en trouve encore quelques pieds fleuris pendant le mois de juin, et même presque dans les premiers jours de juillet. Racines, — Les racines de \Ulex nanus s'enfoncent presque perpendiculaire- ment dans la terre , jusqu'à huit pouces et au-delà. Ensuite , soit qu'elles ren- contrent quelque obstacle dans la dureté du sol argileux dont j'ai parlé , soit qu'elles se trouvent attirées vers la couche de terre que les pluies peuvent pé- nétrer, elles se relèvent graduellement: et c'est presque toujours lorsqu'elles remontent près de la surface du sol qu'une graine d'Orobanche s'attache à leur extrémité , l'enveloppe complètement dans la substance du renflement bulbi- forme auquel elle donne naissance , et arrête entièrement leur élongation. Il est extrêmement rare qu'on voie un faible filet de racine d'Ulex s'échapper de la touffe d'Orobanche; et comme il ne suit point la direction de la racine primitive, il me paraît démontré que ce filet n'est qu'une ramification de la racine, née un peu au-dessous du point sur lequel l'Orobanche s'est greffée, et qui a été ensuite incomplètement et accidentellement enveloppée par cet amas de tubérosités avec lequel elle n'a pourtant aucun rapport d'adhérence. Je me suis servi de cette expression, greffée^ parce que nulle autre ne peut rendre avec autant de précision les effets du développement de l'Orobanche au bout de cette racine^ascendante. Ce développement détermine un afflux séveux si considérable dans la racine de YUlex, que celle-ci commence à se renfler depuis le point où elle quitte sa direction descendante pour prendre l'ascen- dante, et va ainsi, grossissant, jusque dans l'amas d'Orobanches où elle se perd. L'adhérence de la racine nourricière à son parasite est beaucoup plus forte que celle qu'on observe sur le Cytise à balais : aussi réussit-on très facilement à extraire du sol, en conservant son adhérence à l'Orobanche, une portion de racine à^Ulex^ qui a la forme d'un cône renversé, comme si son véritable collet était celui de l'Orobanche. Enfin , l'incorporation des deux sujets est si étroite qu'on n'aperçoit guère de différence, vers le point de jonction, entre la con- sistance intérieure du végétal parasite et celle du végétal nourricier : le cône en. DES MOULINS. ^— Sur Us Orohanches de Lanquais. 73 médullaire de la racine d^Ulex est souvent infiltré d'une couleur jaune vif comme celle de la chair de l'Orobanche , ou même rouge foncé comme celle des écailles de sa base et de ses radicelles propres: seulement la raciae-roère se dis- tingue toujours à l'extérieur par son écorce normale. L'Orobancte du cytise est, comme je l'ai dit, totalement dépourvue de radi- celles propres. Celle de VUlex nanus, au contraire, en possède constamment j elles sont en assez grand nombre, charnues, rougeâtres, tortueuses, et elles acquièrent à-pcu-près un demi-pouce de long. Le renflement du bas delà tige est semblable à celui de l'O. du Cytise, si ce n'est qu'il est pi-oportionnellement plus petit et toujours sphérique ; sa chair est aussi plus dure et d'un jaune plus foncé: l'acidité du suc est la même dans les deux espèces. Les écailles souterraines (car la base renflée de la tige se montre rarement hors de terre) sont charnues, triangulaires, un peu pointues, d'un beau pourpre foncé , au moins vers leur pointe ou sur le dos , non appliquées , moins nom- breuses, mais plus grandes que dans VO. du Cytise. Les touffes de TOrobanche qui nous occupe, sont généralement composées d'un grand nombre de tiges. Je crois pouvoir affirmer qu'une seule de ses bases renflées adhère à la racine de Y Ulex y il s^ensuit qu'il n'y a qu'une mère dans chaque touffe , c'est-à-dire qu'une seule graine y a germé. Les autres renflemens sont des productions latérales de la base du premier , c'est-à-dire de véritables hampes radicales partant d'un collet commun. Tige, — Le scape , dans les bruyères découvertes où la plante jouit de toute sa vigueur, atteint jusqu'à vingt-et-un pouces de haut. Il est quelquefois plein, plus souvent complètement où incomplètement creux, et alors le tube, inter- rompu^ et rempli d'une moelle plus blanchâtre que dans l'O. du Cytise, a un diamètre bien moindre que dans cette dernière. La hampe, peu striée et pou anguleuse, généralement jaune au sommet, surtout dans sa jeunesse j est d'un beau jaune vif ou d'un beau rouge foncé dans le reste de sa longueur , ou bien elle est mélangée de ces deux couleurs écla- tantes, comme les corolles. En se desséchant, elle conserve à travers la couleur brune qu'acquièrent toutes les Orobanches , une forte teinte pourprée. Les poils qui la couvrent sont toujours blancs, terminés par une glande jaune, très glutineuse; on n'y trouve point de poils secs. La plante est très vigoureuse, quoi- que son port soit évidemment plus grêle et plus élancé que celui de l'O. du Cytise. Ecailles et bractées, — Très étroites et très aiguës : beaucoup plus lon- gues, plus rares et plus écartées que dans l'espèce précédente. Inflorescence.— L'épi, toujours lâche et souvent flexueux, est constamment court proportionnellement à la longueur du scape ; c'est à la grande dimensioa de la partie nue de celui-ci qu'est dû l'aspect élancé et un peu grêle de cette espèce, lorsqu'on la compare à celle du Cytise. Les fleurs, au nombre de trente- 74 ciï- DES MOULINS. — SiiT Us Orohauches de Lanquais, quarante dans les plus grands individus, sont très écartées (i). Dans la première jeunesse de la hampe, les écailles inférieures accompagnent un simple rudiment de fleur dont les divisions sont peu distinctes. Plus haut, cette fleur est moins rudimentairej elle montre lesdeux sépales de son calyce, rougeâtrcs au sommet, et deux languettes jaunes , à hec recourbé , qui sont les deux lèvres avortées de la corolle. Tout cela disparaît ordinairement sur la hampe adulte ; il n'y reste que les écailles. Dans les fleurs parfaites qui constituent l'épi proprement dit, les deux sé- pales latéraux sont beaucoup plus intimement soudés que dans VO. Rapum. Souvent ils sont entiers (surtout au sommet de l'épi) , ou bien leur bifurcation est très peu profonde , et fréquemment réduite à une petite dent qu'on aperçoit à la base du sépale. Il m'a été impossible, dans cette espèce, de retrouver le rudiment du cinquième sépale. La corolle, comme la hampe, varie beaucoup en grandeur; mais elle est constamment trigone (plate en dessous et comprimée latéralement en dessus), plus ventrue, plus large, et plus déprimée de dessus en dessous que celle de VO. Rapum. Tous les lobes de la corolle, au lieu de se diriger généralement en avant, se rejettent en arrière et agrandissentainsi l'ouverture triangulaire de la fleur. Ils sont plus plissés , plus crénelés sur leur bord que dans l'espèce pré- cédente, mais leurs divisions et les lobes eux-mêmes sont très peu marqués, ce qui donne à la fleur nn faciès tout différent. La corolle , fortement étranglée vers sa base, est bordée et toute chargée, en dehors ^ de poils glanduleux, jaunes. Sa couleur, en dehors, est un beau jaune citron très vif, liseré et rayé de rouge; en dedans, un magnifique rouge de sang tirant sur le violet , excepté quand la plante est faible,] auquel cas le rouge de l'intérieur est moins foncé et varié de jaune. Les renflemens du tablier de la lèvre inférieure sont fortement colorés et très saillans dans la gorge de la corolle, les deux n\édians sont énormes, les deux latéraux sont moindres. La lèvre supérieure de la corolle est légèrement échnncrée , ses lobes , larges et arrondis , se recouvrent un peu l'un l'autre. Les trois lobes de la lèvre in- férieure sont fort obtus et arrondis, au lieu d'être pointus et allongés comme dans l'O. du Cytise, aussi le lobe médian s'avance-t-il beaucoup moins que dans cette dernière espèce. L'odeur de la fleur, dans sa première fraîcheur, est la même, et tout aussi fugace que celle de l'espèce précédente. J'ai seulement observé que les pelottes du stigmate, lorsqu'elles commencent à se flétrir, exhalent une très légère odeur (i) Je trouve dans raa description de 1827 , que les fleurs du sommet sont quelquefois mon- strueuses, diformées, fendues jusqu'à la base. Je regrette de n'avoir pas conservé de détails sur eette monstruosité que je n'ai point remarquée cette «innée, et qui sans doute était semblabféâ celle que j'ai trouvée au haut delà deuxième tige monstrueuse de l'esjièce précédente , décrile pi-^çssç?s. CH. DES MOULiJNS. — Sur Ics Owbanches de hanquais, 75 de miel. La liqueur qui s'amasse au fond de la corolle est semblable à celle de rO. du Cytise; seulement la glande nectarifère est rougeâtre au lieu d'être jaunâtre. Les quatre étamines, dilatées à leur base, mais moins renflées et moins dé- tachées l'une de l'autre que dans l'espèce précédente, sont insérées un peu au- dessus du fond de la corolle, par conséquent plus haut que dans \'0. Rapum ; et, ce qui distingue encore plus essentiellement VO, de XXJlex de celle-ci, c'est que ses deux étamines postérieures sont insérées encore plus haut que les an- térieures. Les filets restent plus écartés les uns des autres que dans l'espèce précédente, bien que leurs anthères viennent aussi se loger'sous la courbure du style. Ils sont d'un blanc jaunâtre, fortement chargés, dans leur partie in- férieure, de poils blancs, secs, assez longs, non glanduleux au sommet; les poils de leur partie supérieure sont blancs, glanduleux au sommet, glutineux, plus longs que dans l'O. du Cytise. Les anthères, jaunes ou jaunâtres, de- viennent très brunes par la dessiccation, mais leur mucrone reste toujours blanc. Le stigmate, profondément bilobé, est beaucoup plus gros que celui de l'espèce précédente ; ses pelottcs sont d'un 1res beau jaune vif (non jaune pâle ) et brillant, leur fente horizontale est large et très apparente. Le style, dont le dos est fortement teint de rouge au sommet, est rougeâtre ou légèrement violacé (non blanc ou jaunâtre), tout chargé de poils courts, glanduleux au sommet, glutineux, blancs ou jaunes. L'ovaire est glabre, coloré comme le style, du reste sembbble à celui de VO. Rapum. On peut dire que la coloration de cette espèce est très constante, puisqu'elle ne varie que dans son intensité, mais celle-ci offre bien des degrés différens. C'est ici que je dois dire quelques mots d'une Orobanche que j*ai recueillie, sans la plante-mère, et que M. Vaucber a désignée comme appartenant probablement à YUlex europœus (O. major, Duby, bot. Gall. T. p. 349, n° 4)- ^Ulex europœus mç^ parut, il est vrai, la plante dominante dans le seul lieu (St. -Julien de Pauillac, département de la Gironde) , où j'aie trouve cette Oro- banche; mais je n'ai aucune preuve de son adhérence à la racine de l'ajonc; ses sépales profondément bifides l'éloignent consi- dérablement de celle que je viens de décrire-; et, comme il n'est pas probable que deux Ulex si voisins nourrissent chacun une Orobanche différente, je prends le parti de donner le nom à'Ulicis à celle dont la station est authentique. 76 cil. DES MOULINS. — Sur les Orobanches de Lanquais. 3. Orobanche Serpylli. Vauch. O. scapo humili , basi vix inflato , sqiiamis baseos laxè imbri- catis longis acutissirais, reliquis paucis longis acutis; spicâ brevi, laxè 2-i5-florâ; sepalis integerrimis, nunquàm glaberrimis ; co- rollâ mediocri, cylindraceâ , gracili , extùs semper pubescente ; staminibus paulo suprà corollœ basiu affixis, glanduloso-pu- bescentibus, raro glabris, stigmate crasso, purpureo-violaceo (floribus seriescentibus quandoqiie subcroceo). — Planta 'i-^ 'pollicarisj inter luteolum et sordidè purpureum variansj mediis Thymi Ser^yWi fibrillis radicalibus iribidens. Odor caryophylla- ceiiSy gratissimus ^ tenacissimus. Characteres ex colore et pubes- centiâpetiti nonnunquàm variantes. Floret majo. O. Epithymum. D.C. Fl. Fr. t. m, p. 49^? n° 2456. O. Thymi SerpjllL Vauch., Monogr. Orob. p. 52, n° i4, tab. 6. O. Epithymum (typus ). Duby , Bot. Gall. j , p. 349» ^° ^• Cette espèce , qui se fait remarquer par sa petite taille , est moins commune ici que l'O. Rapum^ mais beaucoup plus que VO. Ulicis. Gomme cette dernière, dont elle se rapproche par quelques caractères , elle vit en familles nombreuses et ne se trouve pas partout où croît le Serpolet. Sa station presque ex- clusive est sur les coteaux crayeux les plus arides et les plus ex- posés à l'ardeur du soleil, là où le rocher est à peine recouvert de quelques pouces de terre. On la trouve en fleurs dès les pre- miers jours de mai, jamais auparavant; quelques tiges fraîches paraissent encore en juin, mais il est impossible de la retrouver en juillet. Il n'est pas difficile de se la procurer adhérente aux racines du Serpolet; il suffit, pour cela, d'enlever la motte et de la démêler dans l'eau, pour que les racines sèches et cassantes de la plante-mère ne se brisent pas. Trois caractères d'une haute valeur séparent cette espèce de rO. Ulicis: 1° son stigmate rouge; 1^ son odeur agréable; 3"^ son mode d'insertion sur la racinç nourricière, CH. DES MOULINS, — Sur les Orohanches de Lanquais. 77 Racine. — C'est de préférence sur les fibrilles les plus menues de la racine du serpolet, et jamais à leur extrémité, que se développe l'Orobanche qui nous oc- cupe. Ses radicelles propres, plus longues à proportion et plus nombreuses que celles de l'O. UUcis, concourent avec l'observation qui précède, à prouver qu'elle reçoit moins de nourriture de la plante à laquelle elle s'attache, que du sol lui-même. Le bas de la tige est beaucoup plus enfoncé dans la terre qu'on ne l'observe dans les deux espèces précédentes ; les tiges, presque toujours solitaires ou gémi- nées, sont bien rarement au nombre de 4 sur le même point de la racine du ser- polet. Elles sont, en général, un peu et irrégulièrement renflées à leur base , mais n'y forment point une tubérosité solide et régulière comme dans les Orobanches génistées. La tige souterraine est toujours couverte d'écaillés d'abord jaunes, puis brunes, non appliquées quoique imbriquées, longues et_très aiguës. Tige. — Fistuleuse, rarement entièrement glabre, ordinairement couverte de poils, surtout au sommet.] Ces poils, comme ceux de toutes les autres parties de la plante (hormis ceux du style et des étamines ), sont d'un brun plus ou moins foncé, courts et glanduleux. La couleur du scape varie du blanchâtre au jaune, et de cette dernière cou- leur au rougeâtre (surtout dans les lieux moins exposés au soleil, et dans ce cas la plante est plus élevée et plus souvent glabre). La taille ordinaire de cette es- pèce varie de deux à six pouces. Ecailles et bractées. — Elles sont peu nombreuses, longues, aiguës, et varient du jaune au brun, selon leur âge, mais sans mélange de rouge. Il est rare qu'elles soient entièrement glabres ; leur degré de villosité est en rapport avec celui de la tige. Inflorescence. — L'épi est toujours court et peu dense, quoique les fleurs ne soient pas très écartées l'une de l'autre en hauteur. Les petits individus ne por- tent souvent que 2-3 fleurs, et je crois qu'il est bien rare que les plus grands en portent 20. Les sépales latéraux , constamment entiers dans cette espèce , varient beau- coup sous tous les autres rapports; plus ils sont velus, plus aussi ils sont courts et moins leur pointe est aiguë. Le cinquième sépale est facile à voir : il est simple ou bifide, ou quelquefois nul sur les fleurs d'un même scape. La corolle ne se fait remorquer par aucune particularité de formes; moins renflée que dans les deux espèces précédentes, elle paraît par conséqueut plus grêle et plus allongée. Ses renflemens médians sont jaunes et peu saillans; les la- téraux nuls ou presque nuls. Lors même que la tige et les écailles sont complètement glabres , le dehors delà corolle et le calyce sont toujours plus ou moins velus. La couleur de la co- rolle est toujours semblable à celle de la tige, blanchâtre, jaune ou rougeâtre. Un des caractères les plus constans de cette espèce, est sa délicieuse odeur de giroflée ou d'œillet-mignardisc; elle dure tant que les fleurs sont fraîches , soit sur la plante vivante, soit sur les échantillons récoltés. Elle est encore très forte, 78 CH. DES MOULINS. — Sur îcs Orobaïicîies de Lanquais, après 24 heures, lorsque la base du scape est plongée dans l'eau, encore sensible après 48 heures, quand la plante est sous presse. Le style et les étamiues, ordinairement chargés (surtout le style) d'un petit nombre de poils blancs , courts et glanduleux, sont rarement tout-à-fait glabres; mais alors encore la corolle et le calyce portent des traces de villosité. Les clamines sont insérées absolument comme dansl'O. Vlicis, les deux pos- térieures plus haut que les antérieures. Leurs filets , légèrement dilatés à leur base qui est jaune, sont blancs et très rapprochés. Les anthères fraîches sont d'un beau pourpre violacé qui passe au brun, puis au noir, par la dessiccation : leur mu- crone est blanchâtre. Le stigmate est gros, peu profondément bilobé ( compara- tivement aux deux espèces précédentes), et sa fente horizontale est peu visible: ses pelottes sont d'un beau pourpre piolacé qui passe souvent, quand la plante se fane^ au rouge safrané, même au rouge jaunâtre, et qui prend enfin, par la dessiccation , une teinte brune, puis noirâtre. J'ai trouvé un seul individu dont les stigmates étaient d'un jaune à peine l'ougeâtre : cette étrange anomalie ne peut être attribuée qu'à quelque altération morbide. Le style est blanc à sa base, rouge-violacé dans sa longueur, plus ou moins clair vers le sommet. L'ovaire est jaune; sa forme est comme dans les deux es- pèces précédentes. Au résumé, V O. Serpj/lli, extrêmement bien caractérisé dans son ensemble offre dans sa coloration et dans sa villosité moins de const ance que les pum et Ulicis. 4. Orobanche Carotte. Nob. O. scapo gracili, leviter striato , basi non aut vix incrassato, squamis baseos pàucis, Iaxis , elongatis , acutis , reliquis perindè paucis, angustis, apice reflexo; spicâ densâ laxâve, brevi, cli- midium scapum nunqiiàm aequante; sepalis semper profundè bifidis; corollâ pârvâycylindraceâ, gi^acili, incurva; staminibus longé su prà corôUae basinaffixis, basi villosis, stigmate violaceo. — Planta lO-ïii-poUicaris , ruhro-i^iolacea , in sjlpes tri Dâuco C^YoXk parasitica j mediis? radicis ramusculis insidens. Notis plerisque (^nonnullis variabilibus) Orobanchi Hederse valdè affinis. OdornuUus? (iterùmobsenandiis.) Floret Junio. Ra- rissiîna^ Aucune plante n'est plus vulgaire que la Carotte sauvage , et pourtant je n'ai trouvé que deux fois son Orobanche, qui paraît n'avoir été observée par aucun botaniste. Je la découvris à Lan- quais, le 6 juillet 1827, dans un champ de blè non encore moiS" CH. DES MOULINS. — Sur Us Orobauches de Lanquais, 79 sonné (ses fleurs n'étaient plus fraîches). J'en trouvai deux pieds adhérens à des Daucus non fleuris. L'une de ces Oro- banches n'avait qu'une tige, l'autre en avait neuf. Le 21 juin 1828, et très près de la localité précédente, je retrouvai la même es- pèce assez abondante, dans une petite friche pierreuse, où elle croissait mêlée avec l'O. SerpyUi, dont elle se distinguait au premier coup-d'œil par la petitesse de ses fleurs. Les pieds de Daucus étaient fort petits, sans fleurs , et toutes leurs Oroban- ches étaient desséchées, à l'exception de deux petites tiges qui me permirent de rédiger une description. Le propriétaire de cette localité précieuse l'a défrichée, et toutes mes autres ten- tatives pour retrouver l'O. Carotœ ont été inutiles. Cette espèce , très voisine de l'Orobanche du Lierre, s'en dis- tingue suffisamment, surtout par son stigmate violet, non jaune. Racine. — L'OroLanclie se développe vers l'extrémité des fibrilles les plus me- nues , ou du moins sur les ramifications du pivot de la Carotte sauvage. Mais , enveloppe- 1- elle l'extrémité de ces^racines, ou leur permet-elle de continuer à s'al- longer? C^est ce que je n'ai pas observé : le bel échantillon adhérent ({Vic j'ai envoyé à M. Yaucher, fournirait peut-être la solution de cette question. Les ra- dicelles propres sont nombreuses, assez longues. La partie souterraine de la plante est, en général, fort longue, tortueuse ou coudée, très légèrement ren- flée dans toute sa longueur; cependant, quelques petits échantillons de 1828, montraient un renflement bulbiforme , très régulier , et déprimé , différence que j'attribue au plus ou moins de profondeur du sol , qui peut favoriser ou arrêter un développement régulier do la tubérosité. Quelle que soit d'ailleurs sa forme, la partie souterraine de la tige est couverte d'écailles peu nombreuses , non appliquées, longues, lancéolées et pointues. Tige. — Cylindrique, très finement striée, blanchâtre à sa base pendant la fleurai- son, jaunâtre un peu plus haut, d'un rouge clair lavé de violet vers le sommet; par la dessiccation, elle passe du bruu-violâtre au rouge-brun. Elle est couverte de poils blancs, crépus, glanduleux, glutineux, entremêlés de quelques poils assez longs et secs, à ce que j'ai cru voir. Les échantillons de 1827 ^^ faisaient remarquer par un port extrêmement grêle et allongé (jusqu'à 22 pouces sur 1-2 lignes de diamètre). Ceux de 1828 ne dé- passaient pas 10 pouces, et les plus courts étaient aussi, proportion gardée, les plus robustes. Écailles et bractées. — Elles sont abondamment pourvues des mêmes poils que la tige, et très peu nombreuses depuis la terre jusqu'à la base de l'épi. Toutes sont semblables , pour la forme, ù celles de la partie souterraine; seulement, elles 8o en. DT.s MOULINS. — Sur les Orohanches de Lanquaîs. devieunent de plus en plus courtes et étroites en allant de la base au sommet, et leur extrémité est réfléchie. Inflorescekce. — L'épi j quoique n'atteignant jamais la moitié de la longueur de la tige, présente deux formes très différentes , bien que leur identité spécifi- que soit incontestable. L'une d'elles , dominante dans les échantillons de 1827, extrêmement allongée et grêle , se fait remarquer parla régularité de l'épi; il est long et très lâche; les fleurs, régulièrement espacées, sont disposées en spirale', de telle sorte que les no* i, 4, 7, puis 2, 5, 8, enfm 3^ 6, 9, sont placés sur les mêmes plans verticaux. La forme dominante de 1828, au contraire, présente un épi moins régulièrement spiral, serré et très court, ressemblant à celui des pe- tits individus de YO.Hederœ. Les deux sépales latéraux sont constamment et profondément divisés en deux lanières filiformes et très longues (ils sont le plus souvent entiers ou presque en- tiers dans rO. du lierre ). Leurs poils sont nombreux et semblables à ceux de la tige» Je n'ai point cherché le ô** sépale^ dont j'ignorais alors l'existence. Corolle cylindrique, allongée , recourbée, non ventrue ni dilatée vers l'ouver- ture, ressemblant par sa forme à celle de \'0. Hederœ ; son limbe est crénelé €t crépu. Elle est jaune, excepté sur le dos qui est caréné et d'un violet clair avec des linéoles plus foncées ; elle porte aussi, en dessous, trois raies violettes qui s'éloignent en s'approchant du hmbe. La lèvre supérieure est courte et échan- crée, l'inférieure est à trois lobes arrondis, assez profonds. Les échantillons ob- servés n'étaient pas assez frais pour que j'aie pu reconnaître leur odeur. La fleur, en se desséchant, passe au roux clair et uniforme, comme celfe| de l'O. du Lierre. Les élamines sont grêles, légèrement dilatées vers leur base qui est couverte de longs poils blancs, secs et persistais . Elles sont insérées fort au-dessus du fond delà corolle, savoir: les deux antérieures à o millimètres, et les deux postérieu* res à 4 ou 5. J'ai omis de noter, sur le vivant, la couleur des anthères; leur mu- crone est blanc. Le stigmate eslbilobé, violet sans aucun mélange de teinte rouge; le style est chargé de quelques poils glanduleux; l'ovaire est glabre, rétréci à sa base, un peu gibbeux en avant vers le haut, fortement lavé de violet ou de rouge (celui de l'O. Hederœ est presque conique et toujours jaune.) 5. Okobanche Hedee^e. Vauch. O. scapo graciii, valdè striato, basi in spbœram incrassato, sqnamis baseos latis imbricatis , reliquis Iaxis lanceolatis aculis; spicâ longissimâ, dense muUiflorâ, sepalis plus minus bifidis, sœpiùsintegerriniis, corollâ parvâ, c.yliiKliaceâ, graciii, incurva, iauce coarcratâ , lateribus compressissiniA; stanainibus longé su- CH. DES MOULINS. — Sur les Orohanches de Lanquaîs, 8i prà corollœ basin affixis, basi parce villosis (pilis deciduis), posticis ab invicem remotissimis, stigmate luteo. — Planta 6-21- poUicaris , colore générait intcr liiteum et violaceum ludens y mediis Hedera? Helicis radicihus fibrillisque insidens. Odor jiullus y vel lepissimus mellitus. Characteres omnes (prœter stamina posiica sœpè abortiça ) constantissimi. Floret junio ! julio ? O. Hederœy Vauch. Monogr. Orob. p. 56, n" 18, tab. 8. — Duby, Bot. Gall. i , p. 35o, n** 10. L'Orobanche du Lierre , à Lan quais comme aux environs de Libourne et de Bordeaux , est très abondante partout où elle se trouve , mais elle ne se montre pas partout où croît le Lierre. Ce- pendant, tous les terrains lui conviennent; elle croît indifférem- ment à l'ombre, au soleil, au bord des ruisseaux, sur les murs ou sur les rochers les plus dépouillés de terre. Lorsqu'elle est fraîche, on peut assez facilement l'obtenir adhérente, parce que les racines du Lierre , tenaces et flexibles, rampent habituelle- ment très près de la surface du sol. Cette superbe et élégante espèce est très tardive. Je ne me rappelle pas l'avoir trouvée en fleurs avant les premiers jours de juin, et je crois l'avoir vue dans le même état long-temps après l'expiration de ce mois. M. Gay en a encore trouvé quelques échantillons frais, le 10 août i83'>. , à l'ombre, dans l'île de Gu^ernesey. Racine. — L'Orobanche que je vais décrire se développe indifféremment sur les fibrilles et sur les ramifications déjà presque ligneuses de la racine du Lierre. Elle y forme des amas souvent considérables, des sortes de souches, duos à la soudure partielle des nombreuses tiges souterraines qui naissent autour du collet primitif. Ces souches, dont le degré d'enfoncement dans la terre est variable , finissent par devenir presque ligneuses à leur centre, à mesure que de nouvelles tiges se développent à l'extérieur. Le mode d'insertion de cette espèce ne peut être comparé avec celui de l'O. Ulicis, puisque la graine se développe à la partie supérieure d'un point quelcon- que de la racine (mais non à son extrémité), et cette racine est presque tou- jours horizontale; je remarque cependant qu'elle ne se continue pas au-delà des amas de vieilles Orobanches, d'où je conclus que celles-ci, en prenant toute leur croissance, finissent par iutercepter la circulation dans la partie delà III. BoTAN. — Fe'i'rier, 6 Ba en. DKs moulins. — Sur les Orohanches de Lanquais, racine sur laquelle elles se Sont établies, et que tout ce qui dépasse leur point d'attache s'atrophie au bout d'un certain temps. Les radicelles propres de XO. Hederœ sont nombreuses : le renflement de la partie infciieurc de sa tige est solide, généralement sphérique et assez semblable à celui de l'O. XJlicis. Les écailles qui le couvrent sont en nombre médiocre, imbriquées, larges et triangulaires vers sa base, lancéolées et aiguës vers le haut. Toutes sont jaunâtres dans leur partie inférieure, brunâtres (avec ou sans nuance violacée), puis noirâtres dans leur partie supérieure. ïioE fisluleuse, élancée et souvent un peu grêle, striée et côtelée, surtout quand elle est sèche > d'une hauteur très variable (jusqu'à 21 pouces). Sa couleur varie du violet plus ou moins clair (quand elle croît à l'ombre) au jaune blanchâtre (quand elle est exposée au soleil) ; mais alors encore il est rare qu'on n'y retrouve pas quelque teinte violacée, au moins vers la base.) Les poils de la tige, des écailles, des sépales et de la corolle, sont d'un jaune clair, même sur les parties violettes, glutineux et glanduleux au sommet. Écailles et bractées. — Semblables, pour la forme et la couleur, à celles du haut du renflement bulbiforme, elles sont peu nombreuses et très écartées dans la partie nue du scape. Inflorescence. — Il est rare de trouver des épis moins longs que la moitié du scape. Le plus souvent, les fleurs descendent encore plus bas que dans l'O. liapum. Elles sont extrêmement nombreuses et serrées dans l'épi proprement dit, mais elles sont plus espacées vers sa base, et on en trouve même de tout-à-fait isolées entre elle et le sol. Les deux sépales latéraux, dont la base est soudée par devant en forme de godet, suivent constamment la couleur de la tige. Ils sont lancéolés-linéaires, longs, très aigus et bien rarement semblables l'un à l'autre dans la même fleur. Ils sont plus souvent entiers que bifides, et, dans ce dernier cas, la division se borne fréquemment à une simple dent très petite; quelquefois elle est plus pro- fonde ou s'étend même jusqu'à la base. Je n'ai point aperçu le 5* sépale sur le seul échantillon frais que j'aie étudié depuis que je connais l'existence de ce rudi- ment dans certaines espèces. La corolle, glabre dans sa moitié inférieure, est constamment d'un jaune pâle plus ou moins veinée de violet, et presque toujours un peu lavée de cette couleur sur le dos de la lèvre supérieure. Sa longueur n'excède que faiblement celle des sépales: elle est effilée, nullement ventrue, très comprimée latéralement et ne s'ouvre que médiocrement. Son ouverture est encore rélrécie par les divisions crénelées et crépues du limbe, qui se rabattent vers le centre de la fleur et en cachent presque entièrement l'intérieur. Les trois lobes inférieurs sont plus pro- fonds que les deux supérieurs ; M. Vaucher les décrit et les figure arrondis : ils sont plus ou moins pointus dans leur milieu, surtout les latéraux, dans l'échan- tillon qui a servi aux menus détails de ma description (caractère sans importan- ce.) Les rcnflemens médians de la lèvre inférieure sont assez forts, mais près- en. DES MOTiLTNs. —s Suf Icè OwbanchèS de Lanquais. 83 que cachés dans le long tuLe de la corolle : les latéraux sont nuls ou à peine sensibles. Le système staminal de TO. du Lierre offre de fréquentes anomalies que jen*ai ©tservées sur aucune autre espèce, et qui n'ont point échappé aux soigneuses investigations de M. Vaucher. Les deux étamines postérieures (supérieures , Vauch.), très écartées comme le dit M. Vauclier, sont fort sujettes à avorter plus ou moins complètement ( iln'y a qu'une étamine postérieure dans trois des fleurs de l'échantillon qui a servi à ma description , et celle-là même, dans une autre fleur, n'est représentée que par un filet riidimentaire et presque atrophié; en revanche, le stigmate est trilobé dans deux de ces fleurs). Lorsque les deux éta- mines postérieures existent, l'une d'elles est quelquefois plus courte que l'autre. Quand il n'y en a qu'une, la place que l'antre devrait occuper est toujours mar- quée , à l'intérieur de la corolle, par un renflement. Les étamines de l'O. Hederœ aont insérées à la même hauteur que celles de \0. Carotœ ; l'insertion des antérieures est très marquée, par deux dépressions en forme de croissant, à l'extérieur de la corolle ; l'insertion des postérieures n'y produit aucune trace. ^ Les étamines postérieures étant fort écartées l'une de l'autre, se rapprochent nécessairement des antérieures, d'oi!i il suit que les quatre filets paraissent dispo- sés par paires latérales. Les filets, jaunes et un peu élargis à leur base, sont glabres et d'un blanc légèrement violacé dans leur partie supérieure. On trouve, sur leur partie infé- rieure, quelques poils blancs, avec ou sans glande au sommet; ces poils disparais- sent ordinairement après la fécondation. Les anthères, violâtrcs avant la féconda- tion, passent ensuite au brun : leur mucrone est blanc et fort petit. Le stigmate, peu profondément lobé, et d'un assez gros volume comparative- ment à celui de la fleur, est d'un beau Jaune brillant : sa fente horizontale est diflicile à apercevoir. Le style, violacé , porte un petit nombre de poils courts glanduleux, blancs. L'ovaire, presque coniquC- et constamment jaune à l'étal frais, est très sillonné, même dans sa jeunesse. J'ai omis de noter la couleur de la glande nectarifère : la fleur, presque ino- dore, exhale cependant parfois un faible parfum mielleux. 6. OrOBANCHE RAMdSA. L. O. ramosa Linn. Sp. 882. — DC. Fl. Fr. t. m, p. 491, ii° 2458. — Duby, Bot. Gall. i, p. 35i , no 18. O. Cannabis Vauch. , Monogr. Orob. p. 67,11° 29, tab. 16. Cette jolie espèce, suffisamment connue, paraît peu répandue en Périgord; je ne l'ai trouvé qu'une seule fois à Lanquais, en juin 1834. 6. 84 CH, DES MOtJLÎ&s, •— • Sur les Orohanches de Lanquais, Obserifations générales, M. Vaucher m'écrivait, le 3 août 1826 : «Dans ce genre singu- « lier et difficile, la couleur et le port sont un des caractères les « plus distinctifs des espèces. » Je crois qu'il résulte des descrip- tions qu'on vient de lire que , bien que ces deux ordres de ca- ractères puissent, jusqu'à un certain point, fournir des données utiles, on s'égarerait très certainement si on leur accordait le premier rang ou même l'un des premiers , parce qu'ils sont no- tablement modifiés par le sol et par l'exposition , ou en d'autres termes par la lumière et par l'humidité. Je pense donc qu'à l'avenir , et pour parvenir à caractériser solidement les diverses espèces d'Orobanches, il sera nécessaire d'attacher beaucoup moins d'importance qu'on ne l'a fait jus- qu'ici, aux caractères suivans : Couleur des diverses parties de la plante (hormis celle du stig- mate, qui paraît être de première valeur). Poils (hormis ceux des filamens et du style, qui sont très constans et auxquels M. Koch attache beaucoup d'im- portance). Forme du renflement souterrain de la tige. Forme des sépales. Taille et tige forte ou grêle , pauciflore ou multiflore. Je pense enfin que les caractères spécifiques essentiels des Orobanches doivent être établis ou complétés par leur combi- naison, suivant l'ordre de leur constance et de leur importance d'après les données ci-dessous : x" Hauteur de l'insertion des étamines ; 1" Forme et proportions relatives de la corolle observée à Tétat frais. 3° Couleur du stigmate («); (a) Encore ce caraclère si constant offie-t-il quelques chances d'exceplion (par Cw.Mse morbi^ de ?), puisque j'ai trouvé \\r\ pied d'O, ScrpyUi à stigmates jaunes,' LETELLIER. — Noupeîles espèces d'u^^gÛrics. 85 4" Système général de coloration de la plante {b) , sans jamais donner d'importance à la couleur spéciale de telle ou telle partie , le stigmate excepté ; 5" Mode d'insertion de l'Orobanche sur un point quelconque ou à l'extrémité de la racine nourricière; et, dans ce dernier cas, avec ou sans conti?îuation de cette ra- cine, (c) Note sur quelques espèces et\ variétés nouvelles <3?'Agarics , Par M. Letellier, D. M. P. Le nombre des espèces de Champignons est infini. Chaque jour les mycologistes les plus instruits en découvrent de nouvelles pour eux; mais comme les ouvrages spéciaux sur cette branche si intéressante et si difficile de la botanique , ne se publient qu'à de Ipngs intervalles, il est du devoir de chaque botaniste défaire connaître ce qu'il a découvert, afin de fournir de nouveaux matériaux pour les travaux ultérieurs. Il serait sur- tout fort utile, selon nous, que quelqu'un publiât en supplé- ment à un ouvrage connu, les espèces décrites depuis lui, afin d'éviter aux botanistes l'acquisition de nouveaux ouvrages , qui à de nombreuses répétitions ne font qu'ajouter quelques espèces nouvelles. C'est ce que nous nous efforcerons de faire dans ce journal, en prenant pour base les deux excellens ouvrages de MM. Fries et Persoon (Systema mycologicum , Mycologia eu- (h) La couleur générale présente loules les combinaisons de teintes entre le fauve et le rosâtre, dans l'O. Rapum; entre le jaune et le rouge, dans l'O. UUcls; entre le blanchâtre et le rougeâtre, dans l'O. Serpjllî ; entre le jaune et le rouge violacé, dans l'O. Carolœ 5 entre le jaunâtre et le violet, dans l'O. Hederœ ; entre le jaunâtre et le bleu céleste, dans l'O. ramosa. (c) Ce caractère offre peu de ressources, puisqu'il ne donne que trois combinaisons. 86 LETELLiER. •— NouuûUes espèces (F agarics, ropœd)f qui doivent être dans la bibliothèque de tous leç bqta- nistes. Genre AGARIC. Section des AMANITA DC. FI fr. ^ * A collier. Agaricus capnosus (i), varietas grisea. (Agaric enfumé, va- riété grise.) Je propose de nommer ainsi XAgaricus cinereus Rqqxjes, hist. des Champ, comest. t. xxi, fig. 2,3, ce nom ayant été donné déjà à trois espèces différentes et notamment à une de Bulliard. Pédicule blanc, presque cylindrique, bulbeux à sa base; volva incomplète; chapeau arrondi, convexe, blanc^grisâtre , cendré au bord, fuligineux au centre, bord finement strié (il est très lisse dans la figure); pellicules blanches, arrondies ou angu- leuses ; lamelles blanches très nombreuses, inégales en longueur; collier rabattu blanc, chair blanche. — Moutmorency, Saint- Germain , forêt de Loches. Id. , varietas fusca ( variété brune ). Agaricusfuliginosus , Roques, t. xx, fig. a ( nom déjà donné à deux autres espèces dont une de Fries). Ce n'est qu'une variété de couleur, car d'aprèsl'auteur lui-même, elle offre un pédicule blanc à-peu-près cylindrique, bulbeux à sa base, une volva incomplète, un chapeau arrondi convexe, un peu visqueux, noir, fuligineux avec reflet roussâtre, des pellicules blanches , globuleuses , des la- melles blanches, inégales en longueur, un collier rabattu blanc , une chair blanche. — Meudon, Sainte-Geneviève. Cette espèce diffère àeVAmanita ampla Pers., parce que celle- ci est : stipite apice transver$ïm squamuloso , lamellis angustis 3 (i) On trouvera sans doute tous mes nouveaux noms singuliers ou barbares; mais je dois prévenir que mon but est d éviter tous ceux qui ont déjà été employés ans quelque gpnre de Champignons que ce soit. J'espère développer bientôt la cause de celle dée bizarre. LETELLiER. — JSouvelles espèccs d'Agarics, 87 lin. latis^pileo suhfibrilloso. Notre Jgaricus excelsus (Suppl. à Bull. t. 640, fig. supérieure) n'en diffère que par sa teinte plus pâle, son stipe radiqueux, sa volva tout-à-fait oblitérée, et ses lamelles un peu colorées. Il sert de passage entre cet Jgaricus capnosus et Xj. excelsus Fries. jigaricusrubescensYmT.sS)y?>t. i.p. 18. Il faut lui rapporter comme variété à chair blanche, VAgaricus fulvo-albicans Roques , t. xxi fig. 2 ; car ce dernier a le chapeau convexe fauve, le bord légèrement strié (hsse dans la figure), l'anneau large, le pédicule blanc rougeâtre, plus mince en haut, et marqué de petites hgnes ponctuées, les écailles aplaties roussâtres,le chapeau de 4 à 6 pouces. M. Cordier (Guide de l'amateur de Champignons, p. 209) le regarde comme alimentaire. Agaricus asper Fries 1. c. p. iB. Cet agaric est mal placé ici par tous les auteurs qui l'ont dé- crit; car il n'a pas l'ombre de volva, ni le plus léger rebord vers la base du pédicule. Il appartient aux Lepiota Pers. M. Cordier, le regarde comme un poison actif , mais il ne cite pas de faits qui lui soient personnels. Ceux qui les lui ont rapportés ne l'ont-ils pas confondu avec quelque variété brune du muscarius , ou avec quelque autre espèce? et le vulgaire peut-il distinguer aussi facilement quille pense, les Agaricus rubescens et asper si faciles à confondre pour un botaniste? Agaricus pantherinus Fries 1. c. p. 16. 10 Une variété (Supplém. à Bull. t. 689, fig. B.) (1), par son bord uni, sa couleur rougeâtre au centre, sert d'intermédiaire avec X Jgaricus asper ^ mais elle diffère par un rebord formé à la base du pédicule par les restes de la volva, et par sa couleur l (0 Figures des Champignons servant de supplément à Bulliard , par Letelmer, 10 livrai* sons de 6 planches coloriées. 88 LETELLiiiR. — - Noupclles espèces d'agarics. moins rouge. Quelquefois l'anneau est détruit, mais c'est un ac- cident. 2° Une autre variété {Agarîcus herpeticus Roques, t. xx, fig. i ), par son bord uni, sa couleur d'un gris brun, sert de passage à Xexcelsus Fuies. 3° Une troisième (Supplém. à Bull. t. 639 %• ^0 ^^ diffère souvent de XAgarieus vaginatus Fr. que par ses verrues arron- dies et saillantes, car la volva est large , le collier détruit avant l'entier développement du champignon , le bord strié. Je l'ai trouvé dans la foret de Montmorency. 4° Enfin une variété rougeâtre, ibid. fig. A, passe par des nuances insensibles à ÏAgaricus muscarius Fiues. — Bois de Meudon. Agancus excelsus Fries Syst. p. 17. Fariété k^'ied lisse (Suppl. à Bull. t. 64o, fig. sup.). La volva n'est plus visible, et dès-lors, cette variété sortant comme Yasper de la section des Amanites, mériterait peut-être de faire une espèce. Variété granulée (ibid. fig. inf.). Ces verrues sont arrondies, épaisses, très petites, nombreuses, très difficiles à détacher de la surface du chapeau. Trouvées toutes deux dans le parc de St.-Leu. ** Sans collier. Agaricus vaginatus 6 Fries Syst. p. 14. Je ne considère que comme sous- variétés: i^X Agaricus conicus Picco,Mem.soc.med.(nom donnéà 5 espèces différentes), à volva blanc, chapeau conique gris de souris , satiné , lamelles inégales en longueur, blanches ou jaune-pâle, pédicule plein sans anneau, renflé à la base , où on remarque quelques débris de la volva. Trouvé en Piémont. 2*» VA. murinus RoqvES, p. i43 (nom déjà appliqué à 2 au- tres espèces) à chapeau mamelonné, satiné, gris de souris, un LETEttiER. — Nouvelles espèces d'uégarics. 89 peu strié sur les bords , quelquefois taché de pellicules blan- ches, lamelles presque égales , blanches , pédicule fistuleux sans anneau, bulbeux à sa base où il y a quelques fragmens de la volva. Trouvé à Versailles. Ces variétés seraient vénéneuses tandis que le vaginatus 6 se mange dans le midi de la France; mais Fries parle aussi de cette discordance d'opinions sur la même espèce qui exige par consé- quent de nouvelles observations. udgaricus insidiosus, Agaric insidieux (Suppl. à Bull. pi. 63 1). Volva entière et fort grande, blanche, enveloppant le bas d'un pédicule bulbeux, central, blanc et sans collier,haut de3 à 4 pou- ces, et qui se rétrécit graduellement vers le haut. Le chapeau est convexe, puis plane, d'un fauve jaunâtre un peu plus foncé au centre, luisant, parsemé à sa surface supérieure, de stries très légères, radiées , large de 3 à 4 pouces , à bord uni. Lamelles blanches de diverses grandeurs , larges , les plus longues sans ad- hérences avec le pédicule, sporules blancs ; chair assez mince, blanche, un peu molle; pas d'odeur. Trouvé solitaire , à Bondy , en été, 1822 et 1824. Quelques grains d'extrait aqueux injectés dans le tissu cellu- laire du dos d'une grenouille l'ont fait périr dans les convul- sions comme l'eut fait l'extrait de Y A. muscarius. Nous considérons comme variété r^.7?2a/(^c«5RoQUES,p.i44> nommé Gendarme dans sa phytographie , car il a la volva se dé- chirant en tous sens (comme celle de l'Oronge), le pédicule un peu plus épais à la base, haut de 4 à 5 pouces , blanc et sans col- lier, le chapeau légèrement convexe , jaune blond, les lamelles nombreuses de 2 à 3 lignes de largeur, se rétrécissant vers le bord du chapeau et vers le pédicule, et la chair blanche. Dans les bois de la Gironde. Il est cité comme ayant empoisonné 6 personnes dont une périt; mais l'auteur lui donne une odeur fétide, et il ne dit pas que le pédicule 5oit bulbeux. go LETELiiER. — NouvelUs espèces d* Agarics. Agaricus sericocephalus (Agaric à tête soyeuse). Agaricus vohaceus (Suppl. à Bull. t. 628^ b h; les individus aa doivent être rapportés au glojocephalus t. 645). Pédicule long de 2 à 3 pouces, se rétrécissant graduellement vers le haut, sans anneau, enveloppé à sa base par une volva large et grande, déchirée irrégulièrement, jaunâtre ainsi que lui. Cha- peau convexe, puis presque plane, gris satiné, un peu plus foncé au centre, couvert de petites lignes radiées, large de 2 pouces; lamelles très larges, rougeâtres,sporules sphériques de la même couleur; chair blanche. Trouvé dans la forêt de Saint-Germain, en été. Il diffère du hornhjcinus par sa petite taille et sa couleur grise, et de tous les autres Volvaria par sa surface satinée. Agaricus glojocephalus DG. Fl. Fr. tom. vi. Fuies Syst. i. p. 278. Variétés, iode couleur: chapeau a. couleur de chair (Suppl. à Bull. t. 623. a ) ^jaunâtre [ihid. t. 645, E), c brun rougeâtre (fig. H), agréable. — Environs de Versailles. Section des COPRINUS Peiis. Aux espèces décrites par Fries, ajoutons : JJJgaricus radians Desmaz. (Ann. des Se. Nat., t. i3.) Et à la Section des PRATELLA Pers : 'C^garicus pseudocjaneus^ Desmaz. cat. 22, et Duby, Bot. p. 807, à chapeau convexe, blanc, ou bronzé, visqueux, large de 1/2 à I pouce 1/2, à lamelles libres, blanches, puis pourprées, à pédicule plein, lisse, blanc ou azuré, entouré de fibrilles à sa base, haut de 2 à 4 pouces, entouré d'une cortine très fugace. Trouvé en automne dans les forêts de Lille. Ce sont les deux seules espèces non décrites par Fries qu'offre le Botanicon Gallicum, Section des PETRONIA Pers. Agaricus croceo^îamellatus (Agaric à lamelles safranées ). Ce Champignon se développe d'abord comme une Pézize ver- ticale, longue, d\m blanc sale, dont la partie supérieure se creuse d'une petite excavation orangée, couverte d'alvéoles; mais la (i) Voilà riftconvénient de ces mots bananx, et qui plongeront la synonymie ,]dédale Je la l)otaniqwc , dans yo chaos indéchiffrable. ^ LÉTÈLLiER. — » Noupelles espèces d'Agarics, 9^ lèvre postérieure s'allonge peu-à-peu et finit par former une large oreille, presque Yerticale, souvent lobée, d'un blanc jau- nâtre et un peu cotonneuse en arrière; jaune orangée ou d'un safran brunâtre en avant, où elle est couverte de lamelles peu élevées, quelquefois bifides, inégales et se perdant insensible- ment vers la base du Champignon , où on observe quelques pores. Cette base se rétrécit en un pédicule court, irrégulier, latéral. Le bord du Champignon est roulé en bourrelet tout au- tour. Les sporules sont blancs, la chair jaunâtre , un peu coton- neuse; pas d'odeur; saveur fade. Trouvé pendant plusieurs années sur la plinthe d'un salon humide à Saint-Leu. Cette espèce a les couleurs et la forme de ^Ag. lamellirugus De, mais elle en diffère par son chapeau vertical, sa manière de croître, ses pores à l'origine des lamelles, plutôt que des anastomoses et par sa localité. Ajoutons, pour aider à compléter la Flore parisienne que nous avons trouvée ; \1 Agaricusviscidus Pers. — Sous les pins du parc de Saint-Leu. — gomphus Pers. — Au bois de Boulogne , à Saint- Leu. — russula Sch^f. — Bois de Boissy ( près le Plessis- Bouchart). — anomalus incurpus Fries. — A Ville-d'Avray. - — volemus Fries. — Forêt de Montmorency. — deliciosus Linn. Parc de Saint-Leu. — attenuatus DC. — Sur des sureaux , village de Bethe- mont (foret de Montmorency). — calloclirous Pers. — Bois de Boissy. — ' caperatus Pers. — Ville d'Avray, Montmorency. — scrobiculatus SchzEF. — Montmorency, — mjomices Pers. — Bondy, Boissy, Meudon. — Jumosus Pers. — Boissy, "•^ mollis Sow. — Sur des troncs renversés , village de Saint-Leu. 96 LKTELLiER. — Propr. toxiques de /^Agariciis gloiocephalus. Sur les propriétés toxiques de /'Agaricus gloiocephalus, /;«/' M. le docteur Letelliee. 1° J'ai injecté dans le tissu cellulaire du dos d'une forte gre- nouille 12 grains d'extrait aqueux de ce Champignon dissous dans un peu d'eau, l'animal a paru fort tranquille pendant trois quarts d'heure; alors il s'est agité plusieurs fois, puis il retom- bait dans une sorte de torpeur qui est devenue de plus en plus profonde et par laquelle il a péri une heure trois quarts après rinjection. Il restait encore du poison non absorbé dans le tissu cellulaire du dos. 2° 6 grains du même extrait injectés de la même manière sur une grenouille moyenne déterminent presque aussitôt l'inter- ruption du mouvement continuel du plancher de la bouche. 35 minutes après, l'animal est pris de mouvemens convulsifs d'abord violens, déterminés par la plus légère excitation, puis de plus en plus difficiles à déterminer et toujours suivis de stu- peur complète et 65 minutes après l'injection l'animal périt. 3" J'injectai q.[\ grains et 8 heures après 36 grains du même extrait dans le tissu cellulaire des flancs d'un lapin de six semai- nes, il n'éprouva qu'un peu de stupeur et le lendemain il man- geait tranquillement. Alors j'injectai dans les mêmes cavités 80 grains du même extrait ; presque aussitôt après l'animal tombe dans la torpeur, une heure après on a de la peine à le faire changer de place, 4 heures après la tête s'abaisse jusqu'à terre, 5 heures après il fléchit de plus en plus sur ses pattes an- térieures, il essaie de marcher, tombe tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, et finit par se relever; mais il s'appuie sur tout le ventre, les pattes écartées de chaque côté- 5 heures l\o minutes après, il reste sur le flanc; respiration régulière, un peu accé- lérée; tout-à-coup extension violente du dos et des pattes, cris. 5 heures 48 minutes après l'injection, les mâchoires, les pattes antérieures, les postérieures et la queue se raidissent successi- vement en une demi-minute, l'animal urine , la respiration se suspend, le cœur cpii bat encore s'arrête lentement. LETELOER. — Propr, toxiqucs de /^Agaricus gloiocephalus. 97 L'injection a été absorbée dans le tissu cellulaire en presque totalité; les veines ne paraissent pas plus engorgées là qu'ailleurs; tous les organes un peu gorgés de sang paraissent sains ; tout le système nerveux n'est qu'un peu injecté. 4« Enfin , en traitant la décoction de ce Champignon par un excès de sous-acétate de plomb liquide, filtrant, versant de l'acide sulfurique sans excès, faisant évaporer à siccité le liquide dé- canté, traitant par l'éther, dissolvant le résidu dans l'alcool à 36% filtrant et faisant évaporer, j'ai obtenu une substance sem- blable pour l'odeur, la saveur, la solubilité, la couleur et les propriétés chimiques à XAmanitine de XAgaricus muscarius, 12 grains de ce poison ainsi purifié ont été dissous dans un peu d'eau et injectés dans le tissu cellulaire du dos d'un lapin de 1 8 jours , une partie (environ 4 grains) est ressortie. 4 heures après, l'animal mangeait encore fort tranquillement, l'injection était entièrement absorbée; alors iS nouveaux grains détermi- nent dans la même plaie de vives douleurs qui bientôt se dissi- pent; mais peu de temps après, l'animal paraît engourdi, la tor- peur augmente de plus en plus, il laisse tomber sa tête peu-à-peu chaque fois qu'une excitation ou du bruit le force à la relever il fléchit de plus en plus sur ses pattes; une heure 5o minutes après l'injection, il fait un saut convulsif ,puis il tombe sur le côté, l'insensibilité augmente, devient complète, la respiration encore régulière devient intermittente et cesse tout-à-fait 1 heu- res et demie après l'injection ; il ne reste rien dans la plaie, le système nerveux n'offre pas d'altération sensible. Ces expériences prouvent que cette espèce : i«Est très vénéneuse; 20 agit par absorption; 3o pbrte son action sur les fonctions du système nerveux cérébro-spinal et non ganglionaire; /jo agit comme stupéfiant ; 5« doit ses proprié- tés toxiques H XAmanitine. n\ E-QTàK. -- Fè 98 CROUAN. — Sur le genre Mesogloia. OnsËiiVATioKS microscopiques sur le genre Mesogloia Agardh^ par Crouan frères , pharmaciens , etc. Le professeur Agardh { Sfstema algarwn) ^ en instituant son genre Mesogloia , pour grouper des hydropliytes dont les ca- ractères sont une fronde gélatineuse et visqueuse, divisée en rameaux et composée intérieurement de filamens articulés ra- ineux, partant du centre vers la circonférence, produisant à leurs extrémités et extérieurement des organes propagateurs qui sont elliptiques et nus , a réuni des espèces de trois à quatre genres différens selon nous. Comme le type de son genre Mesogloia est le Iiwularia multifida, Web. et Mohr. it. t. m, fig. a. b. c, dont nous avons fait sur le vivant la coupe transversale (voyez fig. I et 2), nous ne conserverons, dans ce genre, que les espèces îf}'ant la même organisation que celle-ci; nous en retirerons par conséquent le Mesogloia Hudsoni qui est un Dumontia de La- mouroux , le Mesogloia capillaris dont l'organisation nous pa- raît aussi analogue à celle des Dumontia , et le Mesogloia coc- clnea pour lequel nous proposerons de rétablir le genre Du- dresnaya de Bonnemaison , dont la coupe transversale est, comme on peut le voir en jetant les yeux sur la fig. 3 , d'une organisation bien différente de celle au. Mesogloia muldfida. La fig. 4 représente la coupe longitudinale du même Mesogloia coccinea, Ag., Rivulariaverticillata^'Eu^. bot. t. 2466 qui est 1 pour nous le Dudresnaja coccinea. Cette plante n'a point dans son intérieur de filamens articulés; son organisation et sa fruc- tification ont de grands rapports avec les Céramiées. Les carac- i tères de sa coupe longitudinale se rapportent aussi à ceux don- \ nés par Agardh {Sp. alg.) pour son genre ÏFran^elia^ que nous | ne connaissons que par sa description. Après avoir lu l'article Batrachosperme de M. Bory de Saint- ' Vincent, inséré dans le tome second du Dict. Class. d'Hist. Nat. p. 226, nous pensons que ce savant naturaliste n'aurait pas | réuni dans le même groupe des Thorinies toutes les espèces CROUATf. — ^ Nou\>elle espèce de Rhizococcum. 99 qui s'y trouvent, s'il avait pu examiner la différence de leur coupe transversale. Nous ne consignons ici ce peu d'observations que pour en- gager les algologues à étudier aussi ces hydrophytes intéres- santes que l'on a peu observées, et sur lesquelles nous comptons continuer les recherches que nous avons commencées. H. II. Fig. I. Coiipe transversale àn-Mesogloia multifida. Fig. 2. Coupe de la base de la tige de la même plante, Fig. 3. Coupe transversale du Dudresnaya coccinea, Fig. 4. Coupe longitudinale de la même plante. Description cTune nouvelle espèce de PJiizococcum, par MM. Q^oxsK^Jrères. Rhizococcum Levieux ii. Sp. nova. Cette très petite bydropbyîe que nous avons rencontrée dans les champs, après les pluies, sur la terre un peu argileuse, qu'elle couvre en partie, dans quelques places, de ses très petits grains noirâtres, se compose d'une fronde à-peu-près de la grosseur €«' de la forme d'une semence de pavot, c'est-à-dire réniforme. Sa. surface est lisse, sa coideur d'un vert foncé qui paraît noirâtre à l'œil nu; au microscope , on aperçoit que cette petite plante est composée d'une membrane hyaline vésiculeuse, contenant dans son intérieur un fluide rauqueux et une matière pulvisculaire verte qui, dans l'état de perturbation (dû à l'irritation produite par le lavage pour mettre à nu ses espèces de racines), se con- tracte vers le centre et laisse un limbe transparent au pourtour. Cette membrane se divise à l'une de ses extrémités inférieures en filamens radiciformes qui la fixent au sol. Les organes pro- pagateurs sont des grains sphériques réunis en filamens, mais différant de ceux des Nostocs par leur diamètre égal et la dis- position des filets qui ne forment pas de courbes comme dans ceux-ci. Trouvé en juin et juillet aux environs de Houen , d'abord par loo DLSVAUx. — Sur un Lupin noui^eau. notre ami, M. Levieux, commissaire du roi à la Monnaie de llouen, savant botaniste qui avait observé, il y a bien des an- nées, cette Ulvacée microscopique à laquelle nous nous faisons grand plaisir d'attacher son nom. Sur un TjOpin nouveau^ par M. Desvaux. Il est probable que la plante que nous allons décrire existera dans quelques parties de la France, où elle aura pu être prise, comme elle l'avait été jusqu'ici, dans le département de Maine- et-Loire, pour le Lupin à feuille étroite, plante que depuis plus de trente ans nous avons eu sous les yeux dans les cultures des jardins de botanique, sans l'avoir vu varier. Le Lupin réticulé a les fleurs à moitié blanches et moitié bleues , mais il est surtout distinct par ses graines qui sont gris- brun réticulé de noirâtre , tandis que le Lupin à feuilles étroites a les graines brunes tachetées de blanc et de roux. Notre espèce a toujours ses gousses à5 à 7 graines, et ces graines plus petites des deux tiers que celles du Lupin à feuilles étroites. LUPINUS RETICULATUS. L. floribus alternis bracteatis , labio calicissuperiore subnullo, iuferiori elongato subbifido; alis acutis basi subtus uniden- talis; foliis pilosis-subgriseis, 7-foliolatis ; leguminibus subarcua- tis 6-7-spermis; seminibus reticulatim pictis. Habitat in subulosis Andegavorum. Annuus. Cette plante est aussi parfaitement une espèce que les Lupi- nus angustifolius et luteus , relativement à la science actuelle; car ce n'est pas à l'occasion de cette espèce que nous exposerons des idées qui tenderaient à prouver que toutes nos espèces ne sont que des variétés. i. DE CANDOLLE. — Introductioîi à Vé tilde de la Botanique. loi Introduction à V étude de la Botanique , ou Traité élémentaire de cette science^ etc. , par M. Alphonse de Gandolle. (2 vol. in-S" accomp. de planches. Paris, i835. Chez Roret.) Quoique la Botanique embrasse toutes les connaissances que l'on peut acquérir sur les végétaux considérés sous différens points de vue; que par conséquent, elle se subdivise en autant de branches , dont chacune exige une étude spéciale et appro- fondie , il est néanmoins fort utile et même nécessaire aux bo- tanistes de trouver réunis, en un seul faisceau, les principes généraux qui régissent les diverses branches de la science qu'ils cultivent. Le nombre des ouvrages élémentaires s'est donc accru en ces derniers tenips par les travaux de plusieurs savans recom- mandables. M. Alphonse de Gandolle , plus à portée que bien d'autres de traiter ce sujet difficile, vient encore de présenter, dans le cadre étroit de deux volumes in-8°, un résumé de tous 3es principaux travaux, publiés jusqu'à ce jour, sur l'organogra- phie , la physiologie , la méthodologie, la géographie botanique, la Palseontographie végétale, l'histoire de la Botanique et laBo- lanique médicale. Les idées y sont classées méthodiquement, sans que l'auteur ait donné un développement exagéré aux par- ties les plus faciles ou à celles dont il s'est lui-même occupé plus particulièrement. L'auteur a mis à la portée des élèves et des gens du monde les opinions récentes des savans les plus recommandables, opinions énoncées dans des mémoires ou livres spéciaux écrits en langues diverses, notamment de MM. Meyen et Bischoff relativement aux organes élémentaires , de M. Mohl sur la structure des Mo ■ nocotylédones , de MM. Tréviranus et Mirbel sur l'ovule, de M. Braun sur la disposition des feuilles, de MM. Schouw et Meyer sur la géographie des plantes, de M. Ad. Brongniart sur es végétaux fossiles, etc. Voici quelques articles ou chapitres qui nous ont paru les plus dignes d'être remarqués. I02 A. DE CA-NDOLLE. "^ Introduction â Vétude de la Botanique. LïVRE i^ï*, PARTIE i*'«. Organes élémentaires . — La division des cliapitres de cette partie nous paraît avantageux. Le sixième est consacré à l'exposition des vaisseaux du Latex, sur lesquels M. Schnllz a vers ces derniers temps attiré l'attention des bota- nistes. Dans l'art. 7 , l'auteur émet quelques idées théoriques intéressantes sur les articulations et les déhiscences. Partie 2^. — Les nouvelles idées de M. Mohl, relativement à la tige des Monocotylédones, sont suffisamment exposées et discu- tées (p. 68), ainsi que celles de M. Braun sur la disposition spi- rale d(js feuilles (108). Partie 3^. — Le chapitre de l'inflorescence est traité d'après le beau mémoire de M. Roeper sur ce sujet important. L'auteur donne (p. i23) l'indication d'une division naturelle des inflo- rescences. Dans la classification des fruits qui est fondée sur les ouvrages de M. de Candolle père, l'auteur a introduit des termes généraux {^A-pocarpes^ Syncarpes) empruntés à M. Lindley et il a créé celui de Polyanthocarpes. Ces termes simplifient l'exposition et sont très compréhensibles pour les personnes qui savent le grec. Livre 2®. Physiologie. — M. Alphonse de Candolle nous paraît avoir réussi à exposer clairement l'émanation aqueuse des feuil- les , et en général les fonctions de ces organes (p. 268 à 272) sur lesquelles les observations de Pvl. Ad. Brongniart ont jeté un grand jour. Il y a joint des réflexions sur l'action générale des végétaux dans la nature. Livre 3. Méthodologie. Partie i^® Taxonomie. — Plusieurs chapitres de cette partie contiennentdes vues nouvelles. Dans le chapitre 5 (p. 4^^) 5 il ^ établi le rapport intime qui existe entre la définition, la classification des organes et leur degré d'impor- tance. Il a été conduit par la stricte logique à considérer l'em- bryon autrement qu'on ne le fait ordinairement en taxonomie, non pas comme un organe de la plante , mais comme une jeune plante. Les spores des Cryptogames sont des embryons ( p. 219, Soi ), Dans l'article 2^ ( p. 49 1 )» l'auteur a proposé plusieurs ma^ Diçrçs dç Juger de rimportauçe des organes, Ordin?iireroent ow A. DE CANDOLLE. » — lutroductioTi à Vètucle de la Botanique, io3 se borne à comparer les fonctions et le degré de généralité. M. Alph. de Candolle (p. h'i[\) cherche à donner, par des chif- fres et par un mode analogue à celui que l'on emploie en statis- tique , le moyen d'apprécier la valeur des caractères et consé- quemment celle des divers degrés d'association des végétaux. En multipliant les points de vue de cette espèce, on arrive à des subordinations d'organes, qui sont confirmées par la similitude des résultats. Partie 2^ Glossologie. — L'auteur donne en tête du second volume, les règles universelles de nomenclature et de termi- nologie. Partie 3^. Phyto graphie. — Cette partie est plus développée, qu'on ne la trouve ordinairement dans les livres élémentaires. Nous citerons particulièrement sous ce rapport, les chapitres qui traitent des Flores, des Herbiers, des collections et biblio- thèques botaniques. Partie 4^- Revue des familles naturelles. — Les familles natu- relles se touchent les unes les autres, par tant de côtésdifférens, qu'un ordre linéaire quelconque ne peut représenter les véri- tables affinités de ces familles. Mais comme on ne peut pas admettre d'autre ordre dans la forme de nos livres , l'auteur n'avait pas de meilleurs guides à suivre que le Prodromus de M. de Candolle père, jusqu'au point où cet ouvrage est arrivé, et par la fin, l'immortel ouvrage de M. R. Brown {Prod.fi, noi>œ Hollandiœ). Livre l\. Géographie botanique. — Le chapitre 4 est le résumé des travaux spéciaux encore inédits , et des ouvrages les plus estimés sur cette matière, notamment de MM. de Humboldt, de Candolle, Schouw et Meyer. Le Hvres 5^, 6% et 7®, traitent de l'histoire des végétaux fossiles, de la botanique médicale et de l'histoire de la botani- que. A la fin de l'ouvrage (p. 388) , l'auteur indique en quoi la loi de symétrie sur laquelle reposent les principaux écrits taxo« lîQmitjues de M, de Candolle père, est supérieuye à la \m 4% lo4 sPAcrr. — Histoire des végétaux phanérogames. métamorphoses. Celles-ci modifient la symétrie naturelle des organes, comme le font les doublemens, les soudures et les avortemens. Le principe de la symétrie des êtres organisés domine aujourd'hui toute l'histoire naturelle. La retenue que l'on remarque dans le développement de ce principe est louable dans l'ouvrage du fils de celui qui peut à juste titre, en être con- sidéré comme l'inventeur. Les planches exécutées avec soin, représentent principalement les organes microscopiques et internes , qui nécessitent le travail de la dissection et de l'analyse. G. Histoire naturelle des végétaux phanérogames s t. ii. Par M. Spach. (In-8° de 54o pages, accompagné de planches. Paris ^ i854. Chez Rorct. Prix ; 4 fr. le texte : 3 fr. la livr. de planch. fig. noii-es ; 6 fr. fîg. color.) Le second volume des plantes phanérogames faisant partie des suites à Bujfon , que publie M. Roret , n a pas tardé à paraî- tre depuis que nous avons annoncé le premier (V. Ann. des se. nat. deuxième série, t. I,p. i83). Comme nous avons tracé dans le précédent article le plan de l'ouvrage et que nous avons indi- qué le mérite de son exécution, nous lie reviendrons pas sur ce sujet, et nous nous bornerons à extraire de ce volume les tra- vaux particuliers de l'auteur qui agrandissent le domaine de la botanique proprement dite. Mais avant de procéder à cet ex- trait , nous allons donner la liste des familles renfermées dans le volume que M. Spach livre au public. Ce sont les Rosacées , Pomacées , Juglandées, Cassuviées de R. Brown (comprenant les Térébintacées de Runth, ou les tribus des Anacardiées, Su- machinées et Spondiacées de de Candolle)_, Amjridées, Auran- tlacées , Zygophj liées ^ Rutacées^ Diosmées , Zanthoxjlées , Simaroubées, Ochnacées, Staphjléacées ^ Hippocratéacées , Ce- las trinées, Pittosporées , Aquifoliacées ^ Rhamnées, Bruniacées j Euphorbiacées ^ et Stackhousées, Spach. — Histoire des végétaux phanérogames. i o5 M. Spach a mis un soin particulier à décrire cette foule de Po- macées qui se cultivent dans tous les jardins comme arbustes d'agrément et dont un grand nombre n'étaient que fort incom- plètement connues. Les fruits des espèces nouvelles , ou faciles à confondre entre elles , ainsi que d'autres détails organogra- phiques sont figurés sur les planches 8, 9, et lo , de la première livraison de l'ouvrage. Nous allons signaler à nos lecteurs les espèces nouvelles que renferme, ce travail, ainsi que quelques modifications ou rectifications que l'auteur a cru nécessaire de faire aux caractères générique.s. M. Spach comprend dans son genre Mespilus , les Mespilus et les Cratœgus de MM. Lindley et Seringe ; les caractères dis- tinctifs attribués par ces botanistes aux Mespilus y se retrouvant d'une manière plus ou moins apparente dans la plupart^des Cra- tœgus des mêmes auteurs. Le Mespilus Smithii Sef ing. in De Cand. Prodrom. (^M.grandi- flora Smith ^ Exot. Bot. ) est identique avec le Cratœgus lohala Bosc, et c'est par double emploi que M. Seringe reproduit ce nom dans le Prodrome. Mespilus Loddigesiana Spach (JM. stipulacea Desfont. Hort, Par. — Cratœgus stipulacea Lodd. Cat. ). Espèce voisine du pré- cédent , mais très distincte. Mespilus Fontanesiana Spach (^M, Crus-Galli Desfont. Hort. Par. — M. glandulosa Bosc. non Willd. — M. elliptica Guimp. et Hayn. Fremd. Holz. tab. i44). Mespilus Bosciana Spach. (M badiata Bosc; in Hort.). Le Mespilus purpurea Poir. est identique avec le Cratœgus sangainea Pâli. Le Mespilus orientalis Marsch. Bieb. ne diffère pas du Mes- pilus odoratissima Andr. Bot. Rep. tab. 690. Le Mespilus Azarolus De Cand. Flor. Franc, n'est point le vrai Mespilus Azarolus^ mais bien le Mespilus Arorda Willd. • M. Spach divise le genre Cotoneaster en deux sections : la pre- mière, caractérisée par des fleurs pentagynes et des feuilles crénelées, est constituée par le Mespilus pyracantha Linn. La section deuxième diffère de l'autre, par des fleurs 2- ou 3-gynes io6 SPAOH. •— Histoire des végétaux phanérogames, et des feuilles entières; mais, outre les espèces déjà connues, M. S^2ich. y à.é,cYÏl\Q Mespilus racemiJïora'DQsîonX. sous le nom de GOTONEASTER FONTANESII. Parmi les Amelanchier^ M. Spach fait connaître une nouvelle espèce américaine, Amelanchier intermedia. Le genre Aronia de l'auteur correspond à la section vu (Ade^ norhachis) des Pjrus de M. Seringe. Il renferme neuf espèces, dont plusieurs furent décrites par M. Lindley, postérieurement à la publication du second volume du Prodrome de M. de Gan- dolle. L'Aronia dewsiflora ( Cratœgus arbutifolia Desfont. Hort. Par. — Pyriis alpina Willd. Enum.), et I'Aronia gla- BRESCENS sont nouvcaux. M. Spach rapporte aussi aux Aronia le Pjrus spuriay^S}^ài. (Lindl. Bot. Reg. tab. 1796), que M. Se- ringe classe dans sa section vi [Sorbus) des Pyrus. Le Sorbus domestica constitue pour l'auteur le genre Gor- MUS, lequel diffère des vrais Sorbus par ses dents calicinales recourbées après la floraison et non dressées ni charnues , par ses styles géniculés, fortement laineux jusqu'au sommet, et enfin par ses larges graines aplaties. Le genre Cratœgus se compose des troisième, quatrième et cinquième sections des Pyrus de M. Seringe {^Aria^ Torniinaria et Chamœînespilas). M. Spach y admet dix espèces, savoir : le Cratœgus scajidica'WsihXenh. {Pyrus Aria Willd. Enum. — Guimp. et Hayne Deutsch. Holz. tab. 79); le C. ArialÀxiXi. {Pyrus edulis Willd. Enum. — Guimp. et Haye. Fremd. Holz. tab. 80 : Loisel. in Duham. tab. 34). Le Cratœgus latifolia Poir. est le torniinalis Linn. et le Chamœmespilus Linn. Les G. flabellifolia {Pyrus edulis Wats. Dendr. Brit. tab 629 non Willd. — Cratœgus corjm- bosa Desfont. Hort. Par.), gr.ïca {Pjrus Aria Sibth. et Smith, rlor. Grœc. tab. 479)5 oiiTVSA.TA{Pyrus Aria rotondifolia Horticul.)^ cuspiDATA {Sorbus V es titaljoàà. Gat.) , et Pseud-ar[\ sont propres à l'auteur. Le Cratœgus Pseud-Aria, qui croît sur les collines ca - caires de la Gôte-d'Or, constitue avec le Cratœgus Chamœmes- pilus Jacq. une section très caractérisée par ses cimes presque pyramidales, ses feuilles à côte visiblement glanduleuses en des» sus com me dans les Aronia (Admorhachi^ Sering. )^ ses pétales spACH. — Histoire des végétaux phanérogames, 107 étroits, longuement onguiculés, concaves , dressés de même que les dents calicinales et les sépales. M. Spach nous écrit, que de- puis la publication de son travail , il avait eu l'occasion d'obser- ver une troisième espèce de la même section , le Pyhus Hostii , Jacq. fil., indigène dans les Alpes d'Autriche^ et qui tient le rai- lieu entre les deux espèces que nous venons de signaler; ses fleurs sont roses et petites comme celles du C. Chamœmespilus^ tandis que ses feuilles, recouvertes en dessous d'un duvet blanc très serré, ressemblent beaucoup à celles du C. Aria. L'auteur limite ses Pjrus aux espèces de la section première {Fyrophoruiri) des Pjrw.y de M. Seringe; il modifie considéra- blement le caractère de ce genre, parce que les vrais poiriers sont même loin d'avoir tous les fruits pyriformes ou turbines, et qu'en outre le Pjrus Polheria Linn. ainsi que le Pyrus malifo- LiA Spach, ont leurs styles soudés jusqu'au milieu et fortement laineux absolument comme certains Pommiers. Nous devons encore signaler comme espèces nouvelles les Pyrus oelowgifo- LiA. et CANESGENS. Le Pjriis cunelfolia Gusson. le. Plant, tab. 3g, et le Pjrus niifallslÀnàL in Bot. Reg. tab. 1 484 sont rapportés au Pyrus amygdaliformis Vili. Le Pyrus Michauxii Bosc. espèce fort voisine du Pyrus sahifolia De Cand. est originaire de Perse, et non de l'Amérique septentrionale. Le genre ilf(a/«.y correspond à la section deuxième des Pyrus du Prodrome; son caractère essentiel consiste en ce que les filets des étamines sont connivens inférieu rement et cachent une partie des styles, au lieu de diverger en rayonnant dès la base, comme dans les genres voisins. Les caractères fondés par plusieurs au- teurs sur la soudure des styles et la forme des fruits, sont loin d'être généraux; certaines espèces offrant des styles libres dès la base , et d'autres des fruits pyriformes, atténués vers le pédon- cule. M. Spach décrit onze espèces de Malus ^ réparties en quatre sections. La section première , qui comprend les Malus spectabills, M. sempervirens , et M. coronaria Desfont., dif- fère des suivantes par son calice à tube turbiné , et à segmens non réfléchis pendant la floraison, connivens après Fanthèse; le fruit n'est point ombiUqné à la base? et le plus souvent pyri- forme, ï^a section cleuxième est constituée par le Mdus hetero^ io8 SPACH. — Histoire des végétaux phanérogames. phjlla Spach, qui diffère des trois précéderis par son calice co- tonneux à limbe réfléchi pendant la floraison. La section troi- sième renferme \qs Malus par adi.siaca lAnn.,communisldeQdiï\à., dioica Lois., acerba Mérat, Fontanesiana Spach. (M. hybrida Desfont. Hort. Par. non Loisel. in Duham. ), ei prunifoliaV^ïWà. {M. hybrida Loisel. in Duham. éd. nov. vol. 6, tab. 4^, fig. i. — Jaume Saint- Hilaire Flor. et Pom. tab. io3). Ces six espèces offrent pour caractère collectif un calice à tube calicinal ovoïde ou subglobuleux; un limbô calicinal persistant réfléchi pendant l'anthèse , non redressé après la floraison , des styles souvent soudés par leur moitié inférieure ; enfin des fruits ombi- liqués aux deux bouts. La section IV, très caractérisée par son limbe calicinal qui tombe presque en même temps que la corolle ne renferme que deux espèces : le M cerasi/era S\ydch[M. baccata Lois, in Duham. éd. nov. v. b, tab. 43, fig. 2. — Jaume Saint- Hil. Flor. et Pom. tab. io4. — Vfats. Deudr. Brit. tab. 5i — M. prumfolia Desfont, non Willd. , et le baccata Desfont, non Loisel. nec Wats. — Pyrus baccata Linn. — Pallas, Flor. Ross. tab. lo — Guimp. et Hayn. Fremd. Holz. tab. 126. — Jaume Saint-Hil. Flor. et Pom. tab. 106. — Pj' rus microcarpà Wendl.) Les nombreuses espèces de Gélasîrinées de Rhamnées, d'Aqui- foliacées , de Rhus, etc. , cultivées dans les jardins et les serres, sont toutes passées en revue, et la plupart ont été décrites avec soin d'après nature. Le genre Ceanodius offre trois espèces propres à l'auteur, savoir: C. Baumanianus ^ Deliliajuts , ei glaber. Ce dernier est très commun dans les jardins , sous le nom de Ceanothus aine- ricànus. Les innombrables variétés du genre Citrus sont expo- sées d'après l'ouvrage de MM. Risso et Poiteau. nooKER. — ' Klom horea-Uamericana. 109 Flor/ iîoreali-american,\. or the hotany of the northern parts of British America. — Flore boréale-américaine, ou Botanique des parties septentrionales de l'Amérique anglaise, par W. Jacks. Hooker. Livraisons ni-vii, i83i~i834. Les livraisons i et 2 de cet important ouvrage ont déjà été analysées avec détail dans le Bulletin des Sciences naturelles et dans les Archives de Botanique; aussi ne reviendrons-nous pas sur leur contenu et nous bornerons-nous, pour les livraisons que nous annonçons ici, à indiquer brièvement les sujets qui y sont traités, le point où l'ouvrage est arrivé, et les nouveautés les plus importantes pour la science qui s'y trouvent comprises. Cette Flore , d'après sa définition même , comprend le Canada, le Labrador et Terre-Neuve , les bords de la baie d'Hudson et toute la région au nord des États-Unis , c'est-à-dire du 58o lat. jusqu'aux îles découvertes par Parry ; enfin la côte nord-ouest depuis la rivière Columbia jusqu'au détroit de Beering. De nom- breux matériaux sur la botanique de ces contrées ont été four- nis à M. Hooker par les voyages de Menzies, de Parry, de Franc- Idin , de Drummond et de Douglas. Les livraisons 3, 4 ^t 5 con- tiennent la suite des Polypétales , la 6^ les Rubiacées et les Com- posées; la ^^ ^ qui vient de paraître, et qui commence le deuxième volume, comprend la fin des Composées et les Cam- panulacées, Yacciniées, Ericées et Monotropées. Parmi les Polypétales, les familles dominantes sont, comme dans le nord de l'ancien continent, les Renonculace'es, les Crucifères, les Caryophyllées , les Légumineuses, les Rosa- cées et les Umbellifères, auxquelles on peut encore ajouter quelques familles peu nombreuses en Europe, qui acquièrent en Amérique un beaucoup plus grand nombre d'espèces : telles sont les Onagraires(4'^), les Grossulariées(2 2) et les Saxi- fragées (64). Une grande partie des espèces décrites par M. Hooker se trouvaient déjà indiquées dans les Flores de l'Amérique septen- triorïide de Michaux, de Fur^h, et dca auleuvs pluç^ récens^ qu I lo HOOKER, — Flora boreali-americana. décrites dans les appendices des voyages de Parry et de Franc- klin, ou enfin avaient été cultivées dans les jardins anglais par suite des envois de graines faits par Douglas, et figurées dans les journaux d'horticulture de Londres ; mais indépendamment de l'utilité qui résulte de la comparaison de toutes ces espèces souvent décrites isolément, d'une synonymie plus complète et de bonnes figures pour beaucoup d'espèces qui n'avaient pas encore été représentées , on trouve en outre dans cette Flore un nombre assez considérable d'espèces complètement inédites, et l'ensemble de cette végétation boréale de l'Amérique ainsi étu- diée comparativement et d'après des matériaux nombreux, four- nira des documens très importans pour la géographie botanique. Un seul genre parmi les familles Polypétales qui nous occu- pent, est signalé comme nouveau par M. Hooker, sous le nom de Erïogynïa^ et placé par lui dans la famille des Saxifragées; mais il paraît qu'à l'époque où le cahier qui le renferme a paru (i832), et même depuis, M. Hooker n'avait pas connaissance d'un mémoire publié par le professeur Bongard, parmi ceux de l'académie de Saint-Pétersbourg en 1 83 1, sur la Flore de l'ile Sichta sur la côte nord-ouest de l'Amérique, où ce même genre est également décrit et figuré sous le nom de Lutkea, et placé , nous croyons, avec plus de justesse parmi les Rosacées de la tribu desSpiréacées. L'espèce même qui sert de type à ce genre, X^Lut^ kea sibbaldioides , ne nous paraît pas différer spécifiquement de VEriogynia pectinata de Hooker. Quant au synonyme Saxifraga pectinata de Pursh, nous n'en doutons nullement, puisque M. Hooker a fondé son genre sur les échantillons deMenzies qui avaient servi à Pursh pour établir son espèce ; mais la descrip- tion de ce dernier auteur est si incomplète, qu'il fallait cet exa^ men pour pouvoir fixer ce point de synonymie. Les Caprifoliacées, Rubiacées et Valérianées ne présentent qu'un petit nombre d'espèces nouvelles , mais plusieurs faits de géographie botanique assez curieux, qui du reste se représentent dans diverses autres familles : telle est la présence du Fiscwn Oxycedri ou. Jixeuthobium Oxjcedri Bieberst.(Hook. Flor.bor. am. pi. 99) dans les parties occidentales de l'Amérique du Nord et dans l'Europe méridionale et le Caucase ; telle est encore Té-» HOOKER. ^— Blova horeaîi-americana. \ 1 1 tendue d'habitation du Lînnœa borealis dans toute l'Amérique septentrionale comme dans l'Europe et l'Asie boréale. Les Composées constituent, dans ces régions boréales comme dans la plus grande partie du globe, la famille dominante; mais les tribus et les genres les plus nombreux en espèces ne sont plus les mêmes que dans d'autres contre'es, qu'en Europe ou dans d'autres parties de l'Amérique par exemple. Ici les As- térées seules, c'est-à-dire les genres Aster, Solidago , Erigeron et quelques autres qu'on en a démembrés, forment près de la moitié des espèces de la famille, environ 120 espèces. Après viennent les Hélianthées , parmi lesquelles le genre Artemisia domine (22 espèces), tandis que les Lactucées, et surtout les Cynarocéphales, sont infiniment moins nombreuses. Beaucoup des genres nouvellement établis par les auteurs ont été adoptés par M.Hooker, qui a suivi généralement la méthode de Lessing. Il a ajouté à ceux-ci les genres nouveaux suivans : PYRROC0MA(£'M/)atorieœ). Pappus uniserialis, flore longior,fulvus, scaLer. Co' rolla, limbo a tubo nondistincto. ïnvolucrum multiseriale, laxum ; l'oliolis interio- ribus membranaceis integerrimis : exterionbus foliaceis spinuloso-dentatis. — Herba foliis altérais, coriaccis , subspinoso-dentatis punctato-pcUucidis. Capitu- lum terminale solitarium, inyolucris imbricatis. Une seule espèce qui a le port et l'aspect général du CartLame et qui a été re- cueillie sur la côte N.-O. par Douglas. Blepharopappus {Senecionideœ-Helenieœ Less.). Kadius pauciflorus fœmi- neusjcorollislato-cuneatis profuudc trifidis. Palesepappi sub-8,lineari-acurainaî3e, fîmbriato-ciliatae. Rachis bracteolata. — Herbœ annuac^ ramosae; foliis altérais li- nearibus integris; capitulis tcrminaîibus solitariis, radio albo; involucri herais- pLaerici foliolis uui.serialibus sequalibus oblongis seu ellipticis; acheniis pilosis. M. Hooker en décrit deux espèces rapportées par Douglas des plaines sablon- neuses des bords de la rivière Cokimbia. PiCRADENiA [Senecionideœ-Helenieœ Less.) Radius 8-io-florus, fœmineus, corollis obovato-obîongis grosse tridentatis. Paleae pappi &-j subimbricatae, ova- tae, acutissimœ, nudse. Acheninm villosum. Rachis conica nuda. — Herba , ra- diée crassa percnni ; foliis altérais lincari-fiîiformibus, rigidis, pinnatifîdis, glan- duloso-punctatis, punctis pellucidis; capitulis terminalibus unicoloribus flavis; corollis disci praecipue glandulis valde amaris tectisj involucri subliœmisphaerici foliolis imbricatis^ cxternis basi coadunatis. Une seule espèce des bords de la Saskatcîiawan , rapportée par le docteur Richardson, 112 HOOKER. — Flora horeali-americana. Le genre ^i'^er déjà si nombreux est encore enrichi de plu- sieurs espèces nouvelles décrites par M. Lindley , qui en portent le nombre à 46 pour cette partie seule de l'Amérique, sans compter 11 espèces qui sont comprises dans des genres séparés récemment des^^; rigida, se- "^- rotina, pungens. ^bies balsamea j taxifoliaf canadensinj nigra, ruhra, aïba. Larix pendula j microcarpa. Thuja occidentalis , sphœroidea. Juniper us virginianaj Sabina. Taxas canadensis. Quercus 25 ST^.Fagus sylpatica , ferruginea. Castanea americanaj pumila. Ostrya virginica. Carpinus americana. Corylus americanaj rostrata. Alnus glutinosa, crispa, serrulata. Betula nigra , papyracea. Salix zrj sp. Populus balsamiferaj monilifera. Myrica cerijera et pi. Platanus ociden- ialis. Léiquidanibar styraciflua. Juglans nigra , cinerea et pi. Ulmus americana et pi. Nyssa aquatica. Fraxinus alba, nigra et pi. Ornus americana. Ribes floridumj aureum et pi, J^accinium 20 sp. Andromeda 18 sp. Kalmia latifolia, angustifoUa j glauca. Azalea viscosa^ nitiday glauca, nudiflora, et pi. Rhododendron maximum. Cornus jlorida, alba, candenasis et pi. Hamamelis pijginica. Spirœa salicifolia j chamœdrifoUa ^ opulifoUa^ hypericifolia et pi. GiUenia triJoUata. Cratœgus sp. Cerasas pumila , nigra et pi. Purshia iridentata. Rubu s 20 sp. Pyrus sp. Robinia pseudacacia , hispida. Gymnocladus canaden- sis. Rhus typhina _, glabra , venenaia , Toxicodendron et pi. Ptelea iri- foliata. Ceanothus americana et pi. Rhamnus alnifolius et pi. Ilex opaca , et pi. Evonymus americanusj atropurpureus. Staphylea trifo- liata. Ampélopsis hederacea. Acer rubrum, dasycarpum, saccharinum, striatum. Negundo fraxinifolium. ZcintJioxylum fraxineum, tricarpum. Tilia glabra , pubescens. Liriodendron tuUpifera. Dans les portions septentrionales (jusqu'à 50-55" lat. sept.), point de culture; dans la partie méridionale , les mêmes plantes cultivées que dans le n" ÏI. La culture du Mais plus abondante. V. Région des Magnolia: (Région méridionale de l'Amérique du Nord. — Région de Pursh. ) L'Amérique du nord entre les 36-3o^^ lat. sept. Température moyenne: + 11^ -\- 18^ Caractère. — Quelques rapprocheînens avec la végétation des tropiques. Cannées {Canna. ThaUa).Vd\ïmeTS (Chamœrops). Yucca. Cycadées (Zamia). l^aarus. Ipomœa. Blgnonia. Ascle^ scHouw. — ' Géographie des Plantes. î2^ pîas. Cactées (Mammillaria * Opuntia), Rhexia» Passifiora. Cassia. Sapindus, Peu de Labiées, de Cariophyllées,d'Ombellifères, de Crucifè- res, de Chicoracées, de Géraniées; peu d'espèces des genres Aster et Solidago. Arbres à feuilles larges luisantes et à grandes fleurs. Magnolia. Liriodendwn. llUcium. ^shnina. Ditmœa. Pai^ia. Amorpha. Qleditschia. Bapti&ia. Petalo sternum. CalycantJius, Oenothera. Claytonia. Rudbeckia. Liatris. Sjlphium. Kalmia. Houstonia. Frasera. Halesia. Dodecatheon. Arbres et arbrisseaux les plus abondans : Magnolia grandiflora , glauca , et pi. Illicium floridanum et parvi- jloruin. Liriodendron tulipifera. jLsimina sp. Papia flaça , macro- stachya , et pi. amorpha fruticosa j et pi. Gleditschia triacanthos _, et pi. Robinia viscosa. Cassia Tora , marilandica j et pi. Acacia glan- dulosa. Calycanthus Jloridus , et pi. Kalmia hirsuta_, cuneata. Opuntia vulgaris j fragilis j missouriensis. Halesia tetraptera, diptera. Laurus catesbeyana, caroliniensis j Bcnzoin , Sassafras, et pi. Juglans fraxl- nifolia. Carya aquatica j myristicifcrmis. Liquidambar styracijlua. Carpinus americana. Castanea americana, pumila. Platanus occi- denlalis. Quercus 25 sp. Sc.hubertia disticha. Pinus tœda j paliistris. Zamia integrifolia. Yucca gloriosaj aleifolia j et pi. Chamœrops Hystrix j Palmetto , serrulata. Culture. A-peu- près les mêmes faits que dans la région n° III, à l'exception de l'olivier. La culture du riz plus étendue. — Dans les parties méridionales, quelques plantes des tropiques, sur- tout la Canne à sucre ( Saccharum qfficinarum). VI. Région des Camellia et des Cflastrinées. ( Région chinoise et japonaise. — Région de Ksempfer. ) Le Japon et le nord de la Chine ; 3o-4oo lat. sep. Température moyenne : + io° = -i- i6°. Caractère. — Magnolia. Nandina. Eurya. Camellia. Thea. Ce- lastrus. Ilex. Ei^onjmus. Bumalda» Hopenia. Kerria. Spirœa. Gonocarpus. Lagerstrœmia. Aucuba. Bladhia. Dorœna, Elœa^- nus. Polygonum. PoUia. ii44 scHouw. — Géographie des Plantes. Arbres et arbrisseaux les plus remarquables : Rhapis JlabelUformis. Pinus sp. 7'axus nuciferaj veriicillata\ Cupreosus Japonica, pendala. Juniperus virginiana. Thuja orientalis , dolahrala. Quercus glabra, glauca. Alnus japonica. Juglans nigra, Broussoneiia papyrifera. Daphne odora. Laurus glauca , lucida j umbellata j pedunculata. Olea fragans. Diospyros Kaki. Mespilus ja- ponica. Acer japonicuniy stptemlobatumi palmatum, et pi. Camellia japonica et Sasangua. Plantes cultivées : Riz [Oryza sativa). Froment (Triticumifulgare). Or^e {Hordeum bul- gare). Avoine [ Auena sativa). Sorgho [Sorghiim i>ulgare). Coracana, {Eleusine coracana). Sarrazin {Polygonum Fagopyrum). Sagoutier {Cycas revoluta). Chou Caraïbe^ {Caladium esculentum). Patates ( Convolvulus edulis ). Pommiers, Poiriers {Pyrus malus , communis , baccata j spectabilis). Coiguassier {Cydonia vulgaris). Pruaier (Prunus domestica). Cerisier (Cerasics vulgaris). Abricotier [Armeniaca i^ulgaris). Pécber {Persica vulgaris). Nefflier du Japon [Mespilus japonica). DifiFérentes sortes d'O- rangers [Citrus japonica, Decujnana^ Aurantium y nobilis, margarita, et pi.) Melon [Cucumis Melo). Thé ( Thea chinensis). Choux-raves [Brassica Râpa, orientalis). Radis (Raphanus sativus), sativus). Concombre [Cucumis sativus). Concombre. Courges. Pastèques [Cucurbita Pepo, Ciirullus). Anis [Pimpinella Anisum). Anis étoile [Illi- cium anisatum). Pois velus [Soja hispida). Haricots [Phaseolus vul- garis, radiatus). Pois [Pisum sativum). Fèves [Faba vulgaris). Sola- num athiopicum. Sésame [Sesamum orientale). Chanvre [Cannabis sativa). Mûrier à papier (^Broussonetia papyrifera). Coton annuel [Gossypium herbaceum). VII. RÉGION DES SCITAMINÉES. (Région indienne. — Région de Roxburgh. ) Les deux presqu'îles del'Iude jusqu'à une élévation de4-5ooo pieds Ceylan. Température moyenne : + i5° = 4-22" Caractère. — Les familles tropicales paraissent ou deviennent plus nombreuses. Palmiers. Cycadées. Scitaminées. Aroidées. Artocarpées. Urticées. Euphorbiacées. Laurinées. Gonvolvu- scHOuw. - — Géographie des Plantes. laS lacées. Bignoniacées. Apocynées. Rubiacées. Légumineuses. Téré- binthacées. Méliacées. Guttifères. Sapindacées. Buttnériacées. Malvacées. Les familles non tropicales disparaissent ou se montrent plus rarement. Cypéracées. Conifères. Amentacées. Labiées. Boragi- nées. Synanthérées. Rosacées. Cariophyllées. Cistinées. Cruci- fères. Renon enlacées. Les genres les plus caractéristiques sont : Uvaria. Grewia.Eriolœna . Garcinia.Buchanania. Crotalaria, Flemmingia. Butea. Carponopogon. Jambosa. Gratiola, Tectona, Holmskioldia. Ficus. Phjtocrene. Calamus, Les arbres ne perdent pas leurs feuilles. Le nombre de végé- taux ligneux est plus grand qu'il n'est hors de tropiques. Des fleurs grandes et magnifiques; beaucoup de plantes grimpantes et de plantes parasites. Plantes arborescentes les plus abondantes : Dillenia ornata , scabrtlla. Uvaria s^. Miche lia Champaca et pi. Sombax insignis et pi. Sterculia sp. Astrapœa TVallichii. Elœocav />Mssp. Calophyllums^. Garcinias^. Sapindus s^.Swieteniafebrifuga. Cissus sp. Aquilaria mallaccensis. Semecarpus Anacardium. Mela- norrhea usitata. Mimosa sp. Acacia si^. Amherstia nobilis.Pterocarpus sautalinus. Cassia flstula. Jambosa sp. Gardénia sp. Nauclea sp. Uncaria Gambir. Diospyros Ebenum et plur. Urceola elastica. Bignonia sp. Apicennia tomentosa. Tectona grandis. Hamiltonia. Laurus Cassia, Cinnamomum, Malabairum. Tetranthera sp. Myrisiica sp. Hernandia sonora. JPicus religiosa , indica , elastica , benjamina et aiiae multse. Cycas revoluta. Borassus. Cocos nucifera. Elate sylpestris. MeLroxylçn Sagus. Calamus Rotang, rudentum, Draco et pi. Areca Catechu. Ta- liera bengalensis. Dracœna draco. Pandanus odoratissimus. Flagel" . laria indica. Bambusa arundinacea. Plantes cultivées: Riz [Oryza sativa). Panicum frumentaceum. Eleusine Coracana. Sorgho ( Sorghum sp. ) {Cycas circinalis). Igname {Dioscorea alata). Pistache de terre {Arachis hypogœa). Cocotier (Cocos nucifera). Tamarin [T'amarindus indica). Manguier {Mangifera indica). Mangostan {Garcinia Mangostana). Bananier {Musa paradisiaca , sapienlum). Jambosa vuîgarisf malaccensis. Goyavier {Psidium pomiferum). ia6 SCHO0W. — Géogmphiô des Plantes. Plusieurs Orangers (Citrus Aurautium , JDecumana et pi J Pastèques - . {Cucurbita Citrullus). Canne à sucre {Saccharum officinarum). Café [Coffea arabica). Girofle {Caryophyllus aromaticus). Poivriers {Piper longurrij nigrurrij Bétel , Cubehà). Gingembre {Zingiber officinale). Cardamome [Alpinia Cardamomum). Cnrciimâ {Curcuma longa). Pois velus {Soja hispida). Haricots {Phaseolus sp.) Dolics (Doli- chos sp.) Coton annuel {Gossypium herbaceum). Indigo ( Indigofera tinctoria, Anil). "Vlli. RÉGION EMODIENNE. (l) (Région de Wallich. ) Les parties élevées des Indes, ou les terrasses avancées des monts Himalaya, Kamoon, Népal, Boiitan , qui sont exposées au midi. 4000-10,000 1. Température moyenne: + 15°=: + 2° R. Caractère. — Les formes tropicales disparaissent ou s'abaissent. Palmiers. Cycadées. Scitaminées. Euphorbiacées. Solanées. Con- volvulacées. Apocynées. Térébintfaacées. Légumineuses. Malva- cées. Anonacées. Les formes extra-tropicales, notamment les formes européen- nes paraissent ou deviennent plus abondantes que dans le no VIL > Ainsi : Cypéracées. Amentacées. Conifères. Polygonées.fi^M/Tzea;^ Polygonum y B.heum). Primulacées {Primula , Lysimachia). Labiées. Ericinées [Rhododendrum , Andromeda). Chicoracées. Ombellifères. Rosacées {Potentilla, Rubus, Rosa, Pyrus^ Mes- ■pîlusy Prunus). Acérinées. Cariophyllées (Stellaria, Cerastium, Arenaria). Crucifères. Renonculacées (Aconitumj Ranunculus, Thalictrum), Les Fougères et les Orchidées sont très nombreuses. Aux formes caractéristiques appartiennent encore : Allium. Paris. Plnn- tas-o. Veronica.RUnanthus. Pedicularis. Didymocarpus. Gen- (i) Les formes caraciérisilques n'étant pas encore assez connues , l'auteur a donné provisoi- remeul un uoni géographique à cette région. scHOtJW. •— Géographie des Plantes. \i*j tiana. Swertia. Campanula. yaleriana, Qalium» Cornus. Vi- hurnum. Les arbres et arbrisseaux les plus importai! s sont : Pinus excelsa. Abies Smithiana, Brunoniana. Cupressus torulosa^ f» Podocarpus latifolia. Juniperus squamata , recurua. Quercus spicata et pi. Corylusferox. JBetula utilis j nitida, alnoides. Alnus nepalensis, Salix disperma , cuspidata j japonica. Daphne cannabina , Gardneriy sericea, Bholua. Elaeagnus arbore a j conferta, umbellata. Hippophae salicifoUa. Fraxinus jloribanda. Ligustrum nepalense, hracteolatum. X-ylosteum ligustrinum. Caprifoliumjaponicum , macranthum. Cornus oblongUj capitata. T^iburnum fœtidum et pi. Andromeda formosa , ovalifolia et pi. Bhododendron arboreuni et pi. Hedera Hainla et pi. ILex dipyrena, odorata et i^\. Ribes Takare. Rosa macrophylla et pi. Neillia thyrsijlora. rubijlora ci pî. Pyrus Pashia. MespUus affinis^ Ciiila et pi. Prunus undulata, cerasoides. RJius Juglandifolium , fraxi- nifoUum et pi. Rhamnus sp. Celasirus sp. Ei^onymus sp. Acer acumi- natum , oblongum. Doblnœa vulgaris. Berberis asiatica , Wallichiàna, Miccia. Végétaux cultivés : les grains et les fruits de l'Europe; dans les parties basses quelques végétaux ^es tropiques. — Riz de montagne. i""^ Obs. Les parties les plus élevées de l'Himalaya constituent peut-être une région particulière ou peut-être aussi une partie de la région Arctique alpine. Les formes alpines y sont domi- nantes. 2® Obs. Les autres grandes montagnes et les plaines élevées de l'Asie centrale, nous sont actuellement inconnues sous le rapport de leur végétation. 3® Obs. La Cochinchine et le sud de la Chine, n'ont pas été suf- fisamment parcourus. Les formes de ces contrées constituent le passage de la Flore j japonaise à la Flore des Indes; ces pays for- meront des provinces de ces deux régions, ou deviendront eux- mêmes chacun une région spéciale. 1 28 scHouw. — Géographie des Plantes. IX. RÉGION POLYNÉSIENNE. ( Région de Reinwardt. ) Les îles situées entre les Indes et la Nouvelle-Hollande, jusqbvà une élévation au-dessus de la mer de 5ooo pieds. Température moyenne: + i5' = + 28° Caractère. — Analogue à celui de la région indienne. La plus grande différence consiste en un plus grand nombre d'Orchi- dées (principalement des Orchidées parasites qui se montrent ici sous un grand nombre de formes particulières), de Fougères et de Figuiers. Un rapprochement très marqué des formes de la Nou- velle-Hollande : Melaleuca. Metrosideros. Proteacées (Heliophyl- lum. ) On doit également rapporter aux formes caractéristiques: Liicualia. Lodoicea. Rajlesia. Briigmansia. Stemonurus. Ari" tiaris. Myristica. Nomaphila. Hydrophytum. Philagonia, Esen- beckia. Echinocarpus. ^romadendron. Arbres et arbrisseaux les plus abondans. Il y a des forets vier- ges formées principalement par des espèces de Ficus , des Lauri- nées , des Calamées , des Bignoniacées. Licualia speciosa. Lodoicea Sechellarum. Broussonetia papyrifera. Ariocarpus incisa. Antiaris toxicaria. Mjristica sp. Ardisia sp. Tec tona grandis. Strychnos Tieute. Diospyros sp. Barringtonia speciosoj excelsa, Philagonia procera. Cissus sp. Calophyllum Inophyllum. Elœocarpus sp. Esenbeckia aliissima. Echinocarpus Sigun. Végétaux cultivés. Les mêmes que dans la région des Indes; de plus : Arbre à pain {Artooarpus incisa). Maxnoc {Janipha Maniot). Inocarpus edulis. Muscadier {Myristica moschata). Camphrier {Laurus Camphora). Papayer {Carica Papaya). Coton en arbre {Gossypium arboreum^ çitifolium). Mûrier à papier {Broussonetia papyrifera). Chanvre {Cannabis sativa). scHOTJw. — Géographie des Plantes, 129 X. REGION SUPERIEURE DE JAVA. ( Région de Blume. ) Les régions les plus élevées (plus de 5ooo pieds au-dessus du niveau de la mer) de Java et probablement aussi des autres îles dont le sol est élevé. Caractère. — Cette région ressemble extrêmement à la région Emodienne et constitue peut-être avec elle une région unique. Les formes extra-tropicales viennent remplacer les formes des tropiques. Des forêts de Chênes au lieu de forêts de Figuiers. Plantago. Ljsimachia. P^eronica. Gentiana. Swertia. F'acci- nium. Gaultheria. Vireya. Tliïbaudia. Bellis, Galium. Sa- prosma. Arbres caractéristiques : Podocârpus amara , imhricata, latlfoUa , hracteata. Agathis hraw tldfolia. Qiiercus sp. 16. Myrica javanica. Castanea jauanica , ar- gentea et pi. LitJiocarpus Javensis. Engelhardtia spicata , rigida. Vi- hurnum s^. Samhucus Javanica. Hœmospermumarboreum, Mespilus sp. XI. Région océanique. ( Région de Chamisso. ) Les archipels de la mer du Sud, sous les tropiques. Température moyenne: + i8<^ = + 22°. Caractère. — Une flore pauvre et peu caractérisée; plus derap- prochemens avec l'Asie qu'avec l'Amérique; quelques points de contact avec celle de la Nouvelle-Hollande {Casuarina. Pro- téacées. Myoporum. Epacridées. Melaleuca. Des Acacia sans feudles). Schiedea. Aniholoma. Aporetica. Crossostylis. Cassia. Timonius. Kadua. Cyathostegia. Argophyllam. Melodinus. u4scarina. Arbres et arbrisseaux les plus remarquables : Dracœna terininalis. Tacca pinnatlfida. Pandanus odomtisdmusl Cocos nucifera. Coiypha umbracuUfem. Cupressus columnaris^ Ca^ 1 3o scHouw. — Géographie des Plantes. suarina equisetifoUa j nodijlora. Ficus sp. Artocarpus incisa. Aleu- rites trilohaj Embothrium strohilinum, Scœvola Kœnigii. F'acciniurn cereum. Lohelia arhorea et pi. Coffea Kaduana, MarinianU' Kadua Cookiana et pi. Rhizophora Mangie , gymnorhiza. Terminalia Catappa. JSarringtonia speciosa, Melaleuca virgata et pi. Osteomeles anthylli^ difolia. Cassia Sophera. Mimosa Mangium. Adenanthera scandens. Blackhiirnia pinnata. Calophyllum inophyUum. Clusia sessilis et pe- dicellata. Sapindus Saponaria. Dodoncea spathulaia, viscosa. Aporeiica pinnata, ternata. Grewia Malacocca. Sterculia BalangaSffœtida. Co/re- mersonia echinaia. Tetracera Euryandra Végétaux cultivés: L'Arbre à pain [Artocarpus incisa). Le Tare [Caladiurn esculentum sagittifolium). UArum macrorhizuni. Le Tacca pinnatifida. Le Con- volvulus chrysorhizus. L'Igname (Dioscorea alata). Le Cocotier {Cocos nucifera). Le Bananier [Musa jjaradisiaca). Ulnocarpus edulis. Le Sterculia Balanghas. Des espèces de Figuiers [Ficus aspera, grana- turri) , d'Orangers (Ci^rzf s decumana). ht Spondias dulcis . JjQ Mimu- sops dissecta. Le Terminalia glabra. Le Cratœva religiosa. UEugenia Tualaccensis. Le Dracœna terminalis. L'Ava [Piper methysiicum). Le Chou palmiste ( Areca oleracea ). Le Mûrier à papier ( Broussonetia papyrifera). XÎL RÉGION DES ARBRES A BAUME. ( Région de l'Arabie. — Région de Forskal. ) La partie montagneuse du sud-ouest de la presqu'île de l'A- rabie. Caractère. — Des formes tropicales , le plus généralement indiennes. Genres caractéristiques : Strœmia. Mœrua. Senra. Oncoba, Caucanthus, Qeruma. Balsamadendron. Cadia. Ory- gia. Simbuleta. Quelques points de contact avec la flore du sud de l'Afrique (Stapelia. Hœmanthus). Arbres et arbrisseaux les plus abondans : Pandanus odoratissimus. Ficus Sycomorus j salicifoUa , populifolia , Forskalii , palmata, serrata^ Sur, Toka. Auicennia tomentosa. Cy nanchum arboreum. Coffea arabica. Balsamodendron gileadense , Opobalsamum , Kataf, Kafal. Celastrus edulis, parpijlora. Sterculia platanifolia, Grewia populifolia' ^ Mcerua unijloraj racemosa. scHouw. -^ Géographie des Plantes. i3i Végétaux cultivés : Sorgho {Sorghums^.) Orge [Hordeum hexastichon). Maïs {ZeaMais). Colocase {Arum Colocasia). Dattier ( Phœnix daciylifera). Bananier {Musa paradisiaca). Cocotier [Cocos nucifera). Tamarin [Tamarintus indica). Figuier {Ficus Caricd). Papayer {Carica Papaya), Pêciîcr {Persica pulgaris). Abricotier {Armeniaca vulgaris). Prunier {Prunus domestica). Pommier {Pyrus Jfa/ws). Coignassier {Cy do nia vulgaris). Vigne {Vitis vinifera). Café [Coffea arabica). Canne à sucre {Sacc]ia~ runt offlcinarum). Gingembre {Zingiber officinale). Radis [Raphanus satipus). Epiuard {Spinacia oleracea). Courge {Ciâcurbiia Pepo). Dolic [Dolichos sp.) Coton en arbre {Gossypium arboreum).\ Indigo {Indigofera tinciorid). Observation. . — La Flore de la Perse n'est pas assez connue. XIII. RÉGION DES DÉSERTS. (Région de Delile. ) Le nord del'Afrique au sud de l'Atlas et de la mer Méditerranée entre le i5 = 3o**de latitude ; la partie septentrionale de l'Arabie. Température moyenne : -+- 18°;=+ 24°. Caractère. '— Une flore extrêmement pauvre. Point de familles ou de genres caractéristiques, mais les espèces suivantes: Pennisetum dichotomum. Phœnix dactylifera. Cucifera Thebaica. Euphorbia mauritanica. Aerua tomentosa. Acacia nilotica, arabica ^ gummifera, Sénégal. Cassia obopataj singueàna. Alhagi mdurorum. Mimosa Habbas. Zizyphus Palma chrisd. Zygophyllum simplex, album. Fagonià arabica^ Oudneyi. Il n'y a de culture que dans les oasis. Là ce sont principa- lement : Le Dattier {Phœnix dactylifera). Le Sorgho {Sorghum vulgare). Le Froment [Triticum vulgare). L'Orge {Hordeum pulgare). Quelques fruits du sud de l'Europe et des Indes. i32 scnouw. — Géographie des Plantes. XIV. RÉGION DE l'Afrique tropicale. [ ( Région d'Adanson. ) L'Afrique depuis le i5°lat. sept., jusqu'au tropique du capri- corue , en exceptant l'Abyssinieet les pays élevés vers le centre. (L'intérieur de l'Afrique et la côte Orientale sont très impar- faitement connus.) Température moyenne : -h i8= -H ^4** R. Caractère. — La flore n'est riche ni en espèces, ni en formes particulières. Les Légumineuses, les Rubiacées, les Cypéracées très abondantes; peu de Palmiers, de Fougères, de Scitaminées, de Pipéracées, de Passiflorées. Adansonia. Melhania. Christiania. Pentadesma. Napoleona, Parkia. Hoslandia. Thonningia. Arbres et arbrisseaux les plus remarquables : Anona senegalensis et pi. Cadahà farinosa. Cratœua Adansonii. Capparis ediilis. Pentadesma hiilyracea. Bomhax pentandruni j gui- neense. Adansonia digltata. Sterculia acuminata. Grewia carpini- folia. Acacia sp. Cassia occidentalisa Pterocarpus esculentus. Parkia af ricana. Chrysobalanus Icaco. Conocarpus puhescens. Fdiizophora sp. Psychotria sp. Bignonia tulipifera. Avicennia africana. Eiiphorbia sp. frutescentes. Ficus sp. Etais gidneensis. Raphia pinifera. Phce~ nix spinosa. Pandaniis Candelahrum.. Végétaux cultivés : Maïs(Zea Mais). Riz (Orysa saiipa). Sorglio (Sorghum pulgare, sac- charatitm). Gussul) {Panicum sp.) Igname. [Dioscorea alaîa , satipa). Manioc {Jatroplia Maniliot). Caladium esculenLum. Bananier {Musa sapienlum). Manguier {Mangifera indica). Papayer [Carica Papaya). Ananas [Brome lia Ananas). Elciis gaineensis. AnCtcardium occiden- tale. Ficus s\). Tamarin [Tamcirindus indica). Citrus sp. Café {Coffèa arabica). Canne à sucre {Saccharum officinarum, punclatum). Gin- gembre [Zingiber officinale). Cardamome [Amomum Cardamomum\ Graine de paradis [Amomum Granum paradisi). Espèces de Haricots et de Dolics (Phaseolus pulgxzris et pi. Dolichos oleraceus). Pistache de terre [Arackis Jijpogœa). S'olanum edule et pi. Coton [Gossypiuîn sp.) Tabac [Nicotiana sp.) Obser^^ation. — I^a Flore vlf^ FAbyssinie est inconnue, scHouw. ' — Géographie dés Plantes, i33 XV. RÉGION DES Cactus et des Pipéracées. (Région de Jacquio. ) Mexico et l'Amérique du sud, jusqu'à la rivière des Amazooes et jusqu'à une hauteur de 5,ooo pieds au-dessus du uiveau de la mer; o — 3o lat. sept. Température moyenne : + iÇt" r=. -{- 23o. Caractère. — Familles caractéristiques : Broméliacées. Pipé- racées. Passiflorées. Cactées. Beaucoup de familles tropicales. Enphorbiacées. Convolvulacées. Apocynées. Rubiacées. Familles tropicales qui se trouvent ici , en moins grande abondance que dans d'autres pays situés sous les tropiques : Fougères. Scilaminées. Orchidées. Myrtacées. Légumineuses. Térébinth'acées. Aurantiacées. Tiliacées. Malvacées. Des familles extra-tropicales apparaissent, ou deviennent plus abondantes : Labiées. Ericinées. Campanidacées. Composées. Ombellifères. Crassulacées. Rosacées. Cary ophy liées. Crucifères. Renonculacées. Genres caractéristiques : Phytelephas. Kunthia. Galacto- dendron. Podopterus. Salpianthus. Russelia. Lagascea. Gro- no^ia. Inga. Jhouinia. Lacepedea. Theobroma. Guazuma, Végétaux ligneux, les plus abondans : Cyathea speciosas villosa. Meniscium arborescens. Agave americana. Yucca acaulis. Cocos nucifera, hutyracea. Mauritia flexuosa. Mar- tinezia caryotifolia. Oreodoxa montana. Kunthia montana. Chamœrops Mocini. Corypha Miraguama^ Pumos, tectorum et pi. Liquidambar siyracijlua. Cecropia peltaia. Galactodendron utile. Rhopala vbovaia. Apicennia tomentcsa. Ehretia ternifolia. Cordia dentata. Cereas sp. Mehcactus sp. Opuntia sp. Pereskia et Mamillaria sp. Lecythis el- lipticaet ^X.BertJiolletia excelsa. Melastomas^. athovescentes Bauhinia splendens, suaveolens et pi. HœTnatoxylon campechianum. Cœsaîpinia cassioides et pi. Acacia cornigeraj fœtida et pi. Hymenœa Cour bar il et pi. Inga ïnsignisj Humboldtiana et pi. Mimosa sp. Sn^ietema Mahagoni. Bonplandia trifollata. Végétaux cultivés: 1 34 scHOuw. — Géographie des Plantes. Maïsi {Zea Mais). Sorgho {Sorghum bulgare). Manioc {Janipha Ma- 7^t7^o^). Igname {Dioscorea alata). Patate {ConvoluvJus Batatas). Bananier [Musa paradisiaca) . Manguier {Mangifera indica). Corossol {Anona muricata, squamosa). Goyavier [Psidium pomiferum et pyrifernm). Cocotier {Cocos nucifera). Papayer [Carica Papaya). Avocatier {Persea gratissima). Ananas {Bromelia Ananas). Noix à^k- cs.\o\x {Anacardiwn occidentale). Tamarin i^Tamarindus indica). DifFé- i-ens Citronniers ou Orangers [Citrus sp.) Passiflore [Passijlora qua- drangularis). Vigne ( /^i/ïs vinifera). Raquette {Opuntia pulgaris). Jambosa vulgaris. Cacaotier ( Tièeoèroma Cacao). Vanille {Fanilla aro- maica). CafFeyer {Cqffèa arabica). Canne à sucre [Saccharum officina- \rum^ violaceum). Lycopersicum Ilumboldtii. Piment ligneux et annuel [Capsicum frutescens , annuum). C'a/anus fiavus. Pistache de terre {Arachis hypogaea). Raquette à Cochenille [Opuntia coccineUifera)} Tabac {Nicotiana sp.) Coton {Gossypium barbadense et pi.) XVI. Région élevée du Mexique. { Piégion de Bonpland. ) Le Mexique à une hauteur de 5,ooo pieds , et plus. Température moyenne: 4- 15**=:-+- 'ii". Caractère. — Les formes tropicales, telles que: Fougères arbo- rescentes, Palmiers, Pipéracées, Euphorbiacées, Mélastomées, Passiïlorées , s'éteignent ou diminuent. Les formes extra-tropicales paraissent ou deviennent plus abondantes : Amentacées {Salix. Quercus). Conifères {Pinus. Cupressus). Labiées (5a/W<3. Stachys. Marruhiuni). Pedicularls. Auchusa. Myosotis. Polemonium. Ericinées {T^accinium. ^r- hutus. Arctostaphylos). Les Synanthérées s'accroissent consi- dérablement. T^aleriana. Galium. Cornus, Caprifolium. Om^ bellifères. Rosacées {^mygdalus. Mespilus. Rosa. Potentillà). Caryophyllées (Arenaria). Crucifères {JDrabd). Renonculacées (^Anémone. Kanunculus). Genres caractéristiques : Mirabilis. Maurandia. Leuco- phyllum, Hoitzia. Georgina. Zinnia. Schkuhria. Ximenesia. Lopezia. V auquelinia. Choisya. Cheirostemon. Arbres et arbrisseaux les plus abondans : Pinus occidentalis, AbUs hirtelta. Cupressus thuriferas sabinoides. scHOUW. — Géographie des Plantes^ i35 Taxodium distichum. Quercus sp. 16. Salix Bonplandianaj para-' doxa et pi. Arbutus mollis , petiolaris et pi. Arctostaphylos polifolia, pungens et pi. Vaccinium geminiflorum , stamineum , conferium. Rosa Montezumœ. Mespilus pubescens, Amygdalus microphylla. Cheirostemon platanoides. Végétaux cultivés. Le Maïs, les grains et les fruits de l'Europe. Observation.* — Dans les régions les plus] élevées des contrées montagneuses, la flore prend un caractère alpin. On y voit : Cyperustoluccensis. Chelone gentianoïdes. Cnicus nivalis. Jgeratwn arbutifolium. Senecio procumbens. Potentilla ranunculoides . Lupi-' nus elegansj mantanus. Arenaria bryoides. XVII. Région des Giwchona. ( Région de Humboldt, ) Les Andes, entr^le 20° latitude méridion. et le 5** lat, sept, à une hauteur de 5,ooo — 9,000 pieds. Température moyenne : 4- 12** = + 16°. Caractère. — Les formes extratropicales apparaissent ou de- viennent plus abondantes : Graminées. Amentacées [Quercus. Saliçc). Labiées {Salvia. Stachys. Scutellaria). ^uchusa. Myo- sotis. Swertia. Ericinées. Synantherées (très nombreuses). Ca- prifoliacées (Vihurnum. Samhucus). Ombellifères ( Ferula. Li- gusticuni). Rosacées. Crucifères. Renonculacées. Au contraire, quelques formes tropicales s'éteignent ou deviennent plus rares; cependant des espèces isolées de Palmiers^ de Pipéracées, de Cactées, de Passiflores et de Melastomées s'élèvent encore à une hauteur notable. Lilœa. Ceruantesîa. Oreocallis. Lachnostoma. Gaylussaccia, Steuia. Flaveria. Tagetes. Espeletia. Cinchona. Guilleminea. Loasa. KagenecMa. Negretia. ^micia. Perrottetia, Dulongia^ Laplacea. Freziera. yihatia. Monnina. Végétaux ligneux les plus abondans; Oreodoxa frigida, Ceroxyloh andiçola» Podocarpus iaxifoUa> Sdlise 1 36 scHOUW. — Géographie des Plantes. Humhoîdtiana. Quercus Humholdtiana , alinaguerensis , ioUmensis. Ficus pelutina. Rhophala cordifolia. OreocaUis grandijlora. Persea lœpigata , Mutisil , sericea. Ocotea mollis j, sericea. Faccinium caracasanum. Andromeda hracamorensis. Befarîa glauca, ledit olia. Cinchona Condaminea j cordifolia, oblongifoUa_, lancifolia et pi. JFein- mannia elliptica , Balhisiana et pi. Osteomeles glabrata. Rubus flori- bundus. Ilex bumelioides, myricoides, Clusia elliptica. Végétaux cultivés. — Les plantes cultivées entre les tropiques, mentionnées au n°. xv, disparaissent presque entièrement Cependant le Maïs et le Café sont encore cultivés dans cette région ; on y cultive également les grains et les fruits d'Europe , les Pommes-de-terre et le Chenopodium Quinoa. XVIII. RÉGION DESESCALLONIA. ET DES CaLCEOLARIA. ( Région de Ruiz et Pavon. ) . Les Andes entre le 20^ latitude méridionf^le et le 5° lat. sept., à 9,000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Température moyenne : -h 12° =: + 1°. Caractère. — Les formes tropicales ont presque entièrement dispaipu; cependant, on trouve encore les genres Tillandsia, Oncidiiinij Peperomia^ BJiexia, Passijlora. Au contraire , les formes qui caractérisent les températures froides et les zones polaires deviennent abondantes. Lichens. Mousses. Carex. Luzula. ^Inus. Rumex. Plantago, G-entiana. Swertia. Vaccinium. Campanula. Cacalia. Senecio. Ombellifères. Valeriana. Saxijraga. Ribes. Rubus. ^Ichemilla. Cariophyllées [Sagina, Arenaria. Cerastium. Stellaria). Cru- cifères {Draba. Arabis). Familles les plus abondantes : Synanthérées. Graminées. Eri- cinées. Pas de grands arbres. Genres caractéristiques : Deyeuxia. Tigridia. Gardoquia. Calceolaria. Thibaudia. Ljsiponia. Barnadesia. Homanthis. Chuquiruga. Culcitium. Wernera. Dumerilia. Escallonia* Peciophytum* Klaprothia, Polylepis. scHouw. =— Géographie des Plantes. rôy Arbrisseaux les plus remarquablQS : Alnus ferruginea _, acumiiiata. Vaccinium acuminatum , empetri" Jolium , florihundum et pi. Thibaudia rupestris j Jloribunda , Ion- gifolia, strobiUfera. Befaria grandlflora et coarctata. Ribes frigidum. Escallonia myrtilloides , tortuosa j Tabar, berberidifolia. Ribes f ri" gidum. Ilex scopulorum. Drymis Graiiatensis. XlX. RÉGION DES Indes occidentales. (Région deSwarlz.) Les îles des Indes occidentales. Température moyenne : 4- 12" = + 21°, Caractère, — La flore de cet Archipel se rapproche de celle du continent, mais s'en distingue principalement (comme celle de la Polynésie de celle des Indes) , par la grande quantité de Fougères et d'Orchidées. Outre ces familles, les genres sui- vans appartiennent aux formes caractéristiques : Thrinax. Epistjlium. Alchornea. Tanaicium. Tetranthus. Catesbœa, Belonia. Portlandia. Picramnia. Legnotis. Lithophila. Valen- tinia. Hjpelate. Parmi les végétaux ligneux les plus remarquables , on doit citer les suivans : Cocos nucifera. Pinus occidentalis. Laurus sp. Melastoma sp. Myrtus sp. Slerculia sp. V varia sp. La culture est la même que celle de la région n** xv. XX. Région des Palmiers et des Melastomées. ( Région de Marlius. ) Le Brésil ou l' Amérique du sud à l'Orient des Andes, entre l'équateur et le tropique du capricorne. Température moyenne : + 12° = + 23°. Caractère. — C'est probablement la partie du globe ou la végé- tation se montre avec le plus d'abondance et de variété. Riche i38 scHouw. — Géographie des Plantes. en genres et en espèces; grande dimension des individus; forêts vierges impénétrables. Grand nombre de plantes grim- pantes et parasites. Comme caractéristiques , nous nommerons les familles suivantes, quoiqu'elles ne lui soient point parti- culières : Palmiers. Hoemodoracées. Gesneriées. Mélastomées. Sapindacées. La famille des Vocliisiées lui est propre. Quant aux genres particuliers, ils sont trop nombreux pour pouvoir être cités ici. Parmi les plus nombreux en espèces se trouvent: f^el- losia. Barhacenia. Manihot. Franciscea. Ditassa. hychno^ phora. Diplusodon. Kielineyera. Sauvagesïa. Lauradia. Genres et espèces caractéristiques suivant différentes cultures de végétation. Dans les forêts vierges : Différeus genres de Palmiers. Tkoa. Ficus. Cecropia. Anda. Rhopala. Myristica. Bignonia. Theophrasia. Stiftia. Oxyanthus. Coutarea. Psychotria. Bertiera. Feuillea. Carica. Myrtus. Gitsiavia. Lecythis. BertJiolletia. Melastoma. JFiymenaea. Dimorpha. Trattinickia. Pi- locarpus, Trlchilia. Cedrela. Cupania. Banisteria. Hippocratea. Caryocar. Marcgravia. Clusia. Calophyllum. Sloanea. Gothea. Lebre- tonia. Abroma. Carolinea. Bixa. Uvaria. Dans les bois de Catingasr^Les arbres perdent leurs feuilles à l'époque des sécheresses) : Jatropha sp. Acacia sp. Mimosa sp. Cœsalpinia pubescens et pi. Spondias tiibei'osa. Thryallis brasiliensis. Chorisia ventricosa. Boni-" box sp. Eriodendron sp. Fourre tia veutricosa. Capparis lineata et pi. Anona obtusifolia et pi. Dans les Campos (Contrées ouvertes, privées d'arbres): Paniceœ. Amaryllis. Alstrœmeria. Vellosia. Barbacenia. Burman- nia. Slelis. Cnemidostachys. Rhopala. Laurus. Ocotea. Gomphrena* Lantàna. Echites. Hancornia speciosa. Gesneria. Lychnophorfi. Bac- charis. Vernonia. Mlkania. Stevia. Melastoma. Rhexia. Terminalia fagifolia, Gaudichaudia. Sauvagesïa. Lavradia. Plectranthera. — Sur les côtes de îa mer : Cocos schizophylla. Diplothemium m,ariiimum. Eriocaulon sp. Xyris sp. Ai^icennia tomentosa. Rhizophora Mangle. Conocarpus erectus. Léaguncularia racemosa. Bucida buceras. Culture à-peu-près la même que dans la région, n» xv. En outre le Thé. {Thea Chinensis.) scHOUW. — Géographie des Plantes. 1 89 XXI. RÉGION DES SyNANTHÉRÉES LIGNEUSES. (Région de Saint-Hilaire. ) L'Amérique du sud à l'Orient des Andes ^ depuis le tro pique du capricorne jusqu'au 40" latitude méridionale. Température moyenne : 4- 12 = H- 19**. Caractère. — Les formes tropicales diminuent ou disparaissent et des formes extratropicales , surtout des formes européennes paraissent à leur place. Renonculacées. Crucifères. Hélianthèmes, Gariophyllées. Lathyrus. Galium. Teucrium. Plantago. Carex. Quelques-unes de PAfrique méridionale : Poljgala. Oxalis. Gnaphalium. Plus de la moitié des genres se trouvent égale- ment en Europe et dans cette contrée. Beaucoup de Synanthérées, dont plusieurs sont ligneuses; Larrea. Hortia. Diposis. Boopis. Acicarpha. Cortesia. Pétunia. Jaborosa. Tricycla. Caperonia. Bipinnula. Cette région est principalement formée par des plaines unies (Pampas) dans lesquelles abondent des Graminées et des Char- dons. Culture. La plupart des plantes de l'Europe. Le Froment et la Vigne. La culture du Pécher est très répandue. Obsewation. — La flore du Chili n'est pas assez connue , et les connaissances manquent sur les lieux élevés ; probablement il y aura là plusieurs régions à distinguer ; les contrées les plus élevées appartiennent peut-être à la région, n" xviii. ' XXn. RÉGION ANTARCTIQUE. ( Région de d'Urville. ) La partie occidentale et méridionale de Patagonie , la Terre de Feu et les lies Falkland. Température moyenne: -^ (^ ^=z -\- ■7". Caractère.— UïiQ grande analogie avec la flore du nord de i4o scHOUw. — Géographie des Plantes. l'Europe (Région n^'xi). Les formes tropicales ont complètement disparu. Familles les plus abondantes: Synanthérées. Graminées. Cypéracées. Mousses. Lichens. On y trouve aussi en grande abondance : Renonculacées. Crucifères. Cariopbyllées. Rosa- cées. Ombelliferes. Les deux tiers des genres se trouvent éga« lement en Europe. De faibles points de contact avec le sud de l'Afrique : Qladiolus. TVitsenia. Galaxia. Crassula ^ et avec la Nouvelle-Hollande : Embothrium. Ourisia. Stylideœ- Mniarum. Genres caractéristiques : Gaimardia. ^stelia. Callixene. Philesia. Drapetes. Bœa. Calceolaria. Pernettia. Oligosporas. Nassaiivia. Bolax. ^zorella. Donatia. ^caena. Hamadrjas. Végétaux ligneux les plus abondans : Fagus antarctica. Salix magellanica. Embothrium cocoineum, Per- nettia empetrifolia , mucronata. Andromeda myrsinites. Baccharis tridentata. Chiliotrichum amelloides. Ribes inagellanicurn. Escallonia serrata. Fuchsia coccinea. Myrtus nummularia. Berberis iliclfoUa ^ inermis, Tnicrophylla , empetrifolia. Dry mis Winteri. Point de culture. XXIII. Région des Stapelia et des Mesembryanthemum. ( Région de Thunberg. ) Le sud de l'Afrique depuis le tropique jusqu'au 25° de lati- tude australe. Caractère. —Une flore riche en formes, mais peu riante; point de forets grandes et sombres , et peu de plantes grimpantes, etc. Beaucoup de plantes grasses. Familles caractéristiques : Restiacées. Iridées. Protéacées. Ericinées. Ficoïdées. Bruniacées. Diosmées. Géraniées. Oxali- dées. Polygalées. — Genres : Restio. Ixia. Gladiolus. Maraea. Watsonia. Haemanthus. Strumaria. Agapanthus. Eucomis. Massonia. Strelitzia. ^phyteia. Passerina. Gnidia. Protea. Leucadendron. Leucospermum. Serruvia et plusieurs genres de Protéacées. Stilhe. Selago. Stapelia. Erica. Gnaphalium. Eli- scHouw. — GéogJ'aphie des Plantes. i4i chrysum. Stobaea. Pteronia. Osteospermum. TarcJionantus. Relhania. Gorteria. ^rctotis. Othonna. Stœbe. Oedera. An- ihospermum. Mesembrjanthemum. p^ahlia. Lîparia. Borhonia. hehechîa. Raffhia. Aspalaihus. Stavia. Brunia. Phylica. TDiosma. Pelargonium. Oxalis. Sparmannia. Maraltia. Polyga- la. Penaea. Formes les pins abondantes: Sur les côtes sablonneuses: Stapelia. Iridées, Mesembryanthemum. Restio. Diosma. Sur les montagnes : Erlca. Crassula^ etc. Sur les plaines sèches et élevées : Acacia capensis j Giraffœ , viridiramis. Eupliorbia Tnauriianica ^ ienax. Poa spinosa. Mesembryanihemum sp. Aloe. ïridées, mais point de Protéacées. Erica. Diosmées. Restio. Autres espèces remarquables : HœmantJius coccineus. Amaryllis toxicaria. Testudinaria tnontana et Elephaniopus. Podocarpus elongatus. Salix gariepina. Protea mel" liferaj grandiflora. Leucadendron argenteuni. Laurus bullata. Ly- cium ietrandrum. Olea similis. Tarchonanthus camphoratus. Stoebe Rhi noce rôtis. Crassula coccinea. Portiilacaria afra- Mesembryanthe^ muin edule j turbiniforme. Metrosideros augustifolia. Acacia ele- phantina. Zizyphus bubalina. Calodendron capense. Végétaux cultivés : Les céréales, les fruits et les légumes d'Europe; en entre, le Sorgho des Caffres {Soighum Caffrorum). La Patate {Convolvulas Batatas). Le Bananier [Miisa paradisiaca). Le Tamarin {l^anua-indus indica). Le Goyayier {Psidiiim pomiferum). Le Citrus Decumana. XXIV. RÉGioiv DES Eucalyptus ET des Epacridées (RégiondePv. Brown.) •' La Nouvelle-Hollande au-dJà des tropiques, et la terre de Van-Diçrqen. i/i* scHouw. — Géographie des Plantes. Température moyenne : -h 9° == -h i S"'. Caractère. — Une des flores les plus riches et les plus remar- quables, quoique la végétation n'y soit pas d'une abondance remarquable. Les familles et les genres caractéristiques sont : Xerotes. Xanthorraea. Pterostyles. Casuarinées. Leptomeria. Pimelea. Proteacées {Banksia. Hakea. Persoonia. Grepillea. Petrophila. Isopogoji. Dryandra). Myoporinées. Westringla, Logania, Mitrasacme. Epacridées [Epacris. Lencopogon. Sty- phelia ). Stackhousia. Scœvola, Goodenoviées. Stylidées. Eucalyptus. Melalcuca. Leptospermum. Acacias sans feuilles. Platylohium. Bossiaea. Diosmées {Boronia. Zieria). Pittos- porées. Tremandrées. Pleurandra. Hibbertia. Arbres et abrisseaux les plus abondans. Les trois quarts des bois sont formés par des espèces ôi Eucalyptus , dont le nombre s'élève à plus de cent. Viennent ensuite les Proteacées, les Epacridées, les Diosmées; les Casuarinées; des bois et des buis- sons ^Acacias sans feuilles. - — On trouve des arbres à feuillage aciculaires : Araucaria excelsa. Podocarpus spinulosus. Végétaux cultivés, dans les colonies européennes. Les fruits et les légumes de l'Europe. Obserpation. — La partie de la Nouvelle- Hollande qui est située sous les tropiques, n'a pas été assez parcourue : la flore n'en est pas aussi particulière ^ peut-être n'est-ce qu'une province de la région polynésique , n** ix, XXV. RlÊGION DE Ll NOUVELLE-ZÉELANDE. ( Région de Forster. ) Les deux îles de la Nouvelle-Zéelande. Climat tempéré. Caractère. — Les formes tropicales disparaissent ou se mon- trent rarement. La moitié des genres appartient à l'Europe. Des points de contact avec la flore de la Nouvelle-Hollande: Pimelia. Myoporum. Epacris, Styphelia. Cassinia. Melaleuca; MiRBEL. — Sur la nature des couches corticales. i43 Avec celle de l'Afrique méridionale : Restio. Gnaphalium. Xeranthemum. Tetragonia. Mesembryanthemum. Oxalis ; Avec la région antarctique : Mniarum. Fuchsia. Acœna. Drymis. Beaucoup de Fougères. Phormium,. Pennantia. Knig- thia. Forstera. Shavia. QrUelinia, Melicope. Dicera. Plagian- thus. Melicytus, Espèces caractéristiques : Cyathea medullaris. Gleichenia furcata. Dracœna indivisa, aus- tralis. Phormium tenax. Areca sapida. Knigthia excelsa. Avicennia resinifera. Audrom,eda rupestris. Epaoris juniperina et pi. TVein- mannia racemosa. Tetragonia expansa. Fuchsia excorticata. Melaleuca sp. Dicera dentata . serrata. Végétaux cultivés : Càladium esculentum. Convolçulus chrysorhizus. Lin de la Nou- velle-Zélande {{Phormium tenax ). Mûrier à papier [Broussonetia papyrifsra). Remarques sur la nature et Vorigine des couches corticales et du liber des arbres dicotylédones , par M. de Mirbel ; (Lufts à l'Académie des Sciences le a mars i835). J'établis ici deux propositions que je crois nouvelles : 1° Les végétaux ligneux à deux cotylédons n'ont pas tous des couches corticales, comme on pourrait le croire d'après ce qui a été écrit par la plupart des phytologistes ; mais ceux des vé- gétaux ligneux dicotylédones qui n'ont point de couches corti- cales ont en compensation àes filets corticaux qui remplacent ces couches et remplissent les mêmes fonctions ; 2° Les couche6 corticales et les filets corticaux sont formés essentiellement de tubes latexifères ou vaisseaux du latex j, comme s'exprime M. Schultz. Mais les latexifères des couches i44 MiRBEL. »— Sur la nature des couches corticales. corticales et ceux des filets corticaux ont une organisation très différente. Voilà deux propositions bien contraires aux idées reçues. En général, on admet sans restriction que l'appareil organique, connu sous le nom de couches corticales j est toujours une réunion de couches superposées, et il ne vient à l'esprit de personne que cet appareil soit formé principalement de latexi- fères. Mais à mon sens, ce que l'on affirme, et même ce que l'on ne dit pas, est une double preuve que l'on n*a encore examiné que superficiellement la structure organique dont il s'agit; c'est ce que je vais démontrer. Je prends pour premier exemple une branche d'orme de quatre ans dont j'ai publié autrefois une description anato- mique. Elle offre quatre couches corticales. Chaque couche, séparée de la couche voisine par une lame de tissu utriculaire , est elle-même formée de plusieurs feuillets également séparés par une lame de tissu utriculaire. Des faisceaux de longs tubes clos, à parois très épaisses , réunis par des anastomoses, consti- tuent les différens feuillets , lesquels ont des mailles à la manière d'un réseau et se lient entre eux par de nombreuses ramifica- tions. Les mailles de tous les feuillets communiquent ensemble ; elles sont d'autant plus larges qu'elles sont plus extérieures ; elles donnent passage aux irradiations utriculaires venant du bois et allant se perdre dans le tissu de l'enveloppe herbacée qui revêt la branche. Une organisation analogue se retrouve dans le tilleul, le hêtre et beaucoup d'autres arbres de nos contrées. Assurément la description que je viens de donner ne contra- rie en quoi que ce soit le sentiment des phytologistes modernes, et la qualification de couches corticales est pleinement justifiée par les faits. Mais je n'ai pas tout dit : il y a une autre question en litige. Ces longs tubes dont les faisceaux, réunis de distance en distance, font les réseaux des couches corticales, que peu- vent-ils être? Je n'y saurais voir que des latexifères; ils en ont la structure, ils en occupent la place; comment douter qu'ils en remplissent les fonctions? Ce sont évidemment les mêmes organes que M. SchuUz a^ si bien observés dans beaucoup de 51IEBEL. — Sur la nature des couches corticales. i45 végétaux dicotylédones. Je m'étonne que cet excellent observa- teur n'ait pas aperçu que les couches corticales et l'appareil des latexifères étaient une seule et même chose, ou que s'il l'a aper- çu, il ait jugé que cela ne valait pas la peine d'être dit. C'est au contraire une considération des plus importantes, car elle fait connaître la véritable destination des couches corticales , et en même temps du liber, puisque le liber ne se compose que des couches corticales les pkis intérieures. Je passe à d'autres exemples. Je vais faire voir que les couches corticales sont remplacées par des filets corticaux qui ont encore pour parties composantes des tubes du latex. Cette structure est générale dans la famille des Apocynées : on la retrouve dans des jR/zz/i", dans des Convolvulus^ le Marronnier ^\x\àQ(^jEsculus Hip- pocastanum)y beaucoup de Légumineuses, etc. Les tubes du latex ne sont point ici, comme dans l'Orme, le Tilleul, le Hêtre, etc., liés ensemble à la façon des fils d'un réseau; ils ne sont point ramifiés. Ce sont de longs tubes tout d'une venue , qui s'amincis- sent vers les extrémités et finissent en cœcum. On les trouve souvent rapprochés côte à côte en faisceaux, et même quelcjue- fois ils forment dans leur ensemble une zone continue autour du corps hgneux; mais n'ayant aucune adhérence ejitre eux, ils se séparent en petits groupes quand le bois devient plus volumineux. J'ai dit tout-à-l'heure que les latexifères de l'Orme avaient une paroi très épaisse ; il en est de même des latexifères dont je parle en ce moment. Je les ai étudiés avec l'attention la plus soutenue. Leur paroi consiste en plusieurs membranes appli- quées les unes sur les autres, de sorte que ces tubes, avec un diamètre d'une grandeur notable, ont ordinairement un calibre très petit. Rigoureusement parlant, chacun d'eux est formé par l'emboitement de deux, trois ou quatre tubes. Au moyen de la macération dans l'eau, je suis parvenu à dépouiller un latexi- fère du Convolvulus nervosus de son tube le plus extérieur. Les latexifères d'un Laurier-rose {Nerium Oleandef)^ observés avec une puissance amplifiante de 5oo fois le diamètre, m'ont offert des stries superficielles longitudinales et transversales,' que j'étais tenté de comparer à celles que j'ai observées dans la fibre III, BoTAN, — Mars , lo i46 MiRBEL. — ' Sur la nature des couches corticales. musculaire, où elles sont produites , si je ne me trompe, par une infinité de petits points saillans ranges en lignes parallèles. A travers la double ou triple paroi de tubes de ce même Laurier- rose, j'ai aperçu très nettement l'étroit canal que remplit le latex et les corpuscules qui nagent dans ce fluide. Enfin , j'ai remarqué que ces tubes avaient parfois de faibles renfleraens annulaires placés de distance en distance comme les nœuds d'une paille de blé ; peut-être ces renflemens sont-ils le dernier indice de l'origine ulriculaire des latexifères ; peut-être aussi ne sont-ils que l'effet de la pression intermédiaire des utricules qui les environnaient. Une très jeune branche de Marronnier d'Inde, coupée en travers , laisse voir sur la branche les extrémités am- putées des latexifères de l'écorce. Ces tubes forment des fais- ceaux rangés sur une seule hgne , autour du corps ligneux. On pourrait croire au premier coup-d'œil que les faisceaux sonthés entre eux comme dans l'Orme; mais un examen appro- fondi prouve qu'il n'en est rien. Chaque faisceau est absolument séparé des autres, et les tubes qui le composent se touchent sans qu'il y ait réunion ni communication réciproque; aussi, je le répète, quand le corps ligneux prend de l'accroissement, les faisceaux se subdivisent, chaque groupe s'isole, et il n'y a pas la moindre apparence de l'existence d'un réseau. On conçoit la possibilité de cette sorte de circulation que M. Schultz a nommée cjclose , dans les latexifères qui compo- sent les couches corticales , puisqu'ils sont ramifiés et se joignent par des anastomoses. Mais on ne conçoit pas que ce mouvement puisse avoir lieu dans les latexifères qui composent les filets corticaux, puisqu'ds sont parfaitement clos, indivisés et sans communication entre eux. Les couches corticales se renouvellent chaque année, de même que les couches hgneuses ; mais quelquefois , si je ne me trompe, les filets corticaux ne se rencontreraient que dans les tiges et les branches jeunes; et ce serait par cette raison que dans les tiges et les bi^anches vieilles on ne retrouve pas le suc laiteux qui s'est montré aux premiers temps de leur formation. Quand les tubes corticaux sont très jeunes, remboîtement n'existe pas encore. Chaque tube est simple; son calibre est 3ÎÏRBEL. — ■ Sur la nature des couches corticales, îl^n rempli d'une matière liquide, transparente ; sa paroi est extrê- mement mince, mais elle ne tarde pas à s'épaissir. Peu après, la matière, qui est assurément du cainbium , se condense, éproove un retrait du centre du tube vers sa circonférence, et se Hiétaraorphose en membrane, de sorte qu'un nouveau calibre s'ouvre plus étroit que le premier. Alors il y a deux tubes au lieu d'un; et comme la matière liquide se renouvelle, bientôt un troisième îube se forme, et peut-être un quatrième; on di- rait des tubes jetés en moule les uns dans les autres. Pour assister à ces créations, il faut s'y prendre de bonne lieure, avoir l'œil au guet et s'armer de patience. J'ai pu les ob- server avec suite dans le Laurier-rose. Des coupes de l'écorce et <1li bois du Convolvulus nervosus m'ont offert aussi des tubes inscrits les uns dans les autres, qui, en plusieurs endroits, ne se touchaient pas; il était donc impossible de nier que ces tubes fussent distincts. Les utricules ligneuses de ce même Convolvulus se doublent, se triplent, se quadruplent par des formations in- térieures qui se déposent successivement. Tout cela ressemble à ce qui se passe dans la formation du pollen. Le rapproche- ment est trop instructif pour que je le signale sans le justifier. Je prends pour exemple le Potiron (^Cucurbita Pepo). Voici la succession des faits : t" Une utricule faisant partie de l'anthère, est partagée inté- rieurement en quatre loges , lesquelles sont remplies d'une ma- tière liquide. La portion de la matière qui avoisine la paroi de Futricule, prend dans chaque loge plus de consistance, et finit par devenir une utricule bien distincte ; a** Le résidu liquide qui remplit l'utricule nouvellement for- mée s'épaissit à son tour au voisinage de la paroi, et devient aussi une utricule ; 3^ La matière liquide n'étant pas épuisée par la production des deux utricules , parce que cette matière se régénère inces- samment et qu'elle abonde en raison de l'amplitude croissante illa, au moment de sa sortie, se durcit à sa surface et forme ainsi un canal. i52 H. MOHL. — Sur le Pollen. En 1 83o, M. Amici annonça (Annales des Sciences Naturelles) qu'il avait vu les appendices polliniques se prolonger jusqu'à l'ovule; ce que M. Brongniart (dans une note jointe à l'écrit de M. Amici) dit n'avoir jamais observé. La même année parut l'ouvrage de M. Purkinje : De cellulis antherarum fibrosis , nec non de granorum pollinarium Jormis commentatio phftotomica. Vratislaviœ , i83o. Deux familles, dont le Pollen extraordinaire avait été jusqu'ici peu étudié, les Orchidées et les Asclépiadées sont devenues dans ces derniers temps l'objet d'importantes recherches pour MM. Lindley {The gênera and species of orchideous plants, T 83o) , Ad. Brongniart ( x4.nnales des Sciences Naturelles , 1 83 1 ), Ehrenberg ( Uber das Pollen des uisclepiadeen ^ i83i) et Rob. Brown { Observations on the organs and mode of fecundation in Orchideœ and Asclepiadeœ. Lond. 1 83 1; puis, avec des additions, dans le tom. xvi des Trans.Limi. i833; on trouve un nouveau supplément à ce travail dans The London and Edinburgh plii- losophical magazine and journal of science ^july 1 833). En i832 , M. Fritzsche {^Beitràge zur Kenntniss des Pollen, 1 tes Heft.) a publié un nouveau travail sur les grains de Pollen, et Treviranus [Zeitschrist fïir Physiologie i^on Tiedemann und Treviranus , t. iv, Pleft. i , i832) des recherches qui s'accordent peu avec les autres observations faites nouvellement. CHAPITRE IL DE LA STRUCTURE DES GRAINS DE POLLEN EN GENERAL. Chaque grain de Pollen consiste en une cellule sphérique ou eUipsoïde, qui est formée d'une membrane transparente comme l'eau, et contient la fovilla. Cette cellule est dans la grande ma- jorité des cas entourée d'une seconde membrane, externe, qui est l'organe sécréteur d'un Hquide huileux distinct de \difovilla. Celle-ci elle-même consiste en un liquide mucilagineux dans le- quel nagent beaucoup de granules et de gouttelettes d'huile. H. MOHL. — Sur le Pollen* 1 53 I. De la membrane externe des grains de Pollen. La membrane externe est toujours plus ferme que l'interne; en raison de sa plus grande dureté, c'est elle qiii, dans la règle, donne au grain sa forme; c'est le liquide sécrété par elle qui détermine la couleur (quand ce n'est pas le blanc) ainsi que la viscosité du même grain. Cette membrane externe v^rie beaucoup selon les plantes, tant sous le rapport de sa configuration extérieure , que sous celui de sa structure intime. En nous arrêtant d'abord sur cette dernière considération, nous trouvons que la membrane externe de certains Pollens est visiblement composée de petites cellules, tandis que nous observons chez d'autres une série de passages de cette structure celluleuse jusqu'à une membrane qui paraît uniforme. Membrane externe celluleuse. — Ce cas, sans être rare, n'a lieu que dans le plus petit nombre des plantes. Il se rencontre aussi bien parmi les Monocotylédones que parmi les Dicotylé- dones. Ce n'est point un caractère de famille; au contraire, cette structure s'o})serve dans des genres ou des espèces d'un genre, tandis que des plantes voisines en présentent une autre. — Les cellules sont plus ou moins régulièrement 5-6-ou y-an- gulaires , comme celles de l'épiderme. Leur volume est ordinai- rement très peu considérable en comparaison de celui des autres cellules végétales; pourtant ces cellules polliniques se re- connaissent clairement pour telles dans beaucoup d'espèces. — Dans beaucoup d'autres plantes, au contraire, il faut pour re- connaître la structure celluleuse le secours d'un microscope très bon et de forts grossissemens, sans quoi la membrane paraît simplement composée de grains. Ces cellules arrivent à de si faibles dimensions, que leur diamètre, dans beaucoup de cas, par exemple dans le Statice latifolia, atteint à peine tt— à Ti~. de ligne de Paris. — Dans beaucoup de Pollens ellipsoïdes , les cellules de la membrane externe ne sont pas de même grandeur partout, mais elles sont bien marquées au milieu du grain > i54 H. MOHL. — Sur le Pollen, tandis que vers les extrémités elles deviennent de plus en plus petites , et finissent par n'être plus visibles, par exemple dans XHemerocallis fulva^ XAmaiyllis miniata. — Les parois des cellules sont unies et ténues; toutefois les cellules de la mem- brane externe du Cohœa scandens offrent à cet égard une ex- ception remarquable: leurs parois latérales ont des parties plus épaisses qui présentent l'aspect de fibres perpendiculaires à la surface du grain , et produisent la même apparence qui se re- marque dans les cellules des antlières des Aroïdées. — Ce sont ces parois latérales que quelques observateurs , comme Kœlreuter et Hedvvig, prirent pour des vaisseaux formant un réseau dans la membrane du pollen. C'est une erreur semblable à celle qui a eu lieu relativement àl'épiderme des feuilles. — Dans ces cellules de la membrane externe se trouve un liquide trans- parent, oléagineux, qui n'est que rarement incolore, et se montre ordinairement coloré en jaune ou en rouge. C'est à cette huile seule que le Pollen doit sa couleur, comme on peut s'en convaincre en l'extrayant au moyen d'une huile grasse ou essentielle. Jamais il n'existe dans les cellules de la membrane externe de forma-^ tions granuleuses. — Dans tous les cas où la membrane externe est celluleuse , j'ai trouvé la surface du grain lisse et dépourvue d'épines. Ce résultat est à la vérité tout-à-fait opposé à ce qu'an^ nonce M. Brongniart, qui croit avoir trouvé dans le milieu de chaque cellule un conduit excréteur sous forme d'un poil ou d'une épine, par exemple dans le Mirabilis Jalapa, ïlpomœa vurpureci; mais mes observations m'ont appris que toutes ces espèces de Pollen décrites par M. Brongniart comme celluleuses et épineuses n'ont point du tout leur membrane celluleuse, et que l'huile qui se trouve dans les cellules ne s'écoule pas par des ouvertures visibles, mais transsude à travers les parois. Membrane ex teigne granuleuse. — Dans beaucoup d'autres cas, les cellules de la membrane externe se rapetissent à tel point , que l'on ne sait plus s'il faut encore leur donner le nom de cellules, ou si la membrane est seulement pourvue de grains plus gros. — Dans ces cas, on peut bien encore admettre que l'aspect granuleux de la membrane provient en effet de ce qu'elle est composée de cellules extrêmement petites, quoique les H. MOHL. — Sur le Pollen. i55 moyens optiques ne nous permettent pas de reconnaître visi- Jjlement ces grains pour des cellules. Ce qui appuie cette idée, c'est d'une part que, dans ces cas, la membrane externe res- remble encore à un parenchyme extrêmement fin; d'autre part, que dans quelques Pollens, par exemple dans celui àuPitcairnia ladfoUa, on trouve de véritables passages de l'une de ces for- mations à l'autre, puisque dans le milieu du grain la membrane est visiblement celluleuse, et qu'aux extrémités elle est granu- leuse; enfin il arrive souvent que d'autres espèces des mêmes genres offrent des cellules bien prononcées (6/«ft*r?e,i^em, Iris). Une question difficile à résoudre, c'est de savoir si l'on peut encore admettre l'existence de très petites cellules, quand la membrane externe ne paraît plus formée de gros grains, mais présente une surface unie avec de très petits points , cas plus fréquent sans comparaison que celui d'une formation vraiment celluleuse de la membrane externe. La solution de cette ques- tion est liée à l'éclaircissement de quelques points de l'aoatomie végétale encore fort obscurs, et qui n'ont pas assez fixé l'attention, je veux dire à la connaissance exacte delà structure de ces Cryptogames chez lesquelles, dans la masse gélatineuse qui les forme , commencent à paraître quelques rudimens de cellules, sous forme de petits grains, par exemple des Ulva, Pal- mella^ Hydrurus^ BatracJiospermum , Myurus^ etc. ; puis ensuite à la recherche de la manière dont les cellules sont bées entre elles dans les plantes plus développées. Un examen détaillé de ces points nous mènerait trop loin; bornons-nous donc à dire que la matière gélatineuse qui forme la plus grande partie de la masse de ces Cryptogames correspond à un élément réduit presque à rien dans les plantes plus élevées, qui se trouve entre les cellules et produit leur union réciproque, mais dont l'examen anatomique n'est possible que dans un petit nombre de plantes vasculaires ; et que les petits grains épars doivent être considérés comme les analogues et les premiers rudimens des cellules. — Telle est aussi, selon moi, la consti- tution organique de la membrane externe ponctuée ; elle est donc formée de deux élémens : i° de petits grains de nature celluleuse ; 2° d'une masse uniforme, de nature gélatineuse, qui iS6 n. MOHL. — Siii'le Pollen, lînit ces grains en une membrane. — Non-seulement cette ma- nière de voir est appuyée par la ressemblance qu'offre cette membrane granuleuse avec la substance des plantes dont j'ai parlé, mais de plus il y a des observations directes qui sont en sa faveur. ■ — Une circonstance qui parle pour l'analogie des grains avec les cellules, c'est que, dans les grains de pollen à membrane externe granuleuse, aussi bien que dans ceux qui sont pourvus d'une membrane distinctement celluleuse, la sub- ! -staoce huileuse, colorée, est formée et conservée dans cette mem- brane externe(il sera question plus bas des raisons qui empêchent d'admettre l'opinion de M. Pvob. Brown , que l'huile visqueuse ^du pollen des Protéacées est sécrétée par les papilles ) ; ce qui ^st favorable encore à cette manière de voir, c'est la série de oiodifications par lesquelles on passe insensiblement des cellules manifestes, anguleuses, jusqu'à ces grains, par exemple, dans le Pltcairnia latifoUa. — • Maintenant voici des faits propres à •faire admettre que la membrane externe n'est pas seulement formée de semblables grains, mais 'qu'il s'y trouve en outre une •substance demi membraneuse, demi gélatineuse. Il y a des cas où ces grains , lorsque le Pollen prend de l'extension par l'im- inersion dans l'eau, ne se touchent point l'un l'autre, mais , au lieu d'être pressés l'un contre l'autre comme dans le plus grand Dombre des Pollens , paraissent épars sur une membrane mince et uniforme, par exemple, dans le P lumbago cœrulea ^ îe Jatropha urens , etc. Il arrive aussi quelquefois qu'en faisant fouler doucement le grain de Pollen dans une goutte d'eau , «ntre deux petites plaques de verre, on dépouille quelques par- ties de la membrane externe des grains qu'elle présentait , et -qu'il ne reste plus qu'une membrane uniforme et incolore. De plus, comme nous l'exposerons plus loin, la membrane ex- terne de la plupart des Pollens offre des plissemens réguliers ines et papilles se trouve dans un développement parti- H. MOHL. — Sur le Pollen. iSg culior d'un grain de la membrane poUinique externe, et qu'elles constituent un déveloj3pement partiel de la membrane granu- leuse en membrane celluleuse. Ouvertures apparentes de la membrane externe. A. Plis. Ji n'y a qu'un petit nombre de plantes dans lesquelles la mem- brane externe du Pollen présente la forme d'une vésicule com- plètement fermée, unie, sphérique ; le plus souvent elle offre ou des plis ou des pores, ou tous les deux à-la-fois. — Quand la membrane externe présente des plis , ceux-ci suivent le plus souvent une ligne qui va directement d'un point du grain à un second point diamétralement opposé (ces deux points, que je désignerai par la suite sous le nom à^ pôles du grain, se trou- vent toujours dans les grains ellipsoïdes aux extrémités de ces grains); il y a seulement quelques cas où ils suivent des lignes spirales, ou bien la direction des arêtes de certains solides géométriques, comme le tétraèdre, le cube , le dodécaèdre pen- tagonal, etc. — Ces plis sont constamment formés de telle sorte , que la partie plissée fait saillie à l'intérieur et jamais à l'extérieur du grain. — Quand des grains de Pollen ainsi pour- vus de plis se trouvent en contact avec l'eau, ils éprouvent un gonflement dans lequel toute la membrane externe s'étend • mais la principale augmentation de volume est due à ce que les plis s'effacent, et que la portion de la membrane externe qui se trouvait cachée à l'intérieur devient une partie de la surface extérieure du grain. Voilà pourquoi les grains de Pol- len qui se gonflent uniformément dans tous les sens par le contact de l'eau sont dépourvus de plis et généralement aussi de pores , ou bien encore ont des plis répandus sur toute leur surface (^fumaria spicata) , tandis qu'au contraire les grains el- lipsoïdes qui ont un ou plusieurs plis longitudinaux, se gonflent surtout dans le sens de la largeur, leur diamètre longitudi- nal restant le même ou souvent même diminuant. — Dans la plupart des cas, la membrane externe qui revêt la superficie du grain ne passe pas dans le pli en formant un angle tranchant, mais se courbe graduellement en arc, d'où résulte, sur la sur- face du grain , au lieu où la membrane est plissée, un sillon plus ou moins profond et large, dans le fond duquel seulement se i6o H, MOiiL. — Sur le Pollen» trouve le pli. Ces sillons ont été vus par Malpighi et tous les ob- servateurs, mais leur vraie nature n'a pas été connue. On les a généralement considérés comme uniques sur chaque grain, ce qui en effet a généralement lieu chez les Monocotylédones ; mais ils se trouvent en plus grand nombre dans la plupart des Dico- tylédones , quelquefois même au nombre de plus de vingt. — Quand un grain de Pollen est gonflé, on voit que la partie de la membrane externe c[ui occupait la surface extérieure d \i ^v <\ a la même texture que celle qui occupait le sillon jusqu'au pli; mais la portion qui était cachée dans le pli offre toujours une structure différente du reste de la membrane , quoiqu'elle en soit une continuation immédiate. La plupart du temps, la por- tion repliée est tout-à-fait unie, lisse et transparente comme l'eau. Cette circonstance, que même les Pollens à membrane ex- terne celluleuse offrent dans leurs phs une surface unie, prouve, ce me semble, que la membrane celluleuse, aussi bien que la membrane granuleuse, est constituée par deux éle'mens : i° une masse homogène ; i^ des cellules , dont le premier existe en si petite quantité, qu'il échappe à l'observation, comme cela arrive aussi dans les autres parties celluleuses de la plupart des plantes. — Dans d'autres cas cependant, les bandes (Streifen) (c'est par ce mot que l'on désignera dorénavant la partie de la surface du grain de Pollen gonflé formée par le pli du Pollen sec) ne sont pas transparentes , mais couvertes de grains. Mais la membrane granuleuse des bandes diffère toujours de la mem- brane de la surface , en ce que ses grains ne sont pas en contact immédiat l'un avec l'autre, mais se trouvent au contraire à des- intervalles notables , et souvent sont partagés en groupes dis- tincts. Ordinairement cet écartement les rend plus apparens que sur le reste du grain. Dans d'autres cas, il n'y a que le mi- lieu de la bande qui soit pourvu de grains , tandis que les deux côtés sont unis et transparens. — Dans les Pollens dont la mem- brane externe est celluleuse, nous trouvons rarement les bandes pourvues aussi de cellules; c'est pourtant ce quia lieu dans plusieurs Crucifères , telles que Ylberis umbellata. — Quand le grain de Pollen s'est gonflé dans l'eau et que ses plis se sont ef- facés , son seul aspect suffirait , dans beaucoup de cas , pour JH. MoHt. .- Sut le Pollen. 1 6 1 rious faire conuaitré la structure de la ^jenibrane externe ; mais ordinairement il est ïlëcessàirè, pour écariv, '^ ^^^ ^ ^^^^ de doute, de séparer la membrane externe de l'interne. " ^ titesse du grain r.e permet pas, comme on le conçoit biei./ d'exécuter cette séparation avec un instrument; mais pour y réussir assez facilement, tant dans les Pollens frais que dans ceux qui sont desséchés, on n'a qu'à recouvrir la goutte d'eau dans laquelle se trouve le Poîlen , avec une petite plaque de verre mince et bien plane, puis (en regardant au microscope pour observer la marche de l'opération) faire mouvoir doucement la plaque dans un sens et dans l'autre, de manière à faire rouler les grains de Pollen dans l'eau par une pression extrêmement faible. La manière la plus commode de s'y prendre consiste à mettre la goutte d'eau sur une plaque de verre un peu plus grande, que l'on appuie ferme sur le porte-objet avec les doigts du milieu des deux mains, tandis que l'on se sert des deux doigts indicateurs pour faire mouvoir la petite plaque supérieure. Quand les deux plaques sont bien planes , on réussit facilement à produire une déchirure dans la membrane externe de quelques grains , puis à détacher la membrane entière par le mouvement de la petite plaque supérieure. Quoique ce procédé paraisse peut-être un peu grossier, je fus cependant obligé de m'en con- tenter à défaut d'un meilleur; et pourvu qu'on agisse avec la dextérité nécessaire , il suffira presque toujours pour atteindre le but. T^'emploi de cette méthode exige un microscope com- posé pourvu d'un objectif achromatique, attendu qu'en se servant d'une forte lentille simple, on n'aurait pas l'espace né-^ cessaire pour la petite plaque supérieure. — La séparation de la membrane externe présente à l'observateur une circonstance très remarquable. Dans tous les cas où les bandes sont ponctuées, il est hors de doute que la membrane externe forme une vési- cule complètement fermée ; mais sur les Pollens dont les bandes offrent une membrane unie, on trouve presque toujours un ré- sultat opposé quand on les examine frais. La membrane des iandes est alors si délicate, qu'elle se déchire, soiî par la seule extension que prend dans l'eau le grain de Pollen, soit par la , séparation de la membrane externe, de telle sorte qu'il semble j III. EoTAN. — Mars. i j. tB^ H. uonjL. — Sur le Pollen^ ^ue les bandes soient de vraies solutions de continuité dçj^, membrane externe, dans lesquelles par le gonflement du graiii. dans Teau la membrane interne est mise à nu. Ce n'est que:lQi3g«> temps après cette observation, que l'examen d'un Pollen depuis long-temps sec rectifia mes idées à cet égard. En effet^j'ai toujpur^ pu dans les Pollens desséchés observer la membrane externe dans les plis. Il paraît donc que la membrane externe acquicart par le dessèchement une plus grande fermeté , tandis que âsavs^^ le Pollen frais la partie de cette membrane cachée dans les pii^, ' ne semble posséder qu'une consistance plutôt gélatineuse que inembraneuse , d'où il résulte que , ne pouvant supporter une^ forte extension, elle se déchire et s'offre dans cet état à TobseiH vateur. B. Pores. — Outre les plis, la membrane externe offre ^acorc, dans beaucoup de plantes une seconde espèce d'ouvertures apr parentes , c'est-à-dire des pores arrondis plus ou moins grands». Les places où ces pores se rencontrent sont très diverses : daas» lin grand nombre de Pollens, il en existe un dans chaque pli;,; dans ceux qui n'ont pas de plis, ils se trouvent tantôt aux pôles,, tantôt à l'équateur du grain , tantôt régulièrement ou irrégiaîiè- rément disséminés sur toute la surface. Quant à la forme, cesf pores sont habituellement ronds, mais ceux qui sont situés sur l'équateur sont fréquemment plus ou moins allongés dans le sens de la largeur ou de la longueur du grain. Leur grandeur est très diverse : beaucoup ne forment qu'un point à peine visible ^ tandis que d'autres atteignent une étendue remarquable. — Ces- pores sont-ils des ouvertures réelles , ou bien ne résultenî-iîSy comme les pores du tissu cellulaire, que d'une plus grande îé- ntiité de la membrane en certains points? c'est une question ,que je ne pus résoudre pour les plus petits de ces pores; mais dans les Pollens où ils acquièrent une étendue plus considérable^ je pus me convaincre de la manière la plus évidente, par la; sé- paration de la membrane externe, que ces pores ne sontpoioî de vraies ouvertures, mais sont clos par une membrane mince, — Il y a une partie des Pollens pourvus de pores ( nous contoue-' rons à employer cette dénomiiiation de pores, quoiqu'elle iw èQÏi pas tout-à-fait exacte) , où la jnembraiie qui Les bouche se H. MOHL. •— Sur lé Pollen. ib3 présente cette plus grande ténuité que dans le contour extérieur d^ pore, et possède dans le reste de son étendue la même épais- seur et les mêmes qualités que la memibrané externe, en sorte que chacun de ces pores est fermé par une sorte de couvercle ( Operculum), par exemple dans les Scabiosa caucasica^Knautia proponticay Passiflora cœrulea, alata, kermesina, Cucurbita Pepo, Dans le grain sec, la membrane qui bouche les pores est ordi- nairement sur le même plan que le reste de la membrane externe ; dans quelques cas seulement, par exemple dans ÏEchinops^ la membrane interne forme à travers les pores qui se trouvent dans les plis du grain un prolongement papilliforme. Et quandî ces places semblables à des pores prennent une étendue très considérable, comme il arrive par exemple dans le Pollen lisse et triangulaire des Onagrariées et des Protéacées, alors la mem- brane interne forme encore une saillie (papille) plus ou moins grande recouverte par la membrane externe amincie. — Quand on met dans l'eau les grains de Pollen pourvus de pores, ils ne se gonflent pas uniformément; mais c'est principalement la partie qui se trouve sous le pore qui prend un développement remarquable, et la membrane interne vient faire une saillie plus ou moins forte à travers les pores, ordinairement sous forme d'une papille arrondie , mais souvent aussi sous forme de canal cylindrique. Quand les pores ne sont fermés que par une mem- brane mince, et que l'extension de la membrane interne n'est pas très considérable, la membrane du pore s'étend pareillement sans se rompre; lorsqu'au contraire les pores sont fermés paf un opercule, celui-ci est séparé de la membrane externe, re^ jeté sur le côté par l'effort de la membrane interne, ou bien poussé directement en haut de manière à rester au sommet de la papille qui se forme. — Dans quelques cas seulement, surtout dans les Pollens où les papilles occupent une grande partie du grain , comme dans plusieurs Pollens pbts et triangulaires, par exemple dans celui du Clarcîda pulchella, la membrane externe passe sans ligne de démarcation tranchée à la partie mince qui cou- vre les papilles. Dans tous les autres la limite est nettement mar- quée. Ordinairement, la membrane externe offre dans le voisinage 1 64 H. MOHL. • — Sur le Pollen. immédiat des pores une structure un peu différente de celle du reste de son étendue, et forme ainsi autour du pore un halo i^Hof) plus ou moins marqué.Très souvent ces halos sont moins distinctement ponctués que le reste de la membrane, par exemple dans les Silène, Dombeya. La forme de ces halos est ordinai- rement circulaire, par exemple dans les Gupulifères, les Casua- rinées, les Myricées, familles où ils ont une grandeur notable; mais beaucoup de pores cachés dans les plis longitudinaux de la membrane externe sont entourés d'un halo transversalement elliptique, qui souvent est sensiblement plus long que la bande n'est large (Tabernœmontana tinctorial Erjthroxjlon ferrugi^ JieumJ. — D'après la description ci-dessus donnée des cellules, des épines et des grains de la membrane externe, il est clair que ces parties doivent être considérées comme les organes sécréteurs et conservateurs de l'huile visqueuse, d'où il résulte que la sécréion de cette huile ne doit pas être attribuée aux papilles recouvertes par un prolongement dépourvu de grains de la membrane ex- terne j, et qui ne se trouvent que dans une partie des Pollens, et que , quand même la membrane à grains fins qui recouvre les grosses papilles des Onagrariées et des Protéacées, prendrait part à cette fonction , ce ne serait que dans un degré bien moindre que le reste] de la surface. Je ne puis, d'après cela, adopter l'opinion de M. Rob. Brown , qui attribue précisément à ces papilles la sécrétion de l'humeur visqueuse. 11. De la membrane interne des grains de Pollen. Outre la men^ibrane qui vient d'être décrite , chaque grain de Pollen en possède une seconde , qui est recouverte par la membraîie externe, ou bien, dans quelques cas où celle-ci manque, constitue le grain à elle seule; d'où l'on voit que cette membrane interne est la partie essentielle et le lieu de formation de Vd/bi^ilia; tandis que la membrane externe est plutôt un organe enveloppant et protecteur, en même temps qu'elle a la fonction de favoriser par la sécrétion de l'huile visqueuse l'adhérence des grains au stigmate et aux autres H. MOHL. — Sur le Pollen. i65 corps. — La membrane interne a la même structure dans tous les Pollens ; elle est toujours complètement homogène, très mince et transparente comme l'eau , et se présente après l'en- lèvement de la membrane externe sons la forme d'une cellule fermée. Sa forme , quoique toujours plus ou moins voisine de l'ellipsoïde ou de la sphère , varie dans les divers pollens avec celle de la membrane externe,; attendu qu'elle se moule sur cette enveloppe plus résistante. — H y a quelques cas seulement où l'adhérence entre les deux membranes et assez forte pour qu'on ne puisse pas les séparer: c'est ce qui a lieu, par exem- ple , dans_ les Graminées , dans XArum ternatum , XErica^ le Strelitzia, le Musa troglodytarum. Néanmoins, dans la plu- part de ces cas, l'existence de cette membrane interne, que l'analogie suffirait déjà pour rendre trèsprobable, est démontrée par la séparation des deux membranes dans des espèces des mêmes genres ou fam.illes , par exemple dans XArum divari- ium^ le Caladium seguinum.DsLns les Pollens qui possèdent une membrane externe très forte, il arrive souvent aussi que l'in- terne ne se détache que par places. Une propriété qu'offre à un haut degré cette membrane interne, c'est la faculté d'absorber l'eau, faculté qu'elle par- tage à la vérité , com.me le prouvent les recherches remar- quables de M. Dutrochet sur l'endosmose, avec toutes les mem- branes organiques, mais qui semble lui appartenir à un plus haut degré qu'aux autres cellules végétales. La force avec la- quelle l'eau est absorbée dans la cavité de cette cellule est si grande, que le liquide introduit ne se borne pas à dilater la mem- brane interne, mais dans un grand nombre de cas (quoique cer- tainement pas dans tous), pénètre en si grande quantité que la li- mite de l'extensibilité de cette membrane est dépassée, et qu'elle finit par se rompre. — La membrane externe, qui forme l'enve- loppe de l'interne doit naturellement prendre part à l'extension de celle-ci. Quand la membrane externe est plissée, ses plis, comme on l'a déjà remarqué, se développent par l'extension du grain ; d'où il résulte que les Pollens pourvus de plis ne s'éten- dent pas également dans toutes leurs dimensions, mais princi- palement en largeur. — Quand la membrane externe oppose une ï66 H. aïoHL. ^— Sur le Pollen, résistance trop forte à rexteiision de l'interne, et présente des pores, alors la membrane interne traverse ceux-ci sous foriœ de papilles ou de tubes. — Les grains de ces Conifères dont le Pollen est arrondi et sans plis, par exemple des Taxus, .Junipe'* rus, Cupressus, Thuya nous font voir un spectacle particulier quand on les plonge dans l'eau. Leur membrane externe ne possède aucune faculté sensible d'extension, tandis que la mem- brane qui s'y trouve contenue se gonfle très sensiblement dans 1 eau. Il en résulte que la membrane externe se déchire irrégu- lièrement, et que la membrane sous-jacente sort par ces crevas- ses, et, se gonflant de plus en plus, se dépouille entièrement de la membrane externe. — Quand la membrane interne d'un grain de Pollen se rompt dans l'eau, les deux membranes se contractent tout-à-coup en vertu de leur élasticité, et expulsent XdifoviUa^ puis le grain reprend plus ou moins la forme qu'il avait dans l'état sec. — Ce phénomène de l'explosion du grain de Pollea dans l'eau et de l'expulsion de la/bw/Za, qui a tant occupé le^ botanistes, n'est point du tout une particularité propre au pol- len, mais trouve son explication dans la propriété, découverte par M. Dutrochet, que possède toute membrane organique, d'absorber un fluide moins dense, et d'être traversée par lui avec une certaine force, quand son autre surface se trouve en con- tact avec un autre fluide d'une plus grande densité. Ce cas a lieu pour le grain de Pollen plongé dans l'eau, puisque sa cavité est remplie par un fluide dense, \2if0pilla. La principale preuve que cette absorption d'eau et cette explosion du Pollen ne sont pas des actions vitales, mais le résultat des propriétés physiques de la membrane poUinique, c'est que le Pollen de plantes qui sont restées plusieurs années dans l'herbier se gonfle de la même manière que le Pollen frais, quoique avec plus de lenteur. — Des phénomènes exactement semblables, le gonflement dans l'eau, l'explosion et la sortie de la matière granuleuse contenue, s'observent quelquefois dans les spores encore jeunes et impar- faites de beaucoup de cryptogames, par exemple dans le Junger- mannia multifida. — L'explosion du Pollen a lieu avec beaucoup plus de promptitude dans les acides minéraux, par exemple dans l'acide nitrique, que dans l'eau. La fovilla expulsée avec force m. ^mii. -^ Sur le Pollen. i&j ^tt iapîdil3e se coagule aussitôt dans l'acide, et forme une masse «cylindrique. Il ne faut pas confondre cette masse, comme l'a fait M. Meyen,avec la membrane interne faisant saillie en forme de tisbe: la première se distingue facilement de la seconde par sa lorme irrégulière. — • M. Fritzsche, tombant dans la même erreur oque M. Meyen , considère l'action par laquelle les acides font échâer le Pollen et coaguler son contenu comme de même na- ^re«i|ue l'action de l'eau et de l'humeur stigmatique. A la vérité M- Fritzsche distingue des tubes naturels et des tubes produits artificiellement, et il rapporte aux derniers ceux qui se forment coasécutivement à l'immersion dans un acide, tandis qu'il range dans la première catégorie ceux qui se développent (à ce qu'il garait par l'effet de l'humidité) sur le stigmate ou sur la corolle 4|tiand les grains de Pollen y tombent ; mais il leur attribue mne niême origine, en admettant qu'ils sont formés par la partie mticilagineuse de la fovilla^ et qu'ils sortent en rompant la mem- Jbrane interne du grain. C'est bien ainsi que la chose a lieu pour les îobes qu'il considère comme artificiellement produits; mais les tubes naturels en diffèrent absoliunent, en ce qu'ils sont des ppoiongemens immédiats de la membrane interne, ce dont on peut se convaincre en détachant la membrane externe. Il est \ï\.&i vrai que ces tubes , comme le dit M. Fritzche , percent ttine membrane; mais cette membrane n'est pas l'interne, c'est i*iffis-Êeme; et celle-ci n'est pas percée de trous , comme M. Fritz- sche croit l'avoir observé, mais, comme je l'ai exposé ci-dessus, m&îèl les pores tantôt sous la forme d'une membrane mince y >taotôt sous celle d'un opercule. — Dans tous les Pollens chez lesqoels la membrane externe est tout-à-fait unie , dans tous iceus: qui ne possèdent qu'un pli, dans une grande partie de ycexss. qui ont trois plis, dans ceux qui ont des plis en spirale, et iiiéaae dans beaucoup de ceux qui sont pourvus de pores , la membrane interne forme une cellule unie tout-à-fait sphérique ou ellipsoïde, — Au contraire dans les Pollens qui, comme celui dfâ Onagrariées, ont un pore à leurs trois angles tronqués, ou, comme celui des Dipsacées, en ont un sur leurs trois côtés, ou, comme chez beaucoup de Solanées, de Gentianées , da %ïianthérées i d'Ombellifères , d'Apocynées, de Papilloua- i68 H. MOHL. — Sur le Pollen, cées, etc. , en ont un dans leurs trois sillons longitudinaux, ou, comme chez beaucoup de Borraginées, en ont un grand nom- bre , la structure de la membrane interne n'est pas absolument semblable dans tous les points, mais il existe souvent, même dans le grain encore sec, des papilles, qui sont comme de petits appendices en cœcum de la membrane interne. La ligne d'union de ces appendices en cœcum avec la cellule formée par la membrane interne est pour l'ordinaire bien tranchée; par- fois, comme dans les Onagrariées, elle présente un épaississe- ment, qui lui donne l'apparence d'une bande blanche. Lorsque le grain de Pollen est mis en contact avec l'eau et absorbe ce fluide, ces appendices e« cœcum (généralement ar- rondis, tubuleux dans le Pollen remarquable du Morina persicd) cèdent plus que le reste de la membrane à l'extension produite par l'introduction du liquide, et s'allongent en grosses papilles et quelquefois (surtout dans les| Dipsacées et les Géraniacées) en un tube qui souvent surpasse le grain en longueur, ce qui d'ailleurs a heu dans le Pollen desséché aussi bien que dans le Pollen frais. — Je n'ai observé cette expulsion de papilles ou de longs tubes que dans les Pollens qui avant d'être humectés pré- sentent déjà de petites papilles, ou dont la membrane externe a des points plus minces semblables à des pores; jamais au contraire je ne l'ai vue dans les Pollens dont la membrane ex- terne forme une vésicule uniforme et complètement fermée, ou n'a que des plis dépourvus de pores. Il n'en est pas de même quand c'est l'humeur sécrétée par le stigmate qui agit sur le Pollen : même les Pollens qui dans l'eau ne donnaient nais- sance à aucun tube en développent alors. Le grain de Pollen subit par l'influence de l'humeur stigmatique la même altération que de la part de l'eau pure; il se gonfle, ses! plis s'effacent, et la foi^illa , dans les cas où elle est transparente , s'obscurcit. Dans les Pollens pourvus de papilles ou de pores , des tubes se forment alors, comme dans l'eau simple; mais dans ceux qui sont pourvus de plis, comme dans les Cactus fia gelliformis ^ alatusy IrisJîaçescenSy toute la partie moyenne de la bande sort en prenant une forme conique, puis la pointe du cône ainsi formé s'étend en un canal cylindrique. Cette disposition infun- H. MOHL. — . Sur le Pollen, 1 69 dibuliforme est aussi celle que présentent les Pollens qui n'ont ni pores ni plis. Dans ces derniers, le canal peut, à ce qu'il semble, se développer sur tous les points du grain , et il naît dans l'endroit qui se trouve en contact avec le stigmate. Quel- quefois aussi un de ces grains donne naissance à deux tubes sur deux points séparés. Cette production de tubes sur le stig- mate dans des Pollens dont la membrane externe n'a point de pores, me paraît venir de ce que, le grain de Pollen se trouvant en contact avec le stigmate par un ou deux points seulement , ces points, qui absorbent seuls l'humeur stigmatique, s'amollis- sent et cèdent plus fa^'.lement que le reste de la membrane à la pression de la matière contenue qui s'est augmentée par l'addition de l'humeur absorbée, tandis que le grain de Pollen plongé dans l'eau s'amollit par toute sa surface, et se dilate uni- formément. Il faut ajouter que l'humeur stigmatique est absorbée lentement , et détermine ainsi ime pression graduelle plus propre à opérer l'extension de la membrane interne, tandis que l'eau, et surtout les acides ou l'alcool font crever le grain par une trop rapide extension. — Mais l'humeur stigmatique n'a pas seulement îa faculté de faire produire des tubes à tous les grains de Pollen, eUe agit encore avec plus d'énergie que l'eau, en ce sens, que les tubes atteignent une longueur beaucoup plus grande. Parmi les espèces que j'ai examinées, c'est le Pollen do Morina persica qui a produit dans l'eau les plus longs tubes, et ces tubes n'avaient qu'une fois à une fois et demie la longueur du grain, tandis que, dans beaucoup de plantes, les tubes qui se développent sur le stigmate égalent en longueur douze et quinze fois le diamètre du grain de pollen. Il est inutile de faire remar- quer que la membrane externe, c]ui a toujours très peu d'exten- sibilité, ne prend aucune part à la formation de ces tubes, mais qu'elle estrouipue et traversée par l'interne. — Dans les Pollens qui sontpoorvus de plis, la membrane interne est plissée comme l'externe, c'est une chose qui se comprend d'elle-même. Mais la raison de ce plisseme/it n'est pas dans une organisation particu- lière de la membrane interne, puisque la structure de celie-ci est tout-à-fait uniforme, et que ces plis s'effacent toujours, lors- qu'elle est dépouillée de la membrane externe; elle reçoit ces rya H. MOHL ^— Sur le Pollen, plis passivement, comme doublure interne de la membrane ex- terne plus ferme. III. Variations dans le nombre des membranes polliniques. Les grains de Pollen de presque toutes les plantes observées par moi sont composés de deux membranes, comme cela vient d'être exposé; mais il y a quelques cas qui font exception. a. Grains de Pollen à une seule membrane. — Je ne connais illa diffèrent de celles de M. Brongniart; je m'écarte sur- tout de lui , en ce que je n'ai jamais pu trouver fondée son as- sertion que ces grains avaient une grandeur fixe dans chaque plante. Il est vrai qu'ils sont beaucoup plus gros dans beaucoup de plantes, que dans d'autres, et qu'en cela on trouve des diffé- rences très fortes, et bien plus grandes que ne l'a pensé M. Bron- gniart; en effet j'ai vu le diamètre des plus gros que j'aie trouvés, savoir de ceux du Pinus Larïx et de X Araucaria excelsa jSé\eYer à ^ de ligne de Paris pour le premier, et jusqu'à rh pour le se- cond. Et comme maintenant, dans beaucoup de plantes, le grain de Pollen tout entier est beaucoup plus petit que ces grains de/bi^illa, comme cela se voit, par exemple, dans ceux des Mrosotis, Lithosperinwn arwense , purpureo-cœruleum, et autres Borraginées, qui n'ont souvent que y3oo de ligne de lon- gueur et i;6oo de largeur; il est clair que les grains de \^.fovilla^ dans ces derniers, diffèrent considérablement en grosseur de ceux des premiers , et qu'alors il y a quelque chose de vrai dans la proposition de M. Brongniart. Mais jamais je ri ai trouvé les grains de la f bvilla de même grosseur dans la même plante ^ au contraire le diamètre des plus grands avait constamment le dou- ble et le triple et dans beaucoup de cas le quintuple et le dé- cuple de celui des plus petits , tandis cju'une multitude de grains étaient d'une grosseur intermédiaire entre ces limites. A la vérité, comme il résulte des difficultés ci-dessus exposées, ces résultats ne reposent pas sur des mesures directes, mais seiik^ment sur la comparaison des grains voisins et Festimatioii ri. MOHL. — Sur le Pollen. 1^7 de leurs grosseurs relatives ; mais cela est suffisamment exact pour le but présent. On pourrait m'objecter que j'ai pu prendre également pour des grains de fovilla les particules mucilagi- neuses mentionnées par M. Brongniart; et je conviendrais de l'importance de cette objection , si parmi un grand nombre de granules d'égale grosseur j'en avais vu quelques-uns plus gros; mais je ne puis l'admettre, attendu que les différences dans la grosseur des granules sont infiniment nombreuses , et que je n'ai pas trouvé une seule plante où ils fussent de même gros- seur. Je n'ai jamais vu les granules se courber en arc ou en S, comme MP/[. Brongniart et Bob. Brown croient l'avoir observé, et je ne puis cacher le doute que je conçois sur l'exactitude de cette observation, tout en convenant que les granules ovales, comme ceux des Onagrariées, quand on les observe avec de forts grossissemens, surtout avec une lentille simple de i^4o à 1^80 de pouce de foyer, n'ont pas jdcu de ressemblance avec les animacules infosoires par leur mouvement oscillatoire et par leur tournoiement et leur roulement. — J'ai vérifié dans beaucoup de cas, }3ar exemple dans le Scabiosa uralensis^ les observations de PyI. Fritzsche (Beitrâge \zzi7' Kenntniss des PoU lens y page 3-2 et suiv.), desquelles il résulte que dans tous les grains de Pollen , une partie des globules pris pour des granules de \di fo villa ne sont pas des corps solidts_, mais des gouttelettes d'huile, et j'ai vu ces gouttelettes se réunir en gouttes plus grosses. Ces gouttelettes d'huile paraissent former une grande partie des petits grains de la /(;(^i7/<2_, désignés par M. Brown sous le nom ùq molécules y tandis qu'au contraire les grains de la/b- villa proprement dits, qui se rencontrent en si grande multitude dans les Onagrariées et les Graminées offrent une enveloppv^ solide qui se colore par l'iode. M. Brown aussi a observé dans les Asclépiadées de semblables gouttelettes d'huile parmi les grains de hfot^illa. Je ne conçois pas comment M. Fritzsche peut attribuer assez d'importance à ces gouttelettes d'huile, pour présumer qu'elles sont nécessaires à la fécondation , et que les autres granules servent à la formation du tube; au moins ce sont de pures conjectures, qu'il n'y a pas le moindre motif d'admetU'e. L'importance que l'on a attachée aux granules de III. EoTAN. — Hlars. 12 iy8 H. MOHL. = Sur le Pollen. Vàfopilla me paraît de même absolument hypothétique , et je ne la trouve fondée sur aucune raison physiologique. Qui nous dit que ces granules ont plus d'importance pour l'œuvre de la fé- condation, que le fluide dans lequel ils nagent, et même qu'ils y remplissent une fonction ? Il semble'que les botanistes aient toujours involontairement l'idée des animalcules spermatiques présente à l'esprit ; et quand même les granules seraient com- parables à ces animalcules, tout ce qui en résulterait, c'est qu'ils existeraient dans unefovilla féconde, et qu'ils manqueraient dans unefovilla inféconde, mais il ne s'ensuivrait nullement qu'ilsjouenlunrôledanslafécondation. C'est justement cette der- nière circonstance, que l'on aurait dû cependant écîaircir avant -toutes les autres, qui est encore la plus incertaine et la moins bien établie de toutes. VI. Histoire du déçeloppement des graijis de Pollen. Je n'ai que peu de chose à ajouter à ce que M. Brongniart a fait connaître sur le développement des grains de Pollen. — C'est, comme on sait , M. Rob. Brown {Transact. of the Linn. Soc. t. XIII. p. 2 1 3. ce The pollen is formed in a cellular substance apparently destitute of vessels; and is always produced inter- iially, or under the proper membrane of the secreting or- gan. ))) qui exprima le premier avec précision le fait annoncé déjà parKœlreuter {Forldufige Nachricht. p. i3), que les grains de Pollen sont formés dans l'intérieur d'un tissu cellulaire , en quoi M. Brown fut plus tard suivi par M. Brongaiart (Annales des Sciences naturelles, 1827, septemb. page il\ et suiv). Mes observations confirment pleinement le résultat trouvé par M. Brongniart, savoir : que les loges de l'anthère sont primitivement remplies d'une masse de cellules parenchyma- teoses à parois minces, dans lesquelles les grains de Pollen se forment de la matière granuleuse contenue, et qui plus tard disparaissent. Les assertions d'Iïedwig et de M. Turpin, relati- vement à une attache primitive des grains de Pollen et à un Jrpphopollen, sont tout-ii fait dépourvues de fondement. — H. MOHL. — . Sur le Pollen. i nç\ Quant au nombre des grains qui se forment dans chacune de ces cellules, e" que M. Brongniart établit être de i dans le Po- tiron , de 4 dans le Cohœa scandens ^ de 5-8 dans VOEnothera biennis, je ne m'accorde pas entièrement avec cet écrivain ; car dans mes observations, peu nombreuses à la vérité, mais prises sur des familles très différentes, j'ai trouvé que le nombre des grains qui se forment dans une cellule (peut-être avec cjuelques exceptions très peu nombreuses rapportées plus bas) est de 4, comme on le voit, par exemple, dans les Cucurhita Pepo, Nico- tiana rustica^ EcJiium creticum, Mirabilis Jalapa, Scutellaria scordiifolia f Poljgala Chamœbiixus ^ Corjlus Avellana^ Knautia propontica; Typha augustifolia , Iris flauescens , Ornitho^a- lum pyrenaicuTJi , Fcstiica elatior , Gjpsophila scorzonerifolia , Lai^atera trime stris , Alcea rosea, Amaranthus frutescens. Dans le premier état, on voit le contenu granuleux de ces cel- lules partagé en quatre petites masses ; par suite du développe- ment, ces masses sont remplacées par quatre grains de Pollen qui adhèrent plus ou moins fortement l'un à l'autre. Plus tard les grains se séparent, et lorsque enfin les cellules qui les con- tenaient ont disparu, restent libres dans la cavité de l'anthère. — Dans quelques cas, l'union des quatre grains de Pollen qui sont nés dans une cellule est encore plus ou moins forte après le développement accompli ; tantôt ils ne tiennent plus que fai- blement l'un à l'autre, [et une légère pression suffit pour les séparer; c'est ce c[ui a lieu dans Xiris flavescens^ les Epilobimn hirsutum, 7?îontanu7n; à' àulres iois, au contraire, l'adhérence est assez considérable pour que les grains ne puissent être séparés que par une pression plus forte , ou même soient in- séparables : voilà ce que l'on trouve dans le Vellosia aloefolia le Typha minima^ le Periploca grœca , \ Apocjnum venetum les Orchidées , le Jussieua erecta, le Drimys TVinteri, la plupart des Éricinées, des Épacridées, des Vacciniées. On verra par la description des grains de Pollen qui sera donnée plus loin que dans ces espèces de Pollens dont chaque grain est com- posé de quatre grains, ces quatre grains peuvent être dis- posés de deux manières : ou bien' ils sont tous quatre sur le même plan, comme dans le Vellosia^ Yr^pocjnum, les Orchid 12. 1 8o H. BTOHL. — Sur le Pollen. (lées ; ou bien ces quatre grains sont l'un par rapport à l'autre dans la même situation que les quatre angles solides d'un tétraèdre, comme dans les Éricinées. Chez les grains de Pollen dont la sé- paration est tardive, nous trouvons aussi ces deux dispositions, aussi long-temps qu'ils sont renfermés dans les cellules où ils se développent : ils sont sur un même plan , par exemple, dans X Ornithogalum pyrenaicum^ et, à ce qu'il paraît, dans beaucoup d'autres Pollens demonocotylédones pourvus d'un sillon longi- tudinal; ils sont au contraire en assemblage tétraédrique dans toutes les dicotylédones que j'ai examinées sous ce point de vue. Toutefois ce rapport n'est pas absolu , puisque j'ai aussi trouvé les grains disposés en assemblage tétraédrique dans beaucoup de monocotylédones, par exemple dans Xlris flavescens^ dans quelques grains d'Orchidées. — La plupart des espèces de Mimosa^ i^ Acacia et à'inga paraissent faire exception au nombre quaternaire des grains de chaque cellule, et les grains de Pollen sont dans la plupart des espèces de ces genres com- posés de seize, et dans quelques-unes, comme dans Vlnga anomala, de huit. ïl paraît donc que chez ces plantes huit ou seize prains de Pollen se forment dans chaque cellule; cepentlant je n'ai point là-dessus d'observations directes. Il est toujours remarquable que dans ces plantes, le nombre des î^rains réunis ensemble est un multiple de quatre. — Quant à l'idée de M. Bi'ougniarî, que les grains de \-^ fovilla sont formés, non dans les grains de Pollen eux-mêmes, mais dans les cellules où se trouvent ces grains, et absorbés par eux au moyen de pores, non seulement elle est en soi très invrai- semblable, niais elle est aussi en contradiction avec ce que l'on découvre par l'observation des anlhères imparfaitement formées. — Il est extrêmement remarquable que les grains de Pollen, sous le rapport de leur mode de développement dans des cel- lules qui disparaissent plus tard, sous le rapport du nombre des grains qui se fornjent dnns chaque cellule, comme sous celui de leur structure, ressemblent tout-à-fait aux Spores des cryp- togames supérieures. On peut voir à ce sujet ma petite disserta- tion sur les Spores (Flora i833). ( La suite au prochain cahier,) CROUAN. — Sur le Ceramium Boucheri. i8] Oeservations microscopiques sur le Ceramium Boucheri de Duby, et sur les Gaillones de Boniieniaison; Par MM. Crouan frères, Membres de plusieurs sociétés savantes. Le genre Dasja proposé par M. Agarcîh dons son Systema 'Algarum^ pour une Hydrophyte élégante de la mer Adriatique, a été conservé par lui dans son Species ; mais il y ajoute les Gaillones de Bonnemaison. (i) Le savant algologue de Genève, M. Duby , dans son deuxième et très intéressant Mémoire sur les Céramiées, qu'il nous a fait l'honneur de nous adresser, s'étend longuem.entsur ce genre, et par les dessins et les éclaircissemens qu'il donne sur les Dasya Spinella , plana et simpliciuscula d'Agardh, ne nous laisse plus douter que ces prétendues espèces ne soient des variétés de la même Hydrophyte. La plante que nous lui avons envoyée sous le nom de Gaillona Boucheri , et qu'il décrit dans le Mémoire tient il est ici question, est encore une variété des Z?<35/a nom- més ci-dessus et que nous distinguerons par la dénomination de Ceramium Boucheri var. B. temiissimum. Nous pensons donc, avec beaucoup de probabilité et d'après nos observations microscopiques sur l'état vivant de plusieurs variétés, que c'est la même espèce que Bonnemaison et d'autres nnieurs ont dési- gnée sous des noms différens. Depuis long-temps nous avons suivi la végétation de cette Hydrophyte, et iïous avons remarqué que sa fronde variait de forme et de couleur selon la saison , la localité, l'âge et l'espèce de fructification qu'elle portait. Nous l'avons trouvée le 1 1 décembre 1 833, munie de sa fructi - (i) Nous avons reçu de notre ami M. Chauvin, babile algologue de Caen , un fragment de cette Hydrophyte qu'Agardh nammo. Dasya elegans ; mais son état sec et incon'plc! ne nous a pas permis de l'étudier suffisamment. Si, comme le dit M. Duby dans son deuxième mémoire, ses couceptacles urcéolés sont longuement pédicellés et contiennent des gongyles pyriformes, elle diffère par ces caractères des Gaillones de Bonnemaison, i82 CROUAN. — Sur le Ceramium Boucheri. fication siliculeuse remplie de globules d'un noir pourpre, dis- posés en série double ou triple, et qui se divisent à leur maturité en trois gongyles triquètres à base arrondie. Cette fructification était fixée sur les ramules et semblait offrir, par sa position et sa forme, une image en miniature des thyrses de fleurs du Marronnier dinde. Sa fronde offrait , à la vue , une teinte riche du plus beau rose et tranchait singulièrement avec les fructifications nombreuses qui étaient colorées en un beau pourpre noir. L'aspect des ex- trémités raméales était charmant; elles ressemblaient à de petits pinceaux couleur carmin. Sa tige principale très rameuse, paraît continue dans le bas; ses rameaux sont alternes à articles mul- tiples (vus au microscope); ils sont couverts de petits ramules multifides, alternes, dichotomes , à articles simples , et se termi- nant en pointe aiguë. Les filamens de ces petites ramules sont deux fois moins forts que dans le Gaillona punctata Bonnera. , Dasya Spinella d'Agardh (type du Ceram. Boucheri pour nous. Yoyez pi. 5, f. 2.) Sa tige, demi-cartilagineuse dans le bas, s'aplatit par la dessiccation, tandis que dans cette der- nière elle reste ronde et coriace; malgré ces différences, l'or- ganisation et les fructifications sont les mêmes. C'est cette va- riété que Bonnemaison a désignée sous le nom de Gaillona Boucheri, et que probablement M. Agardh a nommée Dasya plana. (Voyez pi. 5, fig. i.) Une particularité qu'offre cette belle variété de notre Cera- mium Boucheri, c'est qu'à peine Fa-t-on plongée dans l'eau douce pour être préparée sur le papier, que sa jolie couleur rose devient d'un jaune orangé (cet effet est plus lent dans le type); ses fins ramules, d'écartés qu'ils étaient, se trouvent agglo- mérés et la plante offre alors un aspect tout-à-fait différent; on dirait qu'elle aurait été froissée; aussi quand elle a éprouvé cette influence, est-il de toute impossibilité de pouvoir la dissé- quer. A l'état vivant, cette plante est très mucilagineuse, et c'est avec bien de la peine et de la patience que l'on parvient à faire des coupes microscopiques qui permeîtent d'étudier son orga- nisation; elle adhère étroitement au talc et au papier sur lequel on l'a préparée. Nous la désignerons sous le nom de Ceramium CROUAN. r— Sur le Ceramium Boucheri. i85 Boucheri var. A. mucilaginoswn. Nous l'avons récoltée dans la rade de Brest , sur la racine de la Zostère , en décembre 1 833 , et sur les roches sous-marines, en octobre i834. La \'ar< B. tenuissimum à ramules multifides écartés, que nous avons communiquée à M. Duby, et qu'il a décrite dans son deuxième Mémoire sur les Céramiées, a la fronde plus déli- cate et pius^ténue que la variété précédente ; c'est un état parti- culier de cette variété-ci , à fronde nivelée d'une couleur jaune verdâtre mêlée de rouge-violet que Bonnemaison a nommée (j^aillona versicolor ; nous l'avons vue dans les Hydrophytes qu'il a déposées au Muséum de Paris. Dans le mois d'août i834, nous avons observé la même Hy- drophyte avec un port et une couleur différens ; elle était d'un rose très tendre au sommet et d'un vert blanchâtre dans le reste de la fronde; elle était munie aussi de ses fructifications thyr- soïdes seulement. A la même époque, nous l'avons rencontrée dans une autre localité en grande abondance^ croissant sur des Corallines, ayant une couleur brune tirant sur le roux-clair et offrant deux sortes de fructifications bien tranchées, telles que les décrit Agardh dans son Dasya Spinella^ savoir: i° des ré- ceptacles ovales acuminés, agrégés entre les rameaux, conte- nant des globules sphériques disposés en série multiple; i"" des conceptacles sessiles en forme d'ampoule et munis d'un bec. Nous avons figuré l'une et l'autre de ces fructifications sur l'état vivant , et l'on peut en avoir une idée nette en jetant les yeux sur la pi. 5 fig. 2. M. Duby fait observer qu'il n'a jamais rencontré cette der- nière forme , mais bien trois autres tout-à-fait insolites. Si M. Duby avait été assez heureux pour trouver, comme nous, des échantillons avec des conceptacles à divers états de déve- loppement, il aurait vu que son premier mode fructifère repré- senté t. m, fig. 5 a. b. de son Mémoire, n'est que l'état jeune des conceptacles sessiles en forme d'ampoule dont patrie M. Agardh , et que nous avons figurés à l'état de maturité.. Ces conceptacles que nous avons toujours vus sessiles , ou teès lé- gèrement pédicellés, dans les nombreux échantillons^ de Ce- ramium Boucheri et C coccineum que nous avons, ©bservés i84 cr.ouAN. — 6^^/' /^ Ceramium Boucheri. ont un tissu qui paraît réticulé au microscope, et contiennent un grand nombre de gongyles très colorés, ronds ou ovés, et non pyriformes comme quelques auteurs l'ont avancé. L'état jeune nous a présenté dans sa coupe horizontale (vue au microscope) une petite pelote de filamens hyalins dichoto- mes, formés par des gongyles non mûrs, partant du centre vers Li circonférence comme M. Duby l'a observé et très Lien figuré dans son Mémoire. On remarque dans l'intérieur des rameaux et ramules de cette Hydrophyte et de ses variétés, des points sphériques plus ou moins gros ressemblant à des petites séminules; c'est sur ce caractère, qui ne s'observe qu'à une certaine phase de son existence, que Bonnemaison lui a donné le nom spécifique àç punctata ; c'est la même raison, sans doute, qui lui a fait donner aussi celui diocellataj vu la res- semblance de ces petits globules, qui ont un point fauve au milieu, avec le Monaà Ocellus de Pviuller. Mais quand on a suivi la végétation et le développement de cette espèce, on voit que GS Gaillona pimctata , Boucheri et versicolor j de Bonnemai- son , sont des états différens de la même plante. Nous n'avons point encore rencontré le deuxième mode fruc- tifère figuré par M. Duby , tab. ii , f. 4 de son Mémoire, ni son troisième mode, tab. m , f . 2 , c|ue Bonnemaison avait aussi re- marqué sur un échantillon de l'herbier de feu Lamouroux; il ajoute que les élytres purpurins limbes, qu'il avait observés, contenaient trois à quatre séminules. Comme cette espèce a été décrite pour la première fois par Bonnemaison sous les noms de Gaillona punclata et Boucheri y dans son Essai sur les Hy-* drophytes loculées, imprimé en 1824 dans les Mémoires du Muséiun d'Iïist. Nat. de Paris, nous lui conserverons le nom spécifique de Boucheri ^ et nous la placerons sous^le nom de Ceramimn Boucheri dans notre première section du genre Ce- ramiuruy tel c|u'il est circonscrit par M. Duby, premier mé- moire, pag. i5, et que nous désignerons par le titre de Sous- genre Gauxona.' Nous réunissons dans cette section les espèces dont les ar- ticles, recouverts dans le bas de la fronde d'un tissu cellu- laire et parenchymateux , sont multiples dans les tiges et les CROUAN. — Sur le Ceramium Boucherk 3 85 rameaux principaux, et simples dans les ramilles, et dont la fructification se présente sous les trois aspects suivans : i"* sosîs la forme de capsules qui sont de gros conceptacles urcéolés, à tissu réticulé, analogues à ceux des Polfsijplionia , mais ne con- tenant pas comme ces derniers des gongyles pyriformes maî-s bien ronds ou ovés (voyez pi. f. ces conceptacles très grossis); 2o sous la forme de siliques ou réceptacles plus ou moins allonges^ terminés quelquefois par un prolongement articulé, contenaiît des petites sphères pourpres transparentes à la circonférence y. disposées en série double ou triple et se séparant à leur matu- rité en 3 gongyles triquétres à base arrondie ; 3° on remarf|5ii« encore à la surface des rameaux, et ordinairement en face des arti- culations, des petites sphères semblables à celles contenues daus l'espèce de silique que nous venons de signaler, mais beau- coup plus fortes. jNous les considérons comme les véritables organes propagateurs ( voyez Duby , deuxième Mém. Cér. tab. III , f. 2 , et tab. ii , f. 4) ; cette dernière fructification se voit aussi sur tous les CalUthamnion ^ Ceramium^ etc. d'Agardb (Sp. alg.) Voici la synonymie que nous croyons pouvoir adopter pour notre Ceram. Boucheri d'après nos observations suivies sur sa végétation et son développement : Ceramjum Boucheri, Duby (Bot. Gall ) et Nob. Gaillona punctata, Bonnemaison, Essai Hyd. loc, Dasya Spiixella, Agardh, Species alg. Var. A. mucilaginosum. Ceramium ocellatam ^ Grateloup. Gaillona Boucheri, Bonnemaison, loc. cit. Dasjaplana et simpliciusculay Agardh, Sp. alg. Var. B. tenuissimum. Gaillona versicolor^ Bonnemaison, loc. cit. — punctaîa, var. B. ceratojjhylloides , Boîin«EV maison, loc. cit. Ceramium Boucheri, Biihy^ 2" Mém. sur les Céramiée%* non Bot. Gall. '1 86 CROUAW. — Sur le Ceramium Boiicherii. Le Dasya Hutchinsiœ d'Harvey, que nous ne connaissons point et qui se trouve sur les côtes d'Angleterre, pourrait bien être aussi la même espèce. C'est le savant travail du deuxième Mémoire de M. Duby qui nous a conduits à ces conclusions, par les recherches qu'il nous a excités à faire pour étudier les divers modes de fructifi- cations dans une même Hydrophyte, et que l'un de nous, Hyp- polite Crouan , pharmacien à Brest, a mis un soin tout particu- lier à dessiner sur le vivant. A propos de notre sous-genre Gaillona , nous ferons observer que nous n'entendons point y placer le Gaillona ^rbuscula de Bonnemaison, qui est pour nous le Ceramium spongiosum, et que nous plaçons dans notre troisième section que nous dési- gnerons par le titre de Sous-genre Le Prevostia. (i). Nous proposons ce sous-genre pour les espèces de Ceramium à fronde arbusculée bi ou tripinnée, à rameaux et ramules alternes, à articles simples dans toute la fronde, mais ayant ceux du bas de la principale tige recouverts par des cellules plus ou moins tortueuses accolées bout-à-bout et formant des espèces de stries qui feraient croire à des articles multiples (Voyez pi. 6 fig. 5 le bas de la fronde grossie du Ceram. fruticulosum ^ Roth , et Nob. pi. 6 fig. 7 à loles coupes horizontale et verticale du Ceram. 5/?07z^/o52//7Zj Nob.) , fructification se présentant sous trois as- pects : 1° sous celui de conceptacles visibles à la loupe, globu- leux ou ovales, sessiles ou légèrement pédicellés, translucides à la circonférence et contenant une matière pourpre qui se sé- pare en trois parties triquètres. Cette fructification est com- mue à tous les Ceramium (Voyez pi. 6 fig. i et 6 la première fructification des Ceram. fruticulosum et spongiosum). — La deuxième fructification offre de gros conceptables visibles à l'œil nu, placés aux dichotomies des rameaux ordinairement au nombre de deux; ils sont à-peu-près sphériques ou ellip- (i) C'est avec reconnaissance et plaisir que nous dédions ce sous- genre à notre honorable ami M. Auguste Le Prévost, député, savant archéologue, lillérateur et botaniste très distingué, qui nous a aidé de ses conseils, et encouragé dans une étude qui demande tant de patience et de temps pour les observations. CROUAN. — Sur le Ceramiiim Bouclieri. 187 tiques et renferment une agglomération de gongyles irréguliers d'une couleur pourpre foncé (Voyez pi. 6 fig. 2 et -7 la deuxième fructification des Ceram. frut. et spongiosum). — La troi- sième, très singulière, visible aussi à l'œil nu, se présente tantôt dans l'intérieur des dichotomies , tantôt sur toute la plante, sous la forme de conceptacles ovés ou cylindriques réunis bout-à-bout en petits rameaux pédicellés , presque en forme de silique toruleuse ou disposés comme les feuilles du Cactus Opuntia y Lin. (Voyez pî. 6 fig. 3 la troisième fruct. du Ceram. fruticulosum ^ Roîh et Nob.), C'est à tort que Bonne- maison accuse d'erreur M. Bory de Saint-Vincent, quand il croit que la locule est unique dans les segmens de la princi- pale tige de notre Ceramium spongiosum. L'anatomie que nous avons faite de cette espèce sur l'état vivant, nous a confirmé que l'opinion de M. Bory est juste, et que les segmens du bas delà fronde sont bien uniloculés; mais le tissa cellulaire qui donne lieu des stries est si épais dans ce Géramium, qu'il n'est pas étonnant que Bonneraaison se soit trompé et qu'Agardh l'ait réunie à ses JJasya. Le premier mode fructifère de cette espèce a fait dire aussi à M. Duby (deuxième Mémoire Céram. p. 16) qu'elle de- vait rester dans les Ceramium. Avant de terminer ces observations, nous dirons que nous avons été surpris de voir M. Duby qui , dans son premier Mé- moire, n'admettait pas le genre Gaillona , l'admettre dans son deuxième sous le nom de Dasya , proposé par M. Agardh. D'après le principe fondamental de l'algologie émis par M. Duby, « Que l'on ne doit admettre comme genre distinct que les es- «"pèces qui montrent des différences , soit dans le port et la vé- « gétation , soit dans les organes de la reproduction », nous avons, de nouveau, étudié ce groupe d'Hydrophytes' que nous pensions aussi devoir former un genre bien tranché; mais après un examen plus attentif, nous avons vu que le port, la disposition des ramules et les gongyles des espèces que nous avons examinées, sont semblables dans les Ceramium. Les formes extérieures des organes fructifères, dira-t-on, sont diffé- rentes; mais nous ferons observer qu'il est impossible de don- ner des caractères fructifères circonscrits dans le genre Cera-* î88 CROUAN. — Sur le Ceramium Bon chéri. mium^ tel que l'ae'tabliM. Diiby.En effet, dans ce genre la forme extérieure de la fructification varie à l'infini; ce qui ferait créer autant de genres qu'il y a d'espèces si l'on ne s'attachait qu'à ce caractère protéiforme. Quant aux gongyles contenus dans ces différens conceptacles (i), ils sont à-peu-près les mêmes. Il n'y aurait donc que le caractère invariable d'articles multiples dans la tige principale qui pourrait déterminer à séparer les Gaillona des Ceramium ; mais en attendant que nous soyons plus avancés dans la physiologie des Algues , nous croyons qu'il est préférable d'en faire un sous-genre dans les Ceramium. Explication des Planches V et YI. PLANCHE V. I. Fig. Rameau très grossi du Ceramium Boucheri var. muclîaginosum. i. A. conceptacle très grossi. Fig. a. Rameau très grossi du Ceramium Boucheri var. tenuissimum, avec sa fructification si- liculeuse. Fig. 3 et 4. Rameaux grossis du Ceramium coccineum^ avec leurs frucllfications conceptacu- -aire et siliculeuse. PLANCHE VL Fig. I , 2 et 3. Rameaux grossis du Ceramium fruticuîosum , avec leurs divers modes de fructifications. Fig. 4 et 5. Frondes très grossies du C. fruticulosum. Fig. 6 à 10. Détails de l'organisation du Ceramium spongiosum. f i) Nous avons toujours vu les gongyles se décolorer après leur sortie des conceptacles quoi- •que toute précaution fut prise pour que rien ne nuisît à leur développement, ce qui nous paraît prouver évidemment, que nous n'avons encore rencontré dans les conceptacles sur lesquelsnous avons expérimenté, que des organes stériles et non propagateurs. Cependant nous avons fait des observations suivies sur les deux principales fructifications décrites par les auteurs et considérées Jusqu'à ce jour comme les organes propagateurs. Quoiqu'il en soit il existe, sans doute, des conceptacles auxquels est exclusivement attachée la vertu reproductive, que les algologues n'ont point encore décrits scientifiquement, et qui doivent avoir un aspect' particulier qui les fasse dis- tinguer de ceux qui sont stériles; c'est ce que nous allons tâcher de découvrir. ANDREJEWSKYI. -^ Sur les végétaux d'Abano. 189 NoTE^wr les végétaux qui croissent autour et dans les eaux ther- males d'Abano ^ par le docteur Andrejewskyi. (i) Ces eaux sont situées dans la Vallée du Pô, non loin de Pa- doue, et sur le revers occidental d'un petit groupe de cônes volcaniques, désignés par les habitans sous le nom de Monti isolatiyqui sélèvent brusquement du fond de la vallée. La source dont il sera surtout question dans cet article s'échappe du som- met même d'un de ces petits cônes, le Montiron. Les eaux ont une température qui varie entre l\o et 5go R. ; elles contiennent delà soude, delà chaux, de la magnésie, de Talumine, de l'oxide de fer, de l'acide sulfurique, de l'acide siiicique, du chlore, de l'iode et du brome, diversement combinés extlre eux. Les plantes phanérogames qui croissent arrosées par ces eaux, atteignent rarement leur hauteur ordinaire et sont tou- jours plus ou moins rabougries. Ainsi , XAllhea rosea en fleur avait un pied de h2i\\t-,YHxpeîicumperforatumàe\\^ pouces huit lignes; ÏJjuga Chamœpytis un pouce cinq lignes; le Sedum acre \\n pouce trois lignes; \q Spergula arvensis deux pouces; X Arenariarubra trois pouces trois lignes ; \e31eniha arvensis cinq pouces six lignes; X Adianthum Capillus Veneris et les Mnium et Bryum n'y végétaient même que misérablemeut. Les plantes qui prospèrent dans ces localités sont celles cjui aiment le voisinage des eaux , et dont les quatre premières se retrouvent dans les lagunes de Venise : telles c[ue Salicornia herbacea^ Samolus Falerandi, Juncus acutus, J. marit'imus^ Atriplex veneta, Son- chus maritiniusy Aster Tripoliuni , etc. Le terrain sur lequel ces plantes poussent est un tuf d'origine évidemment volcanique. On aurait tort de croire que toutes ces plantes étaient arro- sées par de Teau à So**. On comprend aisément que la tempé- rature du liquide était d'autant moins élevée que les plantes se trouvaient plus loin de la source. Cependant le iS«,';2ofoi'Fa/em,'7<^i ,(i) Extrait du jouruai der Odrurglc und AugenJicllhunde ^on Grae/c und JFalther. 4^ cah i83r. 590 ANDREJEWSKYi. — Suv Ics végétaux d'^bano. croissait vigoureusement dans une eau dont la température était à 54° et la Zanichellia palus tris avec une chaleur de 28°. Outre ces phanérogames, qui végètent autour delà source, il existe dans les eaux thermales elles-mêmes un grand nombre de plantes de la grande famille des Algues. Déjà Pline en avait parlé; depuis, beaucoup d'autres auteurs les ont aussi mentionnées. Ainsi Claudien dit, en parlant de ces sources: M t( Fumantia s>ernare pascua luxuriare coctam silicem » et Cassio- dore, dans la lettre de Théodoric à l'architecte Aloys, s'exprime ainsi : « Bicleat florend gramine faciès décora campesùis quœ etiam ardentis aquœ fertilitate lœtatw miroque modo dumpro^ xime salem générât sterileni nittriat pariter et virores. Huit siècles après Cassiodore, le marquis Jean Dondi trouva les pierres couvertes de végétations, et Fallope vit que ces plantes étaient chargées de fleurs et de fruits. Baccius et Yallisneri pré- tendirent que l'on ne trouvait des Conferves que là où l'eau froide se mêlait à l'eau chaude le long des bords du ruisseau ; opinion qui fut réfutée par Vandelli et Mandruzatto. Vandelli, dans son Traciatus de thermis agri Patavini 1761 , décrit les conferves suivantes : Confevva alha. Dans les eaux thermales de Saint-Pierre, où la température est de 5o° 11.; la couleur blanche est due à l'élé- vation de la température , car lorsqu'il n'y a que 4o° ? la plante est grisâtre. C. anonyma. Ce sont des filamens blancs qui s'encroûtent peu-à-peu d'une matière tophacée. Elle vient dans l'eau à 4o°. C. Aponitana feuilles triquètres, munies de vésicules sembla- bles à celles des algues marines. Dans l'eau à 38°. C. capillacea dans l'eau à 35°. M. Andrejew^skyi a observé avec soin YUlva lahyrintliiformis L. qui croît abondamment dans ces eaux. On sait que Linné range cette plante parmi les Algues; Agardh, parmi les Qscillaires; Borv de Saint-Vincent, parmi les Oscillaires et dans le genre Ana- baina qui fait partie de ces êtres intermédiaires entre le règne végétal et le règne animal. Cette plante se trouve parmi les sources d'Abano, dans des points où la température varie de ùfi à 5o'' R. Au printemps et A. DE SAiNT-HiLàiiiE. — Nouveau Champignon brésilien. 191 au commencement de l'été, elle forme une membrane flottante d'une belle couleur verte, elle a un aspect gélatineux, glisse entre les doigts et est couverte d'un grand nombre de petites vésicules pleines de gaz ou d'air. Plus tard , elle se couvre de tuf et s'enfonce dans l'eau ; alors il s'élève de ses vésicules des émi- nences en forme de quilles creuses , qui s'élèvent de deux à quatre pouces. Leur tête est arrondie et entourée d'une cou- ronne de petits appendices. En automne ou au commencement de l'hiver ces petites têtes crèvent, le gaz qui les remplissaient s'échappe et toute la masse s'affaisse. Ces éminences s'encroû- tent alors de tuf , prennent une couleur rougeâtre, et ce n'est que sur quelques points que la couleur verte indique leur ori gine végétale. L'auteur n'a pu découvrir d'organes reproducteurs. En faisant macérer long-temps cette plante dans l'eau avec de l'acide mu- riatique, il la débarrassa de la couche pierreuse, et M. Link put distinguer, à un grossissement de quatre cents fois, des filamens très minces et très confus qui étaient bordés par de petits canaux contenant un suc rouge. A l'analyse, cette plante a fourni des acides sulfurique, silicique et carbonique, du chlore, de l'iode, du soufre, de l'ammoniaque, de la soude, de la chaux, de la magnésie , de l'alumine et du fer. Description d'un Champignon brésilien^ par M. AuG. de Saint-Hilaiiie. Lorsque j'étais à Jucutacoara dans la province d'Espirito Santo , je trouvai dans un lieu cultivé un Champignon dont je vais donner ici la description : Le pédicule a 4 pouces de longueur et 1 pouce de diamètre. Il est cylindrique un peu aminci au sommet, percé de petits trous à sa surface, ridé, d'un rouge de brique. Le chapeau a i pouce et demi ou 2 pouces de diamètre. Il est con- vexe, à jour, d'un rouge de brique foncé, et composé d^un réseau double, à mailles inégales, qui semble formé d'une espèce de cordonnet, arrondi en &q5 ig2 HUBENEE.. — Hépatîques d^ Allemagne. contours épais et stries en travers. A la base d'un des individus que j'ai examinés, laï vu les débris d'une membrane blanche qui, sans doute, était un volva. Cette plante a une odeur extrêmement fétide et est sans cesse couverte des mêmes Miouchcs que l'on a coutume de voir dans le pays sur les cadavres et les végé- tULWX en putréfaction. Ce champignon forme vraisemblablememt un nouveau genre qu'on pourrait appeler Fœddaria. •Collection des Hépatîques d'Allemagne y par le docteur' Hueenjip.. L'année dernière, I\L Hùbeoer mit à la disposition des bota- nistes quelques collections des Hépatiques d'Allemagne dont il pouvait disposer lors de la publication de son Hepaticologia ger- manica; mais les exemplaires disponibles furent loin de suffire itiix amateurs. Une étude continue des Jongermannesa fourni à 'fciteiir beaucoup de matériaux pour un supplément assez con- Sî'dérable à son premier travail, et en même temps pour répandre "iB'aî'antage la connaissance de ces végétaux si petits et si jolis, il $'esJ; décidé à publier les Jongerrnannes d'Allemagne par livrai- ■scns de 25 espèces cbacime : il compte en donner en tout ;liiût, et cbaque espèce sera représentée par des échantillons ac- vCômpagnés de leurs fleurs, autant qu'on pourra se les procurer, e,l de toutes les parties qui servent à caractériser l'espèce. La .collôction devant servir en quelque sorte d'illustration à YHepa- .Ucologia, les cahiers auront le même format c]ue l'ouvrage lui- inême : chaque espèce , collée sur une feuille de beau papier, sera jiccompagnée d'une étiquette imprimée, et les livraisons ne seront 4:'xpécliées cpie cachetées pour qu'aucune erreur ne puisse s'y -glisser. M. Hfibener compte terminer cette collection dans le coii- ï.aut d'une année: le nombre des exemplaires ne sera pas plus con- sidérable que de 80 à 100, et les amateurs qui voudront s'en procurer une collection pourront s'adresser soit àîlofmeister, ii- jsraire à Leipzig, soit à Hassloc h, libraire àWiesbaden. MM. Treat- Pà. et Wurtz, à Strasbourg, se chargeront également des com- 0iîssions. Le prix d'une livraison, prise àSlrasbourg, est de 4 fr* c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. iqS ÉrruMÉRiTJoiv des Mousses et des Hépatiques recueillies var M. Leprieur, dans la Guiane centrale ^ et description de plu- sieurs nouvelles espèces de ces deux familles , Par C. Montagne, docteur en médecine. Chargé d'explorer la Guiane centrale pour en étudier tout à-la-fois la géographie physique et l'histoire naturelle , M. Le- prieur s'est acquitté de cette mission importante et difficile avec tout le succès qu'on avait droit d'attendre du botaniste zélé et instruit qui , pendant son séjour au Sénégal , avait déjà fourni de si nombreux matériaux à la Flore de Sénégambie. En parcourant ces vastes forets équatoriales aussi vieilles que le monde, et que nul Européen n'avait visitées avant lui, notre voyageur avait recueilli beaucoup de plantes, mais surtout de ma- gnifiques Fougères , sans toutefois négliger ni les humbles, Mousses, ni les Jongermannes au feuillage élégant et varié. Com- bien il est à déplorer qu'un voyage qui avait été jusque-là si heu- reux et dont les résultats eussent enrichi l'histoire naturelle de tant de nouvelles conquêtes, soit venu se terminer sur les côtes de France par un désastreux naufrage qui nous a ainsi privés d'une immense quantité d'objets acquis non-seulement au prix de tant de soins et de fatigues, mais encore au péril de la vie chaque jour renouvelé! Ce sont les Mousses et les Hépatiques échappées à ce naufrage que M. Leprieur a bien voulu mettre à ma disposition pour ks publier, ce que je fais avec d'autant plus de plaisir que cette ■publication me met à même de témoigner à ce généreux et sa- vant ami ma reconnaissance de la libéralité dont il a usé envers moi, lors de la distribution des collections qu'il a pu sauver. Pour les espèces connues, je me bornerai à une simple énu- mération; mais je décrirai avec détail, en les accompagnant autant que possible de figures, celles que j'aurai h m de croire inédites. III. BoTiar. — Jvr il. 1 3 19-4 c. MONTAGNE. "— Mousses de la Guiane centrale, MUSCI L. Juss. Drepanophyllum Rich. 1. X>. fulvum Hook. Musc. exot. ii,p. 3, t. i^itb.Dicraiiumfalcifolium, Ejusd.l.c.t,82. Je n'ai que des individus mâles chargés, à leur sommet, de ces corps confervoïdes que M. SchwEegrichen regarde avec Hedwig comme des anthères, et M. Hooker comme des paraphyses. Ces corpuscules, pédicellés, helminthoïdes, annelés, évidemment composés de deux membranes distinctes, sont réunis en forme de pinceau au nombre de quinze à vingt, et supportés par un prolongement de la tige recouvert de feuilles obtuses à nervure non continue, bien différentes des feuilles caulinaires qui,avec leur forme en faux, sont cuspidées et inégalement partagées par une nervure excurrente, circonstance complètement omise dans ies descriptions de cette espèce. J'ai dit que les prétendues anthères étaient composées de deux tubes membraneux; l'un est extérieur, annelé, continu, à anneaux plus courts que leur diamètre ; l'autre, intérieur, paraît uni au premier au niveau des articulations, mais il en est évidem- ment séparé dans les intervalles. Leur longueur est d'environ un millimètre. Ils sont supportés par un pédicelle qui a à peine le cinquième de cette longueur. Cette Mousse forme des touffes sur les troncs d'arbres pourris. Elle a été trouvée àMascareigne, par Richard; à Saint-Domingue (Herb. Delessert), et dans les forêts de la Guiane, par M. Le- prieur, mélangée avec le Calymperes Palisotl Schwaegr. et le Jungermannia thjmifolia Nées. OCTOBLEPHARUM Hcdw. 2. O. albidum Hedw. Musc, frond. m, p. i5, t. vi. Dill. t. lxvi , f. 21. Jl habite sur les troncs pourris des forêts, le long des fleuves. c. MONTAGJNE. — Mousscs de la Guiane centrale. i^S Calymperes Sw, 3. C. Afzelii Sw. var. B. moluccense 13rid. Bryol. univ. n, p. 87. — C. moluccense Schwsegr. Suppl. 11, p. 9g, t. cxxvii. 4. C loncJiophyllum Schwsegr. Suppl. 1, part. 11, p. 333, t. xcviii. Ces deux Mousses ont été trouvées sur les troncs d'arbres dans les mêmes localités que la précédente. 5. C. androgynum Montag.: caule reclinato ramosiusculo, foliis linearibuserecto-palentibusnervosiscaualiculatismargineincras- sato tenuissimè denticulaîis , pbyllopodiisque filiformibus capi- tuligerisaraplexicaulibus; tbecce latè ovata? operculo longissimè conico-subulato. PI. ,3 f. 2. La tige , longue de 8 à 10 lignes, couchée à la base, puis redressée, émet un ou deux rameaux qui atteignent la même hauteur. Sa partie inférieure, étendue sur les écorces , est chargée d'un duvet rouge-brun extrêmement abondant qui se confond avec les racines dont il tire probablement son origine. Les feuilles sont de deux sortes : les unes, normales, sont linéaires, flexueuses, acuminées, longues de3 à 4 lignes, larges d'un tiers de ligne au plus, embriquées sur la tige par leur base sensiblement élargie et embrassante, dressées mais non serrées contre elle; elles sont finement denticulées eu leurs bords épaissis et enroulés en dessus surtout par la sécheresse , et parcourues par une forte nervure qui atteint le sommet. Leur couleur est bai-brun, et olivacée jaunâtre si on les place humides à contre- jour. Les seules cellules qui avoisinent la nervure dans la portion embrassante sont quadrilatères et pellucides, toutes les autres sont arrondies, indistinctes et opaques. Les autres feuilles, que je nommerai Phyllopodes (1) ( Phyllopodia) j, sont beaucoup moins nombreuses que les feuilles normales et disposées çà et là entre elles le long de la tige et des rameaux. Elles ont une base plus étroitement (i) Ce sont des espèces de supports qui participent de la nature des feuilles, mais qui sem- Llent organisés pour remplir une fonction spéciale. Quoiqu'on ne connaisse pas encore suffir samment le rôle que jouent dans l'acte de la fécondation des mousses les filamens ou corpus- cules coufervoïdes ramassés en tète au sommet d'un prolongement de la tige {pseudopodia) dans le Mnium androgynum ou à l'extrémité de la nervure des feuilles dans beaucoup d'autres mousses , mais surtout dans les espèces des genres Calymperes ë\. Syrrhopodon , Itou- purs paraît-il probable qu'ils n'y sont point étrangers. Je crois même que le fait ea question , unique dans la famille des Mousses, milite en faveur de l'opinion des muscologues allemand* contre celle des anglais, qui considèrent ces filamens comme des conferves parasites. x3. 196 c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. embrassante et sont privées de parenchyme le long de leur nervure, ou du moins ce qui en reste est si peu de chose qu'elles paraissent cylindriques à la vue simple. Il en est autrement si l'on a recours au microscope composé. On reconnaît alors qu'il règne de chaque côté de cette nervure une espèce d'aile très étroite dont on peut suivre la continuité de la base au sommet. Cette aile est très finement dentée ainsi que le dos de la nervure elle-même. Le sommet de ces singulières feuilles est un peu dilaté en uu capitule formé par des corpuscules cloisonnés , pellucides , de la même nature que ceux observés sur les tiges mâles da jHnium androgynum. C'est de cette" analogie que j'ai tiré le nom spécifique. Leur lon- gueur est la même que celle des autres feuilles. Avant de les avoir étudiées, je les avais prises pour de vieux pédicelles qui avaient perdu leur urne. Les feuilles périchétiales ne diffèrent point des autres. On y observe mieux la forme des mailles du réseau qui est carrée dans le bas , arrondie dans le haut. Le pédicelle sort d'une gaine terminale, cylindrique, couronnée par une sorte de frange en forme de manchette et environnée d'un grand nombre de pa- raphyses plus longues qu'elle. Il est lisse, droit, long d'environ 8 lignes, et dé- passe de beaucoup le niveau auquel atteignent les feuilles supérieures delà tige. Sa couleur est bai-brun comme celle de la capsule qui le termine. Celle-ci est largement ovale, presque sphérique à la maturité, lisse ou un peu rugueuse dans l'état de sécheresse et de vacuité. Elle ne porte point d'anneau. Le péristome est formé d'une membrane jaunâtre horizontale qui est assez épaisse à son inser- tion ou à sa naissance sur le bord de l'orifice de l'urne et très amincie au centre où elle paraît se diviser , mais je n'ai pu clairement en distinguer les dents. L'opercule porte un bec conique subulé dont la longueur égale près d'une fois et demie celle delà capsule. Sa couleur ne diffère pas de celle de l'urne. La coiffe tombe de bonne heure. Dans le premier âge de la plante , elle ne présente aucune fente soit au milieu comme cela a lieu typiquement dans le genre, soit à la base. Je n'ai pas pu en trouver de tombée dans la touffe afin de m'assurer du mode de déhiscence qui favorise la chute de cet organe. Un fait certain, c'est qu'elle ne persiste point comme dans d'autres espèces de ce genre, et c'est encore un moyen de l'en distinguer qui n'est pas à négliger. Cette Mousse diffère de toutes ses congénères par le caractère d'où j'ai tiré son nom spécifique, c'est-à-dire par ses deux sortes de feuilles. Elle a pourtant des rapports qu'on ne saurait nier avec les C. Gardneii Hook., C. lonchophjllwn Schwaegr. et C. Hobsoni Grev. Comparée au C. lonchopyllum , sans parler du bord épaissi et finement denticulé de ses feuilles, son oper- cule très long et subulé , son pédicelle dépassant de beaucoup les plus hautes feuilles , et sa capsule presque globuleuse l'en feront aisément distinguer. Le C. Gardneri Hook. que Bridel penchait à regarder comme identique avec ItSyrrhopon Gardneri c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. 197 Schwœgr. est aussi une espèce voisine de la nôtre. Ses feuilles ont en effet la plus grande similitude avec celles du C. androgy- niimi mais un port bien différent, la forme de la capsule et de l'opercule, et surtout la présence des phyllopodes suffiront pour empêcher de confondre la Mousse de la Guiane avec celle du Népal. Quant au C.Hobsoni Grév. originaire aussi de la Guiane, mais qui ne m'est connu que par une phrase caractéristique, de- venue insuffisante pour la détermination, depuis l'accroissement du nombre des espèces de ce genre , je pense que notre mousse en est suffisamment distincte par ses feuilles que la sécheresse ne crispe point, et par la brièveté relative de ses tiges. Cette intéressante espèce forme des gazons étendus sur les écorces des arbres dans les forets humides de la Guiane cen- trale , où M. Leprieur l'a recueillie en fruits mi\rs dans les mois de mai et de juin. Elle occupe le côté des troncs exposé à l'Est. Syrriiopodon Schwœgr. 6. S.Leprieurii^lowl'à^.'. caule adscendente subsimplici flexuo- so,foliis imbricatiserecto-patentibusebasi obovata albidalinea- ribus, margine involutis, subtusgranulosis nervoqueexcurrente breviter ciliatis; thecse oblongse peristomio \veissioideo. Oper- culum calyptraque ignola. PI. 3, f. 3. Tige de douze à dix-huit lignes de hauteur, un peu couchée à la base, puis redressée, quelquefois droite, flexueuse^ le plus souvent simple, mais émettant soit à sa base, soit près de son sommet un rameau qui atteint à la même hauteur. Feuilles erabriquées tout autour de la tige qu'elles embrassent par une portion pellucide très large, obovale, rétrécies ensuite de manière à devenir linéaires et opaques, à bords étalés dans le bas, replies en dessus dans la portion linéaire et chargés de cils d'autant plus longs qu'ils sont plus inférieurs. Elles sont granu- leuses, comme pubescenles à leur surface inférieure, et marquée d'une nervure qui dépasse le sommet et qui est elle-même très finement dentée. La portion libre, un peu tortillée dans Fétat de sécheresse, se redresse par l'humidité et s'é- carte de la lige en formant avec elle un angle d'environ 45 degrés. Leur aréola- tion est composée de cellules quadrilatères pellucides dans la portion embrassante et de cellules arrondies et opaques dans la portion linéaire dont la couleur est d'un vert jaunâtre. Les feuilles périchétiales ne diffèrent des autres que par leur transparence parfaite et la brièveté relative de la portion linéaire moins rétrécie îq8 c. montagne. — Mousses de la Guiane centrale. et dont les bords ne sont pas repliés en dessus. Le pédicelle, droit, solitaire ou géminé, long de 4 à 5 lignes, sort, à l'extrémité de la tige, d'une gaine cylin- drique , un peu courbée à sa base et environnée de quelques-uns de ces or- ganes que Hedwig nommait adductores. Quelquefois il paraît latéral par l'allon- gement de la tige. L'urne est oblongue , lisse et munie d'un péristorae composé de seize dents médiocres, conniventes et naissant de sa face interne. Le péristome, la capsule et le pédicelle sont de la même couleur rouge-brun La coiffe et l'opercule manquaient dans les cinq individus que j'ai vus fructifies. Cette espèce est voisine du TFeissia ciliata Hook. et devrait faire partie du genre Trachymitrium Brid. si ce genre purement systématique pouvait être conservé. On évitera facilement de les confondre en considérant que Tespèce à laquelle je compare la mienne, a ses feuilles ligulées, planes, longuement ciliées, et non linéaires et repliées en dessus. Il suffit de jeter les yeux sur l'excellente figure des Musci Exotici pour se convaincre que ces deux Mousses sont spécifiquement distinctes. Cette jolie Mousse , dont je me plais à faire hommage au sa- vant voyageur qui l'a découverte , a été recueillie dans les mêmes localités et les mêmes circonstances que la précédente, mélangée avec notre Jungermannia hidens. 7. S. ? elatus Montag,: caule erecto, simplici vel parce ramoso, foliis undique imbricatis erecto-patentibus lineari-lanceolatis planis, basi oblonga amplexicaulibus solidinerviis, margine in- erassato denticulato. Caetera ignorantur. Tige de 2 pouces de longueur, dressée, simple ou peu rameuse, garnie depuis îe bas de feuilles imbriquées de tous côtés, serrées contre la tige dans l'état de séclieresse et formant avec elle, quand elles sont humides, un angle de 90 degrés. Ces feuilles ont une base médiocrement élargie, amplexicaule, à peine transpa- rente sur les côtés d'une forte nervure qui les traverse jusqu'au sommet, puis elles se rétrécissent promptement, deviennent linéaires, planes et se termi- uent par une pointe aiguë chargée, dans les feuilles supérieures, de corpuscules anthériformes. Leurs bords semblables à ceux de certains Brys delà section Pohlia établie par Bridel, sont épaissis et portent dans toute leur longueur des dentelures fines et écartées. Elles sont d'un jaune verdâtre un peu brun dans le bas. Leur aréolation est celle du genre auquel je la rapporte avec doute , n'en ayant pu observer la , fructification. Celle espèce, si remarquable par sa taille et la forme de sqs 1 c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. 199 feuilles , mérite d'être signalée aux recherches des voyageurs qui visiteront ces contrées. Elle croît sur les troncs d'arbres dans la Guiane centrale. MACRoaiiTRiuM Brid. Schwaegr. 8. M.apiculatum Brid. Bryol. univ. i,p. 3ii. Orthotrichum apiculatuni Hook.Musc. exot. it, p. i3, t. xlv. Bien que mes échantillons de cette Mousse ne m'aient pas of- fert de capsules en assez bon état pour observer le péristome , les unes étant encore trop jeunes et les autres en partie détruites ou corrompues , le port de la plante et la forme de la coiffe m'ont suffi pour la rapporter avec quelque certitude à son véri- table genre. Tous les autres caractères cadrent d'ailleurs si bien avec la description et la figure qu'en a données le célèbre mus- Cologne anglais auquel nous en devons la connaissance, qu'il est impossible de ne pas reconnaître l'identité des deux Mousses. Je dois dire pourtant que l'urne m'a paru lancéolée plutôt chez les jeunes individus que chez ceux avancés en âge, où elle est au contraire ovale et même un peu en forme de toupie après son évacuation. Cette espèce a été trouvée sur les arbres rabougris exposés au vent, dans la Guiane centrale, près du bas Oyapock, en juillet €t août. 9. M. cirrhosum? Brii. 1. c. p. 3i6. — Anictangium cirrhosuni HedWr Sp. musc. p. 42, t. V, f. 1-3. C'est avec doute que je rapporte cette Mousse à celle publiée par Swartz sous le nom ^Hypnum cirrhosum _, vu que tous les individus qui m'ont été communiqués sont privés de coiffe et d'opercule. Elle a été recueillie dans les mêmes circonstances et les mêmes localités que la précédente et la suivante. ScHLOTUEiMiA. Schwœgr. 10. S. squarrosaBïià. 1. c. p. 324.— Schwaegr. Suppl. i, p. ii; p. 3g, t. lvi^ 200 c. MONTAGNE. - Mousses de la Guiane centrale, Hydropogon Brid. 11. H. fontinaloides Bri«i. Bryol. unir, i, p. 770. Dryptodon Ejusd. 1. c. p. 2o5. — Grimmia fontinaloides Hook. Musc. exot. 11, p. 9, t. 11. Par ses caractères naturels , cette Mousse mérite d'être distin- guée des Grimmies, dont la rapprochent le nombre et la forme des dents de son péristome, et de servir de type au nouveau genre établi par Bridel dans son supplément au premier volume de la Bryologie universelle. Fixée par ses racines sur les arbustes vivans ou sur des mor- ceaux de bois arrêtés entre les rochers , cette Mousse flottait en. touffes épaisses dans le courant de l'Oyapock , où notre voya- geur l'a cueillie fructifiée en mars. FlSSIDENS Hedw. 1 2. F. prionodes Montag.: caule simplicissimo ascendente foliis subduodecimjugis lineari-lanceolatis erecto-patentibus, supre- mis falcato-secundis,omnibus acutis tenuissimè serrulatis,nervo crasse excurrente mucronatis; thecœ terminalis oblongse oper- culo conico-subulato. PI. 3, fi», i. Tige de 2 lignes de haut, couchée, ascendante, fixée dans la terre par de nom- breuses racines capillaires et courtes qui naissent de sa base. Feuilles caulinaires au nombre de dix à douze paires, alternes, distiques, embrassant la tige au moyea d'un dédoublement de leur moitié inférieure; ovales-lancéolées et courtes dans le bas, elles vont en croissant de longueur et deviennent linéaires-lancéolées a. mesure qu'elles approchent du sommet de la tige 011 elles se courbent un peu en faux et se déjettent du même coté; elles sont très finement et très régulière - ïiîent dentées en scie, surtout dans leur portion non embrassante, et traversées par une forte nervure qui dépasse leur sommet d'ailleurs assez aigu. Leur couleur est d'un brun roux qui paraît jaune-brun par transparence. Les feuilles périché- tialcs sont remarquables par une dilatation en oreillette à la base d'un des bords, dilatation au moyen de laquelle elles embrassent les organes delà fructification. Pédicelle terminal de la longueur de la tige sortant d'une gaîne courte, oblongue, entourée d'ovaires avortés, sans paraphyses, puis se redressant eu formant un coude, comme on l'observe dans le Fucus tamarindijollus Turn., et supportant à c. MONTAGNE. — Mousscs de la Guiane centrale. 201 son extrémité une urne un peu penchée, oblongue, quelquefois amincie à la base et un peu rétrécie au-dessous de son orifice, de la même couleur que le pédicelle et que toute la plante elle-même. Péristome compose de seize dents infléchies, d'un beau rouge , un peu rapprochées par paires, marquées dans leur portion entière de sillons transversaux , et fendues jusque vers leur milieu en deux cils pâles qui s'entrecroisent avec ceux des dents opposées. Opercule conique presque aussi long que la capsule, en y comprenant le bec subuléqui le surmonte. Coiffe courte, re- couvrant à peine les deux tiers de la capsule, d'abord conique ou mitriforme, puis se fendant de côté et en capuchon. Couleur d'un jaune paille sale et en- fumé , quelquefois rousse. Cette petite Mousse se distingue de toutes ses congénères par ses feuilles très finement dentées en scie, par l'oricule que porte la base des feuilles périchétiales et le rapprochement par paires des dents de son péristome. Elle se plaît sur la terre et les bois pourris. M. Leprieur l'a cueillie en mars, sur la lisière des forets de la Guiane centrale, près des sources du Jary. DicRANUM Hedw. i3. D. glaucum Hedw. var. megalophyllum. — D. megahphyllum RadJi Critt. Brasil. p. 3. — Sphagnum j avens e Schwsegr, Suppl. 11 , p. 1 , p. 4, t. cii. J'ai reçu des échantillons fort bien fructifies de cettç variété, soit du Brésil , recueillis par M. Gaudichaud près de Rio-Janeiro, soit de la Guiane, rapportés par M. Leprieur , et je les ai soumis à un examen comparatif avec des échantillons européens du D. glaucum. Les légères différences que j'ai observées doivent être toutes locales, car aucune ne m'a semblé propre à faire distinguer constamment les uns des autres. Ainsi dans la mousse exotique, les feuilles périchétiales ont une base plus largement embrassante et les pédicelles une gaîne plus courte que dans celle d'Europe ; l'urne est aussi plus courte et son apophyse plus prononcée; mais ce ne sont pas là des caractères assez importans ni d'ailleurs assez constans pour distinguer spécifiquement ces deux mousses l'une de l'autre. Chacun sait que, même dans nos climats, la mousse qui nous occupe varie singulièrement de forme et de grandeur; j'en ai des exemplaires recueillis à Dax, dont la ai02 c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. capsule a absolument la même forme que celle que j'observe dans ceux du Brésil. Les individus stériles de celles-ci offrent des feuilles encore plus longues que celles des pieds fructifies, et de tous points semblables aux feuilles du Sphagnumjavense que je dois à l'amitié de M. Bélanger. J'en conclus que cette dernière espèce ne doit point être conservée. Les échantillons de M. Leprieur ont été recueillis sur des troncs d'arbres pourris et non sur la terre, le long des bords du Jary dans l'intérieur de la Guiane , au mois de mai ; d'autres ont été trouvés aussi dans des lieux où l'on a abattu et brûlé ^es arbres pour y établir des cultures. Bartramia. Hedw. i4, B. uncinata Sch-svx^r. Suppl. i , p. ii , p. 60 , t. lvii, svih. nom. B. sca- brides. PJdlonolis uncinataBrià. Bryol. univ. t. h, p. 22. Elle se plaît sur les bords des courans, dans les endroits sa- blonneux. Bryum L. i5. B. corona^M/w Scliwœgr. Suppl. 1, p. 11, p. io3, t. lxxi. — Brid. Bryol. univ. I, p. 65o. Var. a. laxifolium Montag. Feu Balbis m'a communiqué dans le temps des échantillons de cette Mousse que je puis considérer cpmme authentiques, puisqu'ils ont été vus par M. Schwaegrichen. Ceux rapportés par M. Leprieur paraissent au premier abord en différer tellement, qu'avant de les avoir analysés, je pensais avoir sous les yeux une espèce nouvelle. Un examen comparatif m'a toutefois laissé dans le doute si les différences ne dépendaient pas de circonstances locales propres à modifier la forme et le rap- port des parties. Je vais les indiquer succinctement. Les feuilles de ma Mousse sont beaucoup plus espacées , par suite de l'allongement des tiges. La couleur des touffes qu'elle forme est d'un vert gai très prononcé. D'un autre côté, et comme c. MONTAGNE. — Mousscs de la Giiiane centrale. 2o3 par compensation , le pédicelle a tout au plus huit lignes de longueur au lieu d'un pouce à un pouce et demi, ainsi que je l'observe dans la Mousse de Saint-Domingue. Les péristomes externe et interne sont exactement semblables dans les deux mousses, mais je n'ai vu ni dans l'une ni dans l'autre les dents de l'interne perforées de cinq ouvertures, comme l'indique la description et comme on peut le remarquer dans la figure qu'en a donnée le célèbre mnscoiogiie de Leipzik. J'ai observé seule- ment un ou deux cils,jamais trois, difficiles d'ailleurs à apercevoir à cause de leur inflexion. Le second et le troisième cils, au lieu de naître entre les prolongemens ciliaires du péristome interne, se rencontrent souvent sur l'un des côtés de ces prolongemens qui sont alors dentés-ciliés eux-mêmes. Je n'ai pas vu la coiffe. Si l'on croit que les aberrations du type que je viens de signa- ler suffisent pour l'établissement d'une espèce, je propose de la caractériser ainsi :« B. doUchophyllumjC2i.\\\e erecto ramoso sub- « tomentoso, foliis reraotis erecto-patentibus lanceolatis nervo « producto longé cuspidatis, margine parce denticuiatis; thecae « basigibbae pendulœ peristomiointernostereodonti hincciliato, « operculo conico. Calyptra non visa. » Cette Mousse végète comme la pénultième, dans les lieux où l'on a fait du charbon dont ses racines et ses tiges portent en- core des fragmens. Elle a été trouvée aussi dans les mêmes lieux. Pterogonium Schwœgr. 1 6. p. yw/^e«s Schwaegr. Sappl. i, p. ii, p. loS, Pterigynandrnm fulgens Hedw.Musc. frond. iv, p. loi , t. xxxix. Phyllogonium fulgens Brid. Bryol. Univ. T. II, p. 671. Pendante aux arbres des forêts de la Guiane, et stérile. Neckera Hedw. 17. IS .vulpinàM-onid,^.: caule decumbente vagè vel subpinna- timramoso, ramis subdivisisapiceobtuso incurvis, foliis imbricatis erecto-patulis oblongis obtusissimis sed plicaturis 2-3 spuriè 2o4 c. MONTAGNE. -— Mousses de la Guiane centrale, acuminatis, concavis, enerviis, integerrimis, subsecundis, pe- richaetialibus ovatis acutis; thecae oblongo-cylindricœ operculo e basi convexa curvirostro, seta breviuscula. PI. 4, fig. i. La tige de cette Mousse est couchée, longue de i à 2 pouces dans les exem- plaires que j'ai sous les yeux, dénudée ou recouverte encore de feuilles mortes ou décomposées. Cette tige donne naissance à des rameaux cylindriques, sim- ples dans le bas, mais divisés vers leur sommet, en un petit nombre de jets courts, dressés, tournés souvent du même côté et un peu recourbés à leur ex- trémité obtuse. Les feuilles, assez étroitement imbriquées et d'un vert jaunâtre, sont dressées et serrées contre la tige dans l'état de sécheresse, mais s'en écartent un peu quand elles sont humides. Leur forme est effectivement ob- longue, presque obovale et elles ne paraissent acurainées que par suite des plis qui les parcourent de la base au sommet et par une ondulation particulière des bords près de la pointe. Quand on les aplatit en les pressant entre deux lames de verre , on reconnaît sur-le-champ que l'espèce de miicro qui les termine n'est qu'apparent et qu'il est évidemment dû à la disposition dont je viens de parler. Elles sont d'ailleurs concaves, sans nervures et très entières. Leur réseau se compose d'aréoles quadrilatères près de leur insertion , arrondies sur les bords et A l'extrémité , et en losanges très allongés ou presque linéaires dans leur partie moyenne. Les feuilles périchétiales sont ovales , allongées et très aiguës. Les pédicelles sont très nombreux sur les rameaux principaux et les jets qui en naissent. Ils sortent d'une gaîne cylindrique, brune, autour de laquelle je n'ai pas pu voir de paraphyses, et s'élèvent directement, en se tordant un peu, à la hau- teur d'environ trois lignes. La capsule est droite, longue d'une demi-ligne, cy- lindrique, amincie un peu à la base, d'abord verte, puis d'un brun pâle. Le* dents du péristome externe tombent si facilement et de si bonne heure qu'à peine , sur un très grand nombre, ai-je pu trouver une ou deux capsules où elles fussent intactes ; elles sont brunes, dressées ou un peu infléchies, moyennement longues , marquées de sillons transversaux et d'une ligne qui les partage de haut en bas dans leur milieu. Le péristome interne se compose de seize cils blancs ou d'un jaune très pâle, extrêmement déliés, moniliformes , alternant avec les dents du péristome externe à côté desquelles elles naissent; ces cils sont souvent con- nivens, mais ils affectent quelquefois une direction presque horizontale. Il n'y a pas d'anneau. L'opercule émet de sa base convexe et brune, un bec subulé un peu recourbé, d'une couleur très pâle et d'une longueur qui dépasse la moitié, mais n'atteint jamais la longueur de l'urne. La coiffe, cuculliforme, est largement et longitudinalement striée. Elle tombe de bonne heure. Cette espèce est voisine du N. loiigisela Hook, dont on la dis- tinguera facilement à la brièveté de ses pédicelles et à la con- formation remarquable de ses feuilles caulinaires, qui, humides c. MONTAGNE. — MoussBs de la Guiane centrale. 2o5 ou sèches, paraissent aiguës, bien qu'elles soient effectivement mousses et même arrondies à leur extrémité, circonstance dont nous avons tiré le nom spécifique, XdLà]ec\Ài vulpinus étant sy- nonyme de fallax. Elle a été trouvée sur les troncs d'arbres vivans dans les forets montagneuses et sèches de la Guiane centrale, non loin des sources du Jary. Ses capsules étaient mûres en février. 18. N. undulata Hedw. Musc, frond. m, p. 5i , t. xxi; Brid. Bryol. uniy. n,pag.24i. Cueillie dans les mêmes localités que la précédente. 19. N. scabrisefa Sdiwx^v. Suppl.i,p.ii, p. i53,t. i.xxxu.—Lepidopilum subenerue Brid. Bryol. univ. 11, p. 268. Mes échantillons n'offrent qu'un très petit nombre de cap- sules, encore sont-elles privées de leur coiffe et de leur opercule. Il ne me reste pourtant aucun doute sur l'identité de ma Mousse avec celle de M. Schwœs^richen. La forme du péristome interne s'oppose à sa réunion aux Hookeries, dans lesquelles les cils naissent d'une membrane carénée, et non à côté des dents du péristome externe, comme c'est le cas dans l'espèce en question. C'est donc bien à tort que Sprengel l'a confondue avec X'Hookeria scabriseta Hook, dont la foliation est d'ailleurs si différente. N'ayant pas vu la coiffe, je ne puis décider si c'est une Né- kère ou un Pilotric, dernier genre auquel je crois qu'on peut sans inconvénient réunir le Lepidopilum de Bridel. Quant au genre Pilotrichum Pal. Beauv., comme il a l'antériorité sur le genre Daltonia de M. Hooker, il me semble devoir être con- servé, bien que, selon M. Arnott, il ne puisse s'appliquer à toutes les espèces. Si on ne respectait pas cette loi, et on a tou- jours de bonnes raisons à alléguer pour l'éluder, la science se- rait bientôt étouffée sous un déluge de noms qui rendrait im- possible tout progrès ultérieur. Cette Mousse a été trouvée sur les rameaux des arbres, dans les mêmes localités et à la même époque que le iV. vulpïna ^•^QXk ^chargée de fructifications. ao6 c. MONTAGNE. — ^ Mousses de la Guiane centrale. PiLOTRiCHUM p. B. 30. p. Z'i/JmnaizfTwRich.Brid. Bryol.univ. ii, p. 263. — Neckera hipinnata Schwaegr.'Suppl. i, p. ii, p. i56, t. lxxxiii. — Dallonia W . Arn. Dispos, méth. des Mousses , p. 296. 21. P. polilricfioidesBnd. Mant. musc. p. i4o. — Lepidopilum Ejusd.Bryol. univ. II, p. 0.6g. — Neckera Schwaegr. 1, c. p. i55. — Hypnum Hedw. sp. musc. p. 244, t. Lxi^ f. 7~8. — Daltonia W. Arn.l. c. Ces deux Mousses ont été recueillies par notre infatigable voyageur aux mêmes lieux que les précédentes, en janvier et février. HOOKERIA Sm. 22. H. depressa (Hook. et Grev. monogr. ^Gw.Hookeriœ,^. 11) ramis sub- complanatis, foliislaxè irabricatis oblongis breviter acuminulatis apice serrulatis, nervis duobus infra apicein evanescentibus siccitate crispatis; capsula oyata nu- tante , operculo conico a'^uto, calyptra basi breviter laciniata. H. affinis W. Arn. Wern. traus. 5 et Méra. de la Soc. d'Hist. Nat. de Paris, t. I, part. 2, p. 346. — Leskea depressa Hedw. Sp. musc, p. 21Ô , t. lui. — Pterygopkyllum depressum Brid. Bryol. univ. 11, p. 35 1. Je ne connais VHookeria depressa qîie par les descriptions de Swartz et de Bridel et par l'excellente phrase qu'en ont donnée MM. Hooker et Greville dans leur revue du ^Quve Hookeria, ouvrage assez rare et trop peu connu. M. Arnott a encore publié un H. affinis que ses deux savans compatriotes ontrapporté,sans doute avec connaissance de cause, à l'espèce en question. De tous les signalemens qui ont été faits de cette Mousse, je n'en connais pas de plus exact que celui des deux muscologues an- glais, ou du moins qui concorde mieux avec ce que j'observe dans mes échantillons. Aussi ai-je cru utile de le transcrire tout entier. Ceux qu'on trouve dans Iledwig, Swartz, Bridel, sont fautifs ou inexacts en ce qu'ils ne notent qu'une seule forme de feuilles, et cette Mousse en a deux bien distinctes, les unes moyennes un peu déjetées de chaque côté de la tige, ovales, c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. 207 aiguës , ou , selon Texpression de Bridel : apicem versus utrinque obliqué incisa; les autres latérales, un peu plus longues, oblon- gués, émarginées, acuminuiées, comme le dit M. Aruott d# celles de son H. affinis , et dont il est difficile de donner une meilleure idée qu'en les comparant à celles du Leskea glabella Hedw. pour la forme seulement, car ces dernières sont sans nervures. Les nervures qui les parcourent, très saillantes dans l'état de sécheresse et de crispation , dépassent peu le milieu des premières et s'étendent jusque près du sommet très obtus des secondes. Bridel avance qu'elles sont dentées dans presque tout leur pourtour ; MM. Hooker et Greville les ont vues dentées au som- met seulement, et selon M. Arnott elles sont très entières. Je n'en ai point observé d'entières; toutesm'ontparu denticulées depuis le sommet jusqu'à une distance fort variable du point d'insertion. Tous les auteurs s'accordent en ceci qu'elles se crispent par la sé- cheresse, circonstance qui, jointe à l'état rampant de la tige, forme les caractères les plus saillans de l'espèce. Normalement, le pé- dicelle est lisse. Dans mes échantillons , je l'ai trouvé tellement rugueux et même hérissé d'aspérités , que j'ai cru d'abord , ou que j'avais affaire à une espèce toute différente, ou bien que j'avais sous les yeux VH. scabriseta Hook. Mais j'ai été prompte- ment détrompé en réfléchissant que cette dernière a ses tiges dressées et non rampantes. D'ailleurs, dans une touffe àQJSec/œra polytrichoides qui venait probablement d'une autre localité, j'ai trouvé des pédicelles de notre Mousse entièrement lisses. Cette scabréité du pédicelle, accidentelle et vraisemblablement due à des influences toutes locales, est cependant un fait remarquable et propre à jeter du jour sur plusieurs espèces exotiques qui ne diffèrent de leurs voisines que par ce caractère qui, comme on voit, paraît devoir diminuer considérablement de valeur. La capsule varie aussi beaucoup dans sa forme et même son inclinaison. H faudrait en donner dix figures pour la représen- ter fidèlement dans tous ses états dont pas un seul ne ressemble à l'autre. Au reste, il en est ainsi d'un grand nombre de Mousses. • On prendrait une assez fausse idée de cette espèce, si l'on s'en rapportait , surtout pour la forme des feuilles , à la figure d'Hedwig que j'ai citée. 2o8 c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. Elle a été trouvée sur les troncs d'arbres et les rameaux, dans les forets montagneuses et sèches de la Guiane centrale, en janvier et février, peu chargée de fructifications. Leskei. Hedw^. 23. L. microcarpa Brid. Sp. musc, ii, p. 75. — Bryol. univ. 11, p. 289. — X.aû?/2atoRich. in Mich. Fi. Amer. Bor. 11, p. 3i4. — Schwaegr. Suppl. i, p. 11, p. i36. — Hypnum apiocarpum Arn. Dispos, rnélh. des Mousses dans les Mém. delà Soc. Lin. de Paris, 1827, p. 3o6. Ce que je viens de dire touchant les formes variées que revêt la capsule de la Mousse précédente, peut également s'appUquer à celle-ci. C'est le seul moyen de faire disparaître l'espèce de contradiction apparente qu'on trouve entre les définitions de Bridel et de Schwsegrichen. En effet, le premier dit la capsule ovale, et le second la dit pyriforme et penchée. Auquel croire? Lequel des deux a le mieux observé? Tous les deux ont raison, c'est-à-dire qu'il y a entre ces deux formes une foule d'états in- termédiaires, et je les ai tous rencontrés sur mes échantillons. Je suis d'ailleurs certain de ma détermination, car, grâce à l'obligeance de M. le professeur A. Richard , quia bien voulu mettre à ma disposition sa précieuse collection de mousses , laquelle a été vue et annotée par M. Schwaegrichen , j'ai pu comparer mes exemplaires avec ceux qui ont servi à son père pour l'établissement de cette espèce dans la flore de Michaux. La coiffe, qui n'existe que sur les très jeunes urnes, est con- séquemment peu développée, de la couleur vert pâle des feuilles avec un point brun au sommet , et sans nulle trace encore de fente latérale. M. Leprieur l'a recueillie sur les écorces des arbres vivans , dans les forêts de la montagne de Luca, non loin de l'embou- chure de l'Oyapock, en janvier et février. 24, L. cœspitosa Hcdw. Sp. musc. p. 233, t. xlix, f. ï-5. — Brid. Bryol. univ. II, p. 288. Sur les écorces des arbres vivans, en janvier et février. c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. 209 L. pungens Sw. Brid. 1. c. p. 2g 1 . — Ilcdw. Sp. musc. p. 287 , t. lx. f. i-5. Au pied des arbres dans les forêts montagneuses _, en janvier et février. Hypjxum L. H. Rlchardl Schwaegr. Siippl. 1, P. 11, p. 2o5. — H. [holJiecium) Fdchardl Brid. Bryol. univ. 11, p. 558. Dans mes exemplaires, la capsule évacuée est pendante, ré- trécie au-dessous de son orifice, et les dents du péristorae ex- terne élargies à leur naissance , sont parcourues selon leur lon- gueur par r.ne ligne jaunâtre qui parait diaphane. I/opercuIe et la coiffe manquent. Tous les autres caractères sont conformes à la description et à la figure que nous avons citées. Cette espèce se plaît sur les arbres morts, rabougris et tor- dus , dans les endroits humides et marécageux. Elle a été cueillie à la même époque que les précédentes, et dans la même contrée. 27. H. telragonum Heclw. Sp. musc. Sp. 246, t. lxiii, f. 1-3. H. [hothecium) teiragonurn Brid. 1. c. p. ojj. Même habitat que le précédent. Stérile. 28. H.gratum P. B. Prodr. p. 64. — H.[Stereodoii) graLus Brid. 1. c. p. 5j^. Sur les bois tombés et les troncs pourris du centre de la Guiane. Cueilli en bon état de fructification en mars, avril et mai. Je ferai remarquer en passant ï habitat de cette élégante Mousse qu'on n'avait trouvée jusqu'ici que sur la terre. 2g. H. Chamlssonis HornscL. Hor. Bcrol. p. 66 . t. xiii, f. 1-5. — //. (Ste-^ reodon) Chamlssonis Brid. 1. c. p. 617. Ma Mousse a' beaucoup plus de rapports avec celle de M. Hornschuch qu'avec 1'^. recurwans de Puchard. Au reste, il laut convenir que les deux espèces sont bien voisines, et que les caractères par lesquels elles diffèrent, c'est-à-dire la brièveté d.s III. EoTAH. — Avriîi 14 aïo c. MONTAGNE. — Mousftes de la G uiane centrale» pédicelles, la forme plus ou moins ovale ou urcéolée de la cap- sule, enfin la longueur du bec de l'opercule, sont de bien peu d'importance dans un genre aussi nombreux. Pour ce qui re- garde la forme de l'urne, je puis affirmer que dans le même jet^ j'en ai qui sont ovales, horizontales ou seulement penchées, rétrécies au-dessous de l'orifice, ce sont les plus jeunes; et d'autres tout-à-fait pendantes et cylindriques ou urcéolées, mais toujours cependant inéquilatérales. Je laisse aux muscolo- gues le soin de tirer les conclusions à déduire de mon obser- vation é Cette espèce est donc très voisine de XH. amœnum Hedw. , dont elle diffère par ses feuilles dentées, de VH. circinale Hook. que son opercule conique obtus en fera distinguer, et surtout de VH. recurvans Rich. auquel nous l'avons déjà comparée. Elle se rencontre dans les mêmes localités et à la même époque que la précédente et la suivante. . 3o. H. cirrhiferum Spreng. in litt. ad Balbis. Brid. 1. c. p. 4iO. Feu le professeur Balbis m'ayant communiqué dans le temps des échantillons de cette Mousse qu'il tenait lui-même de Ber- tero , je ne puis douter de l'identité de ceux rapportés par M. Leprieur; malheureusement ils étaient stériles, comme tous ceux qui ont été recueillis jusqu'à ce jour. HEPATIC^ Lin. JUNGERMANNIA Lin. 3i. /. furcaia L. var. p. /nflorima Web. fi. Gott. p. 160. Lindenb. Hep, Jîurop, pag. 9^. Sur les troncs d'arbres au bord des eaux courantes. 32. J. sg'Mamato Willd.rass. Nées ab Esenb. inMart. FI. Brasil. t. i, p. 347, no 29. —- Lejeunia squamatUf Nées in litt. Je HC reproduirai pas ici la description de M. Nées , qui con- c. M0NTA.GN1;. — Mousses de la Guiane centrale. an vient parfaitement à ma plante, à cela près que dans la plupart de mes exemplaires, les amphigastres sont un peu réfléchis au sommet quand ils sont humides. J'ajouterai seulement que l'un des échantillons pris dans une autre localité ne présentant pas même cette légère anomalie, je ne puis conserver le moindre doute sur l'identité des deux plantes. C'est une espèce fort élé- gamment pinnée et très distincte, qui rampe, mélangée sou- vent avec la suivante, sur les écorces des arbres et des petites branches tombées, ainsi que sur les détritus des Jongermanne» et des Mousses. Depuis que ce qui précède est écrit, j'ai reçu de M. le profes- seur Kunze des échantillons authentiques de cette jolie espèce qui sont venus confirmer ma détermination, M. Leprieur l'a recueillie en mai dans les forets marécageuses des bords du Gabaret, l'un des afflaens de l'Oyapock. 33. J, granulata Nées 1. c. p. 352, n» 34. — Lejeunia granulala, Nces in litt. Voici encore une espèce identiquement la même que celle décrite sous ce nom par le savant professeur deBreslau, dans l'ouvrage que je viens de citer. Je n'ai pas pu , non plus que lui, en observer les calices. Un caractère fort remarquable, quoi- que passé sous silence par M. Nées, c'est que, quand elles sont sèches, les feuilles paraissent très finement ponctuées, et reS' semblent assez aux yeux chagrinés de certains insectes. Cette Jongermanne rampe, mêlée avec plusieurs autres de la même tribu , sur les écorces des troncs d'arbres dans la même localité que la précédente. 34. /. sordida Nées in Mart. FI. Bras. 1 , p. 363 , no 58. — Ejiisd. Hepat. Jav. p. 4i. — Lejeunia sordida, Nées in lilt. La tige est rampante, grêle, dicbotome, flexueuse, longue d^un pouce et plus, émettant de loin en loin , sur deux rangs opposés, des rameaux simples, ordinai- rement courts et obtus. Les feuilles , d'un brun jaunâtre clair dans les jeunes pousses, plus foncé et luisant dans les vieilles, sontlâchement imbriquées, orbi* ivulaircs, arrondies à Textrémité, entières, horizontales et planes quand elles sont humides , un peu défléchics parla sécheresse, repliées à la base de leurbor^ postérieur en un lobule arrondi du côté de la tige, comme tronqué en haut, i4. 212 c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale, lequel est sépare de ce même Lord par une échancrurc plus ou moins prononcée. Le réseau est composé d'aréoles assez grandes et orl)iculaires. Les ampliigastres sont contigus, de la grandeur des feuilles, orLiculaiies , très entiers, échancrés eu cœur à la base et divisés au sommet en deux dents ou laciniures.Rien n'est au reste plus variable que la forme, soit de ces dents, soit du sinus qui les sépare. Dans un même jet , on n'en trouve pas deux qui se ressemblent parfaitement. Ainsi l*angle du sinus peut être aigu ou obtus, plus ou moins ouvert; les laci- iiiures ou dents s'observent aiguës ou acuminées ou mousses, quelquefois même deuticulées. Bien plus, les ampliigastres au lieu d'être bifides sont simplement émarginés. On voit par là combien sont peu importans pour distinguer les es- pèces, les caractères tirés de ces formes si variables, quand d'ailleurs ils ne sont pas réunis à d'auties caractères d'un ordre supérieur. De la base concave de chaque amphigastre naît une radicule au moyen de laquelle la plante se fixe sur les autres végétaux où elle rampe. Les feuilles péricbétialessont obovales, divisées en deux lobes inégaux dont l'interne plus grand est obtus, irrégulièrement re- courbé en dedans , et l'externe plus petit, aigu, rarement mousse, quelquefois denticulé. Les arapbigastres du péricbèse sont concaves, bifides comme les autres, mais les laciniures en sont très aiguës, dentées, conniventes et même croisées en X par suite de la profonde inflexion de toute la circonférence de ces appen- dices. Les calices naissent sur les côtés de la tige, souvent à l'origine des petits rameaux ou bien à l'endroit oii celle-là devient prolifère. Ils sont obovales , rau- cronés, à cinq angles saillans, lisses, disposés de manière que deux sont latéraux un inférieur et deux supérieurs. Les plis latéraux occupent toute la longueur du calice , et les autres n'en mesurent guère que les trois quarts. Enfin les calices ne dépassent que de la moitié de leur longueur les feuilles périchétiales. Le S,cvmc {calyptra virginea) &]a forme d'une poire renversée; il est surmonté d'un style filiforme qui a environ la moitié de sa longueur. Je n^ii pas vu les capsules. D'api'ès cette description , que j'ai clierché à rendre aussi exacte et aussi claire qu'il m'a été possible, on pourra voir que mes exempLiires tiennent en quelque sorte le milieu entre les /. sordida et lumbricoides de M. Nées. Comme cette dernière , ils ressemblent, pour la couleur et la forme, au J.fîUformis'^w.^ qui en diffère principalement par ses ampliigastres entiers; ils se rapprochent encore du /. lambiicoides par l'espèce d'échan- crure formée à la base des feuilles par le repli globuleux qu'on y observe ; mais leurs ampliigastres égaux en feuilles l'en éloi- gnent beaucoup. Je ne parle ni de l'écbancrure, ni de la forme et direction des dents du sommet de ceux-là , puisque j'ai déjà fait voir que ce sont choses fort variables, et que, sous ce rap-* c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. 2i3 port, les deux descriptions pourraient sans effort s'appliquer à la même plante. La seule variété (3 du /. sorclida offre la disposition dont j'ai parlé, c'esl-à-dire une échancrure près la base du bord posté- rieur des feuilles, disposition indiquée comme typique dans le /. lumbricoides. M. IS^ees dit terminaux les calices du /. sordida y mais il avoue ne les avoir point rencontrés dans les exemplaires de Java, et n'avoir observé'dans ceux du Brésil qu'un péricbèse terminal sous lequel la tige se prolongeait : caule sub eodem prolificante. On a vu que les choses se passaient à-peii-prcs ainsi dans ma Jongermanne, où j'ai été assez heureux pour trouver des calices en bon état. Je possède des échantillons du /. conti- gua Nées, vus par M. Lehmann, et que je dois à l'amitié de M. Bélanger, qui les a rapportés de Java. Elle est aussi voisine de la présente espèce , ainsi que l'a reconnu M. Nées lui-même; mais elle en est distincte par le port et par la moindre dimen- sion de ses amphigastres comparés aux feuilles dont l'imbrica- tion est aussi plus serrée. C'est encore par ce dernier caractère qu'elle se distingue du /. eluta de la Flore du Biésil, laquelle a de commun avec la nôtre sa fructification latérale.' (i) Cette Jongermanne croît sur l'écorce de la partie inférieure des troncs d'arbres dans les forets humides de la Guiane cen- trale, où elle a été recueillie par M. Leprieur en mai et juin. 35. J. fhyTni/olia'N ces ah EseiiL.Hep. Jav. p. 43, var. ^ laxa. — Fîor. Bra* sil. i,p. 395 , no 43. Elle rampe sur les Mousses et les autres Jongermannes. Quoi- qu'elle soit assez coaimune, je ne l'ai point rencontrée en état de fructification. 36. J. Leprieur il Mou{^g.[Lejeimia Nées inlitt.):nigro-virens, caule procumbente vagè fasciculatiraque ramoso , ramis subfasti- giatis; foliis laxè aut vix imbricatis adscendenîi-horizontalibus, obliqué oblongo-rotundatis convexiusculis integerrimis bai (à) M. Nées m'annonce, dans une lettre toute récente, que celte espèce est bien son 7. sordida. ai4 c. BioiTTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale, decurrente arcualim complicato-saccitis ; amphigaslriis foliia triplo minoribus orbicularibiis subdistantibus integerrimis ; fructu terminali, laterali, axillarive; calycibiis obovalo-pen- tagonis mucronatis, angulis denticulatis , seta brevi capsulaque albo-pellucidis. PI. 4- %• 2. La tige, filiforme, d'un noir verdâtre, est couchée et divisée en rameaux longs d'un pouce et demi et davantage, divisés eux-mêmes irrégulièrement , mais pres- que toujours réunis en faisceaux vers l'extrémité et alois fastigiés. Les feuilles ne paraissent point imbriquées dans l'état de sécheresse, et le sont même fort peu quand elles sont humides; elles sont distiques, alternes, obliquement oblongues, arrondies, un peu convexes en dessus, à-peu-prcs horizontales et très entières; leur bord postérieur légèremcnl décurrcnt se replie en dessus vers la base oii il forme une petite poche peu profonde. Le réseau est formé d'aréoles qui, vues par transparence, semblent arrondies, à cloisons é[îaisscs, mais qui sont exacte- ment hexagonales et à parois très minces quand on les examine au microscope simple, à un grossissement de i5o fois, eu ayant toutefois l'attention de suppri- mer le miroir, c'est-à-dire à l'aide de la lumière directe. Leur couleur est d'un vert olivacé noirâtre. Les amphigastres sont parfaitement orbiculaires très entiers, espacés dans le bas àes tiges et des rameaux, puis contigus et enfin un peu im- briqués vers l'extrémité de ceux-ci. Leur diamètre équivaut tout au plus au tiers de la longueur des feuilles. Ils tombent facilement et le bas des vieilles tiges en est totalement dépouillé, même quand les feuilles y persistent encore. Ils sont insérés sur la tige au niveau du bord supérieur du repli que forment les feuilles et sont parfaitement planes. Les calices naissent sur les côtés ou à l'ex- trémité des rameaux, quelquefois même à leur aisselle. Ceux qui naissent de l'ex- trémité sont les plus rares. Les calices latéraux sont au contraire plus communs et souvent réunis du même côté en série plus ou moins nombreuse {sècundi ). Ils sont obovales , mucrones, à cinq angles saillans, irrégulièrement disposés, savoir deux latéraux plus prononcés^ deux inférieurs d'un relief à-peu-près égal, et un supérieur quelquefois bien moins marqué. Tous ces angles sont finement denliculés. Je ne puis donner de ces organes une idée plus exacte qu'en les com- parant au calice du ^cnrc JBrunella de la famille des Labiées. Ils sont effective- ment aplatis ou comprimés sur deux faces opposées et inégales dont la plus grande, celle qui porte les deux angles saillans ou crêtes, est inférieure; etl'autre plus petite, presque plane, à peine carénée dans l'état humide, est supérieure. Leur orifice s'ouvre en trois valves apiculées , dont la réunion forme le mucro qui les surmonte. L'une de ces trois pointes est le prolongement de l'angle ou pli supérieur, les deux autres naissent non de la saillie des autres plis, mais de l'angle rentrant qui sépare chaque pli latéral de l'inférieur qui lui correspond. La calyp- tre {Gerinen) est obovale ou en massue très courte surmontée d'un style courbe? et épaissi au sommet. Les feuilles périchétiales , au nombre de deux sp^ulemeat , c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. 2i5 SôHt semi-vciticales longuement obovalcs , appendiculées à leur base externe par «n lobule, oblong, concave ; les amphigastres sont plus grands que les caulinaires et concaves. La capsule est globuleuse, blanchâtre, pellucide comme lepédicelle ordinairement tordu qui la supporte : celui-ci a une longueur variable , mais qui dépasse peu en général celle du calice. La capsule est divisée dans ses deux tiers supérieurs en quatre valves elliptiques chargés d'élatères à double spirale «gaiement pellucides. Les semences sont inégales et verdâtres autant qu'il m'a été permis d'en juger sur mes échantillons un peu avancés en âge. Cette espèce est voisine du /. geminiflora Nées, qui en diffère par sa tige rampante diversement ramifiée, et surtout par ses calices cylindriques ; du /. cognatal^eas^ dont elle est bien dis- stincte par ses calices pentagones denticulés et non triangu- laires à angles dentés-ciliés; enfin du /. spathulistipa Nées, qui s'en éloigne par ses feuilles verticales, ovales , aiguës et enroulées autour de la tige dans l'état de sécheresse , mais prin- cipalement par la forme spathulée de ses amphigastres. On peut encore la rapprocher ùwJ.corticalis Lehm., qui s'en dis- tingue facilement à sa tige rampante, au repli large et globu- leux de ses feuilles caulinaires, ainsi qu'au deux lobes aigus en lesquelles ses feuilles périchétiales sont divisées. Je passe sous silence ses rapports de forme générale et de port avec le /. ser- pyllifolia Hook. , avec lequel ses amphigastres entiers ne per- mettront jamais de la confondre. C'est avec bien du plaisir que je dédie cette espèce très dis- tincte par l'organisation de son calice, à l'infatigable voyageur qui Ta découverte , tant comme un témoignage d'amitié que pour acquitter la dette d'une science à laquelle M. Leprieur a déjà rendu de si nombreux services. Notre Jongermanne croît sur les écorces des arbres dans les forêts marécageuses de la Guiane centrale. Ses capsules étaient mûres en mai et juin, époque où elle a été recueilUe. Zj. J. replicata Nées ab Esenb. in Mart. flor. Brasil. 1. 1, p. SGg , n^ 54. Cette belle espèce, voisine des J. platyphylla L. et obscura Sw., mais qui s'en distingue aisément soit par la forme de ses amphigastres, soit au lobule réfléchi de ses feuilles, se plaît suî* les troncs des arbres dans les forets vierges de la Guiane cen* ai 6 c. MONTAGNE. — Mousses de la Guîane centrale. traie , où l'a cueillie en mai et juin M. Leprieur, mélangée avec le /. tridensy et sur le mont Arara-Coara au Brésil, où l'a dé- couverte M. Martius. Ors. Mes exemplaires sont chargés de calices, mais les cap- sules manquent. 38. /. pallens Sw. FI. Iiid. occ. m, p. 1847. — Radula pallens,l^eQS\xi\iVl. Commune sur les écorces dans la plupart des localités déjà indiquées. 59, /. serpentina Nées al) EsetiL. Hep. Jav. p. 62. Les espèces de cette section (FlagelUferœ) sont très difficiles à distinguer entre elles, et se rapprochent plus ou moins soit du /. triloùah., soit du /. stolonifera Sw. La forme et la direc- tion des dents des feuilles, celle des amphigastres, sont va- riables dans nn même individu , à plus forte raison d'un indi- vidu à \\\\ autre. Un caractère plus constant se tire de la forme des feuilles el de la manière dont elles se comportent avec la tige. On pourrait encore, si l'on connaissait la fructification, y trouver des différences susceptibles de devenir spécifiques; îEais la plupart des espèces décrites daus l'ouvrage cité en sont ■complètement dépourvues, de même que la suivante, qui paraît différer si peu du J. tridens du même auteur, que j'ai cru de- voir l'y rattacher comme variété. Quoi qu'il en soit, la somme des caractères par lesquels ma Jongermanne ressemble au /. serpentina^ l'emporte sur celle des dissemblances, en sorte que je pense pouvoir la rapporter à cette espèce. Elle se plaît sur les écorces dans les forêts humides. Cueillie janvier et février. /io. /. irldem ? NcesaL EseriL. Hep. Jav. p 61. Var. p. foliis angustè falcato- lincaribus dcllexls contignis, omnibus aciitè bidentalis, arapliigastriis qaaclralis libcris distantibus ci'cnalo-dciitatis. Nob. Comme je viens de le dire à l'occasion du /. scrpsntina , il c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. 217 n'est pas aisé de signaler par des caractères constans les es- pèces de la section des Flagellifères, dont on ne connaît point la fructification. Celle-ci, en effet, pourrait fournir des carac- tères moins sujets à varier que ceux pris soit de la forme plus ou moins ovale ou cjuadrilatère des feuilles, soit de leur direc- tion horizontale ou défléchie, soit enfin de leur troncature et des dents qui les terminent, toutes circonstances fort variables, comme nous l'avons observé, non-seulement dans la même espèce , mais encore dans le même individu. L'espèce dont il est ici question est bien certainement différente du /. stolonifera Svv^. et encore plus du /. triloba L. Elle se rapproche beaucoup du J. tridens Nées; mais toutes ses feuiljes sontbidentées, et ses amphigastres libres, espacés, et à quatre ou cinq dents ou cré- nelures, obtuses ou aiguës. J'ai mieux aimé en faire une simple variété que de créer \\\\ nom nouveau. Ma plante a encore cela de commun avec celle de M. Nées, que ses fructifications nais- sent de la partie inférieure de la tige et offrent à-peti-près la même organisation. Ainsi les feuilles périchétiales étroitement enroulées en un corps ovale-oblong, sont nombreuses, fine- ment déchiquetées, à lanières denticulées. Leur tissu est très délicat, et conséqiiemment très difficile à étaler sans éprouver de déchirement. Dans les feuilles caulinaires, la couleur est d'un vert jaunâtre et le réseau composé de mailles orbiculaires. Dans les feuilles périchétiales, la couleur est brune, et les cel- lules du réseau sont oblongues, très allongées. Je n'ai pu voir le pistil, l'analyse de ces objets desséchés étant accompagnée des plus grandes difficultés, (i) Cette espèce ou variété est assez voisine du /. Vincentiana Lehm., cjui en est distincte par ses amphigastres imbriqués, amplexicaules , et ses feuilles tridentées. Elle a été récoltée en mai et juin , sur les écorces des troncs d'arbres dans les mêmes localités que le Sjrrhopodon Leprieuril, avec lequel elle se trouve mélangée. Elle m'avait été commu- niquée sans nom, il y a quelques années, par M. le professeur Fée, qui l'avait lui-même reçue du Brésil. (i) M. Nées regarde celle Jongermaniie comme une variélé du /. stolonifera Sw. ai8 c. MorrTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale, 4i. /. MartianaTHiees ab.Esenkin Linnaea, 'i83i, p. 617,6! FI. Bras. 1. 1, p. 38o, na 65. — /. patula var. a. Ejusd. op. cit. mss. — /. pectinata Willd» mss. in Web. Prodr, p. 70 , ex ccl. Neesio autopto. J'avais d'abord confondu cette belle espèce avec le /. patula Sw., qui, bien que semblable sous le rapport de la dichotomie de la tige, etc., s'en distingue surtout par ses calices tronqués , lacérés, tandis qu'ils sont longuement ovoïdes, à orifice res- serré et cilié dans l'espèce que le célèbre professeur de Breslaii a dédiée à M. Marlius. Mes exemplaires me montrent une capsule sphérique brune , assez ample, divisée en quatre valves ovales obtuses et suppor- tée par un pédicelle court rarement plus long que le calice, qui est toujours terminal. Elle paraît être assez commune dans les forêts humides de la Guiane centrale, où elle croît sur la terre le long des courans, et où M. Leprieur l'a recueillie en janvier et février. 42. /. asplenioides var. P. australls Nces ab. Esenb. Hep. Jav. p. jZ. — /. simplex Web. Prodr. p. 67, n. GZ^ teste auct. cit. J'ai trouvé cette variété mélangée avec d'autres Jongermannes^ Elle ne portait point de calices. 43. J. adianilioides Sw. Fi. ind. occ. m, p. i842. — Hook. Musc. exot. t. 90. Sur les écorces des arbres et les branches mortes tombées à terre. M. Leprieur a encore rapporté de la Guiane plusieurs plantes cellulaires appartenant à d'autres familles. Je me bornerai à en donner une simple énumération. AlGvE. Oscillaria muscorum Ag. Scytonema Nob. FUNGI. Dœdalea repanda Pers. Voy. de l'Uranie. — D. striata Fr. — Polyporuls hydnoides Fr. — P. villoaus Yt.^^P. sanguineus Fr. — P. resi/wsus Fr. '«- c. MONTAGNE. — Mousses de la Guiane centrale. 'ii<^ Thelephora membranacea Fr. in Linnxa, i83o. — Auricularia fucoides Pers. Voy. de l'Uranie. — A. ampla Pers. l. c. — Sphœria concentrlca Boit. Byssack^. Cœnogonium. Linkii Ehreub. — Cora Pavonia Fr. LiCHKNCS. Parmelia speciosa AcTi. (sterilis) P. pannosa Ach. — Verrucaria ihelena Aci. — ■ Graphis Afselil Ach. — Gljphis favulosa Ach. — Collema azureum Ach. — Cladonia ceraiophjlla Eschw. iu Mart. FI. Bras. t. i , p. 280. EXPLICATION DES PLANCHES. PLANCHE IIL Fig. r. a. Fissidens prîonodes àe ^raMàtuv ndilaveWe ; ^.feuille caulinaire moyenne grossie; c. feuille caulinaire inférieure encore plus grossie; c?. feuille périchétiale; e. gaine du pédicelle; f. g. formes de la capsule un peu amplifiée; h. la même recouverte de sa coiffe, dansle jeuue âge; /. coiffe isolée et grossie; k. péristome grossi; /. plusieurs dents du même vues à un plus fort grossissement . Fig. 2. a. Calymperes androgyniim de grandeur naturelle ; b. capsule munie de sou péris- tome encore entier, et considérablement grossie; c. la même, enveloppée de sa coiffe avant la chute de l'opercule; d, celui-ci vu isolé et grossi ; e. feuille caulinaire ;/*. Phyllopode suppor-* tant un capitule de corpuscules anthériformes ; g. deux de ces anthères séparées et considé^ Ni>lement grossies; h. coupe transversale de la partie moyenne d'un phyllopode; i. extrémité d'une feuille caulinaire très grossie afin d'en montrer les dents et le réseau; k, gaine du pédi- celle entouré de nombreuses paraphyses. Fig. 3. a. Syrrliopodon Leprieurii de grandeur naturelle; h. capsule grossie munie de soi) péristome ;c. feuille caulinaire grossie; d. etc. feuilles périchéliales ; y. gaine du pédicelle-. PLANCHE IV. Fig. X . a. lieckera vulp'ma de grandeur naturelle; h. urne grossie avec son opercule un peu sou- levé pour laisser voir le péristome externe; c. vue du péristome interne, les dents de l'externe étant à moitié détruites; d. gaine du pédicelle environnée de son périchèse; e. coiffe tombée dans laquelle se trouve encore engagé l'opercule ; f. quatre dents des deux périsfomes, très grossis; gy h, i. forme des feuilles caulinaires et plis dont elles sont pourvues; k, l, w, «, dans lesquelles j'ai trouvé le Pollen pourvu d'un seul pli. II. Membrane externe granuleuse, épineuse. Nyniphœa alba, adyena (fîg. 7)» ii22 H. MOHL. — Sur le Pollen, III. Membrane externe celluleuse. HemerocalUs fulva (lîg. 8) et autres Monocotylédones. IV. Membrane externe réticulée. Alstrœmerla curlesiana ( fîg. 9 ). ^ Forme dérivée. = Réunion de grains quatre à quatre. Orchidées ( fîg. 10). B. Deux plis longitudinaux. Forme rare. L'auteur ne l'a trouvée que dans les Çypripedium Calceolus j Poniederia corda ta , azureu, martiusiana , Ama-~ ryllis gigantea , hlanda ■, undulata , Tamus cormnunis, Ele- phantipes, Dioscoreaaculeata _, Trigridia Pavonia j ff^atsonia planloginea (fig. 2) j Micranlhus alopecuroides , plantaglneus y fislulosus , Caiycantlias lœi^igatua , Jloridiis. Tous ces Pollens ont une forme aplatie avec un sillon sur les deux petits côtés. C Trois plis longitudinaux. I. Membrane externe granuleuse, des bandes gi^anu- leuses. Quelques Dicotylédones ( fig. 12). II. Membrane externe granuleuse, des bandes unies. Une des formes les plus communes. L'auteur l'a observée dans 1a famille des PodostiImiîes , sur le Lacis fucoides ; dans celle des Balakopiiorées, sur le Cynomorium; daiis celle des Nélumbonées, sur le Nymphœa Nelumho ; dans celle des CupuhfèreSj sur le Quercus Robur_, et dans beaucoup d'autres familles Dicotylédones. III. Membrane externe pourvue de courtes épines. Cactits Jlagelllformis (fig. i3), alatus , Vlscum album. IV. Membrane externe celluleuse. Statice tartarica (fig. 1 4 ) , et autres Dicotylédones , pat exemple, plusieurs CRUciriîRBs. îX Plus de trois plis longitudinaux. .1 H* «OHL. — Sur le Pollen. aa3 I. Quatre plis longitudinaux. Il arrive assez souvent que , dans des plantes dont le Pollen est à trois plis, on trouve des grains qui par exception en présentent quatre : c'est ce qui a lieu, par exemple, dans le Tragia volu- bilis , VHirtella hirsutaj le Solanum tuberosum j il est peu de Pollens, au contraire, dont le nombre normal des plis soit de quatre. Les seules plantes oii j'aie observé jucqu'ici un semblable Pollen sont V Ho us ton ia coccineuy le Siderilis scordioides {Ci^. i5), le Cedrela odorala , le Platonia insignis Mart. , le B/ackwellia spiralis. Le nombre des plis dans cette dernière est quelquefois de cinq. II. Six plis longitudinaux. Une partie des Labiées (fig. 16) et des Passiflorées , Sangui" sorba officinalis , cunadensis , Ephedra distachya , HeliotrO" pium grandiflorum. III. Un plus grand nombre de plis longitudinaux. Beaucoup de Rubiacées (fig. 1 7) , Penœa mucronata , Sesa- mum orientale. Formes dérivées. /i.^ Forme du Pinus. Je considère la forme des grains de Pollen du Pinus. qui paraît au premier coup-d'œil si bizarre, qui a déjà été étudiée et figurée par beaucoup d'obserA^ateurs , et sur la structure de laquelle on a émis les opinions les plus diverses, comme une déviation des Pol- lens de Monocotylédones pourvus d'un sillon longitudinal, et en même temps comme une sorte de formation intermédiaire entre ce Pollen des Monocotylédones et celui des Dicotylédones pourvu de trois sil- lons. — Si l'on examine le Pollen de VAbies excelsa (fig. 18, A.), on trouvera qu'il a dans sa totalité la forme ovoïde ; aux deux ex- trémités, sont deux masses hémisphériques (a. a.), opaques, jaunes (paraissant brunes à cause de leur opacité quand elles sont éclairées d'en bas), mais qui, au lieu d'être exactement en face l'une de l'au- tre aux deux extrémités, sont placées obliquement de telle sorte qu'elles sont très rapprochées l'une de l'autre sur un côté du grain. (fig. 18, A. d. B. bb.) De ce côté ces masses sont coupées eu ligne droite, tandis qu'elles sont arrondies de tous les autres côtés. Entre ces deux émincnccs arrondies, le grain est plissé j du côté opposé, 3^4 ir. MOHL. — Si/7' le Pollen. ces éminences sont unies par une bande également jaune, opaque, large, en forme d'arc (fig. )8, A. B.) — Quand on fait rouler d'un côte et de Vautre, au moyen d'une légère pression, le grain de Pol- len dans l'eau, il se gonfle un peu, le pli qui se trouve d'un côté^ entre les deux masses hémispliériques jaunes, s'elD» ce (fig. 18. C. d.), le grain dans sa totalité prend une forme régulièrement ovale, et l'arc postérieur (fig. 18, C. b.) se sépare à ses extrémités des deux éminences jaunes. Ou voit clairement alors que le grain entier est formé d'une seule membrane ovale, qui présente à chaque extré- mité une partie très granuleuse (laquelle dans le grain sec forme les éminences arrondies), et sur l'un des côtés une bande moins gra- nuleuse située entre les deux parties piécédcnles (c'est l'arc posté- rieur); que le reste de la membrane (fig. 18. C. d. c. c.) est uni et transparent, que l'arc postérieur se change insensiblemeut sur ses bords en la membrane transparente, qu'au contraire les parties ar- rondies ont des limites tranchées. Dans l'intérieur, on voit une cel- lule plus petite, ovale (membrane interne), qui contient la yot-iV/a. (fig. 18. C. i.) Tout ceci devient encore plus sensible, quand ou rompt par une forte pression la membrane externe, et qu'on la dé- tache ainsi de la vésicule interne qui est transparente comme l'eau. — On voit par là que l'enfoncement qui se trouve dans le grain sec entre les deux éminences, répond au pli des Pollens de Monoco- tylédoncs, et que les deux éminences hémisphériques avec l'arc répondent à la partie extérieure ponctuée du grain de Pollen, qu'en conséquence le Pollen du Pinus est un Pollen pourvu d'un sillon, mais dont le diamètre longitudinal esl sensiblement plus court que le diamètre transversal. — H y a pourtant encore une circonstance à considérer, c'est la séparation de l'arc et des éminences, qui n'est pas visible dans le grain sec, mais ne commence à se montrer que lors de l'extension de la membrane externe dans l'eau. Je considère cette séparation comme une tendance à la formation de deux au- tres plis, et c'est sous ce rapport que j'ai présenté ci-dessus ce Pol- len comme une formation intermédiaire entre les Pollens pourvus d'un pli et ceux qui en ont trois. — Le Pollen du Plnm Cemhra concorde entièrement avec celui de VAbies excelsa. Dans X^bies pectijiaia, les éminences sont relativement plus petites et lare postérieur plus large; dans le Pinus uncinata, le Pollen estplus sphérique, les éminences petites et l'arc postérieur très large. h.) Forme du Lotus Nymphœa Lotus ( fig. 19). ç,) Forme du Poinciana Pûinclanapulcherrima (fig. 10) Bauhiniascandens, Auguina^ tr. MOHL. — Sur le Pollen. 2^5 d.) Pollen prismatique. Tropœolum ma) as (fîg. 21) deux ILlmenia du Brésil. e ) Forme du Loranthus. Loranlhus bicclor (fig. 22) et autres espèces du même genre. f.) Formes qui passent à la tétraédrique, à la cubique et à la (loclécaédrique. Les genres Corydalis et Fumaria ont cela de reraarquable, que les grains de Pollen présentent des formes différentes, non-seule- ment dans les diverses espèces, mais encore dans la même espèce et la même fleur. Ainsi l'on trouve dans le Corydalis capnoides des grains de Pollen à trois plis longitudinaux, qui correspondent tout-à-fait à ceux des autres Dicotylédones. Dans d'autres grains de Pollen de la même plante, on trouve bien encore des Landes linéaires qui partent d'un pôle du grain, mais elles ne s'étendent pas jusqu'au pôle opposé, et à ce pôle se trouve une portion triangulaire de la membrane externe, séparée du reste de la membrane par des plis particuliers, et aux angles de laquelle aboutissent les trois premiers plis. Toute la surface des grains se trouve ainsi partagée par six fis- sures en quatre triangles, ou en d'autres termes , les bandes de ce grain forment les arêtes d'un tétraèilrc (fig. 23. B. c.D. Corydalis luieii). — Diins le Corydalis semperpirens, tous les grains présentent cette forme de tétraèdre. — Dans le Corydalis lutea, quelques grains ont la forme tétraédrique, tandis que d'autres ont un triangle aux deux pôles, de sorte que le grain représente un prisme trian- gulaire dont les faces latérales sont bombées, aussi bien que les terminales. — Dans d'autres grains du Pollen de la même plante, il y a un côté de plus, et le grain prend la forme d'un cube dont les faces sont bombées (fig. 23. A). — Ces trois formes se rencontrent à-peu-près aussi souvent l'une que l'autre dans la plante en question; dans toutes les trois, les plis sont superfi ciels, et se cbangent dans le grain humecté en bandes linéai- res ( fig. 23. D ). — Nous trouvons encore cette division cubique du grain produite par des bandes linéaires , dans le Cleroden- dron paniculatum, — Enfin dans le tumaria spicata, la trans- parence plus grande de la membrane externe granuleuse distingue seule les bandes, qui se distribuent de manière à partager toute la surface du grain en pentagones, et à former ainsi un dodécaèdie pcntagonal (fig. 24). — La même division dcdécaédrique a lieu dans le Pollen des Jiiyina hrasiliensis (fig. 35) et humilii, IIL BoTAH. — Avril, ï5 220 H. MOîii.. — Sur le Pollen. g.) Passage à la division en spirale de la membrane externe. Sons cetie dénomiiîation, je crois devoir réuuir une petite série de Pollens de forme bizarre, appartenant à diverses familles, et qui semblent constituer difFéiens passages du Pollen pourvu de trois plis longitudinaux à une division en spirale de la membrane exter- ne. Cette série commence par VHypericum perforatum. Cette plante nous offre dans la même autljcre des grains de Pollen de formation passablement diverse. Les uns ont la forme elliptique ac- coutumée, avec trois plis longitudinaux (fig. 26. A. G). — A cette forme s'en lie une seconde pins rare, où le grain de Pollen a l'un de ses pôles comme dans les prccédens, mais porte àlautre une pièce triangulaire formée par la membrane extersic, sans que toutefois la formation du tétraèdre soit achevée (fig. 26 E). — Dans une troi- sième forme, qui se rencontre à-peu-près aussi souvent que la se- conde, la membrane externe est partagée en deux bandes qui se terminent en pointes aux extrémités, et qui recouvrent la membrane interne de telle sorte , que le milieu d'une bande est situé sur un pôle, et que la bande couvre les deux côtés du grain, tandis que l'au- tre bande se comporte de même à l'autre pôle, et revêt la partie de la membrane interne que ne recouvre pas la première, en sorte que sa direction croise à angle droit celle de li première bande (fig. 26, B. D). — Nous troiîvons aussi cette dernière forme dans Y Hypericuni quadrangulare. — Une division totit-à-fait pareille de la membrane externe en deux bandes a lieu dans le Pollen de XOxalis crassicaulis (fig. 27, où A. B. C. représentent le Pollen sec, D. un grain mouillé, a. désigne l'uue des Jjîindes, et b. l'autre); seulement, à cause de la forme arrondie du grain , les bandes sont ici plus larges et arrondies aux extrémités. Quand le Pollen se gonfle dans l'eau en une sphère plus grosse, les bandes s'éloignent l'une de l'autre (fig. 27. D). — A cette forme se lie maintenant le Pollen des Thunbergia fragrans (fig. 28) alata, dont la membrane externe constitue une seule bande longue, finement granuleuse, qui entoure la membrane interne spliérique en formant diverses courbes, mais de telle manière que ces courbes suivent encore sur le grain deux directions qui se croisent, ce que la figure fait mieux comprendre que ne pourrait le faire une description. — A ces Pollens viennent se joindre ceux des Mimulus lutevs et moschatus. On trouve encore dans ces plantes le cas de grains de Pollen de formes tout- à-fait différentes dans la même espèce. — La forme du Thanher- gia est très voisine de la forme du Mimulus moschatus représen- tée ;Cg. 29. D. E. F., dans laquelle une bande formée par la mem- II. MOHL. — Sur le Pollen. 227 brane exterue décrit de même sur le grain des conrbcs qui se croisent en deux directions. Dans le grain qui est ici figuré , on trouve à l'un des pôles une pièce triangulaire formée par la membrane externe, et sans liaison avec la bande (fîg. 29, D. F). — Dans d'autres cas (fîg. ay. A. B.}, on trouve à chaque pôle une semblable pièce séparée ovale (a, b.}, et placée de telle sorte que les axes longitudinaux des deux pièces se croisent. Le reste du grain est couvert de deux ou trois bandes annulaires (c. c), qui suivent le pourtour des pièces ovales des pôles, et par conséquent marchent dans une direction un peu tordue. — Dans d'autres grains on tiouve une semblable pièce ovale à un pôle seulement, et le reste du grain est couvert d'une bande qui s'enroule régulièrement en spirale. Dans d'autres ewiin (fîg. 29 G.), la membrane externe consiste uniquement en une bande qui revêt tout le grain en for- mant une spirale régulière. — Cette dernière forme se rencontre aussi dans le Pollen du Crocus mœsiacus. — Quelque éloignées que soient toutes les formes que je viens de décrire dans les Corydalis, Fumaria , Riuinà, Hypericum^ Thunhergia et Mimulus de celle du Pollen pourvu de trois plis longitudinaux, et quelque dif- férent que le type suivant lequel elles sont construites paraisse être de celui qui constitue le grain de Pollen pourvu de trois plis, cependan. le mélange dans les mêmes anthères des grains de Pollen à trois plis avec les autres formes anomales fait voir qu'il existe une grande afunité entre ces formes. C'est pourquoi j'aime mieux classer les for- mes tétraédriques, cubiques, dodécaédriques et en spirale avec les Pollens pourvus de ti ois plis que d'en faire une classe à part, comme cela paraît préférable au premier coup-d'œil. •{*-]--]- Membrane externe présentant des pores. Formes primitives. A. Un seul pore. Graminées (fig. 3o) , Cypéracées^ Tyjplia anguatifolia , Spar- ganium ramosura, Restio ftuiicoaus , L'ecropia peltata , JnnO" B. Deux pores. Quelques Monocotylédones , Colchicum (d^. 3l),ctc., et Dico* tylédones, Sroitssonetia , etc. i5. H. MOHL. — Sur le Pcllen, C. Trois pores. I. Membrane externe granuleuse. DOMBEYACÉES, OZ'IAGRAKif.ES, PrOTÉACKES; qUclqUCS AmENTACÉs, XJrticÉEs, Difsacées et autres Dicotylédones {Cucumis sativus, fig. 32). C'est encore à cette division qu'appartient le Pollen du Morina persica (fig. 33) : il est ovoïde, allonge, et porte sur trois côtés, dans le milieu de sa longueur, des prolongcmens de la mem- brane externe {a), qui ont îa forme d'un goulot de bouteille, et se terminent antérieurement en un bourrelet rond à travers lequel la membrane interne sort sous la forme d'une papille transparente (6). Dans l'eau, ces papilles s'allongent en un tube qui a souvent plu- sieurs fois la longueur du grain. La membrane externe est lisse et à grains fins. lî. Membrane externe celluleuse. Beaucoup de Passiflorées. D. Quatre pores. I. Pores situés sur î'équateur. 'Myriophylliim verticillatum , Bœhrnerla cordala j Plstacia Terehinthus ^ Cainpanula rotuvdifolia, Phyteuma limonifo- llum [Ci^. 34), canescens j Trigonia micraniha Mart., anceps Mart. , salicifolia Mart. (dans cette dernière, quelquefois cinq pores }. II. Pores non situés sur réquateiir. Passijlora kermeslna (fig. 35), Impatiens noli tan gère ^ BalsaiTiina (fig. 36). E. Plus de quatre pores. -|- Pores distribués régulièrement. a. Sur I'équateur du grain. ALnus glutlnoaa i BeLula ouata, Ulinus campes tris, Gordo- carpiis salsoloidcs , CoUcmia linearis j Ca?upanula Spécu- lum , Tliryaliis longîfolia Mart. Les quatre à cinq pores de ce dernier ne sont toujours tous exactement situes sur l'cquatcur; plu- sieurs pcuA cnt se rapprocher plus ou moins des pôles. H. MOHL. — Sur le Pollen. 2.2^ b. Sur toute la surface du grain. Basella alba [ù^.'b']), Q[c, ♦{-•j- Pores irrégulièrement épars. a. Membrane externe granuleuse, lisse. Beaucoup de Nyctaginéiîs , de Tiiyméi^ées, de CoNVOLVur.x- cÉES. de Chénopodées ( fig. 38, Sahola scoparia) , d'Ai.siNÉ£S , de SiLÉNÉES , yliisma plantago, Celtis auslralis , Dorslenia Conirajerva j Tomex ielranthera, Plantago lanceolata j WuL-' fenii , Collomia pinnatifida j Oœrtnera racemosa ^ Ranuticulun ianuginosus j T halle tr uni angustifolium , Mibes nlgrum , Gros- sularia J Cactus Opuntia, Pistacia Lentiscus. Dans le Ranitii^ culus Ianuginosus J les porcs ou plutôt les places semblables à des pores sont peu marquées ; leur limite n'est pas bien tranchée , et la membrane n'y est pas très différente de ce qu'elle est dans le reste de son clendue. Dans le Cactus Opuntia j les pores, ;;u nombre de douze à dix-huit, sont plus distincts; cependant ou re- connaît, par un examen attentif, que la membrane externe, en CCS points, est encore granuleuse, quoique plus mince. Dans le Tomex teti-anthera,\cà pores, au nombre d'une quinzaine envi- ron, sont formés par une membrane unie, mais ne sont pas c\\^ core nettement limités. Dans les autres, les pores sont bien distincts. b. Membrane externe granuleuse et épineuse. Cucurbita Pepo , Malvacées ( fig. Sg, Hibiscus Trionuni) f Ipomœa purpurea , Schiedeana Zucc. c. Membrane externe celluleus?. Poljgonuni orienlale ( fig. 4o ) , amphibium , Persicarla , Cobœa scandens. Formes dérivées. a.) Assemblage tétraédrique. Quelques OnagrariÉes (fig. 4i , Jussieua erecta) . Drymi^ Winteri. b.) Forme des Mimosées. Le Pollca de la plupart des Mimosées possède une structure Irè* 23o H. MOHL. — Sur le Pollen. remarquable. Dans le plus grand nombre des plantes de cette famille, mais toutefois, à ce qu'il paraît, seulement dans celles dontl'anthcre n'est pas pourvue d'un long connecîif et de deux loges parallèles au filet, mais chez lesquelles le connecîif est hcmis|)hérique et les loges croisent à angle dioitla diicctiondu filet, par exem[)le dans les acacia JitlihrisHin, decurrens_, vera^ decipienSj longifolia_, compressa, tri- choduj Lehhecii , macrostucliy a , Mimosa laxa^ Lopliania, chaque grain dePcllei.' particulier (et il n'y eu a que huit dans une anthère), est formé de seize cellules qui sont lices entre elles et disposées de telle sorte, que dans le milieu du grain se trouvent deux couches, cha- cune de quatre cellules, et que le pourtour est formé d'un rang de îiuit cellules, de manière que le grain dans son entier a une forme lenticulaire (fig. 42, Acacia laxa ). — Les cellules sont plus ou moins fortement lices l'une à l'autre, en soitc qu'il est tantôt pos- sible, tantôt impossible de les séparer par la pression. Les grains particuliers séparés du grain total sont composés d'une membrane interne, mince, et d'une membrane cxtei-ne plus ou moins fine- ment granuleuse; sur la membrane externe se trouvent des pores dont je n'ai pu fixer le nombre. — Dans X Acacia chloranU'ia Zucc. et le Mimosa lalinpinosuj j'ai trouvé des grains de Pollen de forme ovale et composés seulement de huit cellules dont les quatre de la moitié supérieure alternent, quant à leur position, avec celles de la àioitié inférieure. Les grains du Mimosa latispinosa se distin- guent aussi par leur petitesse : car, quoique composés de huit grains, ils n'ont cependant qu'une longueur de 17J20 de ligne et une lar- geur do 17200. — La formation du Pollen de Vinga anomala (fig. 43) est particulièrement remarquable. Cette plante n'a de même ({ue huit grains de Pollen dans chaque anthère. Ces grains < sont d'une grosseur considérable, pyriformes et aplatis. L'extrémité pointue, qui est diiigée vers le milieu de la loge de l'authcre, et qui, après la déhiscence del'antbcre, est tournée directement vers le dehors, possède un petit appendice {h) formé de cellules petites €t visqueuses, par le moyen desquelles elle s'attache assez fortement aux corps avec lesquels elle peut" se trouver en contact. Le grain lui- même est composé de huit cellules fortement liées, dont deux se trouvent au milieu, les six autres formant le pourtour. Ces cellules ont deux raeir.branes. La membiaue externe est granuleuse, et pré- sente un pore rond dans chaque point oi!i la cellule forme un angle; et de même les cellules qui sont au pourtour ont un pore ovale eî situé transversalement dans les points où elles confinent l'une à l'autre (a). Les grains pailiculiers qui constituent le grain total sont ^i fortement unis qu'on ne peut les séparer. iT. MoiiL. — Sur le Pollen. a3i 1* 1*1* 1* Membrane externe présentant des plis longitudinaux et des pores. Formes primitives. A. Pollen arroîidiavec trois er)fonceraens et trois pores. Beaucoup de Dipsackf.s (fig. 44, Dipsacus sylueslris) et de GÉBAKrACÉrs, E. Avec trois plis et trois poi'es. a. rilendîr.'Kie externe «Tarudeiîse. o Fomic très fréqneiite dans les Dicotylédones [fig. 45). b. IJembrane externe épineuse. La plupart des Synanth;':rées (fîg. 4G, Echinops sphœrocs- pJutlus ). c. Membrane externe celhileiise. Forme très rare, observée seulement dans les Tuniern ulmifo- lia ( fîg. 4/ ), Grewia lanceolata , beLulœfolia, ulmifolla , asia- tica, occidentaUs , StachhoiLsia spaihalata y ISjringa vulgarls j, Ligustrurn vul^arc , CelasLriis oleoidcs. C. Membrane externe avec plus de trois pins pli?, dont chacun contient nn pore. On trouve som^^ent, par exception, quatre bandes dans des plantes qui u^cn ont ordinairement que trois; mais il en est aussi dans lesquelles on en trouve ordinairement plus de trois : telles sont la plupart des BoRRAGiNf;ES, les Polygalkjîs (fig. 48). Dans ces der- nières , le nombre des plis dépasse quelqncfuis vingt. D. Sis à neuf plis, dont trois contiennent un pore. Le Vinca rosea forme le passage des |Pol!ens pourvus de trois plis et de trois papilles à la forme actuelle. Le Pollen] de cette plante a trois plis , avec une papille elliptique dans chacun ; mais déplus, chaque face latérale présente |_nn enfoncement longitudi- nal. Dans l'eau, ces enfoncemens lie se voient plus.— Dans le P/m- a32 H. MOHL. — Sur le Pollen. meria phagedœnica , la formation de ces nouveaux plis est un peu plus avancée , en ce cjue les places qui paraissent comme des enfou- cemcns dans le grain sec se dessinent, lors du gonflement du grain dans l'eau, comme des portions distinctes de forme ronde, ce qui tient au changement de structure que commence à éprouver ici la membrane externe. Dans le F'inca herbacea, ces enfoncemens sont devenus de vrais plis; mais ces plis sont plus courts et moins pro- fonds que les trois autres dans lesquels sont cachées les papilles. Dans l'eau, le grain se gonfle en un sphéroïde aplati, qui est par- tagé en six corapartimens par les bandes plus claires qui se trouvent au milieu des six divisions formées par les plis : de ces six bandes , les trois qui sont pourvus de papilles sont les seules qui s'éten- dent jusqu'aux pôles. — Enfin nous trouvons les six plis com- plètement formés dans les familles des Lythrariées (fig. iig, Lythrum Salicana) , des Mélastoaiacées et des Gombrétacées. Dans YAm- mania sanguine a , chacune des portions de la membrane externe comprises entre deux plis pourvus de papilles , est parcourue par deux plis vides, ce qui fait en tout neuf plis. E. Trois à quatre plis avec six à huit papilles. Neurada procumhens , Banisieria glaucûp/ijUaMaLVl. , Hirœa odorala (Cg. 5o). F. Trois plis et trois papilles non situées sur les plis. CaroUnea campestris (fig. 5i), longijlora Mart., Erioden" dron Samauma. Formes dérivées. a.) Assemblage tétraédrique des grains. Erioinées, Epacridées (fig. 52, Epacris gmndijlora) ^ Vac- CINIÉES. b.) Formes cubique et dodécaédrique. Les Pollens pourvus de plis sans pores présentent,' comme on l'a vu plus haut, divers passages du Pollen pourvu de trois plis à des formes dans lesquelles la membrane externe est divisée par des bandes linéaires à la manière d'un cube ou d'un dodécaèdre. Nous retrouvons ici ces formes cubique et dodécaédrique , sans qu'il me soit arrivé jusqu'ici de rencontrer des formes qui passent de celles* ci aux Pollens pourvus de trois bandes cl trois papilles. — Le Pol* H. MOHL. — Sur le Pollen. 2?>3 len du Triopteris hrachypteris Mail, est parfaitement cubique. Les baudcs linéairei suivent les arêtes; la plupart de ces bandes contien- nent un petit pore rond, mais toutes ne l'ont pas, et ces porcs varient pour la position ainsi que pour le nombre dans les diffcrcns grains. — La forme du Gaudichaiidia sliffrulicosa'iAàvX. ciàu Gaudichaudia triphylla Mart. est très voisine de la ptéccdentc. Le Pollen de ces plantes présente un cube à arêtes tronquées ( fig. 53 , Gaiid. tri- phylla). Les vingt-quatre arêtes qui résultent de cette troncature sont marquées par des filets granuleux un peu plus épais que ie reste de la membrane. Dans le milieu de chacune des faces produites par cette troncature des arêtes primitives du cube, se trouve un petit pore rond , de sorte qu'il y en a douze en tout. — Dans deux autres plantes appartenant à la famille des Malpioiitacses , savoir dans une espèce indéterminée de Malpighia du Brésil et dans le Banis- teria versicolor Mavt. , j'ai trouvé le Pollen sphérique et divisé plus ou moins régulièrement, à la manière d'un dodécaèdre pentagonal, par des bandes linéaires ( fig. 54 , Ban. versicolor ). Sur les bandes étaient de petits pores ronds : il n'y en avait qu'un pour une bande, mais toutes les bandes n'en avaient pas, et leur disposition n'oiirait rien de régulier. — Dans le Malpighia coccifera et le JVJalpi^hia urens j on trouve un Pollen spbérique divisé de même en facettes distinctes, mais qui ne peut se rapporter à aucun solide géométrique. Il y a neuf à douze facettes ovales irrégulièrement distribuées sur le grain ; à l'endroit où deux de ces facettes se rapprochent l'une de l'autre, on voit entre elles un petit pore rond, en sorte que le nombre de ces pores est en totalité de neuf à douze. c.) Formes polyédriques avec trois pores et trois plis longitïidinaux. La dernière forme qui doive trouver place ici est celle des Lacttj- cÉ£s. Ces Pollens, en raison de leurs formes régulières, parfois très compliquées, excitent un intérêt particulier, mais en même temps sont assez difficiles à observer et à définir avec précision. — Le pol- len du Vernonia Montevidensis [iig. 55) doit être considéré comme faisant le passage au Pollen polyédrique des Lactucées : par sa forme arrondie, ses trois plis longitudinaux et ses papilles, aussi bien que parles petites épines dont sa surface est couverte, il se rapproche du Pollen des autres Synanthérées , dont au contraire il s'éloigne déjà sensiblement par les nombreuses facettes irrégulières que présente sa surface. — Dans les Lactucées, on trouve des for- mes polyédriques extrêmement régulières : j'en ai observé jusqu'à présent cinq variétés différentes. — A. Dans le Tragopogon canum. 234 ^' MOHL. — Sur le Pollen. (fig. 56 ), le Pollen a pris dans sa totalité (comme aussi dans les au- tres variétés qui seront nîeutionnocs plus bas) une forme spbérique. Il présente en haut et en Las (aux deux pôles) ure face hexa- gonale pourvue d'épines ( fig. 5S. B. a.); à trois cotés alternatifs de cet hexagone confinent trois faces quadrangulaires situées sur les côtés du grain ( fig. 56. A. b.). Ces faces quadrangu- laires sont réunies dcuj à deux (une supérieure et une inférieure) par une face hexagonale située sur l'équateur du grain (fig. 5^. B. c. ). Entre ces trois côtés du grain, ainsi constitués chacun par deux quadrilatères et un hexagone, sont trois bandes qui aboutissent tant en haut qu'eu bas aux trois autres côtés de l'hcxagoue qui existe à chaque pôle, et qui portent un porc dans leur milieu (fig. 5Q.A. a.). Chaque grain préscute donc en totalité cinq hexagones et six qua- drilatères. Les faces latérales du grain sont lisses, toutes les arêtes au contraire soiil pourvues de courtes épines. Dans le grain sec les angles latéraux des trois hexagones de l'équateur se touchent et recouvrent les pores j dans le grain mouillé au contraire ils s'écar- tent, les bandes et les papilles deviennent libres, et les angles laté- raux s'émousscnî, de sorte que les hexagones se rapprochent delà forme d'un quadiilatore (fig. 5(). B.c.). — La même forme se voit dans le Tragopcgon praùense; seulement les hexagones qui se trouvent aux pôles ont les trois côtés qui rép mdent aux bandes plus longs que les trois autres. — B. Dans le Scorzonera hispanica (fig. 57), le pollen présente à chaque pôle une face hexagonale mu- nie de petites épines. A trois côtés alternatifs de chacun de ces hexa- gones aboutit une face pentagonale, dont un angle est tourné vers l'équateur. Ces deux pyramides formées de trois pentagones sont liées entre elles de la manière suivante : l'espace qui reste entre un pentagone de la pyramide supéiieure et un de la }>yra- mide inférieuie est rempli par deux pentagones situés l'un à côté de l'autre sur l'équateur du grain. De cette manière, les trois côtés du grain situes à égale distance l'un de l'autre sont composés cha- cim de quatre pentagones (fig., 5'] B. C ). Entre ces côtés sont les trois bandes avec dijs papilles dans leur milieu, et qui aboutissent, par leurs extrémités supérieures et inférieures , aux trois autres côtés des hexagones des pôles (fig. 5/. A. ). Le grain, dans sa tolalité , présente ainsi deux faces hex?jgonalc5 et douze pentagcnales. — G. Le Pollen des Crépis ruhra (fig. 58), hispida j biennis j aspera , Cichoriuia Iniybus (fig. Oij ) , Lapsaiia commums j Liaciitca sacivci , Scolymus hispanicas ., offre une forme eucoie plus compliquée. Dans ces Pollens, on trouve à l'équateur du grain trois faces hexagonales séparées [ Tune de l'autre, et disposées de telle sorte que deux de leurs angles H. MOHL. — Sur le Pollen. î235 sont sur Téquateur (fig. 58. A.). Puis des côtés supérieurs et inférieurs de CCS hexagones pailcnt six pentagones dont trois vont se réunir à l'un des pôles et trois à l'autre, en Ibruiant à chaque pôle une pyra- mide triangulaire (fîg. 69 C). Enfin chacun des trois intervalles restés libres entre les hexagones et les pyramides qui reposent sur eux, est rempli par deux pentagones qui se joignent l'un à l'autre sur l'équa- teur^ en sorte que la surface totale du grain est composée de trois hexa- gones et douze pentagones. Comme le grain, dans son ensemble, a une forme arrondie, les côtés de tous les pentagones et hexagones ne sont pas de méine longueur , puisqu'un corps construit de cette manière, dans lequel tous les côtés ont une longueur égale, pré- sente une forme allongée. Les trois faces hexagonales ont une papille (fîg. 59. C. D. ), et doivent par conséquent être considé- rées comme les bandes du grain. — D. IJJpargia hUpida offre une forme semblable; seuleuicnî les trois arêtes qui se réunissent aux pôles sont ('moussées et épineuses. — E. Les mêmes arêtes sont tellement tronquées dans WsSonchus jjaLustris etarifensis{û^. 60), qu'il en résulte trois nouveaux pentagones pourvus de courtes épines, et que les pewtagones latéraux qui reposent sur l'équatcur sont changés en hexagones ii réguliers : d'où il résulte que la sur- face du grain est composée de neuf hexagones et douze pentagones. — Quoique ces formes polyédriques s'écartent beaucoup de la for- mation accoutumée du grain de Pollen pourvu de trois bandes et de trois papilles, je crois néanmoins qu'd y a plus d'analogie entre ces diverses formes qu^on ne le penserait au premier coup-d'œil. — L'existence de porcs, aussi bien sur les trois^jjandes du IVagopo- goii et du Scorzonera que sur les faces hexagonales du Ciepis j et la circonstance que les jores sont cachés dans le grain sec du Tra~ gopogon, prouvent suffisamment que ces bandes et ces hexagones correspondent aux trois bondes pourvues de poics des antres Pol- lens, et que le reste de la suiface, partagé en quadrilatères j pen- tagones et hexagones, doit être comparé à la partie granuleuse de la surface des autres Pollens; manière de voir qui se trouve plei- nement confinnée par la structure du Pollen du Venionia Monle- pidensis. — On pourrait croire, au premier coup-d'œil, que cha- cune des faces anguleuses dans lesquelles la membrane externe se divise , est formée à\ine grande cellule ; mais l'examen le plus rigoureux, au lieu de confirmer ce soupçon, m'a fait voir la mem- brane externe tout-à-fait simple ; les arêtes sur lesquelles se réunis- sent les faces anguleuses re[)ré.senteut des filets un peu épaissis, comme nous en voyous aussi dans les Pollens des LagerHtrœmia et Vinca lisrhacea. Il est remarquable, avec cela , que jamais les faces du grain ^ à l'cxceptioa de celles des pôles , ne soient gar- 236 H. MOHL. ^- Sur le Pollen. nies de grains ni d'épines, mais que l'on trouve des épines sur les arêtes seulement. C. (jRAIlVS DE POLLEIV A TROIS MEMBUA.NLS. Une partie des Conifères (fîg. 61 }. ( La suite au prochain ca!àf.i\) Observations sur la végétation de Vile de Sitcha, par M. Bongar». (Mémoires de l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg. 6' série , 1 832 ; vol. 2 , p. 119.) Les plantes qui ont servi à la rédaction de ce travail avaient été recueillies par feu le docteur Mertens, pendant son voyage autour du monde avec le capitaine Lutke. Quoique le nombre des espèces ramassées dans ce lieu par ce zélé naturaliste ne s'é- lève qu'à 229., et qu'on puisse présumer que ce n'est tout au plus que le quart ou le cinquième de la Flore de cetle île, si on en juge par son étendue et sa position , cette esquisse est cependant intéressante en ce qu'elle présenteles premiers renseignomens un peu étendus sur la végétation d'un pointdelacôteN.O. de i'Araé- riqueXe mémoire quoique ayant déjà quelques années de publi- cation, nous a paru peu connu, puisque M. Hooker dans ^^ Flora Boreali-Americana ne le cite nulle part, et son insertion dans les Mémoires de Saint-Pétersbourg le mettant à la disposition de peu de botanistes, nous avons pensé qu'il était utile d'indiquer ce qui s'y trouve de plus important. L'île Sitcha est située près de la côte occidentale d'Amérique sous le 57" de latitude septentrionale , dans le golfe nommé par les Anglais Norfolk Sound ^ et n'est séparée du continent que par un canal étroit ; elle a etiviron 80 lieues delo!)g et ses côtes sont bordées d'une chaîne de hautes montagnes, la plupart de forme conique. La compagnie russe-américaine a, dans cette île, son établis- sement principal^ la Nouvelle-Archangel; la côte très sinueuse et les petites îles qui l'environnent sont toutes couvertes de fo- ret épaisses. BôNCARD. — Sur la végétation de Vile de SitcJia. 237 Parmi les montagnes voisines de la colonie russe, on distingue le fFestoivoï qui a environ 5oo toises d'élévation ; elle est cou- verte jusqu'à son sommet de forêts iniiqueinent composées de Pins et de Sapins qui atteignent jusqu'à 160 pieds de lia!it,et 7 à [o pieds de diamètre. Les indigène* creusent dans un seul de ces troncs des cariots qui peuvent porter 3o hommes. Les ar- bres cités dans cette Flore , et qui doivent constituer les forêts sont : Piniis inops , Lamb.; Pinus (Abies) canadensis ^ Piiius (Abies) Mertensiana ^ow^.\Pinus (Jbies)sitchensis^ou^.', Thuya excelsa Boiiir. — A huis rubra Bons:. : Abius viridis Dec. Salix sit- chensis Bor)s;. — Pyrus diversifolia Bong. : et Pjrus sambucifolia Cham. et Schlecht. Le cliu)at de Sitcha est beaucoup plus doux que celui de la plupart des endroits de l'Europe situés sous la même latitude. En hiver, le froid n'y atteint que peu de degrés et ne dure jamais long-temps, mais l'air y est très humide, constamment chargé de vapeurs et les pluies y sont très fréquentes. Pendant tout le mois de juillet, le soleil ne parut que pendant trois à quatre jours et pour peu d'instans seulement. Cette humidité continuelle rend la végétation très rapide : cependant le blé n'y a pas réussi. Sur les -29.1 espèces rapportées de cette loc.dité, 35 sont nou- velles et 2 forment des nouveaux genres. Les espèces iiouvelles sont . Siellaria bracliypc^tala. Oi'^ia siî(licnsi=. Pyriis diversifoliy. Epilol)iiim affilie. Clajt(!uia asarifolia — flagellaris. Kibes liracttosiim Dougt. Mss. — affine Dou^I, Mss. Saxifrai;a Mertensiana. Vaicriana siuhensis. Apargia borealis. Arnica lalifoiia. Acliillca borealis Taccinium Cbamissonis. Andromeda Merlensiaiia. Oenliana Doii^lasiaua. Vcronica nu tans. Caslilleja parviflora. Roinanzowia silcht'usis. Ainus rtibra. Salix sitclieiisis Sans. Mss. Pinus (Abies) Mertensiana. — sitchensis. Ihuya excelsa. Coraliorrhi/-a Merlensiaiia. Juncus Merlensiaiius. Carex Merlensii l'resc. Mss. — sitchensis Presc. Mss. Galamai;rostis aleutica. Miihlenber^'ia pendula. Fesîucasubulala. Bromus sitchensis. 6»uisetum boréale. 238 BONGARD. — Sur la végétation de Vile de Sitcha, Les deux genres nouveaux sont: jA]T:iŒk[RGsaceœ. Genîjs Spireœ affine). Calyx 5-parîitiis, lobiilis lanceolatis. Petala 5 obovata. Sla- mina circiter 20, lobulorum calycis longitucline. Carpella 5 li- béra, stylo filiformi apicuîata. Semina 4 pendula. Lutkea Slhhaldloides (tab. 2). Cette plante nous paraît la même que celle qui a cîë publiée peu de temps après par M. Hooker sous le nom à'Eriogynia pectinata. Cladotiiamnus (^Ericineœ). Calyx subgamosepaliis, 5-partJtus, persisîens. Petala 5.Sîamina 10 brevia, antheris apice rima brevi (poro) debiscentibus. Cap- sula 5- (rariùs 6-) locularis ; valvulis margine septiferis — - Flores et Semina Pyrola3 ; fructus Kalmise. Cladothamnus pjroliflorus(X2Lh. r.) Frutex ramosissimus saepe orgyalis, glaberrimus, foliis sessilibus alternis obîongis, floribus axillaribus solitariis. Ce genre nous paraît identique avec le Tolmiea de Hooker. Lichens nouveaux et Observations sur les Usneacées et les Ever- niées ^ parMM. Nées u'Esenbeck et Floïow. (Extrait du Linnœa, i83i^ 4" numéro.) M. le professeur Nées d'Esenbeck a publié conjointement avec M. FlotoWjà la fin de l'année dernière, un nouveau genre deLi- chen et plusieurs espèces également nouvelles, recueillies au Chili et à Cuba par M. Pœppig, et ils ont accompagné la des- cription de ces plantes de remarques intéressantes sur les deux tribus des Usneacées et des Everniées. Nous nous empressons WEES ET FLOTOw. — Liclieris noui^eaux. sSq de les faire connaître. Voici les caractères du nouveau genre et de ses espèces. Neiiropogon Nées eî Flotow. Thallus ramosiis; cortex cxterior tcmiissinuis indistinctns; corterc intcrior crassus e contexUi fibroso cxtrorsiimqnc denso opaco, introrsiim laxo lacunoso. L)gnum(axis tcnaciter cornca) econtcxtu suLtilitcrfibrosoiongitudiualiter striato. Apotliecium patelliformc, aL initio connivcus, infra cortice teclum eoque margi- natum, supra îhallo coloi-ato ihecigcro. (Familia U ncaccse Lk. lîandb. m, p. i63.) N. Pœppigli N. et Fw. : ihallo flaccido pendulo lacunoso articulato ramosissimo ocbiolcLico, ramulis implexis filiforDii-alteuualis; apotheciis subpedicoilatis con- cavis disco fusco castaneo. Pœppig. Grypt. n° i4. — Chili. N.antennariits N.ctFw. : ihallo stricto eiecto polito,teretiusculo ranioso fasti- giato ochrolcuco, ramis setaceis rigricantihiis jjallidè annulalis, apotheciis podi- cellatis conca^'is , disco castaueo uigro nitido margiiie vcl suhùts cilialo dory- phorove. Usnea melaxantJia Pœp. Crypt. n** 46. — Chili. M. Nées observe que les Usneacées se sont accrues des deux nouveaux genres Bryopogon ( Cornicularia Ach. pro parte j et NeuropogoJi dont nous venons de donner les caractères , et que les genres Cornicularia et Cœlopogon (dont le type est le Cor- nicularia acuîeata Ach.) sont fort mal placés près de cette tribu. Il doute encore si le genre Roccella ne serait pas mieux placé parmi les Everniées, car le R. fuciformis a un thalle comprimé comme celui des Éamalincs, tandis que le R. tinctoria a le sien cylindrique comme celui du Bryopogon iyEvernia Fr.) ochroleucum. Et pourtant le Roccella pourrait encore et avec plus de fondement être rapporté aux Usneacées. On dirait alors qu'il remonte aux Everniées par le R. fuciformis. Mais le Cor- nicularia giXq Cœlopogon ù^nveTont toujours mal selon lui dans celte tribu. On attaque même leur existence comme espèce. Ainsi, continue l'illustre professeur, Schaerer et Wallroth rap- portent le Cornicularia tristis qui, pour Link, est une espèce distincte, au Lichen fahlunensi s L, Selo Fries, la même espèce o.l\o NEES ET FLOTOW. — Lîchens jîouveaux. est un Cetraria. Dans sa dernière livraison des Lichens de Suisse, Schaerer laisse les lichénologues libres de considérer comme espèces distinctes ou de réunir en ur»e seule les Lichen fahlu- nensis , stygius ^ trisds et lanatiis L. Quant à lui, après les avoir étudiés comparativement, il les place tous les quatre dans le genre Cetraria et en fait une pspèce unique à laquelle il conserve le nom de C. fahlunensis. On voit que le cas est difficile. En effet, si l'on veut réunir les Cornicularia tristis^l lanatai^BryO' pogon lanatus L. Parmelia stygia var. îanatal MeyerjEntv.der Flecliten c. ic.) on attaque les Usneacées et l'on menace le genre Celraiia lui-même. On peut dire la même chose du Ccelo- pogon que Schœrer et Fries regardent comme un Cetraria., et que Wallroth réunit spécifiquement au Cetraria islandica. Le pis est que dans une des espèces de ce genre, le Cœlopogon aculeatum^ le caractère générique est lui-même attaquable. Mais dans le C. aculeatwn var. maricellum^ Flotow, Dent. Lich. g. B. , les tiges ne sont point fistuleuses, mais solides. Il resterait un moyen de concilier ces opinions diverses, ce serait de prouver que le Cornicularia muricellum à. une autre origine et qu'il pro- vient peut-être du Cetraria Odontella^ Fries. Mais ce n'est là qu'une simple liypothèse. Reporte-t-on au contraire le Cœlo- pogon et le Cornicularia parmi les Cetraires, d'après cette con- sidération que les Everniées revêtent souvent des formes fruti- cuieuses, nous l'accordons ; mais alors ne pourrait-on pas de- mander pourquoi l'on a séparé le genre Bryopogon du genre Ef^ernia, de même que d'un autre côté, si l'on conserve le genre Cœlopogon., il serait facile d'objecter que le thalle du Parmelia physodes étant creux, cette espèce devrait par cela seul former wii nouveau genre ? Il y aurait un autre moyen d'échapper à la difficulté et ce serait de dire : Laissons ensemble tout ce qu'on a réuni spécifi- quement. Meyer a démontré que le C. lanata provient du Par- melia stygia i c'est bien. Laissons-le donc avec ce dernier et remarquons seulement à l'occasion du Bryopogon que le Par- melia stygia peut prendre aussi la forme fruticuleuse. Mais il est loin d'être prouvé que le Cœlopogon aculeatum dérive du Ce- traria islandica. Des opinions du plus grand poids, comme NEES ET FLOTOw. — Licîwîis noupedux. 24 1 celles, par exemple, des deux habiles liciienologiies Fries et Schserer, combattent cette manière de voir. Qu'il nous soit donc permis de les tenir séparés et, en considération de leur forme dendroïde, de les placer parmi les Usneacées. Enfin, il y aurait une troisième voie pour sortir de la diffi- culté. Si un seul genre ne sulfit pas pour maintenir réunis le CœlopogoJi aculeatuni et le Cornicalaria tr'istls ^ ne pourrait-on pas laisser subsister le genre Cornicularia^ Les différences sont au fond de bien peu d'importance. Si l'on ne peut s'appuyer sur l'état solide on fistuleux des divisions du thalle, et l'on ne peut pas raisoiinablement le faire, il ne reste plus que la pré- sence ou l'absence de thalle foliacé, circonstance qui, dans le cas qui nous occupe, n'amène qu'un rapprochement purement artificiel. Car on ne peut pas dire avec quelque fondement que le rebord foliacé manque aux scutelles du Cornicularia tristis comme il manque dans les Stereocaulon ^ mais seulement qu'il est avorté ou oblitéré. Les apothécies du C. tristis sont en effet pourvues en dessous et d'écorce et d'une couche me'dulJaire, ainsi que Link l'indique dans la diagnose qu'il en donne; aussi ont-elles \\\\ véritable excipulum quoiqu'à la vérité fort petit. Dans le Stereocaulon^ au contraire, il n'en existe point de thal- lodique, les apothécies étant formées par un excipulum propre. Les auteurs donnent ensuite la diagnose de deux autres Li- chens nouveaux; nous allons la transcrire. Ramalina strintiUa N. cl Fw. : thallo ccspititio cartilagiueo rlgido,\(yx)^i\.nài-^ naliter costato, ochwleuco; apotheciis subscssilibas incurvo-margiaatis, subtàs siellatini sulcatis vel siriatis, Pœppig Grypt. n" 4o — Patria ? Pannelia sidfarata N. et Fw.: ihallo foliaceo-imbricato membranaceo suLmo- îiophyllo flavo-glaucescente subliis aterrimo siibtiliter reticulato inlerruptè deu- scque ÇCanWdio^siraLo fihroso sulphureo, \ohis rotundalis ciliaiis ; apotheciis disco iufo, margine inciirvo. Pœppig Crypt. n» 11. — Cuba. Chaque espèce est accompagnée d'une description et de re- marques sur l'analogie et les différences qu'elle présente com- parée aux espèces dont elle se rapproche. Nous renvoyons au journal cité, pour tous ces détails que ne comporte pas la nature de notre recueil. III. BoTAW. Avril. i6 sJ^i A. MUTEL. — Sur Le genre Ophrys. Ob-ervations sur les espèces du genre Ophrys recueillies à Bone, Par A. MuTF,L, capitaine d'artillerie, (i) Desfontaines dans la Flore atlantique, et Poiret daî:s son voyage, n'indiquent en Barbarie que X Ophrys insectifera I,., dout Desfoîitaines distingtie quatre variétés. Voici les huit Ophrys cjuej'ai trouvés cà Boue, dont \\n est loot-à-fail uoiiveau: T. Ophrjs lutea. — Cav. le. 2. t. 160. Blv. Bern.Sic. 2. L 5. Hook. Exot. FI. t. 10. Reichenb. Cent. 9. f. 1149. Brot. Phyt. Lus. t. 3, F. I. Broogn. in Bot. Mor. t. Sa. F. 2. Moris. Hist. 3. p. l\o.h. t. i3. F. i5. O. vespifera Brot. Lus. O. insectifera var. D. glaberrim'a. Desfont. Atl. Commun à Boue et à Hippoue, sur les coteaux. Février, mars ^. 1. Ophrjs fusca. Liok. Heicheob. Cent, 9. F. 1147. Ten. Neap. t. 92. b. iricolor. Fi». 2. Bron^n. in Bot. Mor. t. 32. Figr. i . — O. iricnlor Besf. Choix, t. 2. Reichenb. Cent. 9. F. ii48. O. fusca Saiiit- Aijians. Fl. Agen. t. 8. Var. b. Commune à Boue etàîlippone, sur les coteaux. Fé- vrier, mars 1/,. 3. Ophrys Spéculum. — lÀiûi. Reichenb. Cent. 9. f. ii5i. (non Lois, nec Duby App. ) O. ciliata Biv. Bern. Ten. Weap. t. 95. O. vernixia Brot. Salzm. Camb. Bal. O. Scolopax Brot. Teiî. non .^av. l'oîeaux dHippone et de Bone derrière la Kasbah. Assez rare l^L. 4. Ophrys Pectus Mut. Pi. 8. B. Fig. 3. O. labeilo velutino ovato convexo pcniculato-deflexo trilobo (i) Extrait (l'une note envoyée de Boue par l'auteur, le i6 mars iS33, à M. Seiinge, di« f €»7teur du jardin dt? botanique à Lyoa. A. MïJTEiL. — Sur le genre Opbrys.. 24^ fusco-niirpin-eo Î3a.si albido turgido pectigero, lobis lateraîibus aiigiisiiis l)revibus et medio basi subcordaîo apice submargi- iiato nuitico reflexis, sepalis ovaîibus albis, lateraîibus patentis- simis, superiore snberecto rornicato-incMmbente,petalis lineari- bus flavescentlbus uinoerviis apice ioflexis, sîamen brevissirauni obtiisum KUïîicum siiperantlbus. Tige de 4-8 po., flcxiieuse, garnie à la base de 4-8 feuilles ovales-obîoMgues, très rapprochées, longues de 12-18 lig., larges de 6-9 îig.; fleurs 3-5, assez pedtes, eu tout longues de 6 Iig. , larges de 8 Iig. ; bractées dépassant l'ovaire ; sépale supé- rieur, verdàtre sur le dos, entre les deux nervures latérales. Coleaux, à Bojîe, derrière la Kasbah , parmi les Asphodèles. Février, mars. 5. Opliris apifera. — lîuds. Reicheob. Cent. 9, f. 11 59. Brougn . in Bol Mor. t. ,32, f.6. Bail, Helv. t. 4, f. 4, ^. Vaill. Bot. t. 3o, f. 9 et «. Eng. Bot. t. 383. Dict. Se. nat. cah. i, t. 71. O. rostrata ïen. Yar. b. MuîeliœVl. 8. B.fig, 2.— -Labello trilobo velutiîîo,lobis baseossemi-cordatis cornuîo-gibbosisvillosis, medio basi macula quaiiratazouisque discoloribus noîato, zooaexîeriore in 2-4 li- neas brèves p.rodsicta, sepalis roseis, petalis albidis brevissimis sertii-convoîuto-auriculatisviliosis, staminé rostrato flexuoso qua- druple breviorJbus, Tige de 12-1 5 po. , robuste; feuilles lancéolées; fleurs 3- 10; bractées vertes, une fois pîu8 longues que l'ovaire; tablier long de A Iig., large de 3 Iig. et de 4 hg. à la base, pétales longs de T îig., é'camine longue de 4 hg-, àbec de i-i ip ligne, allongé, fiexuciix. Ceci est relatif à la var. b , que j'ai seule trouvée sur les co- teaux à Bone et à Hippone, étant avec ma fille aînée qui en a ré- colté les premiers pieds. Février , mars.^ 6. Ophrys bombiîiJîoraVl. 8. B. fig. 4- — Link. O. tabanifera Wilid. ileichenb.Cent. 9, f. 1 169-1 170. O.pulla Cyrilî. le. ined. î2.Ten. Neap. t. 97. O. disthomaBly. Bern. Sic. O.hiula Maur. a44 -A- MUTEL. — Sur le genre Ophrys. Rom. Plant. Cent. i3, t. 2,f. 2. O . insectifera B. bifloraViQsî. kl\. Coteaux, à Bone derrière la Rasbab parmi les Asphodèles. Février, mars. 7. Ophrys Scoîopax Pi. 8. B. fig. 1. — Cav. le. 2, t. 161. O. homhiliflora Reicbenb. Cent. 9, f. 1 1 60- 1 1 6 1 , et Aiict. non Link. O. apiculata Rich. O. insectifera C. apiforuiis Desf. Atl. Coteaux à Bone et à Hippone. Février, mars. Obs. m. Reichenbach (Iconog. cent. 9) avait soupçonné que son O. hombiliflora appartenait à la figure 161 de Cavanilles qu'il traite de fantastique à cause de l'appendice en hameçon et des lobes latéraux du tablier ascendans. Ces lobes latéraux sont fi- dèlement représentés dans ma figure faite d'après les plantes vivantes. La fleur, vue de face, ne peut exprimer l'avance des lobes qui se confond dans leur projection , et qui n'est marquée que dans la fleur vue de profil. 8. Ophrys tenthredinifera — Willd. Reicbenb. Cent. 9. f, 1 171, Brongn. in Bot. Mor. t. 32, f. 3. Bot. Reg. t. 2o5. O. graiidiflora Ten. Neap. t. 94. O. insectifera A. rosea Desf. iVtl. Coteaux à Bone et à Hippone. Février, mars. Observation générale. Dans les Orchidées d'Afrique et surtout dans les Ophrys, l'un des tubercules delà racine est presque toujours suspendu à une longue fibre épaisse; souvent on trouve un troisième t\i- bercule et rarement un quatrième. EXPLICATION DE LA PLANCHE VIII B. Fig. I. Ophrys Scoîopax Cav. — a. fleur vue de face; b. !a même vue de prof»!. (Cetle ex- jilication eU commune aux autres figures.) Fig. a. O. apifera var. b. Muteliœ. Fig. 3. O. Pectits Mut. Fig. 4. O. hombiliflora Link. WALKER-ARNOTT. — SiiF la Flove de Sénégamhie, il\S REMARQUES suj' la Flove de Sénégamhie , -par M. Walker-Arnott. ( Extrait d'une lettre adressée à M. Guillemin. ) Votre Clssampelos mucronaia paraît être absolument le même que le C. cojit^oluulacea.W est un jdcu moins pubescent sur la face supérieure des feuilles, mais j'ai tu quelques individus de l'Inde qui l'étaient presque de la même manière. Le caractère donné par M. de CandoUe n'est pas applicable à la forme com- mune. Le Sclnnidella africana de votre Flore ne parait pas différer de quelques-unes des formes nombreuses du -5. serraia que je possède de la Péninsule indienne. Je n'ai pas, à la vérité, exami- né ses fleurs et je n'ai point vu sous le microscope celles des échantillons que vous m'avez envoyés : je n'en parle ici que d'après l'aspect général (ex facie.) Celastrus\sejiegalensis. — Je ne puis le distinguer du C. mon- tanus. Hippocratea Richardlana. — Cette espèce est très voisine de X H. obtusifoUa Roxb., et en diffère seulement par sa pani- cule beaucoup plus petite, s'il est vrai que ce caractère soit constant ; mais j'ai eu occasion de voir des panicules petites sur la plante indienne (i). La forme la plus commune de cette der- nière est représentée, dans le Boianical Miscellany du docteur Hooker (vol. 3, suppl. t. 36), sans fruit et sous le nom de Sa- lacia lœvigata ; mais les deux genres Hippocratea et Salacia ne pouvaient être distingués seulement par leurs fleurs^, jus- qu'à ce que leurs différences eussent été signalées par le doc- teur Wight et moi, dans la Flore de [la j^Péninsule indienne p. io4. (i) Malgré les raisons alléguées ici par M. Arnotr; je persiste à penser que VHîppocratea Hïchardiana est suflisamirenl distinct de 17/. obtuii/olia, à en juger par la figure et la Jescrip- 246 WALKER-AiiNOTT. • — Sur la Flore de Sénêgamhie. Le RhrncJiosia niinima est une des espèces des TiuJes occiden- tales anxcjuelles le docteur Wight et moi avons fait alhision,àla page sSg cie notre Prodrome: je ne doute |)as que le R. inedi- ca^inea ne soit la même plante, et qu'elle ne se rencontre en plusieurs localités des coiiîrées tropicales ou subtropicales, quoique présentant des diîTérences considérables dans leur port, suivant le sol et l'exposition. Vos échantillons sont i(Jen- tiques avec ceux de la Péiiinsule indienne. IjQTephrosia leptostachr a n'esl: pas distinct du T.purpurealj. Icacina senegalensîs. — Vous ne send)lez pas avoir eu con- naissance que le Chry sooalanas lateus de S.ibine et de De Can- dolle, est synonyme de cette plante. Celle-ci diîTere en cjuelcjues points des Olacinées. cpioiqu'elle soit pevil-élre plus rappro- chée de cette famille que de Lonte aulre. Je ne puis rapporter les Balanites an mefne- groiipc; son fruit es^ presque semblable, mais il y a quelques parties de la fleur qui sVloignent de l'état normal des Olacisiées. Je possède la même plante (Balanites cegypliaca) de la Péninsule de Plnde, et si je l'ai omise dans le premier volume de notre Flore, c'est que je préfère la pla- cer dans les incertœ sedls. Polygala micra/iiJia. — La plante de nioîi herbier qui se rap- proche le plus de la votre est le F. ambigaa Nutt., mais elle en est distincte. Votre Abutilon asiatlcuin est cerlaincueut le Sida glaiica Cav., comme vous le dites; mais ce n'est pas \\\o\\ A. asiaii- cuin ni le Sida asiatica L. Je possède ma plante de diverses parties de l'Inde et de la Chine; il n'y a point de différence importante entre elle et le Sida populifolia. Je n'ai pas reçu de plante de .l'Inde qui ressemble à la vôtre. (2) tion données par M. Wighl [in Ilookcr BJisccll. bot.) La peiitesse de ses panicule; n'est pas le seul caractère qui l'en distingue, mais la forme des pétales qui est colK' d'un triangle isocèle très allongé , tandis que les fleurs de la plante indienne ont des pélales beaucoup plus courts et ne se terminant pas en pointe suhulce. Gu/llemin. (2) Nous avons réuni, M. Pcrroltet et moi, en une seule espèce, les Sida asia/ica L. , glauca Cav. , et muùca Delile, d'après la comparaison des plantes ainsi nommées dans les lierbiei s de Paris. Le S. miitica de Delile, venant d'Kgypte, y porte souvent le nom de S. asiatica. Il fau- drait s'assurer si la plante de l'Inde décrile par r.îM. Dou.Wight et AruoU csl bien l'espèce lin- Séenne, ou si ce n'est pas une aulre espèce. G. WALKKR-ARNOTT. — Sur la Florc cU Sétiégambie. il\-j Indigofera trichopoda. — Je ne connais cette espèce que par la figure qu vous en avez donnée ; mais si vous la comparez avec le Lotus microphjdlusllook. B.Mag.t. 2808, vous trouverez entre ces plantes une grande ressemblance; seulement la plante de M. Hooker a plusieurs fleurs au sommet du pédoncule. Elles apj)artiennent certainement au méaie genre,, quoique vous n'ayez point observé d'oreillettes ou de crocbeis sur les côtés de la carène ; laquelle structure a engagé M. Georges Don {in Miller Dlct. 2 ., p. •. 1 4 V\ constituer pour l'espèce de M. Ilooker un genre sous le nom àOustropis. (1) Les caractères que vous donnez pour disti:îgaer les Indigo- fera tinct^ria et ^nil ne sont pasconstans (2). Le nom à^ ylràl est une corruption d'un mot arabe qui signifie bleu et qui in- dique peut-être que la plante est originaire de i'Arabie ou lie l'Egypte. Pilais celle qui est connue dans toute l'Inde comme le Nil on Neel^ c'est-à-dire bleu, est 1 i. tinctoria, duquel Kox- burgb i^F.Indka v.|3, p. 38o) dit « que la ])atrie originaire est in- « certaine, qiioiqu'elle soit maintenant commune et spontanée « dans plusieurs localités, et qu'en général elle ne s'éloigne pas « des lieux où elle a été cultivée. » Si Xîndigofera ^dnil est une espèce dislincte de ïl. tinctoria^ elle n'est pas native du Bengale comme vous 1 assurez dans votre Flore (p. 180), et il n'est éga- lement pas certain que 1'/. tinctoria le soit aussi. Mais cette dernière espèce est la seule cultivée dans l'Inde pour produire de l'Indigo, et l'autre n'était pas connue, comme espèce distinc- te, de Eoxburgb et des autres botanistes modernes. \ll. cœrulea (i) Vliid'igofera trichopoda de la Flore de Séuégambie (lab. 4?) est ceriaiuement un vrai Indigofera. Pour s'en convaincre, il suffit de comparer son inflorescence, qui lui donne un as- pect si singulier, avec celle de 17. bracteolata, et l'on verra que si celte dernière espèce ne peut être éloignée des Indtgo/era,\a plante de Galam doit éjialenient eu faire partie, car il n'y a dediflérence que dans la longueur des pédicelles. Cette inflorescence n'est pas la même que celle du Lotus microphylltts, et nous ne pouvons adopter le sentiment de M. W. Arnott pour la réunion de ces plantes en un même genre. G. (2) Les plantes connues dans les herbiers sons les noms de /. tinctoria et /. ^«iV sont bien suffisamment distinctes par leurs feuilles, sans parkr des caractères fournis par les fruits. En effet, n'est-il pas facile Je dislinguer au premier coup-d'œil, une espèce qui, consrae 1'/ tincto- ria, a des feuilles ovales- tronquées et souvent échancrées, d'une autre qui,coîrmc VI .Ânil- les a ovales-oblongues et presque acuminées.' f}. ^48 WAiKER-ARNOTT. — Suv la Flove ch Sénégamble. Koxb. produit une couleur bleue, mais elle n'est pas, je crois, cultivée. La plante qui est appelée Nefy, à la côte Malabare, ou ^émerl de Rhéede est 17. tinctoria, et celle qu'Hermann (dans les commentaires de Burmann à la fin de la description de Rhéede) nomme ^/zz'/et qu'il vit croître dans le Malabar, le Co- romandel et le Negapatam, est encore la même er>pèce. Votre Crotalaria pisiformis est le C. Brownei D. C! Le port est entièrement le même, et la seule différence que je puisse y apercevoir consiste dans les fleurs du C. Brownei qui sont plus grandes que dans votre plante (mais dans les échantillons que vous m'avez envoyés elles ont d'assez grandes dmiensions). Vous dites que les ailes sont oblongues (alis ohlongis) ; dans le C Brownei elles sont lancéolées et aiguës. Dans l'une et l'autre espèces, les ailes sont deux fois plus courtes que l'étendard. Je possède une autre espèce très voisine, provenant de l'île Saint-Vincent et qui m'a été donnée par le docteur Hooker. Je propose de l'appeler Crotalaria Hookeri; voici ses caractères : Erecta ramosa^ tota minutlm adpressepubesce77S,folioruînpagina inferiori glabra excepta, stipulis minutis setaceis caducis ;foliis Irifoliatis, foliolis oblongo lanceolatis basi acutis apice acumi- natis muer onatis ,petio lis supra canaliculatis , racemis termina- libus subelongatis multifîoris , bracteis setaceis pedicellujn subœquantibus caducis , bracteolis duabus medio pedicello inscrtis y bracteis consimilibus ; calyce campanulato, segmentis lanceolatc-subulatis s inferiore longiore cœteris subœqualibus , alis falcatis vexilluni subœquantibus^ leguminc basi in stïpitem brepïssimum attenuato oblongo-cylindraceo triplo longiore quam lato glabro poly-<^if\-\Q)-spermOy seminibus compressis con/or- mihus (fuli^o-brunneis) niiidis. — Le C. bracteata Roxb. est une espèce aussi voisine, mais qui se distingue par ses deux grandes bractées foliacées entourant complètement le calice au sommet du pédicelle, et qui, au premier coup-d'œil pourraient être con- sidérées à tort comme faisant partie du calice. Mon échantillon provient de l'île Saint-Vincent, où il a été probablement cultivé de graines envoyées du jardin botanique de Calcutta. — Il est vraisemblable que la patrie du C. Brownei est le Sénégal, et qu'il a été apporté de cette contrée dans les Indes occidentales. WALKER-ARNOTT. — Siir la FlovG cïe Sénêgambie , 249 Le Fillœa est, certainement un bon genre; mais ne vous ètes-vous point trompés en considérant le tegmen épais et corné (endoplèure D. CJ comme un véritable albumen ? Je n'ai jamais vu d'albumen dans les Légumineuses; quoique j'aie ob- servé quelques cas où le tegmen s'épaissit lorsque la graine de- vient mûre. Un examen des graines avant leur maturité servira à résoudre cette difficulté, (i) \jAcacia Girafœ de Sprengel est certainement Vyicacia Se Y al. Votre genre Cailliea est le même cjue notre DicJirostachys. Nous n'en avions pas été informés quand nous avons publié la description de celuici; mais quandméme nous l'aurions su, nous aurions préféré adopter le nom proposé par M. De GandoUe comme nom de section. (2) Dans la description de vos Combrétacées, vous ne semblez pas avoir connu une révision du genre Comhretum publiée en 1827 par M.Georges Don dans le quinzième volume des Trans- actions de la Société Linnéenne de Londres p. 4i3, oùil dé- crit plus amplement ses espèces africaines, ainsi que le second volume de l'édition du Dictionnaire de Miller publié en i832 dans lequel les mêmes caractères sont donnés en anglais avec l'addition de quelques synonymes. Son C. intermedlum n'est pas votre C. mucronatum, mais appartient au genre Poivrea D. G.; il n'a point décrit de nouvelles espèces qui se rapportent à votre plante. Son C leucophyllum est votre C. racemosiim. Son C. comosum, figuré dans le Botanical RegisterX. [io5, pos- sède, suivant sa description , dix étamines, et doit être placé dans le genre Poivrea^ votre plante est conséquemment dis- (i) c'est après beaucoup d'hésilation que nous avons donné le nom d'albumen à cette partie pornée cl épaisse de l'intérieur de la graine qui entoure l'embryon du Fillœa ; mais nous nous y sommes décidés d'après l'observation du double tégument delà graine, et l'existence d'un tegmeii membraneux séparable. V. Fl. de Sénégambie, p. 243. G. (3) Pourquoi préférerait-on un nom trop significatif comme celui ic Dlchros'achys, qui ces- serait d'être applicable si on venait à trouver des espèces à fleurs iscchromes ? La dédicace d'ua genre de p'antes à un voyageur intrépide , ne devrait pas être rejetée par les Anglais , car au» trement nous serions en droit de ne pas ac'œeJre le Parkia,]e Dowdichia el d'autres genres que pourtant nous adoptons volontiers; G^ 2 5o WALKER-ARNOTT. — Sitr la Flove de Sènégamhie. tincte et doit retenir le nom de C. paniculatuin Ventenat ; je soupço]îne que Tespèce qui a été vue par M. DeCaudolle (lors- qu'il marque v. v.) est \ePowrea coccinea. Yotre C. glutinosum lie se trouve pas parmi les nouvelles espècesdeDon, non plusque votre C. chrfsopJijlluin. La seule de ses espèces qui se rappro- che de ce dernier est le C. iomentosiun'y îuais il a les épis axil- îaires solitaires et les j^éfales ovales; le resie de la description s'accorde avec celle de voire plante. Son C. sericeum, ayant dix ctamines, appartient au genre Powrea. Don énumère quatorze espèces qui ont dix ëtamines, mais daus l'une d'elles, il n'y en a certainement que huit. Je n'ai pas encore eu le temps d'analyser vos échantillons ^ Amniannia, mais j'ai vu que vous décrivez plusieurs d'entre elles avec nne capsule quadriloculaire et qu'à l'exemple de M. De Candûlie vous faites entrer cette considération dans le caractère générique (t). Dans les ^4inmanma de l'înde, à l'ex- ception de notre section Dlplostenion q-AÏ -àlits éîainiines en nom- bre double des pétales, et de notre autre section Mirkooa, qui a un port remarquable et très différent de celui des autres espèces à moi connues, je n'en ai trouvé aucune qui eût plus de deux trois loges; je ne parle cependant ici que de l'ovaire, car le fruit devieiît ordinairement uniloculaire par la rupture ou la dispari- tion des cloisons. — Votre A. salsuglnosa se rapproclie très in- timeuient par ses caracîères de V ^^ . iiidlca, mais il a des fleurs plus grandes. Votre ^., filïformis est voisin de ï ^4. miiUiflora, mais son tube calicinal est turbiné dans sa jeunesse et son style est court; ces deux espèces sont conséquerament distinctes. Votre A. aspera ne senible différer que légèrement de VA, œgyptiaca. (V. noire Flore de la Péninsule iiidienne , p. 3o4 , sous le n° gSô). J'ai quelques doutes, d'après votre description de VA, tenella, qu'il soit une seconde espèce de la section (i) Les caractères génériques dans la Flore de Séncgambie ont été léforraés d'après les espè- ces que nous avions sous les yeux. Or, la majeure partie des Ammannia de la Sénégambie ayant non-seulement l'ovaire mais môme la capsule 4-loculaire, nou-. avons dû donner cette structure eomme caractèie générique, et nous croyons même que c'est l'état normal, tandis que la cap- sule biloculairc ou uniloculaire n'est que l'élat exceptionnel. G. WALKKR-ARNOTT. — ' Su7' la Flore de Sènégambie. 25r Mirkooa s'il en est ainsi, notre caractère doit être un peu modifié. Voire A. elatinoides a des rapports avec X^meletia par la longueur de son tube calicinal; mais si votre analyse est exacte, il diffère en pliiaieurs autres points de ce genre. Votre Jussiœa altïsslma semble à peine distinct du J. linifolia de Vald, on du moins il resseaible aux échantillons ainsi nom- ïnés dans mon herbier et reciieiliis dans l'Ile de Sainl-Vincent. Il y a déjà trop d'espèces de ce genre, constituées d'après des caractères extrêmement faibles ou d'après la différence des par- ties. Le nombre des examines et des lobes du calice n'est nulle- ment constant, une quatrième partie étant r-sjouiée dans plu- sieurs fleurs sur le nîéme échantillon. Parmi les espèces qvie j'ai reçues de M. Parker et recueillies à Béiiiérary, je n'ai pu trou- ver quelque accord avec le /. dodecandra ou le/, affinis; toutes étant octandres, excepté ime qui ne parait pas avoir été décrite par PC De Gniulolle. C'est mon J. torulosà: Erecta, ramosa, gla- herrima^ caale teretiusculo ^ raniis paientlbus subcompressis fo- ins e linedri-lanceolatis in anguste lineari a basi apice atteniia- iis brève petiolatis, flonbus pedicellatls^ pedicellis gracilibiis ('"•2-3 lineas longis) fructuni subœquantibus , bracteolis duabus minutissimis alternis supra médium instriictisy calycislobis 5 lan- ceolato-acuminatis persisteniibus démuni corwolLito-subulatis y capsula cjUndrciceo-oblonga i \]i-'2-plo longiorl quam crassa adsemina torulosà y semiidbus panels (in loculo quoque^-o) majusculis. Description d'une nouvelle espèce de Champignon , Par MM. A. Cavalier et P. Sechîcr, de Toulon. Cette plante est munie Ciw^o^ volva presque souterraine, ar- rondie, à racine simple et très grêle, à quatre ou cinq lobes for- més par sa rupture, composée de deux membranes séparées l'une de l'autre par une couche de matière gélatineuse qui dimi- 2 52 CAVALIER ET sÉciiiER. — Noup. cspèce de Champignon. nue insensiblement de la base vers le sommet où les membra- nes se réunissent. La membrane externe est blanchâtre, opaque; rinîerne transparente, et offre au centre un petit anneau opa- que, blanc, d'où s'élèvent en divergeant six à sept lames fibreu- ses de même couleur que l'anneau. Cet anneau et ces lames font partie même de la membrane et ne sont pas sensiblement proéminens. Du centre de la volva s'élève un petit corps cy- lindrique, pointu au sommet, haut de trois à quatre millimètres et analogue presque à un pistiL Le champignon solitaire dans la volva (i), est inséré autour du corps pistilloïde ; sa base est cylindrique, infundibuliforme, et présente une cavité centrale dans laquelle le corps pistilloïde se loge comme un pistil dans une corolle en entonnoir; il est ovale-oblong, creux, glabre, séparable de la volva à laquelle il n'adhère que par sa partie inférieure; il est blanc inférieure- ment, d'un rouge-orangé à la partie supérieure. Il se divise un peu au dessus de la base en quatre, six ou plusieurs (nous en avons trouvé jusqu'à huit) rameaux fistuleux, cylindroïdes, un peu plus épais à la base qu'au sommet, perpendicidaires et plus ou moins convexes ; la surface externe de ces rameaux est légère- ment canaliculée, l'interne offre des rides annulaires, ce qui, joint à leur forme générale, leur donne, quand ils sont isolés et flottans dans l'eau, ime certaine ressemblance avec les Sang- sues, à la couleur près. Ces rameaux ce réunissent au sommet (le manière à former un grillage obtus, arrondi, à mailles petites, irrégulières , bouchées en dedans par une mucosité sporulifère d'un brun-olivâtre, située au dessous du grillage seulement. Deux de ces rameaux, presque toujours opposés, se divisent ordinai- rement chacun à leur partie supérieure, avant d'atteindre le grillage, de manière que celui-ci offre à sa base deux mailles beaucoup plus grandes et en regard. Par les progrès de la vé- gétation, la matière sporulifère disparaît et les mailles du grillage paraissent alors entièrement vides. (i) Une seule fois nous avons trouvé une seule volva qui conîenait deux Champignons , mais ils étaient séparés l'un de l'autre par une cloison membraneuse et Irr nsversale que présentait la volva, de sorte que celle-ci ressemblait à deux volvaî soudées^ munies cependant d'une seule racine centrale. CAVALIER ET sÉCHiER. — Noiw. espècG de Champignon. 2 53 Ce Champignon a uneodeur fade, presque nulle; il a quatre à cinq centimètres de longueur, sur trois centimètres à trois cen- timètres et demi de diamètre; il est fragile, à chair celluleuse, peu coriace. Il a été recueilli en novembre aux environs de Tou- lon, après des pluies fort abondantes, dans une seule localité et sur un terrain inculte, élevé, riche en Mousses et en Lichens. En raison d'une matière muqueuse sporulifère et de sa struc- ture générale, cette plante cellulaire appartient évidemment à la tribu des Clathracées et à la section des Clathroïdes, section qui se compose des genres Clathrus L., Colonnarla Rafinesq. et Laternea Turp. et Poit. Elle paraît n'appartenir à aucun de ces genres : en effet, elle diffère des Clathrus i° par ses rameaux qui, au lieu d'être anastomosés dès la base, ne le sont qu'au som- met; 1° parce qu'il est vide au centre et qu'il ne contient pas de matière farineuse blanchâtre, mais, au contraire, une muco- sité d'un brun-olivâtre, située seulement à la partie interne et supérieure. Elle se rapproche des genres Colonnarla et Laternea par la présence de rameaux en forme de colonnes, mais elle s'en dis- tingue par le petit grillage que les sommets des rameaux forment en s'anastomosant. D'après ces considérations, cette plante nous paraît devoir faire partie d'un genre particulier pour lequel nous proposons le nom de Colus (quenouille), à cause des rameaux qui sont per- pendiculaires, écartés, bombés au centre et réunis par leurs ex- trémités comme dans les quenouilles. Ce genre, voisin du Cla- thrus, serait ainsi caractérisé : COLUS. Volva rotundata, ladicata, lobato-rurapeus, centro columiiifera, mcniLianis diîabus gelatinâ disjnuclis composita. Rami 4-co erecti , in basim infundibuliformem infernè coadunati, supeinè tantùm anastomosati parvumqiie clalhrum efficientes. Massa mucosa sporulifera interiùs apice fixa clathrique lacunas obturaus. Colus Jiirudinosus : oblongus; ramis plurimis (4-oo ) extiàs vix canalicii'atis, annulariis hirudiformibusque rugis intiis notaîis; ramis duobus saepe oppositis, apice pîcrumquè bifurcatis; massa sporulifera fusco-olivaceà. Albidus iufrà , 254 TRAtiTVETTER. — Siir le gm f '3 Echiuops. apice nslîro- aurantius, sLi])"mod.oiu.s , frr.giiis, cclluloso-caniolwSj vix coriaceus ; volva alblxia. Circà Teloiieiu , in cditioriLus incultis reiiscis lichcnibusqne maxime doîatis haud iVcqucns. NoveraLi'i, copiosns post imbres. Plusieurs raisons vs'opposent à ce que l'on consiflcre cette es- pèce comme une moDstruosilé du ClaîJiius cuncellatiis. 1° E!!c a été trouvée (au Dombte de i «o ùidividus) dans des localités où n'existait pas un seul Clatlirus. a» Ses formes sont constantes, tandis que si c'était un Cla- tlirus dégénéré on aurait saiis doute trouvé quelque transition de forme qui aurait trahi sa véiitable origine. 3° L'organisation est la même aux divers âges de la plante. 4" Elle s'est reproduite, comme les véritables espèces pendant plusieurs années con^'écutives. 5-^ Enfin il y a absence îolaie de .'eiidité. Qiîelque répugnance que nous ayons eu à faire im genre nou- veau, nous nous y sommes vus forcés. Ce Champignon se rap- proche à la vérité du genre Clalhrus, mais il s'en éloigne par d'autres caractères. 11 aurait donc fallu, pour en faire une es- pèce de Clathrus , modifier les caractères de ce genre si bien établis depuis tant d'années; c'est ce que nous n'avons pas osé. lIXPLICxV-TION DS LA VLMÎCJIE VllI. A, Fi:^. r. Coius Idnidinosus vit en enlicr. rig. 2. Grillage dépouillé de la matière muqueuse. Fig. 3. Parlie iiiicrieiire mciîUranl la cuvilé centialo. Yv:,. 4. Volva vue aux trois ({uarib , et laissant apeiccvcir le corps pislilloïdc, l'anneau et les filets opaques. rig. 5. Un rameau vu par sa face interne. De Echijmope génère capita duo. Disscrtalio botanica, etc., quam pro venia legendi defendet Ern. Rud. a Tiîautvettizh. ( In-^o Mietau i833, avec une planche Itthographiée). Le premier chapitre, qui a peu d'étendue, traite des affinités du genre Echinops dont M. Traulvetler entreprit la monogra- phie pour la présenter à l'université de Dorpat, lorsqu'il y corn- TRAUTVEïTER. — SiD' le genre Ecliinops. 255 naeiiça ses cours de botanique. Voici comment l'auteiir distribue les espèces (X Ecliinops , pour la division (lesquelles la forme de Taigrette et les folioles du péricline partiel lui ont servi de ca- ractères principaux. ^. Pappo niembranaceo , crenuJato. 1. E. platyJepisTvvLnlx. Caille suLramoso,, foliis pinnaiifîdis siiiuoso-dentatis supra levjssirn.c araclknoïdco-toiiicnîosis suLliis clein toîiientosis si)inuio,sis : spinis Lrcvibus îenuibns, peiiclinii partialis e Lasi cimeata ovali foliolis glabris patulis cilialisrciliis foliola haiid superaiitibus, pappo membraiiacco creiiuîato. — E. liu- miois Rcichb. (cxcl. syn. E. RiUkenici Roch. et syn. M. B.) Patria ignota. i;:. a. E. exallaius Scbrad. Carde simplici, i'oliis profonde pinnatifidis siiîuaîo- dentaîis supra ['-ubcscenti-scabris subuis lomentosis spioulosis : sj'iiîis brcvibus tonuibiis, peiicli^ni paitjalis o basi cuncata conici fobiobs glabns apice rccarvis ciliatis; ci'.iis lobola liaad siipeiaiitibus , pappo niembranaceo crenalato. — - E. strictus Sims. — Hab. ad syivarum u)avgiiies circa Budam. cf . B. Pappo setoso : setls ciliolatis basi connatis. 3. E. Gmelini Lcdeb. Caule siibraraoso , foliis bipiniiatifidis vel bipinnati- partitis dcivtatis supra Icvissime araclinoideo-tomentosis siibtas îomentosis spinii- losis : spinis brevibus tcnulbiis, periclinii partialis e basi cuneata ovati foliolis gîa- bris paUilis ciliatis, ciliis foliola liaud superantibus, pappo setoso : sctis lineari- bas vi\ ciliolaîis basi connatis. — Var. a. laciniis lacituilisque latis. P. laciniis Jacinnli.sqiie angustis, Hab. «.in niontosis lapidosis prope NcrtscLiusk et in Movi- gholia ; p. circa Tobolsk. 7^ . 4. E. sphaerccepJialus h. Caule raccmoso , foliis profundc pinnatifidis sinua- to-ciealalis bibiunatifidisve supra pubescenti-scabris subtus tomentosis spinulo- sis : s[)inis breviusculis, peiiclinii partialis e basiciineata conici foliolis dorso pu- bescenlibus adpressis cilialis: ciliis foliola baud superantibus, pappo setoso : selis li'îearibus ciliolatis basi connatis. — E. paiiiculalus JaiCq. , E. /lorridas Lam, E. i'wcosws KeicLb. E. raUienicus Reiclib. (excl. synon.)£'. maximus Sievers.- Var. P. foliis vaklè disscctis ,calyculo majore. E. sirigosusM.B. — Hab. in monîi- bus Abaicis, in deserto Soongaro-Kirgbisico, in Caucaso, Tauria, Podolia, circa Cracoviam, in Holsatia , Transylvania , Hungaria , Austria^ Carnioba, Helvetia, circa Veronam, etc., in Apenninis Papiensibus, prope Tivoli, in ruderatis Apru- tii, Lucaniœ, Grœcia, Galba, in Pyrenseis ; var. p. in Caucaso orientali. V. 5. E. puiigens ïi-. Caule ramoso, foliis pinnatipartitis sinuato-deutatis Li- pinnatifîdisve supra levissime aracbnoideo-tonienîosis subtus fomentosis spino- sis: spinis validis, ])ericlinii partialis e basi cuneata ovato-conici foHolis glaber- rimis adpressis ciliatis : ciliis foliola haud superantibus, pappo setoso : setis Jinea- ribus cibolalis basi connatis.-Hab. in Caucaso. cf ? 6. E. spinosiis L. Caule ramoso, foliis supra aracbnoideo-tomentosis bipinnaîi- partitis : laciniis angustissimis spina maxime clongata validissiraa terminatis, a56 TRâUTYETTtR. — Sur le genre Echinops. periclinii paitialise ba.si conica cuneata foliolis glaberrimis rcctis tenuissimesenu- latis, pappo setoso : setis linearibus ciliolatis basi connatis.-Hab. in Baibaria, ./Egyplo, Aiabia, in Cretae monte Dicta, in Cypio et Archipalagi insulis ifi. 7. E- Tourne forili Lcd. Gaule ramoso, foliis bi-vel tripinnatipartitis supra pnbescenti-scabiis subtiis tomentosis spinosis : spinis longis validis gracilibus, pe- riclinii partialis c basi cuneata conici ioliolis dorso glabrisapice arcuatim recui-vis spinuloso-ciliatis ; ciliis foliola baud superantibus, pappo setoso : setis linearibus ciliolatis basi connatis.-Hab. in regione Trans-Gaucasica. Ifi. 8. E.orLentalls Tr. Caule simplici, foliis pinnaîifidis supra pubcscenti-scabris suLtus tomentosis spinosis: spinis breviusculis tenuibus, periclinii partialis e basi longe cuneata cylindrici foliolis glabris rectis tenuissime serrulatis, pappo setoso: setis linearibus ciliolatis basi connatis. - liab. circa Derbentum. ^c. 9. E. Ritro L. Gaule simplici vel r-amoso, foliis vavio modo pinnati-divisis su- pra laevibiis glabris, vel levissiine arachnoideo-toracntosis siibtus lornenîosis spi- îiosis : spinis brevibus tenuibus, periclinii partialis e basi breviîer cuneata cylin- drici foliolis glabris rectis piloso-ciliatis: ciliis foliola liaiid superantibus, papjiO seloso : setis linearibus ciliolatis basi connatis.- E. ?'ul/iejiiciisM. B., E. tauricus WiUd. Hab. inmontibus Altaicis, Tauria, Podolia, circa Odessam, in Galicia, llim- garia, Anslria inferiore littoiali , Istria , circa ïergestum, in montibus et vallibus Nicaeas, Pedcjnonlii et Monti^serrati, in agro Papiensi, in montibus Apenninis, in iispcris calcareis montosis Aprutii, Sicilia, Gallia austr., in Pyrenœis. V. C. Pappo setoso : setis suhalalis haud ciliolatis. 10. E. slrigosufi L. Caule ramoso, foliis pinnatipartitis, vel bipinnatipaiti- tis supra strigosis subtus cano-tomentosis s[)inulosis : spinis brevibus tenuibus, periclittii parlialis^e basi cuneata-elliptici foliolis glabris arcuatim recurvis média parte longe piloso-ciliatis : ciliis foliola haud superantibus^ pappo setoso: setis su- bulatis liberishaud ciliolatis.-liab. in liispania, Lusitania. 0. 11. jE. humilis M. B. Gaule subsimplici, foliis simpliciter pinnatifîdis supra tomentoso-pubescenlibus subtus tomentosis , superioribus spinulosis: spinis brevis- .>imis^ inferionbus muticis, periclinii parlialis foliolis glabris piloso-ciliatis : ciliis foliota superantibus, pappo fsetoso : selis subulatis basi connatis haud ciliolatis. - Mab, in siccis subsaisis ad Tschuia fl. 'V-. 12. E. l'urczajiinou^ii Ledeb. Gaule subsimplici vel ramoso foliis oblongo- lanceolatis integris spinoso-denlatis supra glabris subtus tomentosis vel subgla- Lris: spinis tenuibus, periclinii jartiaUs foliolis glabris piloso-ciliatis: ciliis fo- liola haud superantibus, p.nppo seloso : selis subulatis liberis haud ciliolatis. Ilab. il arenosis Mongholise Chinensis mcdise et australis. V. Les esj3èces inconnues à l'auteur sont les suivantes : E. han- naticus, Rochel; E. giandiflorus , Ciark.; E. horridus , Poir. ; E. laniiginosus , Lam. ; E. microccphalus , Sm. ; E.persicus , Stev. ; E. vi/gatas^ham. La planche qui accompagne le mémoire de M. ïrautvetter re- présente le péricline partiel de chaque espèce, avec ses folioUs, la partie de l'ovaire avec l'aigrette et une partie de l'aigrette ainsi qu'une soie isolée. j. DECAISSE. — Florula Sinaica. z^'j E NU MER AT ION clcs plaîitcs recueilUes par M. Bové dans les deux Arables , la Palestine ^ la Syrie et V Egypte, Par M. J. Décaisse. (Suite et fin. V. tome ii, p. 270.) FLORULA SINAICA. UMBELLIFER.E. 187. Apium ^raveolens L. D. C. Prod. 4, p. 101 . Hcrb. gall.! — Hab. les lieux cultivés et humides du Si^jaï. 1B8. Zozimin abslnthifolia D. G, Prod. 4, p. igS. — l^ordylium absin- ihifoLlumVcrs. Syn. i,p. i3i ~ Hemcleum ahsinlhifoliumNciW. Choix t. 22. Sihth. FI. Giœc. t. 281. (Bové n. i23.— Emméhè AraL.) — Hab. les environs du Sinaï. Pycnocycla Fioyle. (i) Umbeliuîce androgyniflorae. Flores anibitûs masc. Calyx :j-dentatiîs.PETALA 5 obovata , bifida v. lanccolata, emarginaîa, oHosa, appendiculâ inflexâ tereti carnosâ fuscâ medio iii- suucîa. Stamilva 5, filamentis gracilibus. Djscus epigynus cu- puiaris, carnosus , undiiiatLis. Rudjmiwtum styli nulliim. Ova- Maboitivum cyliridraceura pilosum.FLOscentralisfœm. Styli V. longi, erectiv. divaricati, infernè pilosi. Stigmata oÎJtiis; sîihspathidata.CrtEMocARPiuM tomentosum : mericarpiaovoideo- Gbloiiga, jiigis 5 subprominulis, dorsalibus 3, latenUibus 2, iiimissuiâ siibrecîilineâ, valleculis 2-3-vittaîis, vittis tenuibus. ngi, erectiv. divaricati, infernè pilosi. Stigmata oÎJtiisa v. hspathidata.CrtEMocARPiuM tomentosum : mericarpiaovoi loiiga, jiigis 5 subprominulis, dorsalibus 3, latenUibu CD * Sjuieri introflexum. Hr-RUiE hiennes p'el perennes. 'Foj.xx trllohata, lobis dentalis,vel pinnatkecla (i) Illustr. of ihe Boiany of the Himalayan tnouut. etc. fase.V. t. 5r. 2 58 j. DEC.usKE. • — Florula Sinaica. interdùm spinescentiajStiprema aborliva \iiiyoi.vcviVM. polyphyllum., foliolis Hneuri- lanceolcilis erectis. Umbell^ médiocres longe pedunc niai œ^ cowpo- silŒjdensœ; umbellulariun flores anibllûs musculljfjetalis inierdàm radian- tihus inœqualibus ^ Jlos unicus fœmmeus ceniraUs 189. Pycnocycla tomeniosa Nov. spcc. P. foliis infimis loiigè petiolatis trilobatis, lobis incisis vel den- talis acutis, suprenîis abortivis pinnatisectis rigidis 3-5-lobis li- nearibus acutis, iimbellarum radiis dense tomentosis, petalis obovatis altè emarginalis. ( Thapfiay Bové n. 122. — Tejen ou Beyen^ Arab.) — Hab : la vallée Ba- Tour ou Barouk, désert du Sinaï. Hekba erecta , ramosa. Cauj.is bipedalis , nodosus, raraosus, ramis canli simi- libiiSjlcres, meduUâ larctus, îcnuiter striatus, glaucescens, glabi iiisculus. Folia inferioia poil. 2-3 lo.'iga, tiilobata, ciicuniscriptione lanopolatâ, loboium inciso- ïum paililioiiibus dcutatis, dentibus aculis haud rarô mucronulatis, subcoriacea «trinqué laîtè-viridia , pubejula v. tenuiler lomentosa, subtùs nervosa , longe petiolata , petiolo ^tria1o, supernè canaliculato, basi dilatatâ aioplexicauli nec menibranaccâ. Pedunculi clongati , erecîi, ramulis coiisimiles. Imvolucrum involucelluraque uniseriata , polyphylla, foliolis lincari-lanceolatis, acutis, rigidis, demiuu reflcxis. Umeeli..e coinposiiae; radii 25-5o brevissimi, Incano- tomcutosi , erecli : uinbcllulae lo-floiae, floribus arobitûs masculis 9 , decinius^ cenlralisfœrnitieus. 7^/ore,s masc uli. Cal.yx 5-dentalus, dentib s erectis, dcmùm subpalulis, larjceolatis^aculis, cxlrorsimi tomcntoiis. Petala interdùm inaequalia,. obovata, allé bifida, alba, basi subtriincata, pilosa,ciassiuscula, extroisùin pilosa, mcdio lincâ crassiusculâ in acumen iiiflexum cylindraceoum , fuscum desinenle. Stamina 5 lilamentis gracilibus glabris, pelala siiperantibus. Anthère sub- rotuudae, biloculares, loculis basi disjuuctis. Discus epigynus cunularis, subcar- Bosiis, modicè undulatHS, glaberrimus. Styli g. Ovarium abortiviinijcylindra- ceurajsuherosum incaiio-tonientosum. FVosfœmir2eus.CAi,yx petala staniinaque ut in fl. masculis. Discus siibuullus. Styli longi, erecli, iiilernè puberuli. Stigmata subaltenuata, CREMocARrJUM touientosiim, calyce persisltiite coronatiun : me- ricarpia lin -2 longa , ovoidco-oblonga, 5-jiiga, jugis dorsalibns 3 aculioribns, 2 laterabbus comiuissurae approximatis, vix proiainulis. Valleculje platiius- culas. ViTT^ 8? tenues; geminae in valleculis ? (imperfectè vidi). Semika lineari- oblonga, fuscescentia, marginibus inlroflcxis. Obs. J'avais déjà reconnu que la plante que je viens de dé« crire devait constituer un genre nouveau différent à plusieurs égards de tous ceux établis par M. De Candolle^ dans le Pro- dromus sjsiematis regni vegetabilis ^ mais les matériaux que j. DEC AISNE. — Florula Slnaica. aSg j'avais à ma disposition m'auraient laissé quelques doutes, si la publication du dernier cahier des plantes de l'Himalaya que publie M. le docteur Royle,ne m'eut fait connaître uneOmbel- lifere qui présentait tons les caractères de ceux que je croyais avoir observés incomplètement sur la plante du Sinaï et qui me mirent à même de confirmer mes premières observations. Cette plante, figurée sous le nom i\e Pycnocycla^ me parait apparte- nir à la tribu des Campylospermées par son périsperme roulé en dedans, et se rapprocher par l'ensemble des caractères géné- riques de VOrlaya. Gomme ce dernier, les ombellules sont com- posées de fleurs de sexes différens. Les pétales sont de formes variables, les dents du calice sont plus ou moins aiguës, et les styles sont allongés. Dans la plante figurée par M. Lindiey, dans nue espèce iiiédite de la Perse ainsi que rlans celle du Siriaï , les ombellides sont formées d'une rangée de fleurs n)âles,à ovaires cylindriques, grêles, subéreux, couverts de longs poils et ressemblant ainsi aux rayons de l'ombelle principale. Ces fleurs mâles sont munies quelquefois de pétales très développés , pro- fondément bifides, à la manière de C(ux des Orlaya ^ les uns et les autres sont pourvus d'un appendice brun, infléchi, cylindrique; le disque épigyne est cupidiforme, charnu et légèrement ondulé; on n'aperçoit aucune trace ni du style ni de la graine. La fleur femelle est centrale, munie comme les fleurs de la circonférence de l'ombellule, d'un cal) ce à dents aiguës, de pétales de même forme, ainsi que les éta- mines ; mais les styles sont très développ.é.^, tandis que le disque est à peine apparent. Le fruit est ovoïde-allongé, tomenteux, quelquefois réduit par avortement à un seul carpelle. Je n'ai pu distinguer sur mes échantillons d'une manière bien nette, ni le nombre ni la position des vittées qui m'ont paru être cylindriques et très fines, et au nombre de deux dans chaque vallécule. J'ai reconnu une autre espèce de ce genre parmi les plantes rapportées de Perse par M. Bélanger. Dans cette espèce qu'on pourrait nommer P. spinosa à cause des feuilles , le calice est peu apparent, les pétales sont lancéolés et terminés par l'appen- dice infléchi comme dans les autres espèces. Les styles sont di^ 17- a6o j. DECAisNK. — Flonila Sinaica. variqiiés, et le noiiihre i\(::svittœ est bien certainetiient de deux dans les valléciiles,qnoique je ne les ai pas vus sur des fruits mûrs. Dans le P. gluuc'a Roy le, qui se trouve également dans les col- lections de Jacqueniont, le disque des fleurs mâles est très chariHJ , marqué de dix cannelures, et la coupe du fruit m'a montré trois vittœ entre chacune des vallécules, excepté celles de la commissure, qui n'en ont que deux. 190. Bupleurum {BapleurumBo\ît. n. I24). — Hab : les enviions du Sinaï. CRASSULACE^. 191. Umbilicus pendulinus D. C. Prod. 3. p. 4oo. Delil. lu Léon De Lai). Fiag. fl. Aral), pctr. p. 20. — Co!yledon umbilicus Linn. — Hab : entre les fissures des iochers au motit Sinaî. Obs. La plante du Sinaï se fait remarquer par ses fleurs pres- que sessiles et munies de bractées plus longues que le pédicel- le; par ces caraclères elle se rapproche de l'^'. liorizontalis de Gussone, mais elle en diffère par les divisions de la corolle qui sont arrondies-cordées et acuminées au lieu d'être lancéolées. ioC caractère de la longueur du tube de la corolle varie de même que sur les éclianlillous recueillis en France. TAMARISGINE.E. 192. Tamarix {Galllca) manniferd. Eiuhg. iu Liniiaea 2. (1B27) p. 270. Ejiisd. Zoo!, iijscct. t. x. — Hab : les côtes de la Mer-Rouge près de ïor, el dans les enviions du Sinaï. Obs. m. Ehre!iherg, dans la révision du genre Tamarix^ réunit en une seule espèce plusieurs plantes qu'il ne consi- dère que comme des formes difïérentes d'un même type. Cette manière de réunir ainsi par races ou sous-cspèces plusieurs plantes qu'on avait décrites comme espèces ne peut, ce me semble, éîre étendue aussi loin que l'a fait M. Ehrenberg. Ainsi, en prenant pour caractère le disque hypogync de chacune de ces espèces on voit qu'il se présente sous deux formes bien distincles. Dansle2a//2^;/,r iW/c«WiUd., cultivé au- j. DECAJSNE. — Florula Sinaica. a6t jonrd'hiii dans les jarrlins, ainsi que l'espèce qui croît aux en- virons de Tor et du Sinaï, et que je rapporte au T. mannifera de M. Ehrenberg, de même que dans le T. orientalis Forsk, ce disque est à cinq lobes tronqués, entre les intervalles desquels s'insèrent les filets des étamines. Dans les T. galHca, af ricana, etc., ce sont les lobes mêmes i\i\ disque qui vont en s'atté- nuant et forment les filets anthérifères. Toutes les esj èces que j'ai examinées ont les loges des anthères inégales; une des deux étant toujours sensiblement plus courte que l'autre. Plusieurs échantillons de cette plante rapportés y\u Sinaï ont les bourgeons transformés, probablement par la piqûre d'un in- secte, en de petits cônes écailleux. FICOIDE/E. jgS. jiizoon canariense Linn. D. C. Piod. 3. p. 453. Dclil. Frag. fl. Arab. pétr. p. 21. Fres. Mus. Senck. p. 182. — GUnns crystulUnus Forsk. descr. gô. t. i4. ■ — Hab : dans les sables maiitiuies près de Tor. (Thaï. Hebran. 25oo' Riippell.) 194. Glinus lotoides Linn. D. C. Prcfl. 3. p. 455. Herb. gall.! Desf. heib. atl. ! Delil. herb. aegypt. — Hab : le désert de Tor. 195. Reaumuria vermiculata Linn. D. C. Prod. 3. p. 456. Desf. herb. atl! Fres. Mus. Senck p. 182. ( lieatirnuria , Bové. n. 207. — Mellah * Arab.) — Hab : les environs de Tor. igf). Nitraria tridentata Desf. Fl. atl. 1. p. 372. Herb atl.! Delil. Fl. Egypl. n. 457. Ejusd. Cent. pi. Afr. Voy. Meroé p. 99. Ejusd. Nouv. frag, inéd. 11. Aiab. petr. [Nitraria, Bové n. 179. — RatlaJ Arab. ) — Hab : les plages de la Mer-Rouge. CUCURBITACEiE. 197. Cucimiis prophetarum Linn. D. G. Prod. 3. p. 3oi. — Hab : les en- virons de Tor. PARONYCHIEAE. 198. Gymnocarpum decandrum Forsk. Descr. 65. ic. 1. 10, D. C. Prod. 3. p. 369. Desf. herb. atl! Fres. Mus. Senck. p. 179. R. Browu in Oudn. et Clapp. p. 36. Delil. Nouv. frag. inéd. fl. Arab. pètr. — Trianihema fruticosa Vahl. Syiiib. i. p 32. [Gymnocarpos decan- drum, Bové II. 2o5.— Ghércit Arab. )~~ Hab : le désert du Sinaï. 262 j. DECAisNE. — Florula Sinaica. 199. Paronychia Sinaica Fies. Mus. Senrk. p. 180. — Hab. le désert du Sinaï (Sommet du Sinaï 7,000' Ruppell. ) 200. P. sileroccphata. IVov. spec. P. glaberrima, foliis teretibiis apiculatis glaucesceritibus, s)i- pulis longé atJenuatis inenibranaceis, capitulis terminalibus diiris pimgentibîis, calycibus cucullato-apiculatis laiiatis. Hab. le désert du Sinaï. IIeiuîa ramosa : rami tcretes, patuli, nodoso-aiticulati, ad nodos intiiracs- cenlcs, glabeirirui, praescilini ad apicon foliosj. STii'ULiî: iiilerfoliact'ae. longe atlenuatae, membranacoae, glal)crnni3e. Foua opposita , cylindracea, apiculata, apiculo pungenti , patula , glabei rima , glaucescenlia. Floi^es ca})i!ati : capi- tula (magniludine Pisi), ad ramulorum apicem terminalia. Bracte/e U.Wv si- miles , ut et stipulae persislentcs congestae, iuvoldcrum pungens indaiatiira crassum flores circuradans quasi efformantes. Calyx 5 - part;tus , lanatus; foliola subœqualia, liiieari-oblonga, concava, apice subcucidlata, apiculata apiculo tenui, pungfnti, introrsiira glabriuscula obsolète triucrvia, waigi- nibus mcrabranaccis iiitroflexis. PetaIiA o*?. Stamina 5 grapilliuia , foliis calyci- nis brevioia iisque opposita : filamenta filiformia , acuta , erecta. A ther-iE ovaiae, miiiimœ, fuscae. Stylus fîliformis, apice bifidus, erectus, stamina subœquans. Stig- MATA divaricata. Utriculus ovoideo-elongatus, merabranaceus, invoUicro om- niuo inimeisus , monospermus. Semen ovoideum, compressum , fuiiiculo lon- giusculo, plauo, membranaceo , ex utriculi fundo erecto , apice suspensiini ; testa lenui fuscescente. PEnispERMUM lariuaceura. Embkyo arcuatus, rotyledo- nibus scmicylindraceis accumbeKtibus. Oiîs. L'infloiescence de cette espère la sépare neltemeiit de toutes celles du genre Paronychia, elle forme à l'extrémilé des rameaux des îéles arrondies qtji ont quelque ressemblance avec le fruit de cerlains Medicago. Les bractées, de la fortiie et de la cons stance des feuilles, se soudent entre elles au point de former une sorte d'involucre compacte et dur à la m;uiière de celui des Calycérées, qui embrasse presque complètement les fleurs, de façon qu'on ne voit que rextrémité des divisions calycinales, l'utricule étant entièrement renfermé au centre du capitule à des hauteurs différentes suivant la place qu'occupent ies fleurs. 201. Polycarpœa fragilis Delil. fl. Egypt. p. 65. t. 24. f. 1. Ileib. aegypt! D. G. Prod. 3, p. 3/4. {PoLycarpœa , Bové n. 174.)— Hab : le désert du Sinaï. j. DECAISSE. — Florula Sïnaica. 263 S02. p. prostrata NoL — Arenaria? prostraki D. C. 1. c. Fies. Mus, Senck. p. 18 1. — Alsine prosLrata Fcrsk. Delil. fl. Egypt. p. Sii. t. 24. f. 4. Ejusd. Nouv. frag. inéd. fl. Arab. pètr. — Hab. les en- virons du Sinaï. (Th?l. Aibain 5,ooo'Wadi Scheck . 219. Fres. Mus. Senck. p. 186. (^Psoralea, Bové, li. lyo. — Odden-el-farras Arab. ) — Hab. le désert du Sinaï. ai5. Medlcogo laciniata AIL D.C. Prod. 2. p. 180. Benth. Caral, pi. Pyrcn. io4. ex specim! (^Medicago, Bové, n. 196) — Hab. le désert de Ter. 216 Trigonella inicrocarpa Fres. Mus. Senck. p. 86. {^Trigonella ^ Bové, n. iy8.) — Hab. le désert de ïor. Obs. Les fruits de celte espèce ont la plus grande analogie avec ceux du T. hamosa, mais ils sont sessiles au lieu d'éfre portés sur une péduncule. Le T. stellata de Forsk., cité par M. Delile dans ses nouveaux fragmens inédits d'une Flore de VArabie-Pétrée, semble aussi se rapprocher de l'espèce de M. Fresenius , mais les légumes sont décrits par M. Delile comme étant très aigus , tandis qu'ils sont presque obtus sur les échantillons rapportés par M. Bové, ai/. Lolur, arabicas Linn. D. C. Piod. 2. p. 212 — Hab. dans les environs de Tor. ai8. Colutea Haleppica L;\mk. D.C. Astr. p. 52. Ejusd. Prod. 2. p. 270. {Sp/'osray Arab.) — Hab. le mont Sinaï. ai9 Astragalus peregrinus Vabl. D. C. Astrag. n. 72 t. 27. Ejusd. Prod. 2 p. 292. {^Aslragalus y Bové n. 196 et 178. — Uniuki un-acfa Arab. — Hab. le désert du Sinaï. Obs. Je suis porté à regarder la figure donnée par M. De CandoUe dans son Astragalogie, comme ayant été faite d'après un échantillon provenant d'une plante cultivée. sao. A. Fresenii Nov. spec. A. subacaulis, foholis i2-i3-jngis obovatîs obtusis v. siib- emarginatis incano-villosis , pedunculis folia t,iiperantibus stria- j. DECAisNE. — Florula Sinaica. 267 lis villosis, bracteis linearibus , floribus cœrnleis, ovariis legu- minibusque oblongis acuminatis villis longissimis vestitis. Astragalus....? Fresen. Mus. Senck. p. 187. [Astragalus Bové n. 191.) — n.ib. le sommet du mont Sainte-Catherine. Obs. Comme l'avait déjà remarqué très jnstemeiu M. Frese- nius, cette espèce est extrêmement voisine de ^Astragalus mollis ou eiiocaipus M. B. Com\rc\rce avec la plante conservée dans l'herbier de M. DesFontaines , Cjne cite M. De Candolle, cette nouvelle espèce en diffère par ses pédoncules plus longs que les feuilles; celles-ci sont composées de douze à treize paires de folioles obovales ou quelquefois obcordées au lieu d'être oblongues et aiguës; les fleurs sont plus petites quoicpie de même forme; et les ailes sont pourvues d'un pli saillant qui les unit intimement et les retient contre la carène. Comme je n'ai eu cette espèce que dans un état incomplet, je me suis dispensé d'en faire une description qui, du reste, a été faite par M. Fre- senius, à qui je la dédie. 221. A. sparsus Nov. spee. A. ramis longis crassitie pennre anserinae teretibus fistulosis albo lanatis, stipulis lanceolatis suprà glabris, foliolis i2-f4 jugis snepins alternis ovalibus incano-lanatis; leguminibus sub- arcuatis subteretibus longé acuminatis incano-hirsutis coriaceis; seminibus fcscis compressis subquadratis. Astragalus sparsus Dclil. mss. in. Nouv. frag. fl. Arab. pétr. {Astraga- lus , Bové n. 192. — Sab-al-a-rosè Arab.) — Hab. le diseit de Tor et du Sinaï. Obs. Les rameaux de cette belle plante sont de la grosseur d'une forte plume, fistuleux, couverts extérieurement de poils blancs et presque laineux. Les folioles souvent alternes, au nombre de 12 a i4 36. Lepidium Draha L. D. C. Prod. i. p. ao3. Fresen. Mus. Senck. p. 176. (Cùchlearia^ Bové n. \Z'6.— Nejfèlè Arab.)— Hal) : les endroits cultivés du Sinaï. (Thaï. Arbain 5,ooo' Wadi Scheck 4,ooo'Iliippell.) 237. Moricandia an'ensisJ). C. Prod. 1. p. 221. var. p. Brassica suffru- iicosa Desf. (Bové n. i43. — Arc/isay-el-ghemel Arab }. — Hab : le désert de Tor et du Siuaï, 238. DiploLaxis pendula D. C. Syst. Ejusd. Prod. l.p. 222. — Slsym- hrium pendidam Desf, fl. ail. 2. p. 82. t. i56. lierb. ail.! — (6'. hispidum, Bové 11. i4o. — Harah. Arab.) —Hab : les lieux cul- tivés du Siuaï. Oss. Le caractère distinctif de ces deux espèces n'est pas donné d'une manière bien juste par M. De Gandolle, car il arrive souvent que les siliques du D. hispida restent dressées et non pendantes; la forme des feuilles les fait toutefois faci- lement reconnaître. j. DFCAisNE. — Florula Sinalca. anS 239. Z?. hispida D. C. Prod. 1. p. 222. Delcss. le. t. 89. Frps. Mus. Scnck. p. 176. — Sisymbrium /uspidum Besf. Herb. ail ! DeliL Nouv. ft'ig. inéd. fl. Arab. pctr. — Smapis Han-a Del. Forsk. descr. p. 118. — Hab : les lieux cultivés du Siuaï. (Thaï Aibain 6-6,000* Riippell.) 240. ZiUa myagroides Forsk. Desçr. 121. d. 74. 76. le. t. 17. A. Dcliî. Herb. aegypt. ! D. G. Prod. 1. p. u^'i. (Buvé n. i42. — Bizylla Arab.) — Hab: le désert du Sinaï. 24i. Erucaria aleppica Gaertn. D.C. Prod. 1. p. 23o. — Hab : vallée Ba- roufc, environs du Sinaï. CAPPARIDE^. 242. Capparis cartilaginea Nov. spec. C. spinosa, ramis erectis , foliis petiolafis ovatis vel ovalibus apiculatis cartilagineis glaberrimis glaucis , pedunculis folitim aequantibus unifloris. (Capparis Bové n. i43. — Lassa/ Arah.) — Hab. le désert du Sinaï. Obs. Les échantillons que je pos ède sont trop incomplets pour en donner une description détaillée, cependant il m'a été facile de voir que, parmi toutes les espèces décrites, aucune ne peut lui être rapportée. Les rameaux sont dressés, raîdes et: glauques ainsi que les feuilles; ces dernières sont ovées, ar- rondies à la base ou légèrement atténuées aux deux extrémités, elliptiques, longues d'un pouce , terminées supérieurement par une pointe épaisse, raide , droite ou recourbée, lisse, beaucoup plus développée que dans toutes les autres espèces du même genre que j'ai pu observer. Les pétioles sont accompa- gnés à la base de deux épines stipulaires plus ou moins déve- loppées, quelquefois avortées et réduites à un simple tubercule. Les fleurs sont solitaires, portées sur des pédoncules de la lon- gueur des feuilles, elles m'ont paru plus grandes que celles du C. spinosa. 243. C. spinosa L. D. C. Prod. 1. p. 2/ib. Dcsf. Herb. atl. Delil. Herb. aegypt. Fres. Mus.Senck. p. 178. ( Bové n. 147. — Leysouf Arab.) — Hab. entre les locbers du Sinaï (Monl-Serbal 4,ooo' Riippell.) m. BoTAN. ~ fllai. i^ 274 J- DEC AISNE. — Florula Sinaica. 244. Cleome chrvsaniha'Noy. sfec. C. g]anclu]oso-pilosa,fbliis siiîîplicibiis petiolatis ovatis ; flori- Î3ns asillaribns soliîariis aureis; fruclibiis ovoïdeo-compressis stylo persistente apiculaîis, pediinculis deflexis ; seminibiis tenuissimè puncîulatis glabris olivaceis. [Cleome. BoA^é n. 227) — liai), enirc El-Tor elle Sinaï. SuFFRUTEX ? haLilu C. droserifol'uv , ramosus^ imdiquè gland uloso-pilosns. K.AMI eiccti, foliosi, basi terotcs , apice subangulati, glanduloso-pubescentcs. FoLiA simplici) semipolllcaria , 3 lin. lata , ovala , subajiiciilata , integerrima , Eiargiuibus reflexis, supià er.ciTia, subtùs ncrvo mcdio proiaiiuilo, ciassiiisciila, iiîiinquc piibe glandiilosâ iiispersa , pallidè viridia, potiolata petiolo limbo subœquali, tereti , pubcsccnti-glandiiloso. Flores atirei, axillares, solitaril, pcdicellali, virginci eiecti, nubiles ccruui. Calyx 4-j)liylliis, scpalis oblongis, obtusis, tciuiibus, extrorsùm glanduloso-pilosis, fiabcllato-venosis, flavesconti- viridibus. Petai-a obovata , unguiculata , calycem subaî(]uantia , flabcllato-venosa, dccidua. St/VMINA i4 peîalis breviora, filamentis siibulatis, erectis, glabris. ÂNTiiERiE lineari-oblongœ, sagiltaîaî, obtusas, basi fixas, bilocularcs, loiigitudi- îialiler déhiscentes, posî aiUhesiii rccurvatae. Stiï.us (iliformis slaiaiua ssquaus, erectus , glabcr. Stigma capiîaturn, papillosum. Os'arium subrotundo-obcordri- tum, cosnprcssuui, dcraiim ovoideum, glandu'cso-pilosiira. Capsula ovoideo- compicssa , glanduloso-pilosa , peduuculata pedimculo dcflexo. Semxna renifor- mia , Icnuissiaiè puncUiIafa, gbibra, olivacca. Oiîs. Quoique la plupart des caractères de cette espèce soient comrauns au C. droserifulia ^ elle s'en distingue cependant fa- cileuient par ses feiiilies ovales ou lancéolées, jamais arrondies, vil réniformes, par ses capsules ovoïdes, comprimées et portées sur un pédoncule qai se contourne et se réfléchit lors de la îîîaturité, enfin, par les graines qui sont bien moins nom- Ivreuses, plus grosses et olivâtres, au lieu d'être presque cîirnées. Cette plante se trouvait mêlée au C. droserifolia , avec lequel elle croit vraisemblablement. 245. C. drosenfoUa Delil. FI. Esyj)t. t. 2G. f. 2. D. C. Prod. i. p. 289. Delil. FI. Arab. pétr. p. 17. Ejusd. Cent. pi. afr. voy. Meroc- p. 82. — Horidula Forsk. (Bovc n. i44. — Sejfèré Arab.) — Ilab. le désert du Sinaï. -43. C. arabica L. DG. Prod. 1. p. 24o, Desf. Fi. ail. 2. p. 98. (n. i45 Bovc ) — ïlab. le désert du Sinaï. j. DEC AISNE. — Flonda Sinaica. 275 24/. C. trinerpia Fies. Mus. Seuck. p. 177. t. XI. [Cleome '^ùyq n. i4o. — Ghenine Arah.) — Hab. les rochers des environs du Sinaï (Wadi Scheck, 4,000* Riippcll) RESEDACE-^. 24S. Ochradenus baccatus Dclil, FI. Egypt. t. 3i, herb î aegyp! Fres. Mus. Senck. p. 173. (11. i49 Bové — GonY Aral).} — Hab. le dcsert du Sinaï, (Thaï Arbain 5,ooo' Riippeli.) 249. Besedacanescens L. Dclil. Fi. Egypî n. 46i.Herb. œgypt.! Ejusd. Nouv. frag. iiièd. fl. Arab. pétr. D. C. Bot. gall. et Herb. gall ! (Bové. n. i5o. — Deneha Arab.) — Hab. dcsert du Sinaï. ?,5o. i?. /7,'ww205rt Delil. Flor. Egypt. n. 465. Spr. Syst. 2. p. 464. Fres. Mus. Scnck. p. 172. (n. i ib i Bové. — Deneha Arab. ) — Hab. entre El- Tor cl le Sinaï. (Thaï. Arbain 5,ooo' Riippell.) POLYGALE/E. î5i. Polygala spinescens Nov.spcc. P. siiffruticosa, ramis rigidis spincscenlibus ; foliis parvis oblongis siciit rami teouissimè incaDO-'puberulis ; racemis laxi- floris; floruni alis ovalibiis brevitcr unguiciilalis albls reîiciiiato- viridibus , caiinà cristala piirpareà iongioribus j semintbus hirsiitis. {Polygala, Bové n. 186 — Melouen Arab.) — lh\h. entre les ro- chers du Sinaï. SuFFRUTfix ramosissinuis, ramis ramulisqiie tcretibus, rigidis, spinc.iovulatumj glabruru. Capsula ovata, compressa, apice subemarginata , styli rudimento brevissimo ajnculata vel de- pressa , bivalvis, dispeima, valvis ad basin dislinctis, concavis, Semina renifor- mia, compressa, tuberciilata, badia, funicuio brevi e fuiido lociili erecta. CISÏINEiE. 260. UelinnthemiimsessîUfldriim Pcrs. D.C. Prod. i.p. 173. — H. Lipil var e\ angwitifohum Benlh. Mss. in herb, Mui. Paris. — Cisùus ses- silijlonis Dcst". llerb. atl. ! ( /Jelianchenium Bové n. i56. — Hd/il Arab, ) — Hab. entre les rochers du biusii. a6i. H. Lipil Pcrs. D. C. Prod. 1. p, lyT». Benth. Mss. in herb. Mus. Pa- ris. {HelianLiieimiin, Bové n. i55 et iSy. — Jid/ilAràh.) — Hab. les rochers granitiques du Siuaï. RUTACE^. 262. Pegamiiin Harmala L, Forsk. Egypt p. 66. n. 24/. D. C. Prod. 1 p. 712. Desf. Hcrb.all. ! Dehl. Herb. œgypt! Ejusd.Frag.fi. Arab. pètr. p. 19. Fres. Mus. Senck. p. io4. (Bové n. 161.— HarmeL Arab.)— Hab. ledésert du Sinaï. (Thaï. Arbaiu 5,ooû' Ruppell.) i63. Aplophyllum tuherculatam Ad. Juss. diss. p. 81. t. 17.! f. lo. — Rata tuberculata Forsk. Descr. 86. D. C. Prod. 1. p. 712. — Hab. le désert entre El-Tor et le Sinaï. i8o j. DECAisHE. — Florula Sinaica. ZYGOPHYLLE^. 364. Fagonia cretica L. Dclil. FI, Egypt. ii. 432. D. G. Prod. i. p. 704. (Bovc n. 164.) — Ilab. le dcsert entre El-Tor et le Siuaï. 265. F. arabica L. D. C. Piod. 1. p. joï. Fres. Mus. Sci.ck. p., i85. (Bové n. }63. — NaJ/%1 Onaga Aiab.) — Hab. eulre El-Tor et le Sinaï. 26e. F. glalinosa Delll. FI. Egypt. t. 28. f. 2. FI. 86. — Ejusd. Frag. Arab. pétr. p. 19. D. C.Piod. 1. c. Fres. Mus. Scnck. p. i85. (Bové n. i65.)— Hcib. le désert près de Tor. -xGj, F. mollis Dclil. FI. E-ypt. p. jG. t. 27. f. 1 Ejusd. Frag fl. Arab. pélr. p. 19. (Bové n. 162. — Oraga Arab.}— Hab. le dcsert du Siiiaï. %Ç,'è. F. laiifoUa Deli!. Fl. Egypt. jQ. t. 28. f. 3. D. C. Prod. 1. c. (Bové n. 166.) — Hab. près de Tor. 369. F. cistoides Derulenturn\ mais elle a les feuilles simplement lobées ou crénelées, tandis que X E, pulverulentum de Therbier de Desfontniîîesles a piima- tifides, et me parait avoir de Panalogie avec \E. absinthloides. Comme il y a confiisioii dans plusieurs espèces de ce genre, i'ai préféré décrire celle rapportée par M. Bové comme nouvelle, plutôt que de la rapporter à une espèce imparfaitement définie. Olivier et Brugtiières ont rapporté la même plante du désert de l'Arabie. 281. E. laciniatum Cav. D. C. Prod. 1 , p. 646. Desf. îïcrb. atl.! Delil. Hcrb.aegyp. ! — Hab. les environs de ïor. 28a. E. malopoides Willd. D. C. Prod. 1, p. 648. Dclil. îlcrb. œgypt.! Ejusd. Nouv. frag. ïned. fl. Arab. pctr. — [E. malachoides , Bové n. i583.) — Hab. le désert dcTor. Oes. La plante que je rapporte à \E. malopoides diffère de celle de l'herbier de la Flore Atlanticjue par ses feuilles plus vertes et plus toraenteuses ainsi que par des stipules moins larges. j. DECAiSNE. — Florula Slnalca. 287 HYPERICINEiE. 283. Hypericum iomentosutn'ij. D.C. Prod. i.p. 55 1. [Hypericum to-' mentosum Bové n. i52. — Hoadné musaulmati Arab. ) — Hab. les. rocbcrs humides du Sinaï. Je terminerai cette première notice en faisant observer que le nombre d'espèces rapporté par M. Bové, d'abord indiqué comme étant de 233, se trouve porté à un chiffre pins élevé, par la remise qu'il m'a faite de sa propre collection qui con- tenait quelques exemplaires uniques, quelquefois fort incom- plets, il est vrai , mais que j'ai pu néanmoins déterminer et qu'il n'avait point crus dignes d être déposés à l'herbier duMuséum. Les observations que M. B'resenius a bien voulu me faire aa sujet de la partie de mon travail déjà publiée, tendront à mieux faire connaître certaines espèces et à compléter des descrip- tions que j'avais été obligé de laisser imparfaites par la nature même des matériaux que j'avais à ma disposition. Je les trans- cris en entier en répondant brièvement à chacune d'elles. i'' « Le Tetrapogon uillosus l)es^. , qui se trouve dans la col- « lection de M. Ruppell; se rapporte parfaitement à la figure de « iaFlore aUantique, ainsi qu'avec les détails donnés parM. Kuntb ce dans la planche 16*= de TAgrostographia synoplica; il n'est pas ce identique avec votre var. Sinaica. » Oes. J'ai fait voir quelles étaient les légères différences qu'on remarquait entre la plante de la Flore Atlantique et celle du Sinaï. 2" Salvia deserii. Celte plante, rapportée par M. Bové, était privée de fleurs. Je transcris ici ce qui y a rapport d'après la description complète que m'a envoyée M. Fresenius. ce Calyx 3 lin. longus, pedunculo brevi ac tenui suffultus,subcampanulatus, pilis albis loiigissiiuis hirsutus, dentibus subœquabbus, excepto medio labii su- i[»etioris,brcviorc, omnibus breviler mucronato-spiuosis. Corolla calyce minus 288 J. DECAiSNE. — • Florula Slnaica. duplo longior, tubus calyccm snbaequans, labia extus hirsuta , superius brève, rectum, pilosnm , lobis ovatis , iuferiori multo minus, inferioris lobi latérales ovati, médius forma rotundata subcordata. Genitalia lab. superiori sub~ longiora ; styliis exsertus, slaminibus paulum longior; antberarum loculi ambo, coijspicui , superiorcs majores. » 3° Phlomis aurea Nob. M. Fresenius considère également cette plante comme distincte. Il est vrai que sa comparaison ainsi que la mienne s'est portée sur le P.fruticosa, tandis que M. Beiitham (Lab. gen. p. 627) la regarde comme étant \ç^ P . jlavescens de Mill que je ne connais point. M. Fresenius n'avant eu que des échantillons trop imparfaits s'est abstenu de mentionner cette plante dans sa publication. l\ Cynoglossum intermedlum Fres. « Vous avez changé mon « C. inlerinediwn en Omphalodes intennedia ; mais en adoptant « les deux genres, il faut placer cette plante, comme je l'ai fait « observer dans mon mémoire, dans le genre Cjnoglusswn. » En effet, j'ai placé la plante de M. Fresenius dans le genre Omphalodes^ parce que les échantillons que j'avais sous les yeux me présentaient la transition du genre Cynoglossum a celui de ÏOmphalodes , en me basant seulement sur la forme des fruits , car presque tous ceux que j'observais sur les échan- tillons rapportés par M. Bové, se présentaient avec un carpelle parfait, lancéolé, hérissé, tandis que les trois autres étaient en forme de godets et privés d'embryons. Il était évident que d'a- près cette seule observation , cette plante se trouvait intermé- diaire entre les deux genres Cynoglossum et Omphalodes. Faî- lait-il prendre pour caractère piincipal la forme du fruit par- fait, et rejeter celui que me présentaient les carpelles changées en godets ainsi que celui du port général, qui, sans être scien- tifique, laisse souvent moins de doute? M. Fresenius fait remar- quer en outre que son C. intermedlum croissait confondu avec VO. myosoloides , auquel il compare et semble rapporter sa plante; si je n'ai pas réuni la mienne à l'espèce de La Billar- dière; c'est que j'avais remarqué plusieurs différences suffi- santes pour motiver sa séparation, et la rapporter avec plus de certitude à celle de M. Fresenius, en la rangeant dans le j. DEC AISNE. ' — Floïula Sinuica. 280 genre Omphalodes. En effet, l'O. myosotoides Labill. est vi- vace, celle du Sinaï me paraît annuelle ; les flenrs sont très pe- tites, de la grandeur de celles du Myosotis palustris dans l'es- pèce de Labillardière ; les fruits, représentés de grandeur na- turelle par ce dernier, ont presque la forme de ceux de l'O. nitida, et ne ressemblent pas à ceux de la plante du Sinaï. Dans l'O. linifolia^ les fruits en forme de godets renferment un embryon parfait, tandis que dans l'espèce du Sinaï, les carpelles ainsi convertis sont complètement avortés, et se dé- tachent de l'axe avant les autres. Quoi qu'il en soit, si ma plante est la même que celle de M. Fresenius, connue je \\ç,vi ai presque pas de doute, d'après sa description et ses observa- tions, je crois avoir eu raison de réunir son Cjnoglossum în- termedium au genre Omphalodes, 5" Cw5CZ^/«<2ra^2*c«Fresen. La comparaison de plusieurs plantes m'avait conduit à réunir celle de M. Fresenius au C. Epithymwn. En effet, des échantillons recueillis dans le midi de la France, parasites sur XArtemisia maîidina^ m'offraient la transition, quant à la forme du calice et de la corolle , entre celles du Sinaï et celles du C. Epi t h jinum. Dans cette dernière, la corolle est lu- boîeuse, tandis qu'elle est urcéoiée dans les échanîillons du Sinaï, et lient le milieu entre ces deux formes dans celle que j'ai observée provenant des environs de Montpellier. La forme des appendices de la corolle et la longueur des styles sont iden- tiques, dans toutes les trois , ainsi que Tepaisseur ues rameaux. 6» OnopordoTiambiguum Fres. J'ai rapporté à tort l'espèce de M. Fresenius, à l'O. elongatum Lamk (Fl. îw 2. p. 6), avec lequel la description m'avait paru convenir. C'était aussi l'opinion de M. De Candolle, de qui je tenais la détermination des Compo- sées de cette notice. 7° Quant à YEchinops glaherriinus , M. Fresenius me fait re- marquer que cette plante n'est pas celle qu'il a mentionnée sans description et qu'il comparait avec les E. spinosus elFulro. La plante, rapportée par M. Bové, fait partie de la collection de m. BoTAN. — : Mai, ig olC)o j. DECAiSNE. — FloTula Sluaica. M. Ruppell, mais trop incomplète pour que M. Freseniiis ait cru devoir en faire mention. D'après cette observation , il fau- dra supprimer le synonyme que j'avais donné pour VEchinops de M. Fresenius. 8° Quelques considérations de formes avaient engagé M. Fre- senius à séparer son Gnaphalium Rûppelii de ï Ifloga Fon- taiiesii de Cassini. Comme je l'ai déjà fait observer, ces deux plantes sont parfaitement semblables; mais la plante figurée dans le Muséum Seiickenbergianum^ est dans un état nain et à peine développée, ce qui la fait méconnaître. o" Enfin, M. Fresenius m'a envoyé un fragment d'une espèce de Galium qu'il regarde comme appartenant à XAsperula sinaica que j'ai citée. Je dois avouer que j'ai long-temps hésité pour sa- voir si la plante du Sinaï, que j'avais fort incomplète , apparte- nait au genre Galium ou Asperula. La séparation du fruit en deux coques m'a engagé à placer celte plante parmi les Asperula^ bien qu'elle n'en ait pas la corolle en entonnoir comme on l'ob- serve dans la plupart des espèces. Les caractères de ces ceux genres sont encore assez incertains, car on remarque des fleurs tubuleuscs dans le genre Galium {G. grœcum (i), e^c), des fleurs rotacées dàus\es Asperula {A humifusa et sinaïca)\ mais si on les change de genre, on placera ces plantes, et en particu- lier celle du Sinaï, dont les coques se séparent très facilement^ par ce caractère de la forme de la corolle, dans les Galium où les coques restent intimement soudées; les lobes de la corolle, ter- minés par des appendices, se retrouvent aussi dans la majeure partie des Galium. Quoi qu'il en soit, M. Fresenius a accom- pagné son échantillon d'une description qui servira à compléter la mienne. « Planta glaucescfns, nitida, diffusa ; è radice crassa ligiiosa caules plurirni , quadranguli , striati , raraosi , scabri, basi lignosi, ad 4 poil, circiter longi. Folia opposita, inferiora ovata v. ovato-oblonga , superiora lincaria , acuta, mai*- gine reflexa , 2-3 lin. longa , pagina et margine strigis miiiimis sursum dircctis (i) Cette espèce me paraît pouvoir se rapporter au genre Cmcianella. j. DKCAiSNr:. — Florula Sinaîca. 291 scabra. Flores pcdimculati ; pedunciilis folio Lrcvlorcs , patentes. Corolla ratata (juadrifida , laciniis ovatis 3-nervatis apiculatis exliis hispidis. Stylus , etc. )> Ors. Comme on le voir, cette espèce se reconnaît facilement à sa corolle hispide sur la face inférieure, dont les nervnresse dessinent en noir et se terminent en appeîulices infléchis qu'on observe du resle dans nne grande partie des Gallum , Crucia- nella et Asperula. La longuenr des branches du style et leur plus ou moins d'inégalité, ne se trouvant pas toujours d'une manière constante dans le genre Asperula ^\q me suis trouvé devoir recourir, ainsi que M. Delile, au seul caractère qui offrît quelque valeur, celui de la séparation du fruit en deux coques, qui, dans cette espèce, deviennent hispides lors de leur matu- rité, et ressemblent beaucoup à celle de \ A. odorata. EXPLICA.TION DE Ll PLANCHE VII. Eig. I. Rameau du Scctzenïa orienialis, gr. nat. Fig. 1. Plan symétrique de la fleur. Fig. 3 Un bouton très grossi. Fig. 4. Une flaur dont les sépales sont réfléchis afin de montrer l'inserlioa des étamines. Fig. 5. La même privée du calice. Fig. 6. Etamine très grossie, vue par la face interne. Fig. 7. Un ovaire très jeune avant la fécondation afin de montrer la forme des styles qui s» lléirissent aussitôt après la fécondation. Fig. 8. Coupe verticale d'un ovaire après la fructification, pour montrer l'insertioa des ovules et la partie charnue dont il est presque entièrement formé à cette époque. Fig. 9. Un ovule, a. micropile ; b. la chalaze. F"ig. 10. Coupe transversale du fruit; a. le sarcocarpe; b. endocarpe. l'ig. II. Fruit dont deux des coques détachées pour faire voir la colonoe en a."; b. le sarco- carpe; c. l'eudocarpe cruslacé. Fig. 12. Une coque détachée. Fig. i3. Une graine coupée verticalement a. partie mucilagineuse du testa lorsque la graine est humide; b, testa crustacé ; c, périspernie; d. embryon; e, carouculejy. chalaze. Fig. 14. Embryon séparé. i9. 292 J. r. TAUscn. — ' Sur plusieurs espèces c/^Erica. Obseuvations sur plusieurs espèces d'Ericsi , par h F. Tausch. (Flora 1834,11° 38 et 39.) Le genre Erica présente des espèces très nombreuses dans les jardins, et nos herbiers ont été considérablement enrichis par les collections deSieber, de Zeyher et d'Ecklon. Nous croyons donc utile de donner ici un extrait du travail de M. Tausch sur , ce genre vaste et dilficilc de plantes, ce botaniste ayant eu I à sa disposition les riches collections des jardins de Prague, et ayant été à même de consulter la dissertation de Linné sur les Erica, publiée en 1770, ouvrage très rare aujourd'hui, dans lequel les fleurs de toutes les espèces décrites sont représen- tées : son travail offre par cela même un grand intérêt. Nous allons signaler un grand nombre de rectifications faites par M. ïausch à plusieurs ouvrages de botanique descriptive. hQ^ Erica Aitonia et Shannoneana sont énumérées par Spren- gel dans son Sjstema parmi les Appendiculatœ , les E: jasmini- flora et ampullacea, parmi les Muticœ; mais ces dernières ne diffèrent nullement des premières, car les anthères de toutes les quatre se terminent en deux lobes bidentés, il les faut donc ranger parmi les Aristatœ.^^s E. Irbyana et retorla présentent la même organisation des anthères; seulement ces organes sont encore velus sur la crête. Ces espèces, très voisines, ont toutes la corolle enflée et visqueuse , les étamisies incluses , le style im peu sail^nt : de tels caractères ne peuvent donc nullement être pris en considération, quand il s'agit de distinguer ces es- pèces. Sprengei réunit à VE. ampullacea XE. ohbatakwà\\(\\i\. s'en écarte déjà par ses fleurs en tête, sans parler des autres carac- tères dislinctifs. Les jardins offrent d'ailleurs deux planics dis- tinctes, sous le nom d' E. ampullacea :i. E. ampullacea Wendl. ( n" '27 , Icon. mala) : « cristata , umbellis terminalibus , corollis « basi ovaîo-turaidis in collum an^uslissiinum mox contrictis « nervosis viscosis , laciniis lirabi obtusissimis (denticulatis) , ata : « aniberis muticis inckisis, floribiis ternrii- « nalibus confertis nutantibus minutis , corollis campanulatis « subsemi-spha^ricis, stigmate peltato exserto, calycibus foiiis- « que 3 oblongis patulis, margine ramisque glanduloso- hir- sutis. » E. caljcifiora T. (Sieber cap. 1 76) a le port de \E. scoparia L. : « antheris muticis subexsertis, floribus axillaribus subsessilibus, « corollis companulatis subsemispbaericis calyce ovato cari- ée nato coloralo vix longioribns , stigmate infundibuliformi ma- « gno exserto, foliis 3 lineari-subulalis glabris erectis imbri- « calis. » E. secuRcUflora T. (Sieb. cap. 199) : « antheris muticis inclusis, « floribus axillaribus solitariis pedunculatis nutantibus secun- à dis, corollis campanulatis (majoribus) scabris, calycibus lan- « ceolatis hirtis, foliis 4-5 lineari-subulatis erectis scnbriusculis.» E. australis L. Mant. Tausch pense que l'espèce cultivée sous ce nom dans les jardins et figurée par Wendland, n. 1 (E. pis- tillaris Salisb.) est différente de l'espèce spontanée dont il n'a vu qu'un échantillon eu mauvais état. E corjmbosa T. (Sieb. cap. 168,) : « antheris cristatis inclu- « sis umbellis terminalibus multifloris numerossimis corymbo- « sis , corollis ovato-urceolatis glabris, calycibus ovatis appressis « subciliatis, foliis 4 lineari-subulatis ciliatis ». Voisine de VE. stricta. E,planifolia L. Spr. Quoique Linné cite Pluknet t. 347 ' ^- *» il ne parle point des anthères exsertes, pas plus qu'il ne les donne dans sa figure : n'aurait-il point eu en vue VE. marifolia Thb. ? VE.planifolia ïlib, 60 ne cadre nullement avec la plante j. F. TAuscii. — < Sur plusieurs espècer cVErica. 299 représentée par Pluknet. Celle-ci est 1^. planifolia Wendl. 116, E. thyrsoidea T. (Sieb, cap. 178) : « antheris cristatis inclusis, « iimbellis terminalibiis nutantibus thyrsoideis, coroUis cam- « panulatis, calycibus foliaceis oblorigis carinatis appressis, fo- « liis \[\ lanceolato-linearibiis subtus convexis erectis nitidis « glabris. » E.formosaVa}ci,x\. 82. t. '^.:=zE. grandinosa des Anglais dans le jardin de Hambourg. E. regerminans L. Mant. r~ E. articularis ïhunb. 58. E. puU chella lluiitt. ^. retroflexa Wendl. Sieber cap. 197 : mais il reste à savoir ce que c'est que X E . regerminans Thuwh. E. virgataThb. n. i8. Wendl. 111, est tiès variable dans la forme et les poils des feuilles. La variation à feuilles blanches se trouve dans les jardins sous le nom à'E. ahsinthioides \ la même se trouve dans Seba 2. p. 46 t. 44 f- 3- E. iinhrlcata L. Spr. = Sel3a 2. p. 1 1. t. 9. f. 8. Mais il faut exclure le synonyme de Seba cité par Linné. La même plante se trouve dans P!uk. alm. i. p. p. 346. f. i3. E. pedolata. Tbb. 7 est figurée déjà par Pluk. t. 3461. 5. E calycina L. Le synonyme de Seba 1. t. 1 1 f . 7 cité par Linné revient à ÏE. lutea |3 alba que ïhunberg a donnée à tort sous le nom d'^. albens. \'E. calycina L. est, d'aidés sa propre figure XE. laiifolia Wendl. n. ÇnAJE. calycina Thuhb. 78 qui doit être voisine de E. nigrita, nécessitera des recherches ulté- rieures E. obcordata Link , Spr. N'est point mutique, mais cristée, et est probablement identique avec VE.paUida Spr. E. baccans L. Le synonyme de Seba est bien cité par Linné dans le Manlissa , mais dans le Sfstema, il l'a faussement réuni à VE. corifolia Willd.Ce dernier a cité le synonyme de Seba pour les deux espèces. La figure de Pluk. Alm. f. 279. f 3. y appar- tient également. E. articularis]!^. Mant. est confondue par Linné dans la des cription avec 1'^. gnaphaloides. L'auteur donne les phrases des deux espèces : 1° E. articularis : «antheris cristatis inclusis, flori- « bus terminalibus in racemum densissimum dispositis, calycibus « coloratis carinatis bracteis linearibus aculis coroUam adae- 3oo c/h. schultz. — Nouveaux genres de Synanthérées. « quantibiis, stigmate capitato , foliis 3 lanceolato-linearibus « erectis glabris ». Sieb. cap. 78 ; 1'^. curifoUa spicata Wendl. en est une variété à fleurs plus grandes. — 2° E. gnophaloides L. • « antheris cristatis incUisis , floribus terminalibns fasciculaîis , M calycibus coloratis carinitis, bracteis ovatis imbricatis corol- « lam adœquantibus, stigmate 4-lif^0 5 foliis 3 semiteretibus « dorso sulcatis ex ovato-oblongis glabris oppressis ». La figure de Wendiand n. 99 n'est pas exacte. E. corifoUa L. a pour synonyme E. caljcina Wendl. n. 5. Trois noijvkaux genres de îa famille des Synanthérées^ par Ch. h. Schultz. D.-M. (Fiora, 1 834. n" 3o et 3i). Nous avons fait connaître, il y a peu de temps (Ann.Sc.Nat. 1. 1, p. 377) à nos lecteurs une notice de M. Schultz sur quelques genres de la vaste famille des Synanthérées dontil a choisi la tribu des Chîcoracées, pour occuper les momeus de loisir que doit lui donner sa captivité à Munich, où il est en prison pour délit poli- tique. L'auteur commence le mémoire que nous annonçons par une comparaison des descriptions des Thrincia, Apargia et P/cm de Reichenbach dans son iHora excursorla, avec les ca- ractères que ses recherches lui ont fournis. Il fait voir que si !e professeur de Dresde prodigue à tous ceux surtout qui ne partagent point sa manière de voir, les reproches de négli- gence, d'ignorance, etc., il uen a pas moins commis aussi les faules dont il accuse si peu charitablement les autres. Nous avouerons que nous trouvons assez fondés les reproches de M. Schultz, car nous avons été souvent peines des termes dédai- gneux que M. Reichenbach emploie en parlant d'auteurs qui mé- ritent généralement l'estime des botanistes. o Notre auteur n'admet que sept espèces àe Leontodon^ qu'il dis- tribue en deuxsections : k. Radice praemorsa^v. ÇihTvs racemosis, « crassis longisque instructa. » B. Radlce fusiforini. M. Schultz c. n. scHULTz. — Noui^'eaux genres de Synanihérées. 3oi a cultivé le Kalbfussia Mûlleri, et se trouve à même de donner quelques reclifications des caractères. Outre le Spitzelia œgyp- tiaca ( Voy. l'art, cité en tête de celui-ci), il a trouvé une seconde espèce de même genre et du même pays , qu'il nomme S. Sie- beri ( Crépis radicata Sieb. Picris Less.) et il donne les phrases suivantes de ces deux espèces : i° Sp. œgyptiaca : « acheniis «c disci apicem versus dilatatis et in rostrum achenii corpore « sextuplo brevius attenuatis foliis pinnatifidis, pinnis elongatis « introrsis integerrimis. » — i° S. Sieberi : « acheniis disci api- (t cem versus dilatatis et truncalis, foliis pinnatifidis, pmnis ab. « breviatis exîrorsis dentatis. C'est aux Chicoracées à aigrette pîumeuse que le docteiu- Schuîtz s'est principalement attaché jusqu'ici; il croit que la meilleure division à admettre est celle fondée sur l'aigrette. Il admet pour tout le groupe les quatre tribus suivantes : a. Acheniis pappo plumoso. ù, — — piioso. c. — — inultiformi. d. — — nullo. La distribution suivante est proposée pour la première des quatre tribus : A. Rcceptaculum paleis longis caducis iîistructuia. I. Hj^pochœridcce Cass, B. Receplaculura favosum, favorum marginc iuîegro aut fîmbrillato. a. Achenia supra cnibryonem diûpliragmate a rostri cayo separata, II. Urospermeœ Cass. h. AcLcnii cavum conlinuum. a. Plumulse intratexîse. ÎÏI. Tragvpogoneœ Sch. — Gcropogon L. Tragopogon L. (ex parte) Scorzonera et Podospcrmum D, G, 3o2 en. SCMULTZ. — Noiiveaiix genres de Sjnanthérées. p. Pluimilaî liljcrae. aa. RcceptacuUin) nudiiin, favoso-reticulatiim : pappi radiibasi vix dilatati. JV. Picrideœ ^ch. — Picris (Medicusia) Spitzclia, Deckera, Hel- miiithia. pp. Rcccptaculum favoso-fimbrillatuin : pappo radii Lasi in scariosiîatcm expansi. V. Leontodonteœ Sch. — Leoatodon (Astrolhrix) Fidclia , Thiin- cia , Sti cckcra , Kalbfus àa (Millina Cass. ?) Leonïodoiste.e : Receptaculura favoso firabrillatiim (excepta Strcckcra); acbe- iiiorum caviim confiiitiuin : pappus pliimosus persistens : radiis basi in scariositatcm latam expansis, plumulis bberis. a. Plumulœ pappi peisistentes, saltcm in vadiis mnjoribus : Leontodonteœ verœ. Leontodon L. (ex parte). h. Phimulaî pappi cadiicae : Fidelieœ. OL. Aclieiiia omnia pappo plurnoso coronato : Fidelia Sch. 1^. Acbenia radii scariositate dcntato-ciliata coronata. aa. Acbenia disci seusim sensimque in rostrum brève transeuntia (bgulae omucs nudae) : Thrincia Roth. pp. Achenia disci abrupte iii rostrum achcnii corpore quadru- ple longiiis transeuntia (lignlœ exteruae dorso pilosae, re- ceptaculuni f.tvosuin ; l'avorum margiiie intcgro): Slreckera. 7. Acbenia radii calva : Kallrfussin Scb. PicRiDEAî : RcccptacuUim favoso-reticulaluin. Acheniorum cavura conli- jiuum. Pappus plumosus in [derisque caducus : radiis basi vi:t dilaîatîs , pUimubs liberis. A. Picrideœ verœ. P;ipj)us cadncus ; radiis subarcuatis extus flexis. a. Acbenia œqualia , omnia pappo pluinoso coronata : Picris L. ( ex parte ). b. Achenia radii pilorum fasciculo brevi porsistente coronata : Spit- zelici Sch. B. Helminthicœ. [Pappus persistens : radiis erect s. a. Acbenia a;quaba, rostro mediocri non fvagili in&tructa : Dechera Sch. b. Achenia[inaequcba , radii pilosa et rostro brcviori, disci glabra et rostro longo fragillimo instructa : JHelmintJda Juss. c. H. scHULTz. — Noui^caitx genres de Synanthérées. 3o3 Le genre Dechera renferme trois espèces examinées par l'au- teur : 1° D. nilotica.-=-Puris nilotica Siel). i^ D.asp!erdoicles.=z =1 Picris li. o° D. aculeata. = Picrs Vahl. Les Picris sulphurea Poir. et scubra Forsk. pourraient bien encore rentrer par la suite dans le genre Deckera. Le reste des Picris restera en attendant dans ce genre jusqu'ici assez confus. Les genres et les espèces nouvelles sont décrites en détail. Le genre Spitzelia est fondé sur une plante rapportée des Py- ramides par Sieber. M. Schuîtz l'a trouvée mêlée au Spitzelia Sieberi dans Therbier du muséum de Munich, sous le nom de Picris radicata. VApargia liastdis (3. Viv. fl. lyl). paraît se rap- procher de cette espèce. Le Leoiitodoa coronopijolius Desf. ren- trera peut-être aussi dans ce genre : sa racine annuelle l'éloigné déjà des Lcontodon : l'auteur promet des recherches à ce sujet. Le genre nouveau Streckera est fondé sur une plante de Tan- ger, donnée par Sallzman sous le nom de Thrincia maroccana , mais différente de l'espèce que Persoon nomme ainsi, et qui n'est que le Thrincia hispida. Le genre Deckera parait dédié au botaniste allemand, qui mourut l'année dernière à Palerme. Le genre Strekera est dé- dié à un libraire de Wurtzbourg, compagnon d'infortune de j\L Schnltz. S'il doit être bien doux pour un savant, que des égaremens politiques ont fait condamner au supplice d'une dé- tention peut-être perpétuelle , de rencontrer des amis qui le consolent dans sa disgrâce, il nous semble cependant qu'on ne devrait point pousser la reconnaissance de l'amitié aussi loin que le fait notre auteur : c'est à ceux qui ont repdu des ser- vices à la science que doit être réservé l'honneur de voir leur nom attaché à des genres de plantes. La monographie des Leontodontées doit paraître bientôt; elle sera accompagnée de six planches; celle des Picridées ne tar- dera pas à suivre les Leontodontées. B. 3o4 H. BioHL. — Sur le Pollen. Sur la structure et les formes des grains de Pollen , Par le docteur Hugo Mohl, Professeur à Berne. ( Suite. Voyez page 236. i CHAPITRE iV. DE LA FEMMl^ BU POLLEIY DANS LES DIVERSES FAMILLE îi résulte de ce que l'on a va dans le chapitre précédent que la structure plus simple ou plus composée des grains de Pollen n'est pas en rapport direct avec la place plus ou moins élevée Cjue les plantes occupent dans la série des familles, mais "la rnêrae forme de Pollen se trouve dans des familles différentes et souvent très éloignées par tout le reste de leur organisation. — A la vérité, on peut dire en général que chez les Monocotylé- dones dominent les formes à un seul pli longitudinal ou à un seul pore, et que celle à trois plis ou à trois pores se trouvent presque exclusivement chez les Dicotvlédones ; c'est presque la seule règle que nous trouvions dans le partage des formes entre les différentes familles; et encore est-elle sujette à des excep- tions, puisque par exemple \i'S Liriodendron ^ les Magnolia^ les Mjristica, ont leur Pollen à un seul pli. longitudinal, et VAn- nona a le sien pourvu d'un seul pore, tandis que le Pollen des Lacis, des Cynomorium offre trois plis. — Avec quelle fréquence au contraire les formes de Pollen se rencontrent dans des fa- milles très éloignées, c'est ce que la précédente section a bien fait voir; c'est d'ailleurs une chose que MM. Guiilemin et Ad. Erongniart avaient établie d'une manière incoiîtestable. — Au contraire ces deux écrivains voulaient, et leur opinion à cet égard a été soutenue depuis par d'autres observateurs, que les plantes de la même famille eussent une même forme de Pollen, H. MOHL. — ' Sur le Pollen. 3o5 règle dont M. Brongniart excepte toutefois les Cucurbi la- cées. Comme ce rapport, outre la grande vraisemblance qu'on lui trouve d'abord, est encore appuyé sur des exemples frappans, tels que ceux des Graminées , des Cypéracées, des Thymélées, des Protéacées, des Onagrariées, des Dipsacées, des Ericinées, des Epacridées, des Polygalées, des Grossulariées, des Chénopodées , des Silénées, des Myrtacées, des Mélasloma- cées, des Laurinées, c'est à ma grande surprise que j'ai trouvé dans le cours de mes recherches que la forme du Pollen varie extrêmement, non-seulement dans les genres d'une famille, mais aussi dans les espèces d'un même genre, et que même dans plu- sieurs plantes la même anthère contient des grains de pollen de formation assez diverse. Un petit nombre d'exceptions ne peuvent pas renverser une loi générale; mais ici les exceptions se multiplient tellement (puisque ce n'est que dans le plus petit nombre des familles, dont j'ai examiné beaucoup d'espèces que les Pollens se ressemblaient pour la forme et la structure) que cette assertion : les plantes d'une famille ont une même forme de Pollen , ne peut être considérée comme vraie , prise dans cette extension. Pour donner de la fréquence et de la grandeur de ces variations une idée plus claire c^ue celle qui peut résulter de l'exposition des formes des Pollens, présentée dans le chapitre précédent , je vais offrir ci-dessous un tableau des plantes dont j'ai étudié le Pollen , classées par familles (d'après l'ordre adopté par Bartling dans ses Ordines plantarum ), en groupant les espèces de chaque famille d'après la forme de leur Pollen. — Quoique ces observations soient contraires à la loi en question , toutefois , d'un autre côté, il faut reconnaître que les différentes formes de Pollen ne se trouvent pas répandues au hasard dans le règne végétal, mais que, sinon les familles, souvent un cer- tain nombre des genres d'une famille , ou du moins des espèces d'un genre, présentent des Pollens semblables ou analogues. D'où l'on peut déduire comme règle générale que les plantes très voisines forment des groupes, qui ont des formes de Pollen semblables ou rapprochées. Toutefois , il ne faut pas oublier ici que les groupes formés d'après la forme du Pollen ne coïncident pas du tout d'une manière régulière avec les genres et les familles III. BoTAS. — Mai, 20 3o^ H. MOHL. — Sur le Pollen. admis clans la botanique systématique, puisque ces groupes, indépendants de l'organisation des autres parties de la fructi» iîcation, contiennent tantôt un très petit nombre, tantôt un très grand nombre de plantes; sont formés, tantôt de certaines espèces d'un genre, comme on le voit pour les genres Polygonum, />7ola, Passiflora; dans d'autres cas, de certains genres d'une famille, comme cela a lieu pour le Clethra parmi les Erici- iiées; dans d'autres encore de certaines subdivisions d'une famille, comme les Lactucées parmi les Synantbérées;dans quel- ques cas rares, d'une famille entière , comme les Graminées. Par suite de ce défaut d'accord de la forme du Pollen avec l'or- ganisation des autres parties de la fructification, il faut, sinon ia rejeter tout-à-fait, du moins ne l'employer jamais qu'avec beau- coup de prudence pour l'établissement des caractères généri- ■ques, surtout dans les familles où l'on trouve une grande diver- sité de formes poUiniques, comme dans les Malpighiacées et autres. Quoique le nombre des plantes que j'ai observées soit encore beaucoup trop petit pour servir à déterminer exacte- ment les formes poUiniques qui se rencontrent dans chaque famille, ce catalogue pourra servir de base pour les recherches futures. Pour ne pas trop augmenter le nombre des divisions dans chaque famille, et ne point empêcher de saisir les points de vue plus généraux, je n'ai eu égard dans ce tableau qu'aux for- mes principales, et je me suis abstenu d'établir des subdivisions ultérieures fondées suv des différences moins importantes, telles que la forme plus ou moins pointue des grains elliptiques, etc. Il faut observer, quant aux descriptions, que là où le contraire n'est pas expressément indiqué, la membrane externe est granu- leuse, et les bandes sont unies; que l'expression : ellipsoïde y désigne cette forme de Pollen dans laquelle le diamètre qui j^éunit les pôles est plus long que le diamètre transversal, et que dans le cas où il est au contraire plus court, j'emploie l'expres- sion d'ellipsoïde déprimé oxx de sphère aplatie ; qu'enfin toute remarque placée entre des crochets ne se rapporte qu'à l'espèce ;iu nom de laquelle elle se trouve jointe. H. MOHL. — Sar le Pollen. 807 3. Gramtne^. Ovale , brillant , non visqueux; membrfTine externe finement granulée, ne se séparant pas de l'interne; sur le côté un ombilic punctiforme, avec un. halo étroit. Dactylis glof>ierata,Zéa MaySj TrlticurnSpelta^Andropogon strictus y A. Ischœmum, Arundo Phragmitesj Sorghum saccharatum, Bromus decipiens, Phalaris canariensisj Secale villosum _, AEgylops squarrosa, Festuca elatior. 2. Cyperace^. Arrondi ou en forme de bouteille, avec une papille en cône tronqué; membrane externe ponctuée, unie sur la papille. Cladium germanlcum, Scirpus Holoschœnus, S. maritimus, S, palus tris j Carex Tniiricata, C. cyperoides, Dulichium spathaceum. 3. Restiace^. Ovale; membrane externe ponctuée, avec un ombilic. Restio Jru- Ucosus. 4. JUNCEJE. Formé de quatre grains réunis en tétraèdre, sans ombilic. Juncus Jac- quinij Luzula vernalis. 5. Xyride^. Ovale ; un pli; dans l'eau, ovale, une bande ponctuée. Xyris eriantha^ X. alpestris Mart. 6. COMMELI ACEiE. Ellipsoïde; un pli; dans l'eau, ovale, une bande ponctuée. Tradescantia virginica. 7. BURMANNIACE^. Ovale-arrondi, plus fortement courbé sur un côté; un petit ombilic à chaque pôle. Tripterella violacea Mart. 8. HYPOXIDEiE. Ellipsoïde ; un sillon longitudinal. a. Bajide ponctuée. Curculigo recurvata. b. Bande unie. Hypoxis elegans, H.juncea. 9. H^^MODORACE.^. Ellipsoïde; un sillon; bande unie. Hœmodorum planifolium _, Bai'-^ hacenia coccinéaj B.flava^ B. glauca, B. ignea. Bande ponctuée au milieu, JVachendorfia paniculafa. 3o8 H. MOHL. — Sur le Pollen, lo. Iride^. a. Ellipsoïde; un sillon longitudinal; membrane externe ponctuée. a. Bande unie. Sisy rinchiuni convolutum , Adenoropium villo- sum , Ovieda cojymbosa, Antholyza œthiopica, Watsonia lucidicr, Iris Gilldenstœdtii. p. Bande ponctuée. Ixia deusia, I. pulcherrima, Gladiolus corn- munis j G. iristis, G. ringens^ Iris germanica. h. Ellipsoïde; un sillon longitudinal; membrane externe celluleuse. Iris ruthenica, I. fiorentina, l.jlavescens (en partie en assemblage té- traédrique). c. Ellipsoïde ; deux ssillons longitudinaux. a. Membrane externe celluleuse. Tigridia Paçonia. p. Membrane externe ponctuée. Pf^'atsonia plantaginea, Micran- thus alopecuroidesj M. pîantagineusj M. fistulosus. d. Spbérique; membrane externe ponctuée, sans plis ni pores. Crocus satiuiis, C. vernusj C. alhijlorus. e. Spbérique; membrane externe ponctuée^ for mant une bande roulée en spirale. Crocus mœsiacus. ] I . Amaryllide^. a. Ellipsoïde; un sillon longitudinal; membrane externe ponctuée. c. Bande unie. Crinum erubescens, Hœmanlhus tigrinus, Ama- ryllis candldaj Alsirœmeria psittacina , Leucoium vernum, Galanthus nivalis. p. Bande granuleuse. GriJJinia hyacinthinâ. h. Ellipsoïde; membrane externe pourvue d'un réseau de fils. Alstrœ^ meria curtesiana. c. Ellipsoïde; un sillon longitudinal; membrane externe celluleuse. Pan" cràlium maritimunij Amaryllis for mosissima,' A. miniata. d. Deux silloas longitudinaux ; grain de pollen tronqué aux extrémités, en forme de bourdonnet; membrane externe ponctuée, couverte de petites épines. Amaryllis gigantea, A.blanda, A, undulata. ï2. Bromelia.ce^. a. Ellipsoïde; un sillon longitudinal; membrane externe granuleuse. Cot- tendorfia Jlorida. b. Ellipsoïde; un sillon longitudinal; membrane externe celluleuse. a. Bande granuleuse. Pitcairnia latifolia. p. Bande unie, parcourue dans son milieu par une bande celluleuse très étroite. Agave americana. y. Bande unie. Ençholyrion i . du Brésil^ Biîlbergia ihyr- soidea. i H. MOHL. — Sur le Pollen. 809 c. Ovale, ponctué; un ombilic aux àtxxx ^o\es. Billbergia patenilssîmaj, JËchmea floribunda. d. Forme de quatre grains : ceux-ci ovales, à membrane externe ponc~ tuée. VeUosia aloefoUa. e. Formé de quatre grains .- ceux-ci ont sur leur côté libre une bande unie; la membrane externe est unie dans toute l'étendue 011 les grains sont accolés, la] partie libre est celluleuse. Fourcroya lon- gœva Zucc. f. Membrane externe celluleuse; deux bandes unies placées l'une à côté de l'autre. Agave luriduj l3. ASPHODELEJE. a. Ellipsoïde; un sillon longitudinal ; membrane externe ponctuée. «. Bande' granuleuse. Conantliera Echeandia , Orniihogaîum lu- teum, Tulipa sylvestris. P. Bande unie. Aloé mitrceformis j Ornithogaîum polyphyllum j O. pyrenaicum j Alhuca niinor^ Scilla amœna j S. bifolia , EucomisregiajE.undulala,Hyacinthusorientalis,II.Muscariy Aloë margaritifera, Agapanthus umhellatuSj Allinm fistulo- sum,FritillariaimpeTialiSj F.Meleagrisj Veltheimia , Anthericum aloides , Bulbine longiscapa, Aletris capensiSj Yucca aloifoUa. h. Un sillon longitudinal; membrane externe celluleuse. Hemerocallis fulva , H. japonica, Anthericum raniosum, Lilium tigrinum, L. càndidam J L- bulbiferum , L. Martagon. 14. PontederiacetE. Deux sillons longitudinaux; membrane externe ponctuée; bandes unies. Pontederia cordata, P. azitrea, P. 3Iartiusiana. i5. Colchicace^. a. Ovale; un ombilic aux deux pôles. Colcliicum autumnaUj C. are- narium^ C. alpinum, C. variegatum. b. Ovale; un sillon longitudinaL Veratrum album j V. Lohelianum, V. nigrum, Wurmbea campanidata , Melanthiumcœruleum. 16. SMILACEiE. Ellipsoïde ; un sillon longitudinal; membrane externe ponctuée. a. Bande ponctuée. Paris quadrifoliaj Conpallaria majalis^ Cor- dyline vivipara. P, Bande unie. Conpallaria bifolia , Asparagus officinalis, Smilax aspera, Dracœna 3io H. MOHL. — Sur le Pollen. 57. DlOSCORE^. a. Ovoïde; un sillon longitudinal. Dioscorea villosa. h. Deux sillons longitudinaux ; membrane externe ponctuée ; bandes unies. Dioscorea , aculeata, Tamus communis , T. Ele- jphantipes. 18. Orciiideje. a. Grains de pollen séparés. a. Un sillon longitudinal ; membrane externe à gros grains ou à pe- tites cellules. Serapias grandijlora, S. rubra. p. Deux sillons; membrane externe à petits grains. Cypripedium Cal- ceolus. h. Grains de pollen réunis par quatre, le plus souvent sur un même plan, quelquefois formant un assemblage tétracdrique. a. Membrane externe celUileuse. Ophrys ovata. p. Membrane externe granuleuse. "^ Grains lâcliement unis. Ophrys Nidus avisj Neottia repens, Cra- nichis stachyoides, Serapias latifolia, S.atroruhens. ** Grains réunis en masses pyramidales renversées, par des fils cellu- laires, tenaces. Saiyrium nigrum_, Ophrys monorchis , O. api- feraj Orchis conopsea_, O. bifolia, O.sambucina, Disa corna- ta, D. palchella. '*''"* Grains contenus dans des cellules étroitement unies , à parois minces. Limudorum diplerum. 19. Amomeje. Spbcrique ; membrane externe épaisse, très finement ponctuée, sans po- res ni plis. Hedychium Jlave&ceas. 20. MUSACEJE. Sphérique ; membrane externe épaisse, très finement ponctuée, né se dé- tacbant pas de l'interne. Slrelitzia Reginocj Musa troglody tarum. 11. Palm^. Ellipsoïde; un sillon longitudinal; bande ponctuée. Chamœrops hu' milis. 12. Ca.llace^. Spliérique, sans pores ni plis; membrane externe à petits ou à gros points. a. Membrane externe non sèi^arahlc. ui4rum ternatum, ^ . diparicatum, JPoihos acaulis. b. Membrane externe séparable. Calla palustrls, Calladium segainum^ Pothos longifolius. H. MOHL. — Sur le Pollen, aS. Pandanace^. a. Ovale; Un sillou longitudinal. Pandanus. . . . . T b. Point de pli (?) Arthrodactylis t-pïnosa. 14. TYPHACEiE. a. Spliérique,avcc un ombilic rond. Typha augustifolia, Sparganiuiri^ ramosum. h. Sphérique , sans ombilic. a. Grains séparés. Sparganium simplex. p. Grains réunis par quatre. lypJia mlnima. 2 5. PODOSTEME^. Ovale; trois sillons longitudinaux. Lacis fuco ides. 26. Alismace^. a. Sphérique; membrane externe granuleuse, sans pores ni plis. Sagit' iaria sagittifulia. b. Sphérique, avec beaucoup de pores (20 à 3o.) Alisma Planfago> 27. BUTOMEiE. Ovale ; un pli. Butomus umheUatus. a8. Balanophore^. a. Ovale; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bancics. Cynomorium, b. Ellipsoïde aplati, avec trois pores. Langsdorjjfia hypogœa. 29. AsARINEiE. Sphérique ; membrane externe ponctuée, sans pores ni plis. Asarum eu-^ ropœum, Arislolocliia trilobata. 30. Saurure^e. Ellipsoïde ; un sillon longitudinal ; bande ponctuée. Jponogeton angus" tifolius, A. distachyus. 01. PiPER/VCEiE. Ellipsoïde ; un pli ; petit. Piper syringcefolluTtif P. auritum. 82. Nymphjeace^. Ovoïde; un sillon longitudinal; de petites épines. 'Nympliœa alba, advena. b. Hémisphérique, avec un sillon circulaire. Nymphœa. .... du Bré^ sil, N. Lotus. 3 r 2 H. MOHL. — Sur le Pollen. 33. Nelumbone^e. Ovale ; trois sillons longitudinaux. Nelumbium speciosum, 34. CONIFERJE. a. Sphérique; membrane externe ponctuée. a. Trois membranes. Cunninghamia sinensis, Taxus baccataj Ju- niperus communisj J. virginiana, Cupressus sempervirens. p. Deux membranes. Araucaria ïmhricaia. -j'. Trois membranes, donî la moyenne a un ombilic. Pinus Larîx. h. Ellipsoïde ; un sillon longitudinal. Ginkgo biloha. c. Transversalement ellipsoïde, avec un sillon longitudinal parfait et deux seulement indiques, et deux grosses protubérances latérales. Abies excelsa, A. pectinatUy Pinus sylvestris, P. uncinata. d. Ellipsoïde; six sillons longitudinaux. Ephedra distachya, E.fragilis. 35. CaSUARINEjE. Aplati, ellipsoïde un peu triangulaire; trois pelifs pores sur les angles avec de grands halos. Casuarina indica , C equisetifoUa j C. quadri- valpis, C. stricta. 36. Myriceji;. Comme dans les Casuarinées. Comptonia asplenifolia^ Myrica Gale, M. œthiopica, M. quercifolia, M. cerifera. 37. Betulace.e. a. Gomme dans les Casuarinées. Betula alba. h. Même organisatioa ; seulement cinq pores au lieu de trois. AInus glutinosuj A. ovata. 38. CUPULIFER^. a. Comme dans les Casuarinées. Ostrya pulgaris, Corylus Avellana, Carpinus Betulu%. b. Arrondi; trois plis; dans l'eau trois bandes linéaires. Quercus robur. c. Spliérique; trois bandes étroites, avec de grands ombilics entourés d'un halo étroit. Fagus sylpatica. 89. Ulmace^. a. Comme dans les Casuarinées. Ct^ltis du Brésil. b. Ellipsoïde aplati; cinq pores ovales^ entourés d'un halo étroit , situés le long de l'équateur. Ulmus campestris. c. Sphérique ; environ quinze pores épars sans ordre. Celtis australis. d. Ovoïde; quatre plis; dans l'eau globuleux ; sur chaque bande un om- bihc transversalement ovale. Cadme du Brésil. H. MOHL. — Sur le Pollen. 3x3 49 Artocarpe^. a. Sphérique , avec une papille conique, Cecropia peltata. h. Sphérique; deux grosses papilles aux pôles. Broussonetia papyrifera^ c. Sphérique; environ douze porcs. Dorsienia Contrayerva. d. Sphérique; un pli. Coussapoa latifolia. e. Ovoïde; trois plis; dans l'eau globuleux, avec trois Landes ponctuées. Platanus orientalis. f. Ovoïde; trois plis; dans l'eau globuleux, avec trois bandes étroites, des papilles sur celles-ci. Lacistema serratum Mart. Pourouma velutina, P. hicolor Mai t.", P. cecropiœfolia. 4i. Urtice^. a. Sphérique ; trois petits ombilics entourés d'un grand halo ; mem- brane externe transparente. Cannabis satipa, Parieiaria erecta, Urtica urens. h. De même, quatre pores. Bœhmeria caudata. 42. Polygones. a. Sphérique ou ovale ; trois plis; dans l'eau sphérique ou ovoïde, avec trois bandes étroites ; sur chacune Un ombilic. Polygonum dumeto- runij P. cy mosum j P. aviculare , Atraphaxis undulata , A. spi- nosa, Rheum hjhridum , Rumex acQiosa , R. Digynus , Coccoloba curtipendula Mart. b. Sphérique; membrane externe celluleuse avec beaucoup de pores. Polygonum orientale , P. Persicaria . 43. NYCTAGINEiE. Gros, sphérique ; membrane externe ferme , ponctuée , avee beaucoup de pores. Allionia nyctaginea , Mirabilis longijlora, M. Jalapa , Caly~ menia piscosa. (Dans la dernière espèce la membrane externe offre de courtes épines.) 44' Laurine^. a. Sphérique; à gros graios ; sans pores ni plis, Laiirus borbonica, L. indicaj L. Persea, L. nobilisj Tetranthera macrophylla. b. Sphérique, avec environ douze taches non granuleuses. Tomex te- tranthera. 45. Santâlace^. Ovoïde ; trois sillons longitudinaux. Osyris alba. 3i4 H- MOHL. • — Sur le Pollen. 46. Elotagne^. a. Triangulaire, fortement aplati; de petites papilles sur les angles. Elœagnus angustifolia. b. OvoïJe,- trois plis; dans l'eau , sphérique, avec trois bandes étroites; sur celles-ci des papilles. Hippophae rhamnoides. 47. Thymele^. Sphérique, ponctué, avec beaucoup de petits pores. Gnldla dtphnoides, G. simplex, Passe? iiia canescens, Daïs colinifolia, D. madagascariensis, Daphne alpina, D.T^aureola, D.Mezereum, Pimelea ligustrina. 48. PeJYOEACEtE. a. Ovoïde; huit sillons longitudinaux. Penœa mucronata. h. Ovoïde; six sillons; dans l'eau, sphère à six bandes, sur trois desquelles sont des papilles. Penœa squamosa . .49- Pkoteace^. Plat, triangulaire; sur les angles trois gros5es papilles; meiiibrane externe ponctuée, unie sur les papilles. Grevillea iinearis, Hahea nitidaj Proiea acaulis , P. melliflora , Rhopala serrata^ R. heteropliyila Pohl, jR. rkonihifolia. D'après Rob. Brown le Pollen du Banlcsia et ànJosephia est elliptique, celui du Franklandia et de YAulax est sphéroïde. 5o. SALICINEiE. Ovoïde; trois plis; dans l'eau , sphère à trois bandes. Salix triandra , S. ripariaj S. viminalis. 5i. Plant AGiNE^. Sphérique ; opaque, avec des pores épars sans ordre. Plantago lanceola- ta (onze à douze pores), P, Wulfenii (sept à neuf pores.) 62. Plume AGiNEiE. Sphérique ou ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes. a. Membrane externe ponctuée. Plumbago cœi'ulea, Statice scopâria. b. Membiane externe celluleuse. SLatice latifolia , S. tatarica. Arme- ria vulgarisj A. alpina, 53. Globularie.î:. Ovoïde ; trois sillons; dans l'eau, sphérique, trois bandes avec des papilles. Stilbe pinastra. II. MOHL. — - Sur le Pollen. 5i5 54. DiPSACEiE. à. Assez plat, ti'iangiiîaire, à angles tronqués; sur les angles dans un en- foncement superficiel une papille recouverte d'un petit opercule. Asterocephalus caucasiens. b. Arrondi, couvert de petites épines ; sur les trois angles tronqués, un pore fcrraé par un opercule. Kncaitia propontlca. c. Ovoïde ; sur trois côtés un enfoncement longitudinal, dans le fond duquel est une papille. S^.ahiosa Colambaria, DLpsacua sylvestrisi^ d. Ovoïde, presque cylindrique ; de trois côtés une saillie semblable au col d'une bouteille, à travers laquelle la membrane interne se pro- longe en forme de canal. Marina peislca. 55. Valérianes. Ellipsoïde ou spliérique; trois sillons longitudinaux; dans l'eau, splière à trois bandes. Valeriana officinalis , V. sambucifoliaj V. rubray Fedia dentata. 56. SyWANTHEREiE. a. Spliérique, avec trois courts plis; dans l'eau, spliérique avec trois po- res : de courtes épines. Anibrosia trifida, A. ariejnisiœfuUa, X.an- ihium orientale (non épineux.) b. Ellipsoïde; trois sillons longitudinaux ; membrane externe ponctuée ; dans l'eau, sphère à trois bandes avec trois papilles. Artemisia vul- garis, A. ponticaj A. Abûnlliium , Tanaceluni vidgare (de petites papilles), Sdfftia insignis (gros, ovale-arrondi.) Centaurea Oyanus, Xeranthemum anniiitm, X. inapertum, X. cylindricum. C. Ovoïde; trois sillons longitudinaux; épineux; dans l'eau, splière un peu déprimée ; trois bandes, sur lesquelles trois grosses papilles. Vernonie^. Vernonia prœaita^ Eihulia conyzoides, Corj'mbium nerposum, Lychnopliora villosissima. EuPATORiNE^. Eiipaloriuni purpiireum , E. ogeratoides ( petit courtes épines. ) TussiLAGiNE*. Tussilago Farfara, T. Petasiies. Senecione^. Cineraria marilima, Senecio nemorensis, S. hiera- cifolius, Cacalia suapeolens.' AsTERE*. AmeUus îycîinitis , Chrysocoma Linosyrisj Aster ab- breviatus, Kaulfussia amelloides, Erigeron purpureum. Inule^. Inula Jïelenium , Conyza thapsoides, C. squarrosa, Gna- phalium margaritaceum, Helichrysum lucidum. Akthemide*. Chrysanthemum viscosuni, Avhillea Eupatovium. Hélianthes. Helianthus annuus, Spilanthes oleracea,S. herbacea, Zinnia multijlora, Z. elegans, Rudbechia speciosa, R. pujpurea, Flaueria Contrayerva, Polymnia scabra Mart., Madia viscosUf 3i6 H. MOHL. — Sur le Pollen. sativa^ IÇauenburgia trineruata, Alcina perfoliata, Heliopsis pubesceiiSy SLlphium perfoliatum, Cosmus bipinnatusy Galinêo ^a trilohata, G. parpijlora, Siegesbeckia orientalis. Tagetine^. Tagetes erecta, Kleinia Porophyllum, Calendulace^. Calendula officinalis, Arctotide^. Arctotis rosea, A. repens. CarduacevE. Papilles assez grosses pour remplir presque entièrement les, bandes. Cnicus oleraceus, Cirsium caniim, Carduus maria- nus, Carthamus tinctorlus, Arctium Bardana. Çentaurace^. Centaurea muricata, Zoëgea leptaurea, Serratula quinquefoUa. LACTucEiE. Catananche cœrulea. a. Prisme triangulaire , arrondi aux extrémités, à faces latérales un peu rentrée , pourvue d'un pli, dans lequel se trouve une papille ; dans l'eau, se gonflant en un prisme triangulaire à faces latérales planes, avec un ombilic transversalement ovale sur chaque bande.| Echi- nops sphœrocephalus, E. lanuginosus. e. Grains polyédriques ( voy. page 233 ). Vernonia montevidensis , Crépis j'ubra, C. hispida, C. aspera, C. biennisy LCictuca satipa, Scolymus hispanicus, Cichorium Intybus, Lapsana communis , Scorzonera hispanica, Tragopogon canum, T. prtUense, Sonchus palustris, S. arpensis, Apargia hispida. 57. GOODENOVIE^. Ovoïde; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes avec trois papilles. Scœvola lœpigata, Goodenia opata, G.decujrens,I)ampiera ferruginea^ D. opalifolia, Cyphia bulbosa. 58. Stylidie^. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, ellipsoïde déprimé, à trois bandes; bandes ponctuées. Slylidium lineare. 59. LOBEJJACE^. Ellipsoïde'; trois plis ; dans l'eau , sphère à trois bandes. Lobelia splen-^ dens, L. syphilitica, L. longiflora. 60. CAMPANULACEiE. a. Sphérique, ponctué, couvert en partie de petites épines ; trois à cinq pores sur l'équateur. a. Trois pores. Campanula Médium, C. latijolia, C. Tracheliurrij C. ghmerata^ Trachelium cœruleum. H. MOHL. — Sur le Pollen. 3 1 7 J. Quatre pores. Campanula rotundlfoUa^ Pliyteuma UmonifoUum^ canescens. 7. Cinq pores. Campanula Spéculum. (Quatre pores quelquefois.) b. Ovoïde; dans l'eau, sphère aplatie avec trois bandes, sur celles-ci un ombilic. Canarina Campanula. 61. Vacciniez. Grains réunis par quatre en assemblage tétraédrique, cbacun à trois plis, sur lesquels est un petit ombilic; membrane externe finement ponctuée. Gaylussaccia virgata, G. retusa Marî., G.niiida, Faccinium uUginosum, 62. Erice^e. a. Ovoïde; trois sillons longitudinaux (sans papilles?) Blairia eri- coides. h. Ovoïde ; trois plis, dans cbacun desquels un petit ombilic. Clethra maderiensis, C alnifolia, C.arhorea, Menziesia Bruchenihalii^ Pyrola secunda. c. Comme dans lesVacciniées. Erica muUiJîoro^ E. herbacea, E .vulgaris, E.lubiflora, E, purpurea, E.ahietina, E. phy sodés, Andromeda remlula, A. salicifolia, A. longifoîia Mart., A. pulverulenta j A.calycidala., Gaullheria eriophjUa, G. odor a ta, Menziesia ci- liaris, M. cœrulea, M.polifolia, Rhododendron hirsutum, R.pon- ticum, R. punctatum, R. maximum, Ledum palustre j L. latifo- Hum, Kalmia angusUfolia, Pyrola rotundifolia, AtbutiisUnedo, A. Upa ursi, A. Andrachne, Rhodora canadensis, Salaxis abie- tina, S. spontanea , S. triflora. 63. EPACRTDE^. a. Comme dans lesVacciniées. Epacris palustris, E. grandlflora, E. rus- cifolia, E. m'icrophylla., Lysinema pungens , Lissanthe subalata^ b. Spbérique, trois pores sur l'équateur; membrane externe très finement ponctuée. Leucopogon microphyllus, L. appressus. c. Spbérique ; membrane externe ponctuée, garnie de grains isolés qui se détachent facilement. Styphelia glauceseens , S. triflora , S. tu~ bijlora. 64. SXYRACEiE. a. Plat, triangulaire ; de grosses papilles sur les angles. Symplocos panî- culata Wallich., Ciponima. b. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes. Halesia te^ iraptera. C Ovoïde; trois plis; dans Veau, un peu aplati, sphère à trois bandes 3i8 H. MOHL. — Sur le Pollen. avec dos papilles sur les bandes. S'yrax porterianum, S. iomento- sum , 5'. officinale , S. reticulatum. d. Ovoïde ; huit ou neuf plis ; dans l'eau , sphérique , un ombilic sur cha- que bande. Diclidanthera laurifoUa. 65. Ebenace^. Ovoïde; trois sillons qui suivent les arêtes émoussces du grain; dans l'eau, sphère à trois bandes avec trois petites papilles. Diospjros Ebenum, D. discolor Wall., D. vii-glnianuy Embryopteris lanceolata Roxb. ^^. Sapote^e. Ovoïde; trois sillons; une papille sur chaque bande. Mimusops Eîengi, Slderoxylon grandijlorum Wall. 67. Ardisiace^. Petit, ellipsoïde]; trois sillons ; dans l'eau, sphère à trois bandes. Ardisia pyramidalis, Samolus Valerandi, Salvadora persica, Myrsine varia" bilis, M. nitida. 68. Primulace^. a. Ellipsoïde; trois p'is; dans l'eau, sphère à trois bandes. Lysimachia nummularia, L. vulgaris , Primuia elatior , P. Auricula, P. si- nensis. Cyclamen hedercefolium,, HoLtonia palusûris. 69. Lentjbularie^. Ellipsoïde aplati; sept courts sillons longitudînaux ; des bandes étroites., sur chacune un ombilic arrondi ; membrane externe ponctuée. Plnguicula alplna. 70. SCROPHULARIJVE^. a. Ellipsoïde ; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes. Verhascum Tha- psus , Antirrliinurti majuSj A. lÂnaria, A. triphyllum, Scoparia dulcïSyGerardia purpureaj Pedicularisflammea, Buddieja conna- ta, Scrophularia nodosa, S. aquatica, DlglLalis purpurea^ D.Scep- trum, Celsia Arciurus, C.orienlalis, Gratiola ojjîcinalis , Linden- hergla urticœfolia,Russelia muUiflora,Chelone bar bâta, C. glabra* C.eleganSf Calceolaria pinnatay Collinsonia grandijlora, Veronica longifolia , V. virginica, Manulea alternifolia ■, M. tomentosa, Pentstemon campanidatum. b. Des papilles sur les trois bandes. Buddieja madagascariensis. H. MOHL. — Sur le Pollen. Sjq c. Membrane externe formée de petites cellules ; point de papilles. Ta- nœcium pinnatiim. d. Membrane externe à plis roulés en spirale. Mimulus luteus, M. mos- chatus. 71. ÛROBAPfCHEiE. Ovoïde; trois plis. Phelipœa lutea, 72. GESNERIACEiE. a. Ellipsoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes. Gloxiniafor- mosuj G. Schottii, Gesnera bulbosa, G. Sceptrum. b. Des papilles sur les bandes. Beslerla umbrosa. 73. Sésames, Arrondi; dix à douze plis. Sesamum orientale. 74. Myoporine^. Ellipsoïde; trois sillons; dans l'eau, sphère à trois bandes. Myoporunt tenuifolium. 75. Selagine^. a. Ellipsoïde; trois sillons longitudinaux; dans l'eau, sphère à trois bandes. Hebenstreitia dentata. h. Sur les trois bandes un ombilic transversalement elliptique. Selago diffusa j S. rapunculoides. 76. VERBENACEiE. a. Arrondi, avec trois angles tronqués, sur lesquels est un ombiUc. Lantana aculeata j Verbena hastata, V. aubletia. h. Ovoïde ; trois sillons longitudinaux; dans l'eau, sphère à trois bandes. Vitex Agnus castus, V. Negundo^ V. lanuginosus, Volkameria aculeaiaj Tectona grandis j Nuxia verticillata. c. Sphérique; trois sillons superficiels; dans l'eau, sphère à trois bandes ponctuées, étroites. Clerodendrum tomentosum, d. Sphérique j divisé en faces à la manière d'un cube par des bandes linéaires. Clerodendrum paniculatum . 77. Labiat^. a. Ellipsoïde; trois sillons longitudinaux; dans l'eau, ovoïde ou sphé- rique, trois bandes. Galeopsis Tetrahit^ Lamium album j Scutel- lariascordifolia^S. hastifolia, Euphrasia officinalis^ Stachys syl^ 320 [h. mohl. — Sur le Pollen. [vatica , S. germanica, Phlomis Nissolii, P. microphylla, P. frw ticosa , P. Leonurus, Teucrium scordium, T. montanum j T. Jifrcanicum , Leonurus Cardiaca, L. nepalensis, Marruhium hispunicum^ Ajuga pyramidalls. h. Ellipsoïde; trois sillons longitudinaux; dans l'eau ovoïde, Landes granuleuses dans leur milieu, unies sur leurs côtés. Teucrium ChamœdiySf T. lanuginosum. c. Quatre plis longitudinaux. Sideritis scordloides. d. Six plis longitudinaux. Monarda clinopodia , Dracocepîialum canescens, Teucrium Laxmanni, Thymus Serpyllum, T. Acynos , T.graiidiJloruSj Salpia glutinosa, S.splendensj Satureia rupestris, Hyssopus officinalisy Origanum çulgare, Melissa Calamintha , Clinopodium vulgare , Lauandula Spica, Mentha crispa j Nepeta violacea,, Molanthus suaveclens y Lycopus europœusj Prunella grand ijlora. 78. ACANTHACE^. a. Sphérique; membrane externe formée de grandes cellules. iZz^eZ/ia formosa, R. strepens. h. Sphérique; membrane externe granuleuse , avec des sillons qui s'en- roulent autour du grain en suivant des courbes irrégulières. Tliun- hergia fragrans , T. alata. c. Ellipsoïdo-cyliodrique ; trois bandes linéaires. Acanthus mollis , A. spitiosissimas j Blepharis capensis. d. Ellipsoïde ; trois bandes avec des papilles, Justicia Gendarussa. e. Ellipsoïde ; trois bandes , sur cliacune une petite papille et deux bandes ponctuées qui bordent de cbaque côté la bande principale. Justicia capensis ) J.purpurea (deux bandes seulement;, Hy poésies verticillaris. 75. BlGNONIACEiE. a. Sphérique; membrane externe avec beaucoup de pores, celluleuse, les cellules pourvues de fibres sur leurs parois latérales. Cobœa scandens b. Ellipsoïde; trois sillons. a. Membrane externe ponctuée. Tecoma, australis, Bignonia ca- pensis. g. Membrane externe celluleuse. Bignonia venusta. 80. POLEMONIACEJE. a. Sphérique; membrane externe ponctuée, avec beaucoup de pores. Polemonium cœruleum, CoUomia pinnaiifida ( environ douze porcs}. H. MOHL. — Sur le Pollen. Zi i b. Sj)licrique; membrane externe cclliileuse. Phlox undalata. c. Ellipsoïde aplati; sur l'équateur neuf (plus rarement huit) pores. CoUomia Une a ris, 81. CONVOLVULACE^. a. Sphérique ; Leaucoup de pores fermés par des opercules, et placés dans de petits enfoncemens j membrane externe ponctuée. Convoi" valus sepium. b. Sphérique; beaucoup de pores; membrane externe épineuse. Ipomœa purpurea j /. Schiedoana Zucc. c. £lli|JMÏde; trois sillons ; dans J'eau, ellipsoïde déprimé avec trois ban- des ponctuées. Cressa cretica, Convolvulus arpznsis, C, Cantabrica, C. microphylliis , C. Cneorum . C. Dorycnium. 82. SOLANE^. a. Ellipsoïde; trois plis longitudinaux; dans l'eau ,1111 ellipsoïde ordi- nairement aplati, avec des papilles sur les bandes. Solanum tubero- siim, S. Lycopersicum, S. Fontanesianum, Pelitnia nyctaginijlora, Nicotiana Tabacum^ Hyosciamus canariensisj IL niger, Soùanum. nigrunij S. stellaium _, Nicandra physulodes , Capsicum amiuumy Cesîrum dlurnum, Lycium boerrliaviœfolium , L. afrum, L. bar- barum , Pliysalis puhescens. b. Ellipsoïde aplati, avec trois papilles placées dans les plis, et qui s'agrandissent dans l'eau. Datura Tatida , Atropa Belladona, 83. BORAGINE^. Incolore, non visqueux, transparent, brillant, ovoïde ^ se contractant promptement par le dessèchement, pourvu de plis longitudinaux; dans Teau se gonflant en un ovale pourvu de bandes et d'ombilics. a. Trois sillons longitudinaux; dans l'eau , trois bandes avec des ombilics'. Onosma echioides_,Echiiini ftiUicosam, E . orientale {ces grains sont plus pointus à une extrémité qu'à l'autre et par conséquent en forme de pyramide tronquée), Ehretia lœvis, Cardia deniaia, C. Myxa_, Lycopsis arpensis, P ulmonaria mollis. b. Trois plis; dans l'eau, trois papilles sur les bandes. Lycopsis MUleri, Echium i-'ulgare. c. Prismatique; quatre plis sur les arêtes latérales; dans l'eau, ovoïde, quatre ombilics sur les bandes. Anchusa capeufiis^ A, ochroleuca y A. ilaliva, A. undulaLa ^ A . officinalis , Noneu alba. d. Six plis; dans leau, six bandes. Heliolnpium parviJLorum. e. Six plis ; dans l'eau, six bandes, dont trois sont pourvues de paj_)illes. Tournefortia argentea. ÏII, BoTAW, — ~ 3inn. as ^12 H. MOHL. — Sur le Pollen, f Dix à douze bandes; dans l'eau, un nombre égal de papilles. Borago cfficinalis, Symphyta^n officinale. N. B. Les Myosotis '~ scorpioides _, Cynoglossum pictum, C. Unifo- lium , C. omphalodes j Cerinthe minor j lAthospermum arvensCf L.piirpureo-cœndeum , L. officinale se refusent par la petitesse des grains de leur pollen à toute observation précise- 8/|. GENTIA]>fE^. a. Ellipsoïde; trois plis; dans l'eau, splière à trois bandes. Swertia perennis, Menyanthes trifoliata. h. Quatre plis. HoLcstonia coccinea. c. Ellipsoïde triangulaire, aplati, avec des papilles sur les angles. Spigelia marylandica. d. Ellipsoïde ; trois plis ; dans l'eau , spîière à trois bandes avec des papilles sur les bandes. Gentiana asclepiadeuj G. amarella, Chi- ronia Ceniaurium, C haccifera , C.frutescens. 85. ASCLEPIADEJE. a. Grains irrégulièrement polyédriques, formés par la membrane in- terne seulement, contenus dans des sacs ctWwXQnx.Cjnanchum acu- tum-) C. erectunij A&clepias Vinceioxicum, A. incarnata, Eustegia hastata ^ Gonolobus fruticosus , Microloma lineare. b. Grains réunis quatre à quatre , situés sur le même plan; membrane externe granuleuse. Periploca grœca. 86. Apocyne^. a. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphérique avec trois Landes étroites.' Cerhera laurifolia, h. Ellipsoïde ou sphérique; trois plis; dans l'eau, sphérique avec trois ])andes et trois papilles. Vinca rosea , Plumerla phagedenica. La dernière offre eûlre les bandes une indication de trois bandes im- parfaites. c. Ovoïde; six plis ; dans l'eau, sphère aplatie avec six bandes , dont trois ont des papilles. Vinca herbacea. d. Ovoïde ou sphérique ; quatre à cinq plis avec des papilles. Taber- nœmontana tinctoria (des ombilics très larges), Aspidosperma ma- crocarpum Mart., A. refractum {A^si ombilics petits, ronds), Camaa speciosa (des bandes très courtes). e. Quatre papilles sur l'cquateur. Echites esculenta. f. En forme de baril; une grosse papille à chaque extrémité. Alyxla aromaiica. g. Grains réunis quatre à quatre , situés sur le même plan, sans pores ni plis. Apocyaum venelum. I H. MOHL. — Sur le Pollen, SaS 87. L0GANIE.E. a. Ovoïde ; trois plis; dans l'eau , sphérique ^ trois bandes avec des pa- pilles. Logania floribunda. h. Sphérique , ayec beaucoup de gros grains saillans. Goertnera pani- dilata Boj. c. Spbérique, avec environ douze pores. Gœrtnera racemosa Roxb. 88. POTALIACE^. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes avec trois papilles. Fagrœa fragrans Wall. 89. RUBIACE^. o. Sphérique; membrane externe ponctuée, sans pores. Psychotria pubescens. b. Ovoïde; trois plis ; dans l'eau, sphérique avec trois bandes étroites. Rondeletia hirsuta, R. tomentosa, Danais sulcata, Fernelia obo- vataj Spermadictyon azitreum , Ixora albuy I. rosea^ Duhamelia sphœrocarpa, c. Plus de trois plis; pas de pores. Ricbia tinctorum fslx ou sept plis), Crucianella maritima |( huit ou neuf plis), Galiiim Mollugo , Spermacoce verticillata (huit), Asperula laurica (huit ou neuf), Sherardia arçensis (neuf ou dix), Crucianella latifolia (douze ou treize plis). d» Ellipsoïde; trois plis; dans l'eau, sphérique, trois bandes et trois ombilics. Cephalanthus afr'icanuSf Phyllis Nobla, Nonateliûk trifloraj Coutarea speciosa, Mussœnda frondosa (quatre plis), Webera pubescens Boj., Ixora lanceolata Boj. \ e. Prismatique; neuf plis; dans l'eau, sphérique avec neuf bandes sans papilles. Crusea strigosa. f. Sphère un peu aplatie ; un ombilic sur les trois angles qui font saillie. Pamtta...., Mussœnda lanceolata. go. Caprifoliace^. a. Ellipsoïde aplati ; une papille sur les trois angles qui font une légère saillie. Symphoricarpos racemosus _, S. çulgaris. b. Ellipsoïde aplati ; sur les angles de courts plis , sous lesquels se trou- vent de gros ombilics transversalement ovales , qui développent dans l'eau de grosses papilles. Lonicera tatarica, L. alpigena, L. Ca- prifoUum, L, sempervirens^ Linnœa àorealis {sàus papilles?). 3^4 H. MOHL. — Sur le Pollen. 91. VlBBRNEiE. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, splière à trois bandes avec trois papilles. Vihurnum Opulus , V. Lantana (sans papilles?), Sambucus nigfa, S. ra- cemosa. 92. JAsaimE^. Ovoïde; trois plis dans l'eau, sphère à trois bandes; membrane externe celluleuse, unie sur les bandes. Jasminum odoratissimum, J.fruticans t J. officinale , J. azoricum, 93. OlEINEvE. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère avec trois bandes étroites. a. Membrane externe ponctuée. Olea mauritiana, O. verrucosa, Phil- lyrea média j P. angustifolia. b. Membrane externe finement celluleuse. Syringa vulgaris, Ligus' trum vulgare. 94- LORAIVTHE^. a. Sphérique dans l'état frais, ovoïde par le dessèchement; trois plis ^ longitudinaux; de petites épines; (dans l'eau , sphérique, avec trois bandes très courtes, semblables à des pores. Viscum album. b. Ellipsoïde; trois plis; dans Teau, sphérique, avec trois bandes \ étroites. F'iscum. anceps Mart. c. Ellipsoïde aplati avec trois sillons superficiels sur les angles, les côtes légèrement convexes. Loranthus robustus , L. nitens. d. Ellipsoïde aplati , triangulaire sur l'équateur , côtés un peu rentrés ; des plis sur les angles. Loranlhus polyanthos, L. elegans. e. Côtés rentrés si fortement que le grain paraît sous la forme de trois ailes plates, sur les arêtes desquelles sont les sillons. Loranthus bicolor, L. falcifrons , L.cinctiis, L. païens,, L. crassifolius. 95. Omeellifer^. Presque cylindrique avec les extrémités arrondies; trois sillons; dans l'eau, ovoïde avec trois bandes étroites et trois papilles ; membrane externe très finement granuleuse. Heracleum Sphondylium , Eryngium ame- ihystinum , Astranlia caucaaica , Angelica syly'estrisj uinethupz pi' peritum, Bupleuruni rotiindifolium . 96. AR/VLIACE^. Ovoïde ; trois plis; dans l'eau, sphérique, avec trois bandes. a. Sans papilles sur les bandes. Adoxa Moschatellina , Panax arbo" reus ? b. Avec des papilles. Panax vinosuSjP. macrocarpusj P. parviflorus Zucc. ïi. MOHL. — Sur le Pollen. 3a 5 97. Hederace^-. a. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, ovoïde; trois bandes étroites; mem- Lrane externe finement ponctuée. Cornus alba, C. sanguinea, h. Sphérique; trois bandes étroites , sur celles-ci des ombilics transver- salement ovales; membrane externe à gros points, Hedera Hélix - 98. Hamamelide^. Ovoïde; trois sillons; dans l'eau, sphère à trois bandes. Hamamelia virginica. 99. Berberideje. Ellipsoïde; trois sillons; dans l'eau, spbère à trois bandes. Epimedium alpinum, Leontice Leontepetalum. 100. Menisperme^. Petit, ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphérique, trois bandes étroites. Cis- sampelos mauritiana , C. orbiculata, Meràspermum canadense. 101. Myristice^. Ellipsoïde; un pli longitudinal; dans l'eau, ovoïde, avec une bande ponctuée. Myristica sebifera, M. cerifera, lOa. ANNONACEiE. Petit, sphérique, avec une papille transparente , conique. Annona... Deux espèces du Brésil. io3. MaGNOLIACEvE. a. Ovoïde; un sillon longitudinal; dans l'eau, sphcre avec une bande. Liriodendron Talipifera. h. Grains réunis qiiatrc à quatre en assemblage tétraédrique ; dans le milieu de la partie libre de chaque grain, une petite papille entourée d'un halo étroit. Drimys fVinteri,] 104. DlLLENIACE^. Ovoïde; trois sillons; dans l'eau, sphère aplatie à trois bandes. a. Bandes unies. Hibbertia saligna , H. canescens. h. Bandes'ponctuées. Pleurandra Tumana, P. Camphorosma , P. riparla. c. Des papilles sur les bandes. Delima,.., du Brésil, Curatella...j 2Te- tracera 100. POEONIACE^. Ovoïde; trois plis ; dans l'eau , sphérique avec trois bandes étroites. Pœ- onia tenuifolia , P. officinalls. 326 11. MOHi. -— Sur le Pollen, To6. RÀTTUîîCULACEiE. a. Sphérique, à gros points, sans pores ni plis. Ranuncuîus arçensisl h. Sphérique, avec beaucoup de pores. Ranuncuîus lahuginosus, Thalictruni angustifolium. c. Ellipsoïde ou arrondi; trois plis, dans l'eau sphérique avec trois Lan- des étroites. Clematis erecta , C. angustlfolia j Delpliinium, Staphjsagria, Adonis œstivalisj TrolUus europœus , Airagene alpina, Caltha palusiris , Helleborus fœtidus. cl. Bandes ponctuées, le reste comme c. Aconitum Lycoclonunij Ni- gella orientalis,N.!iativa,N. damascenaj Garldella Nigellastrum, Clematis Viiicella, Ficaria ranunculoides , Anémone nemorosa j A. sylvestris. A, pulsatilla, Delpliinium Consolida, D. Ajacisy Helleborus niger , Ranuncuîus acris , R. bulbosus. Anémone ranunculoides (dans les trois dernières, les bandes sont peu dis- tinctes à cause de leur forte ponctuation), 107. POLYGÀLEJE. Sphérique, en forme de baril ou cylindrique, avec un assez grand nombre de plis longitudinaux ; dans l'eau , sphérique avec àes bandes étroites qui contiennent un ombilic. Comesperma compactum (douze bandcs)j Mundia spinosa (douze ou treize), Monnina xalapensis (quinze), Polygala Chamœbuxus (seize), P. myrtifolia{y\n^\-àcviX, aussi vingt-et-une,ou vingt-trois). 108. Resedaces:. Ellipsoïde ; trois plis ; dans l'eau, ovoïde , trois bandes. Reseda lulea , R. odoratissima. 109. FUMARIACE^. Spbérique , visqueux, opaque. a. Avec six ou douze papilles régulièrement disposées. Corydalis ca» preolata, Fumaria officinalis, F. alexandrina, b. Avec trois bandes étroites. Fumaria nobilis. c. Divisé par des bandes étroites à la manière d'un c*hbe, d'un prisme trian- gulaire ou d'un tétraèdre. Corydalis lutea, C.sempervirens. d. Divisé à la manière d'un dodécaèdre pentagonal. Fumaria spicata, 110. Papaveraceje. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes. a. Bandes étroites. Papaver Rhceas , P. orientale , Chelidonium majus. b. Bandes ponctuées. Glaucium luleum. H. MOHt» -=■ Sur le Pollen, 327 TïT. Cruciferjs. Ovoïde, opaque; trois plis,' a. Membrane externe celluleuse. a. Sans plis. Cheiranthus tricuspidatus , C. incanus. P. Des bandes ceMnleiises. Iberis umbellata j I. semperpirens , Chei-' ranlluis annuus. -j'. Des bandes unies. Cardamine pratensis ^ Sinapis arpensis , Ra- phanus Haphanistrum. h. Membrane externe ponctuée. Blscutella auricuîata, Alysswn ros- tratunij A. incanuiii, A.saxalilejA.monianuni, Arabis alpina , Iberis odorata , Slsymbrium acutanguluvi, 'Thlaspi perfoliatum, T. arvensa y Hesperis vialronalis j Myagrum panicidatum , Co- cJilearia pfficinalis, Peltarla aUiaceCi,Brassica oleracea, Crambe cordifoliaj Raphantis satiuus. 112. Capparide^. Ellipsoïde ; trois plis; dans l'eau^ splière à trois bandes. a. Avec des papilles sur les bandes. Capparis œgyptiaca , C. cynopJiaU lophora , C. tomentosa , C. spinosUj C. cafra, Cleome gigantea, h. Sans papilles. Cleome ■piolacea , Cratccua excelsa. 11 3. Samyde^. Ovoïde arrondi, quatre plis courts; dans l'eau , spbérique avec quatre courtes bandes, sur ces bandes des papilles. Samyda villosa. 114. HOMALINE^. Ovoïde arrondi; quatre ou cinq plis. Blackwellia spiralis. 11 5. Papayace^. Ovoïde; trois plis ; dans l'eau, spbère à trois bandes avec des papilles. Carica Papaya , C. triloba Mart. 116. Passiflores. a. Ellipsoïde, ventru au milieu; six sillons longitudinaux; dans ceux-ci un 0[)ercule elliptique; membrane externe granuleuse; dans l'eau, spncre à six bandes. Pasûflora angustlfolla , P. perfoUata , P. triangularis Mart., P. pendulijlora. h. Sphérique; membrane externe celluleuse; point de plis; trois oper- cules très grands. Passijlora racemosa ^ P. varlegata Mart. , P. alata, P. cœrulea. c. De même, mais quatre opercules. Passijlora hennesina. 3a8 H. aïOHi. — Sur le Pollen. 11']. TURNERA-CE/E. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à trois Landes avec trois papilles ; membrane externe finement celluleuse, Tamara ulmifolia. I 1 8. LOASE^. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, trois bandes j ovoïde ou spbérique. Blu- menhachia insigiiis ^ Loasa hiyonicefolia y Gronovia scandens. 119. CUCURBITACE^. a. Sphère déprimée; trois bandes; sur chacune une papille. Cucurbita lagenariaj Bryonia alba , B. dioica , Melothriafœtida. b. Sphère déprimée avec trois papilles entourées d'un halo. Cucumîs saiivn. c. Grains réunis par quatre en assemblage tétraédrique , chaque grain ayant trois (plis , et sur ces plis des papilles ; membrane externe très finement celluleuse. Cucumis Colocynlhis. d. Sphérique, couvert de courtes épines; huit à douze grands pores ronds fermés par des opercules, par lesquels , dans l'eau, la mem- brane interne sort sous forme de vésicules en soulevant les oper- cules. Cucurbita Pepo. 120. GrOSSULARIEtE. Sphérique, finement ponctué; huit à dix pores irrégulièrement épars. Bibes nigrurrij B.rubruiUj B. Grossularia. 121. NOPALE^. a. Sphérique ^ couvert de petites épines , ponctué ; trois bandes Xxh étroites. Cactus fia gelliforirds , Melocaclus b. Sphérique, douze à dix-huit gros ombilics irréguliers , enfoncés, plus finement ponctués que le reste de la membrane. Cacf «s Opuntia. 122. FLACOURTIANEyE. Ovoïde j petit; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes avec des pa- pilles sur les bandes. Kiggellaria africanaj Hacourtia Bamonichis F. cataphracta (sans papilles ?). 123. Mârcgravie-ï:. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphérique avec trois bandes étroites et trois ombilics transversalem;nt ovales. Buyschia bahiensis Mart. 124. BixinetE. Cvoïlo ou sphérique; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes avec trois papilles. Echinocarpus umbeUaUis Êoj.j Prockia serraûa. H. MOHL, -^ Sur le Pollen. Sag ia5. ClSTINE-E. Ellipsoïde; trois sillons ; dans l'eau, ovoïde ou spliérique, avec trois papilles. Helianthemum vulgare , H. grandifLorum j Cistus creticus, 126. VlOLARIE^. a. Ellipsoïde ; trois sillons ; dans l'eau , sphère déprimée avec trois bandes sans papilles. F'iola biflora j V. odorata. h. Sphère aplatie, à trois angles ^ des plis longitudinaux sur les angles, sur CCS plis des papilles. Noisettia longifolia, Corynostylis Hyban- thus Mart. , Ahodeia physiphora. c. Prismes quadrangulaires ou pentagoraux, avec des plis sur les arêtes, transparens;dans l'eau ellipsoïde aplati, avec quatre ou cinq bandes, sur lesquelles sont de grosses papilles. Viola arvensis^ V. tricolor, 117. Droserace^. Spbcrique ; membrane externe divisée en quatre compartimcns arrondis, dont les lignes de séparation sont rentrées, en sorte que le grain paraît composé de quatre grains. Drosera rolundlfolia, 128. TAMARlSCINE-aS. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère aplatie à trois bandes avec trois papilles. Parnassia palustris, Nitraria Schoberi. 12g. Frank-eniaceje. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes. Frankenia hirsuta, F. hispida. 130. lÏYPERICliyE^. a. Ellipsoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à XïOishanàQS. Hypericum perforatum. Fis/nia bactifera , F. giiianensis , F. micranlha b. Ellipsoïde; membrane externe formée de deux bandes pointues aux deux extrémités, et qui se croisent. Hypericum perforatum, H. quadrangulare. c. Les plis repondant aux arêtes d'un tétraèdre. Hypericum perforatum. d. OvoïJe; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandits avec Uoii papilles. Hypericum hircinum j Harongana paniculata. ' 131. GaR( JNIEjîE. a. Sphère aplatie avec trois plis très courts semblables à des porcs. Clusia insignis. b. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes avec des papilles dans les plis. Calophyllum Inophyllum, Menandra gemmijlora Mart. c. Sphérique , avec quatre plis assez courts , et quatre ombilics transver- salement elliptiques. Platonia insignis Mart. 33o H. MOHL. «« Sur le Pollen, \Zi. Chenopodie^. a. Cubique , à arêtes éraoussées, dausle milieu de chaque face une partie non granuleuse, semblaLle à un pore. Basella alha. ' h. Sphérique; mcmbane externe finement ponctuée, pourvue d'environ trente pores. Biilum capitatum, Salsola scoparia, S. Kali^ Cheno- podiuTïi Botrysj C.ambrosioides, C. Bonus Henricus, C glaucunij Salicornia fruticosuj Suœda salsa, Beta trigyna, B. maritima. i33. Amaranthace^. a. Forme d'un dodécaèdre pentoganal; sur chaque face un porc. Bucholzia maritima j Alternanthera Achyrantha. h. Sphérique; environ trente pores. Amaranthus caudatas j A.pani- culatus j Càaniissoa acuminata (^environ vingt pores). i34. Phytolacce.e. a. Transparent, sphérique, divisé par des bandes linéaires à la manière d'un dodécaèdre pentagonal. Ripina brasiliensis , R. humilis. b. Ovoïde ou sphérique j trois sillons; dans l'eau, sphère avec trois bandes étroites. Phy tolacca abyssinica, P. scandens. l35. SCLERANTHE^. a. Sphérique, avec douze pores situés dans des enfonceraens, et répon- dant aux faces d'un dodécaèdre pentagonal. Scleranthus biennis. b. Sphérique , environ vingt pores. Scleranthus annuus. i56. Paronychie^. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes. Spergula arçensis. Le Corrigiola littoralis a un pollen très petit , qui paraît être de la forme d'un prisme triangulaire. iSy. PORTULACE^. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphérique avec trois bandes qui sont gra- nuleuses au milieu. Claytonia perfoUaia , C, acutifolia. i38. Alsine^. Sphérique; beaucoup de pores. 6^eZ/rt?7a Holostea{c.m\xow douze pores), Alsine média, Arenaria serpyllifolia ( environ vingt pores). 139. Silènes. Sphérique; membrane externe ponctuée , beaucoup de pores situés dans des eufoncemens, fermés sur les grains plus gros par des opercules. a. Six pores sur l'équateur, trois sur chaque hémisphère. Gyp^ophila Stevenii. h. Pores irrégulièrement distribués. Drypis spinosa (quinze à vingt po- H. mohlI ^ Sur le Pollen: 33 1 res). Il y a environ douze pores dans les Lychnis chalcedonica, L.dioica, Silène dichotoma, S» pespej tina , Saponaria ojjicinalis, S. Vaccaria^ Dianthus carthusianorum. lf\0. FlCOIDr^. A gros points; ovoïde; trois sillons longitudinaux; dans Veau, sptérique, trois bandes très étroites. Mesembry anthemum aureum.\ i4i. CrASSULA-CE^. Ellipsoïde ; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes. a. Avec des papilles sur les bandes. Sedum /lispanîcum , S.spurium^ S. populifolium'f S. acre ,Septas capensis, Rochea versicolor. h. Sans papilles ? Sedum reflexum , Cotylédon jasmlniflora, ii\Q.. Saxifrage/î;. Ellipsoïde; trois plis; dans l'eau, splière à trois bandes. a. Avec des papilles sur les bandes. Saxifraga crassifolia. b. Sans papilles. Heuchera americana, Saxifraga Cotylédon, 143. CUNONIACE^. a. Petit, ellipsoïde; trois plis; dans l'eau, ovoïde, trois bandes. Hy' drangea radiata , Hortensia speciosa , Bauera ruhioides. b. Avec des papilles sur les bandes. Weinmannia dioica. c. Ovoïde, un côté plus convexe; une petite papille à chaque pôle. Ilea virginica. il\l[. Halorage^. Sphérique; sur l'équateur , quatre petits pores entourés d'un halo.iJfy- riophylliim perticillatum, 145. Lythrarïe^. a. Presque sphérique , avec trois lignes un peu saillantes qui se réunis- sent aux pôles; sur chacun des trois corapartimens formés par les li- gnes saillantes, un pore entouré d'un halo. Lagerstrœmia indica. b. Ellipsoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes. Heimia sali-' cifolia. c. Ellipsoïde déprimé avec trois plis et trois papilles, se gonflant dans l'eau sans changer de forme. Cuphea lanceolata. d. Ovoïde; trois plis avec des papilles. a. Plis très courts. Friedlandia hirtella Schl. etCham.; F.Myrsinites Mart. 6. Plis plus longs. Lawsonia inermis. e. Ellipsoïde; six plis; dans l'eau, six bandes, sur trois desquelles une papille. Lythrum Salicaria , L. thymifolium. 33:î h, mohl. — Sur le Pollen. f. ElllpsoKÎe à l'état sec; dans l'eau, spKérique, triangulaire , à angles tronqués sur l'équateur, trois plis avec papilles sur les angles, deux plis sans papilles sur chaque face. Ammanrda sanguinea. i46. Obtagrarie^. Aplati, triangulaire^ a\'cc des papilles sur les angles; transparent ou opaque; membrane externe ponctuée, unie sur les papilles. a. Papilles petites. Lopezia coronata , Fuchsia coccinea. b. Papilles grosses. Clarckia pulchella, Circœa lutetianuy GEnothera hiennis, OE.corymbosa. c. Grains lâchement unis quatre à quatre; papilles grosses. Epilobium montaniim., E. hirsutum. d. Grains réunis par quatre, chacun présentant trois ombilics ronds./«s- sieua erecta. e. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes. Philadelphus co- ronai'iuSf P. grandiftorus. 147. VOCHYSIE^. a. Sphères aplaties, à trois angles^ de petites papilles sur les angles; Vocliysia ferrugin ea. b. Sphérique , triangulaire à l'équateur, sur les angles de très courts plis, sur ceux-ci des papilles. Qualea ecalcnrata. c. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes avec des papilles. Fochysia pyramidalis , Amplùlochia qualeoides , Callisthene minor. 148. COMBRETACEJE. a. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes avec des papilles. Qulsrjualis indica^ Con'bretum parvijlorum (sans papilles?), PoU'rea coccinea, Terminulia tomeniosa. b. Ovoïde; six plis; dans l'eau, sphère à six bandes, sur trois desquelles une papille. Combretum des Indes orientales, C. pulchellum Mait. , Schousbœa coccinea, Terminalia fcigifolia Mart. 149. Granate-s:. Ovoïde, approchant de la sphère; trois plis avec des papilles. Punica Granatum. 150. C.*LYCANT ET-, Ovoïde; trois sillons; dans l'eau, ellipsoïde avec trois bandes , oraprin.é d'avant en arrière et de haut en bas. CaLycanthus lœpigatus, Cfioridus. i5l. Melastomace^. Ellipsoïde av c tiois arêtes émoussécs et six phs; dans l'eau ovale ou sphère à six bandes ^ sur trois desquelles une papille. Rhexia subtriplici- H. MOHL. — Sur le Pollen, 333 neruia, R. cordigeraMart. , Chœtogaslra alpestrisMnit., C. ^grostemma, Làsiandra alocefolia Mail, L. Fontanesiif Marcetiat axifolia Dec, M. excoriata. l52. Myrtace^e. a. Déprimé, triangulaire, les côtés souvent un peu rentrés, trois plis très légers, qui suivent les angles et se réunissent aux pôles sur une pièce triangulaire ; dans l'eau se rap[)rochant plus ou moins de la forme sphérique, produisant de petites papilles sur les angles. Grains petits, transparens, non visqueux. Melaleuca hypericijolia ^ Eugenia aus- tralis i E . aromatica , E. speciosa, E. acuminata, Metrosideros lanceolata, M . rugulosa, M . pungens, Myrius commwiis , M. Pi" menla, Catyplranlhes guineensis, E. luclda Mart. , Caiythrix gla- bra, Eucalyplus eiigenicides, C, piperita , Leptospermum myrtljo- lium^ Myrcia Linkiana Dec, Psidium rufum, Syzygium tere- binthaceicm Boj. b. Même forme que a. , bandfes à peine visibles , Psidium Araça Raddi, P. hians , Eugenia rosea , E. Pohliana. c. Forme comme a. , point de bandes, de petites papilles sur les angles Myrcia myoporina Dec, M. hracteatu Dec, M. Heyneana Dec. d. Ovoïde; trois plis longitudinaux; dans l'eau, sphère à ti'ois bandes. Gustavia brasiliana, Lecylhis cdbijlora Dec.^ L.pedicellaris Dec, L. ovalifoUa Dec. i53. Camelliace^e. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes avec trois petites papilles. Thea viridis. i54. Ternstroemiace^. Ovoïde ; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes avec trois papilles. Ternstrœmia du Brésil, Visnea Mocanera, Caraipa glabrala Mart., C. paniculata. l55. TlLlACE^. a. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, ovoïde ou sphérique, trois bandes, sur chacune uue papille. «. Membrane externe ponctuée. E'/ceoca/'/jMS speciosuSy Sloaneapa- ranensis , Triuinfetta glandulosa , Lilhea paniculata , Corchorus tomentosus , Sparmannia africana. j5. Membrane externe finement ceiluleuse. Grewia lanceolaîa, G. hetU" lœfolia, G- ulmifolia , G. asiatica, G. occidentalis. b. Ellipsoïde aplati, un peu triangulaire; sur chaque face UQ petit pore avec un grand halo. Tilia parpifolia. 334 H. MOHL. — Sur le Pollen. i56. Sterculiace^. Ovoïde ; trois courts plis ; dans l'eau , sphère à trois bandes avec des pa- pilles. Sterculia du Brésil^ S- plalanifolia. iSy. BUTTNERIACE^. a. Ovoïde; trois plis ; dans l^eau, ovoïde ou spliérique^ trois bandes avec des papilles. 2lieohroma Cacao-, Lasiopetalum dasyphyllurriy Guazuma ulmifoUa. b. Prime triangulaire, sur cliaque face latérale duquel est une papille ovale placée en long; dans l'eau sphère avec trois papilles. Buttne" ria heterophylla. c. Plat, triangulaire; sur les angles de petites papilles entourées d'un halo. Kleinhovia Hosplta. i58. Herma]Vnia.ce^. Ovoïde ou sphérique ; trois courts plis avec des ombilics. Hermannia althœifoUa j H. scabra ( quatre bandes) , JValteria indicaj Melochia to- menlosa' l5g, DOMBEYACE^. a. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère avec trois bandes ponctuées. Z?m- gonia Mystax. h. Sphérique, couvert de courtes épines; sur l'équateur trois papilles en- tourées d'un étroit halo. Domheya spectabilis , D. e II ip tica Bo].., D. acatangula, Astrapœa Wallichïi, Fierospermum suberifplium _, Pentapetes phœnicea, Hilsenbergia cannablna Boj. 160. Malvace^. Sphérique, épineux; des pores ronds irrégulièrement épars; membrane externe ponctuée. a. Épines longues, en petit nombre; pores grands, en petit nombre. Hibiscus Trionum-) H. Syriacus. b. Epines et pores petits, en grand nombre. Malva rotundifoUa , Al- ihœa taurinensistA. cannabina., Napœa lœuis, Kitaibelia vitifolia, Lavatera trimestris, Gossypium latifolium, G, TiirsutuiUf .Sida nudijloray S. althceifolia. 161. BoMBACEiE. a. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes; membrane externe très transparente. TVittelsbacliia insignis. b. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphère déprimée avec trois papilles. Bombax Gossj'pium. C. Gros j plat^ trois angles tronqués ; côtés rentrés ; membrane externe H. MOHL. — Sur le Pollen. 335 celluleuse ; sur chaque côté un pore ovale. Carolinea armillaris > Ochroma Lagopus. d. Forme comme c. Sur chaque angle une papille; membrane externe unie sur les papilles. Carolinea camprestris, C. longijlora, Erioden- dron Samauma. e. Forme comme c. Membrane externe ponctuée; les pores entourés d'un halo. Bombax pubescens. f. Petit , triangulaire , plat; côtés droits; sur les angles un ombilic qui, dans l'eau , produit des papilles. Helicteres hirsuta. 162. Geraniace^. Sphérique , opaque; de trois côtés une cavité elliptique; dans celle-ci une papille qui se gonfle dans l'eau ; membrane externe à gros grains ou papilleuse. Géranium sylvaticum j G. molle j G. nodosumj, PelargO" nium peltaium, E radium cicutarium. i63. LiNE^. Ovoïde ; trois plis: dans l'eau ellipsoïde aplati avec trois bandes. Linum austriacum , L. jlavum. 164.. OXALIDE^. a. Ellipsoïde ou sphérique; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes. Oxalis ietrapkylla,0. slricta, O. lafifoLia,0. Rheinwardlii Zucc, O. sensitivaj O.eriurhiza, O. ruscifolia, O.rostraia, O sulphurea. b. Ovoïde ; membrane externe divisée en deux bandes semi-lunaires qui couvrent îe grain en se croisant; dans l'eau sphérique. Oxalis cràs- sicaulis. 165. SARMEJNTACEiE. Ovoïde ; trois plis ; dans chacun une petite papille. Fitis Labrusca ^ V. vinifera, Cissus hederacea. 166. Leeace^. Sphérique, triangulaire à l'équateur ; des plis sur les angles, dan s ceux-ci des papilles. Leea sambucina. 167. MELIACEiE. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes avec àes papilles, Trichilia nervosaj Melia Azedarach ( ordinairement quatre plis). 168. HUMIRIACEiE. a. Ovoïde ; trois plis ; dans ceux-ci des papilles ; dans l'eau, sphérique , triangulaire sur l'équateur; des papilles assez grosses sur les bandes qui sont sur les angles. Helkria oboyata Nées et Mart. 336 H. MOHL. — Sur le Pollen. h. Spliôriqiie ; trois papilles sur l'équateur; pas de plis. Humiria flori" hunda ( trois ou quatre papilles), Myrodendroa subvaginale Mart., M. petiolatum Mart. 169. Cedrele^. Ovoïde ; quatre plis ; dans l'eau, ovale à quatre bandes. Cedtela odoraia. 170. Malpighiaci.^. a. Très petit; ovoïde ou sphérique; trois sillons; dans l'eau, sphère avec trois bandes étroites et trois petites papilles; membrane externe très finement ponctuée. Banistetia lancifolia ^ B, terminal'i œfolia Mart. , Malpighia lucida , M. coriace a. b. Petit, aplati, triangulaire; les trois bandes se réunissant aux pôles comme dans les Myrtacées sur une pièce triangulaire, des papilles sur les bandes. Galphimia glauca. c. Arrondi ; quatre (ou cinq) plis courts ; dans ceux-ci des papilles qui occupent presque toute la longueur de la bande. Thryallis lati- folia Mart. d. Arrondi, petit; trois plis; dans chacun deux petites papilles. Banis" ieria glaucop liy lia Mart. e. Ovoïde; quatre plis; dans l'eau, ovoïde avec quatre bandes linéaires, sur chaque bande une petite papille vers les deux extrémités (par conséquent huit en tout). Hirœa odoraia. f. Sphcrique; quatre ou cinq pores ronds sur l'équateur, quelquefois un peu irrégulièremenl placés. Tlirjallis longifolia Mart. g. Sphérique; six ou sept papilles (une à chaque pôle, quatre on cinq sur l'équateur). Malpighia argentea. h. Sphérique, divisé à la manière d'un cube par douze bandes linéaires; sur les bandes, mais non sur toutes, un pore rond. Triopteris bra- chypteris Mart. i. Cubique, à arêtes tronquées. Sur les arêtes la membrane externe est épais.sic en nn filet. Sur les faces formées aux dépens des arêtes du cube est un pore rond. Gaudic/iaudia suffruticosaj G. triphylla. h. Sphérique ; divisé par des bandes linéaires en conipartimens ordinai- rement pentagones (de manière à former un dodécaèdre pentagonal plus ou moins régulier), mais souvent aussi d'une manière irréguhère; sur une partie des bandes un pore roï\d. Banisteria versicolor Mart., et de plus beaucoup d'espèces brésiliennes de Banisteria et de Mal^ pighia. L Sphérique , présentant neuf à douze comparlimens ovales, irrégulière- ment disposés; là oii deux de ces conipartimens se joignent, on voit entre eux un \iOTç rond. Malpig/'ia cocci/era , M, urenn. H. MOHL. — Sur le Pollen. '3 87 171. Acerinej:. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sptérîque avec trois larges bandes. Acer platanoidesy A.campestre ,A» dasycarpum , A.monspessulanum, A. Pseudoplatanus. 172. CORTARIE^. Arrondi ; sur trois angles peu saillans, un pore ovale avec un grand halo rond. Coriaria myrtifolia. 173. Erythroxyleje. Ovoïde; trois plis; dans l'eau , splière à trois Bandes; des ombilics trèss larges, elliptiques , qui se confondent presque par leurs Lords. Erythroxylon ferrugineum Boj.., E. sideroxyloides^ E. laurifolium (papilles petites). 174. Sapindace^. a. Plat, triangulaire; sur les angles une papille. Cardiospermum Ha- licacabum, PauUinia senegalensis , Schmidelia . , , S. senega- lensis , Cupania. . . . h. Plat, triangulaire; sur les angles des papilles; des lignes légères qui suivent les angles et indiquent une tendance à la formation de plis. Sapindus emarginatus , Cupania venulosa. c. Sphérique ou ovoïde ; trois plis ; dans l'eau , sphère à trois bandes avec des papilles sur les bandes. Dodonœa viscosa, D. triquetra, Kœlreuteria paniculata, Nephelium lappaceum, Euphoria pw niceà. 175. HlPPOCASTAHE^. Ellipsoïde ; trois plis ; dans l'eau , sphère à trois bandes avec trois papilles. jEsculiis macrostachya, M.fLava, JE. Hippocastanum, 176. Trop^ole^. Prismes triangulaires à arêtes latérales arrondies, ou rentrées à cause des sillons qui se trouvent sur elles ; dans l'eau, ellipsoïde aplati , triangulaire sur l'équateur; avec trois courtes bandes. Tropœolum majus. 177. EuPHORBIACEiE. a. Gros, sphérique; membrane externe à gros grains, sans phs. Jatro* pJia pandurœfolia, J. urens , /. Manihot, Adenoropium villosum, Croton Pseudnchina^C. punctatum , C Tiglium ^ Echinosphœra rosmarinioides. b. Sphérique ; membrane externe finement celluleuse. Aleurites triloba. c. Sphérique; membrane externe ponctuée, avec environ viogt pores. Buxus semperpirens. III. BOTAN. — /«/«. «2 338 H. Monu — Sur le Pollen. d. Ellipsoïde ; trois sillons ; dans l'eau, sphère à trois bandes. Mercu- rialis annua , Tragia volubilis, Ricinus coinmunis, Acalypha acuta. e. Sphérique ; trois papilles ; point de bandes. Acalypha scabrosa. f. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, spbère à trois bandes avec des papilles sur les bandes. Sapium cassinœfbliitni (des ombilics transversale- ment elliptiques), Cluytia alaternoides , Cicca disticha, Seciiri- nega nitida, Cnemidostachys tragloides , C. longifolia Mart., Eur- phorbia Peplus (des ombilics ovales, placés en long), Euph. syl- palica , E. perrucosa, E. virgala (dans les trois dernières des om- bilics si gros, qu'il ne reste qu'un petit bord des bandes). 178. Empêtrer. Grains réunis par quatre en assemblage tétraédrique, chaque grain avec trois plis , et de petits ombilics dans ces plis. Empetrum nigrum. 179. Brumace^. a. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, sphère à trois bandes avec àes papilles. Brunia lanuginosa, B. abrotanifolia. h. Ovoïde ; six plis ; dans l'eau, sphère à six bandes avec des papilles. Brunia nodiflora. 180. RHAMNEiE. Ovoïde ; trois plis qui suivent les arêtes du grain ; dans l'eau , trois bandes avec des papilles. Phylica myrtifolia, P. buxifolia^ P. paniculata, Ceanothus americanusj Pomaiodendron ferruginosa, P. ligustrina, Gouania tiUœfolia, Zizyphus Paliurus. 181. Aquifoliaceje. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes avec des papilles. Cassine Peragua- iSa. PlTTOSPORE^E. Comme n9 181. Pitiosporum unduîatum. i83. Celastrine^. Comme n<* 181. Eponymus europœusj, E. latifoUus, Celastrus Scan- dens, C oleoides (membrane externe finement celluleuse). 184. HlPPOCRATEACE^. â. Ovoïde ; trois plis ; dans Teau, sphère à trois bandes avec trois grosse papilles. Hippocratea inundata Mart. h. Sphère aplatie avec des papilles sur l'équateur. Ttigonia villosa (trois papilles), 2\sa/icî/ï)/ia Mart. (quatre papilles), T. micrantha vu (quatre ou cinq papilles). f[. MOHL. — Sur le Pollen. 389 i85. Staphyleace^. Arrondi ; trois sillons ; dans l'eau , sphère à trois bandes avec des pa- pilles sur les bandes. SlapJiylea pinnata , S. trifoliata. j86. Ochnace^. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, ovoïde , trois bandes avec des papilles. Ochna atropurpurea , Gomphia _fimbriala Boj. 187. SlMARUBE^. Ovoïde ; trois sillons ; dans l'eau, ovoïde , avec trois bandes étroites et de petites papilles. Simaba bicolor Zucc., Quassia amara (sans papilles ?). 188. Zanthoxyle^, Ellipsoïde ; trois sillons ; dans l'eau, ovale ou splière à trois bandes. a. Avec des papilles sur les bandes. P^e/ea irifoUata, T'oddalia acu» leata, T.nitidaj Zanthoxylon{JLangsdorffia) instrument arium, h. Sans papilles. Fagara iriphylla. 189. DlOSME^. a, Sphérique ; membrane externe celluleuse , sans pores. Galipea multiflora. h. Sphérique ; trois petites papilles sur l'équateur. Terpnanthus jas" minodorus. c. Sphérique ; vingt à trente pores irrégulièrement épars. Aruba acu- minata. d. Ovoïde; trois plis; dans l'eau, ovoïde, avec trois bandes et trois pa- pilles sur ces bandes. Dictamus albus , Zieria mauritiana , Bucco acuminata j Eriostemon nerioidesj E. salicifoliuni , E. buxifoliujn , Diosma scabra , Z?. Jongifolia , Agathosma ohtusa, Esenbeckia febrifuga. 190. RUTACE^. Ovoïde; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes avec des papilles. Peganum Ilarmala (bandes se réunissant aux pôles), Huta gra- veolensj E. Buxbaumii j, R. villosa. igu ZygophyllevE. a. Petit , ovoïde ; trois plis ; dans l'eau , ovale à trois bandes avec trois petites papilles. Zygophyllum album, h. Petit , ovale ; trois plis ; dans l'eau, sphère avec trois bandes étroites. Guajacum. . . . c. Sphérique ; membrane externe celluleuse. 7'Hbulus aîalus, T. terres" iris, T. lanuginosuSf Ehrenbergiatribuloides. 192. Aurantiace;e. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau , sphère à trois bandes avec des papilles sur les bandes. Aglajaodorata, Cookia pumtata, Citrus Auran tiuTti (quatre plis). 34o H. MOHL. — • Sui^ te Pollen. 193. CôNNARACE^. Ovoïde; trois plis ; dans l'eau, ovale à trois handes.Cnestisgîahra. 194. Cassuvie^E. a. Ellipsoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphère à trois bandes avec des pa- pilles. Schinus mollis , Rhus Cotinus, R. rudicans, R. Coriaria. b. Ovoïde; trois plis ; pas de papilles. Mangi/era indica, Anacar- dlum occidentale. c. Sphérique; sur l'équateur quatre papilles entourées d'un halo. Fistacia Terebinthus. d. Sphérique ; huit à douze pores irrégulièrement épars. Pistacia Lentiscus. igS. JUGLANDE^. Sphérique ; trois pores ronds sur l'équateur. Juglans olipœformis. 196. POMACE^. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, sphérique avec trois bandes. Photinia serrulata^ Sorbus hy brida,, S. domestica , S. intermedia , Cratœgus tor- minalisj. C. Oxyacantha, C.punctata, Pyrus Malus, P . communis ^ p. Cydonia , Mespilas Cotoneaster. 197. Rosaces. Comme dans les Pomacées,iio 196. Bandes étroites. Plosu gallica, R. canina , R. lufea, R. carolina. 198. Dryades. a. Ellipsoïde; trois sillons; dans l'eau, sphère à trois band es. Fragaria pesca, Dryàsoctopetala, Rubus odoratus, Potentilla formosa y P. JLnserina, P. argentea. h. Ovoïde ; trois plis ; dans l'eau, trois bandes avec des papilles. 'Agri- monia EupatoriuTHy Chamœrodes erecta Ledeb., Geum rivale, G. urbanum, Poterium Sanguisorba (aplati, triangulaire, bandes courtes , étroites , des ombilics transversalement ovales). ovale à trois bandes. JCimenia. ... du Brésil. 210. MORINGE^. Ovoïde; trois plis ; dans l'eau , sphérique, trois bandes avec des papilles» Moringa zeylanka. 211. ESCALLONIEJE. Ovoïde; trois plis ; dans l'eau , sphère aplatie à trois bandes. Escallonia spectahilis. Plantse incertae sedis. Neurada procumhens. Ellipsoïde aplati , triangulaire , avec de petites bandes sur les angles ; sur chacune un ombilic entre l'équateur et le pôle (par conséquent six en tout). Sarracenia jpurpuraia. Huit bandes avec à^ta ombilics. N. B. Le mot ombilic (Nahel) qui se rencontre assez fréquemment dans l'expo- sition des caractères du Pollen, est uniquement employé par l'auteur pour dési- gner les pores (voy, page 162), dans les cas probablement 011 leur aspect par- ticulier a paru moliver cette dcnomination. C'est une chose dont il était néces- saire d'avertir, mais sur laquelle la lecture de l'ouvrage allemand ne laisse pas de doute, et que l'on pourra même vérifier jusqu'à un certain point en comparant les caractères présentés dans ce chapitre à ceux sur lesquels repose la classifica- tion du chapitre III. £XPLICA.TION DES FIGURES. PLANCHES IX, X ET XI. (i) Fig. I. Jatroplia pandurœfolia . Membrane externe à gros graius. Fig. 2. Stjphelia glauceicens. Un certain nombre des grains de la membrane externe sont développés en papilles saillantes. Fig. 3. Rueltiaformosa. a. Membrane externe à grandes cellules ; i. membrane interne. Fig. 4- Periploca grœca. Graia de pollen formé de quatre grains situés sur un même plan. Fig. 5. Conanthera Echeandca. A, Graia sec. B. coupe transversale. C. grain mouillé ; a. membrane externe; s. bandes longitudinales. rij. 6. Albuca minor. A. Grain sec. B. Grain mouillé ; a. membrane externe ; s. bandes longitudinales. C. Grain mouillé dont la membrane externe (a) est à moitié séparée de rin~ terne (i). (i) Il nous était impossible de reproduire ici toutes les figures contenues dans les six plancbes in-4° de M. Mohl ; mais le choix que nous en présentons suffira pour donner une idée nette des différences principales qu'offrent les grains de Pollen , quant à leur forme et à leur struc- ture, et surtesqueiles repcse la classification de l'auteur (page 220). Les figures ont été copiées avec le plus grand soin siir celles de l'ou^ra^e original; dont les dewus onl clé exécutés par l'auteur lui-même. 344 H. MOHL. — Sur le Pollen. Fig. 7. Nymphcca advena.k. Grain sec. B; Grain mouillé. Pig. 8. llemerocallis fulva. A. Grain sec. B, grain mouillé ; a. membrane externe celluleuse; s. bandes longiludiaales. Fig. 9. Alstrœmeria curtesiana La membrane externe est couverte d'un réseau de fibrilles. Fig. 10. Ophrys ovata. Grains de pollen réunis quatre à quatre et situés sur un même plan ; membrane externe celluleuse. Fig. ir. Watsonia plantaglnea. Grain sec vu par le petit côté. (Voy. p. 222.) Fig. 12. Convolvulus tricolor. A. Grain sec vu de côté. B. Le même en dessus. C. Le même mouillé vu en dessus; a. membrane externe; b. bandes longitudinales ponctuées. Fig. l3. Cactus flagelliformis. Fig. 14. Staiice tarlarlca. K. Grain sec vu en dessus. B. Grain humecté; 5. la membrane in-^ terne qui sort par les bandes longitudinales. Fig. i5. Sider'uis scordioides. A. Grain sec vu de côté. B. Le même vu en dessus. C. Grain mouillé vu en dessus. Fig. 16. Salvia gluùnosa. Les grains de Pollen de cette plante, comme ceux de la plupart des autres Labiées dont le Pollen présente six plis longitudinaux (Voy. page 820) , ont à l'état sec la forme d'un ovale comprimé de deux côtés , et se changent dans l'eau en un ellipsoïde comprimé de haut en bas et d'avant en arrière. A. Grain sec vu du côlé aplati. B. Grain mouillé vu en dessus. Fig, 17. Sherardia arvensis. A, Grain sec vu de côté. B. Le même vu en dessus; C. Grain mouillé vu en dessus. Fig. 18, Jbies excelsa. A. Grain sec; a. «.masses hémisphériques des extrémités; ^. arc postérieur granuleux ; d. Partie transparente et plissée de la membrane externe, entre les deux éminences. B. grain mouillé, représenté en telle position que l'arc postérieur est en dessous ; a. a. éminences hémisphériques; b. partie transparente de la membrane externe.C. Grain mouil- lé, dans lequel la membrane externe s'est dilatée et séparée de l'interne (i), l'arc postérieur (b) s'est séparé en e des éminences hémisphériques (a), et le pli (d) s'est effacé. Fig. 19. Nymphœa lotus. A. Grain sec vu eu dessus. B. Le même vu de côté. C. Grain mouil- lé vu de côté ; s. bande circulaire ponctuée au milieu. Fig. 20. Poinciana pulcherrima.VoWen sphérique, dont la surface est partagée en trois corn- partimens (b. b.) par trois bandes (a. a.) non enfoncées, granuleuses, qui se joignent aux pôles, Fig. 21. Tropœolum majus.A. Grain sec vu de côté. B. Le même récemment tiré de l'an- thère, vu en dessus. C. Le même , après qu'il a été quelque temps exposé à l'air, et que, par l'ef- fet d'un commencement de dessiccation, des sillons se sont formés sur ses arêtes longitudioales. D. le même mouillé et vu en dessus. E. Grain mouillé vu de côté; a. membrane externe; b. courtes bandes longitudinales. Fig. 22. Loranthus bicoler. A.B. Grains secs, dont les faces latérales sont fortement retirées en dedans. A. Grain vu de côlé. B. Grain vu en dessus. C. Grain gonflé dans l'eau; a. faces la- térales ; b. plis longitudinaux. Fig. 2 3. Corydalis lutea. Le pollen de cette plante présente diverses formes : la première (A) offre douze plis qui sont situés les uns par rapport aux autres comme les arêtes d'un cube; dans la seconde, il y a neuf plis, qui répondent aux arêtes d'un prisme triangulaire; dans la troi- sième forme (B. C.), nous trouvons six plis qui sont disposés comme les arêtes d'un tétraèdre ; D. représente cette dernière forme, telle qu'elle est après avoir subi l'action de l'eau; les plis se sont changés en bandes linéaires; on en voit trois à la surface du grain; et les trois autres (s) paraissent à travers son épaisseur. Fig. 24- Fumaria splcata. A. Grain sec, sur lequel on ne volt aucune bande. B. Grain mouil- lé, dont la membrane externe est divisée en dôuîe facettes, à la manière d'un dodécaèdre pentagonal; par des haades liQéaires^(8). H. MOHL. — Sur le Pollen. 345 Fig. aS. Rivîna hrasiîiensîs. Même forme que la précédente, mais où les baodes se voient à l'état sec. Fig. 26. H^yencum perforatum. On trouve dans cette plante des grains de pollen de diver- ses formes. La première (A.C.) présente trois plis longitudinaux; dans la secoude (E), on voit à l'un des pôles une pièce triangulaire forn^ée par une portion distincte de la membrane externe. Dans la troisième (B. D. — B. représente le grain sec, D. le grain mouillé) , la membrane ex- terne est partagée en deux, bandes qui se croisent à angle droit. Ces bandes ne sont jamais , comme dans VOxalis crassicaulis (Fig. 27), complètement séparées l'une do l'autre, mais les pointes de l'une s'attachent au milieu de l'autre (D. ). Fig. 27. Oxalis crassicaulit. La membrane externe est partagée en deux bandes ( a. et b. ), qui se recouvrent l'une l'autre et se croisent à angle droit; le pollen sec (A. B. C.) est com- plètement revêtu de ces bandes; dans le pollen mouillé (D.) la membrane interne fortement gonflée est libre entre les bandes (a. b. ). Fig. 28. Thunbergia fragrans. La membrane externe représente une bande étroite qui en- toure le grain (Voy. pag. 226). Fig. 29. Mimuîus moschatus. Plante dont le pollen présente plusieurs formes. Dans la pre- mière (A. B. C. ) , les pôles du grain sont occupés par deux portions distinctes , ovoïdes de la membrane externe (a. b. ) , dont les axes longitudinaux se croisent, et le reste de cette membrane est partagé en bandes annulaires (c. c. ). Dans la seconde forme, la membrane ex- terne consiste (comme dans le TJiunbergia) en une bande unique; quelquefois on voit à un pôle une portion isolée de la membrane externe ( D. E. F.). Dans la troisième forme ( G. ), il n'y a qu'une bande qui va d'un pôle à l'autre en formant une spirale simple. Fig. 3o. Dactjlis glomerata. Fig. 3i. Colchieum autumnaîe. a. Membrane externe granuleuse, b. b. Les pores qui se trouvent aux pôles , et qui sont fermés par un prolongement mince de la membrane externe. Fig, 32. Cucumis sativa. A. grain sec. B. grain mouillé. Fig. 33. Marina persica. Voyez page 228. Fig. 34. Phyteuma limonifolium, A. Grain sec vu de côté. B. Le même vu en dessus.C. Grain mouillé vu de côté. D. Le même vu en dessus. Fig. 35. Passiflora kermes'ma. A. B. C. Grain de pollen un peu gonflé dans l'eau vu de dif- férens côtés. Les quatre opercules (c. c) sont séparés du reste de la membrane externe (a. a. ) par le gonflement de la membrane interne. Fig. 36. Impatiens Balsamina. Pollen mouillé vu du petit côté. (Voy. pag. 34a.) Fig. 37. Basclla alba. A. Grain sec vu par un angle. B. Le même vu de côté. Fig. 38. Salsola scoparia. A. Grain sec. B. Grain mouillé. Fig. 39. Hibiscus Trionum. Fig. 4o. Polygonum orientale. Pollen sphérique, dont ta membrane exierne finement cellu- leuse (a) est garnie de pores irrégulièrement épars (b). Fig. 4r, Jussieua crécta. Chaque grain de pollen est composé de quatre grains (A. B. ) for- mant par leur réunion une pyramide triangulaire. Chacun de ces quatre grains ( C. ) a trois pores entourés d'un étroit halo. Fig. 42. Acacia laxa, Voy. page 23o. Fig. 43. Inga anomala. Voy. page 23o. A. Grain de pollen vu du côte large. B. Le même vu du côté étroit, Fig. 44. Dipsacus sjlvestris. A. Grain sec vu de côté, a. Une des trois papilles qui se trou- vent dans les enfoncemens latéraux. B. Grain mouillé vu en dessus; des trois papilles (b) deux se sont allongées en tubes (c). Fig. 45. Poljgonum cymosnm. A. Grain de pollen sec vu de côté. B. Grain mouillé vu de côté. C. Le même vu en dessus. 346 H. MOHL. <— Sur le Pollen, Fig. 46. Echînops sphœrocephaliis. A. Grain sec vu de côté. B. Le mémo vu en dessus. C. Grain mouillé vu de côté. Eig. 47. Turnera ulmifolia. A. Grain sec. B. Grain mouillé. Fig. '(8. Polygala myrtiflora, A. Grain sec vu de côté. B. Grain mouillé gonflé en une sphère, vu en dessus. Fig. 49. Lythriim salicaria. A. Graio de pollen sec d'un antbère jaune. B. Pollen sec d'une anthère \erle.C. Grain de pollen mouillé d'une anthère verte \u en dessus. Les grains de pollen tirés des deux anthères ont, l'un comme l'autre , six bandes longitudinales, et sur trois de ces bandes une papille. Fig. 5o. Hirœa odorata. A.Grain sec vu de côté. B. Le même vu en dessus. C. Grain mouillé vu de côté, dans lequel on remarque deux papilles sur chaque bande. D. Le même vu en dessus. Fig. 5r. Carollnea campestris. Grain de pollen vu en dessus : il a trois courtes bandes; et sur ses angles tronqués trois papilles revêtues d'un prolongement uni de la membrane externe cel- luleuse. Fig. Sa. Epacris grandijlora. Grain de pollen mouillé, sur les bandes duquel on voit les pa» pilles. Fig. 53. Gaudichaudia tiiphjîla. Voy. page 233. Fig. 54. Banlsteria versicolor. Voy. page 2 33. Fig. 55. Fernonia montevidensis. Grain mouillé vu en dessus. La membrane externe présente beaucoup de facettes irrégulières. Fig. 56. Tragopogon canum. A. Grain de pollen mouillé vu en dessus; on voit au milieu la face hexagonale du pôle, sur chacune des trois bandes de l'équateur une papille (a.), et entre les bandes une surface quadrangu!aire(b,). B. Grain de pollen mouillé vu de côté, repré- senté dans la position où l'une des bandes (a. ) est tournée vers le haut; la partie de la surface du grain qui se trouve entre deux bandes est formée de deux quadrilatères (b. ) et d'un hexa- gone, lequel lors de l'extension du grain dans l'eau se change plus ou moins en un quadrila- tère. C. Grain mouillé vu de côté, dessiné dans une position où deux baudes sont visibles. Fig. 57. Scorzonera hispanîca. A. Grain mouillé vu en dessus. B. C. Le même vu de cote. Fig, 58. Crépis rubra. A. Grain sec, dont la surface est composée de trois hexagones et douze pentagones. B. Le même, dont \afovilla a été chassée par la pression. Fig. 59. Chichorium Intjbiis.k. B. Représentation du corps qui résulte de la réunion de douze pentagones réguliers et trois hexagones réguliers. A. le fait voir en dessus et B. de côté. C. Grain de pollen mouillé vu en dessus ; la membrane externe s'est séparée de l'interne et sort par les trois faces hexagonales sous forme de papilles. D. Le même grain vu dans là situation oîi l'une des faces hexagonales, pourvue d'une papille, se trouve au milieu. Fig. 60. Sonchus palmtris. A. Grain mouillé vu de côté. B.Le même vu en dessus. Fig. 61. Taxusbaccata. A. Grain mouillé qui se dépouille de sa membrane externe (a.). B. membrane moyenne (m.) et membrane interne (i.) contenant hfonlla. N. B. Voyez pour les fautes importantes à corriger qui se sont glissées dans l'impression de ce Mémoire , VErrata placé à la fin du volume. c. MONTAGNE* — * Flora Fernandesiana. 347 PhodromusFlor^Fernandesian^. Pars prima , sistens evumera- tionem plantarum cellularium quas in Insulà Juan Fernandez à Cl. Bertero collectas describi edique curavit C. Montagne, D. M. Cùm stirpium cryptogaraicarum qiias in Chile et in ïnsulâ Juan Fernandez coUegerat Cl. Bertero , peregrinator strenuus, immaturâ morte scienticc et amicis dilectissirais ereptus, exem- plaria sua, liberalitate, quae ei est, numquàm satis laudandà, me- cum amicissimè D*". Guillemin communicavisset , hancce pre- tiosissimam atque specierum novarum ditissimam collectionem sedulo examinavi. Tùm elaboratas diuturnâ accuratâque investigatione plantas illas cryptogamicas mihi in animo fuit divulgare, non ignaro ta- men quantum difficilis materia vires meas exsuperaret. Velint autem, precor, viri de istis rébus arduis periti, meis etsi imper- fectis laboribus indulgere. Pace tua, Lector bénévole, tibi tantùm brevem plantarum diagnosim , habitationes ex schedulis Berteroanis excerptas , tempusque anni quo lectae fuerunt, hic sub forma Prodromi tradere licitum sit; ampliorem enim descriptionem et icônes specierum ineditarum analyticas cum parte posteriori plantas vasculares seuphanerogamas à Cell. Guillemin et Decaisne, viris amicissimis, elucidatas complectente, mox, Deo juvante, absque dubio habebis. En tibi nunc fasciculuraAlgaset Fungos continentem. Liche- nibus, Hepaticis et Muscis brevi tempore secuturis, vale et meis inceptis studiis fave. ALGiE Ag. Syn. p. xi. I. Dictyota Kunthii Grev. Alg. brit. Zonaria Ag., ~ Fucus n. 3. Bre- tero, Collect. n. 1459. Hab. adrupes submarinas. Aprili. 44^ c. MONTAGNE. — Flora Femandesiaim. 2. Liagora pulverulenta A^g, Sp. Alg. p. 396., — Fucus n. 2. BerterOv Collect. n. i458. Hab. ad saxa et rupes ia mare. Apiili et majo. 3. Conferva linoides Ag. Syst. p. 98. In littore rejecta. Obs. Articuli longitudine varii ; alii diametro aequales , alii sesqui vel duplo longiores. An à C. Lino diversa? 4. Scytonema muscoram Montag. in Bélanger, Voy. aux Ind. or. Crypt. p. 157. Oscillatoria Ag. — Byssus ad terrain Bertero, ms. Collect. n. 1688. FUNGI Fries. Syst. orb. veg." p. 4o. 5» Jgaricm mucor. Batsch. — Bertero, Collect. n. 1666 et 1667. Hab. ad corticem arborum putridarum in sylvis editiorum montium. — Aprili, majo lect. 6. A. CampanellaBâXsch. — Nées. Syst, f. 191. — Bertero, Collect. n. 1678^ Hab. ad truncos arbor. emort. secùs rivulos in sylvis umbrosis montium. Specimina cum descriptione et icône optimè quadrant. 7. A. (Collybia) MeruUus Bertero ms. Collect. n. i675.1aminis centre aga- ricinis, margine merulinis. Oes. Exemplaria in collectione ipsâ tam pauca aderant ut hanc speciem, denuo studendam, nec rite examinare, nec ca- ractères firmos ex illis eruere valui. Hlnc pro memoriâ tantùm bic inserui. 8. A. septicus Fr. syst. myc. i. p. 192. — Bertero, Collect. n. 1676. Ad corticem arborum cum praecedente lectus. 9. A. applicatus Batscli. Ad rames putrediue corriiptos. Aprili , majo lect. 10. A. variahilis Pers. Obs. myc. 2. p. 46. — Bertero, Collect. n. 1672. Ad arbor. dejectar. ramos, in sylvis umbrosis montium, majo lect. Obs. Pileo reniformi glabro parùm recedit; sed specimina Fernandesianis simillima in sylvâ Arduennâ adfolia dejectaolim ipse legi. c. MONTAGNE. — Flova Femaudesiana: 349 l\l Xero^MS (Pleurop us) Berterii, Montag. ms. : gregarius, pîleo sessili, coriaceo-inembranaceo reniformi glabro striato ferrugineo; lamellis latis repetito-dichotomls violaceis ciuerco-pruinosis acutis anlicè ve- noso-connexis integerrimisque. Sapor amarus. Bertero Collect. n. i664. Crescit ad friiticetum ramos emortuos in sylvîs montosis. Majo. Obs. Xerotus Belangeri (u^garicus Montag. in Bélanger. Voy. aux Ind. or. Crypt. p. i45) ei affinis, prœcipûè differt pileo verrucoso convexo margine tantùm striato necnon lamellis confertioribus aliisque notis jam loco citato expositis. 12. Cantharellus alliiodorus, Montag. ms. : gregarius , pileo membranaceo convexo subumbilicato glabro pallido, plicis dichotomè radiantibus anastomosantibusque subdecurrentibus concoloribus, stipite œquali vel attenuato subfistuloso plerumquè excentrico. Sporidia lenticularia vel elliptica colore roseo tincta sporulis globosis albis repleta.^ jigaricus alliiodorus Bertero, ms. Collect. n. iGgS. Crescit ad lignum putridum in locis humidis prostratum aprili, majo lect. Obs. Haec species eximia, nulli cognitae comparanda, allium grave redolet. 13. Fapolus pusillm Fr. Ecl. fung. in Linnaea Oct. i83o, p. 5ii, tab, 2, f. 2. — Hab. ad ramulos dejectos et arborum truncos in sylvis umbrosis montium, Majo lectus. •«- Boletus papulatus Bertero, ms. Collect. n. i68o. Obs. Poris oblongo-rotiindis vix differt. 14. Polyporus (Pleuropus) dictyopus, Montag, ms. : horizontalis, pileo ri- gido tenui glabro laevi badio, poris minutissimis subrotundis acutis integerrimis , stipite brevi crasso reticulato spadiceo-nigro. Bertero, Collect. n. i683. Ad truncos vetustos in eisdem ac praecedens locis mense aprilis lectus. Obs. p. varias Pers. similis, poris denticulatis stipiteque laevi à nostro valdè recedit. 15. P. ( Apus Biennis?) tabacinus Montag. ms. : spadiceo-ferrugineus , im- bricatus, pileis coriaceis rigidis effuso-reflexis tenuibus conchatis, tomentosis conceatricè zonatis , margine acuto dilutiori, poris mediis sub lente denticulatis lacerisve demùm concoloribus. Bertero, ÇoUect. n, i68i. 35o c. "MO-NTAGNE. -^ Flora Femandesiana. Crescit in truncis aiLorum dejectis locis udis monlium ediliorum. Majo lect. Obs. Vix pollicaris.Contextiis floccosns,spadiceus. T^e/ep/zo- ram tabacinaî7i habitu coloreque refert. Margo substerilis ut in P. helvool Fr. Elench. Fung. cui noster proximus. 16. P. [k^w'à)concrescens Montag. ms. : reflexus,latè confluens,pileis coria- ceis oi'Liculatis centro sericeo-villoso fulvo affixis, raargine reflexo un- dulato crispo testaceo glabro, poris tenuissimis longis obliquis rufes- cenîiLus, sœpè dentato-laceris. Sistotrema Bertero,ms. Collect. n. 1720, 1721 et 1722. Hab. in ligno emortuo , imo ad raraulos locis udis sylvarum dejectos. Obs. Cum P. seriali affinitatem maxiraam habet hic fungiis. Hymenio e]us polyporeo excepte, Sistotremati crispo à celeb. Friesio in Linnsea 1. c. descripto simillimus videtur. ^" 17. P. (Apus Annuus) fernandesianus j Montag. ms. : resupinatus latè confl'îens , pileis tenuissimis papyraceis orbiculatis griseo-cinereis ad- pre.«sè villosis , concentricè zonalis , margine tandem reflexo , poris al- bis omnium brevissimis retem tenuissiraura yel texùum denliculatum (vulgo c/eR/e//e) refereutibus. Bertero. Collect. n. 1730. Hab. ad ligna emortu?. Obs. Speciesdistinctissima et perfectissima cum nullâ aliâ con- fiindenda. Proximus P. papyraceo , ab eodem confluentiâ, colore, zonis concentricis, etc. ,abundè differt. 18. P. vulgaris Fr. Syst. myc. s. p. 38i. — Bertero , Collect. n. 4i8. Hab. a,d trnncos et cortices. 19. Hydnum coralloides. Scop. Caru. p. 46a. — Bertero, Collect. n* 1698. Hab. ad truncos csesos putridos. Obs. a speciminibus Europfleis ramificatione laxiore aculeis- que minus congestis paululùm recedit, nec tamen spécifiée differt. ao. //. ochraceum Pers. syn. p. Sôg.t.v. f. 5. — Bertero, Collect. n. 1718. Adarboium dejectarum corlicera ia sylvis urabr. mont, aprili et majo Icctum. c. MONTAGNE. — Flova Femandesiana. 35 1 21. H. membranaceum v. dryinum Fr. Eleiich. Fung. i. p. i35.--H. ste- nodon Pers.Myc. Eur. ii> p. 188. Bertero , Collect. n . 1 7 1 7 . Crescit ad corticcin arbor. emorUiar. locis umbrosis sylvarum montium; Apiili le et. 32. Thelephora tabacina Fr. Syst. myc. i. p. 437- — Var. amtralis Montag. ms.: tota effusa, confluens, orbicularis, 1-2 poil, lata, raargine lato filamentoso-byssino tomentoso poroso \ix à matrice soluto , hy- luenio umbrino setulis concoloribus velulino. Bertero, Collect. n. 1734. Ad corticem arborum eraortuar. inter muscos in locis udis sylvarum montium editiorum, majo i83i, nccnon ad ligna emarcida, seciis ri- vulos in collibus, aprili lecta. 33! 2'. rugosa Fr. El. fung. i. p. 177. — Bertero, Collect. n. 1780. Hab. ad ramos arborum. 24. Calocera cornea Fries. Syst. myc. i. p. 486. — Var. ramis obtusissimis truncatisque. Bertero, Collect. u. 1691. Hab. ad lignum putridum iu sylvis montosis. Majo lect. 35. Mitrula B er ter a , M-onta^. ms. : elongata , filiformis , clavula cylin- drica obtusa nigrescens à stipite dilutiore vix tcnuiore basi parùm incrassato disîincta. Asci obliterati filiformi-clavati. Clavarla Bertero, Collect. n. 168g. Hab. ad truncos arborum emaicidos secùs rivulos in montibus excelsis. Obs. la-i 5 \vn. longa , i/3 lin. in medio crassa, basi apiceqiie attenuata. Nulli affinis. Stipes clavulam longitudine paulùm su- perat. 36. Peziza (LacLnea) abnormîs Montag. ms. : sessilis, applanata, confluens, albida , subtùs hirta, disco -villoso ! Peziza. Bertero, Collect. n. 1708. Hab. ad cortices arborum ernortuarum in montibus excelsis. Majo lecta. Obs. Cum P. confluenle Pers. analoga, sed diversa. P. albo" violascenti A. S. similis, colore carneque albâ, non nigrâ, nec- non villo disci tenuissimo demùra secedente ab eâdem recedit. Nonne ad genus novum Hirneola à Celeb. Friesio in Syst. orb. veget. p. 93, conditum et mihi ignotum pertinet hœcce species? Ascos observare non mihi successit. 352 c. MONTAGNE. >— Flora Fernandesiana. 27. P. cerinea? Pers. Syn. p. 65i. — Var. chlorella Montag. : cupulae vil- losulse pulvere flavoyirenti conspersae , carne intiis nigrâ. An species distincta? Hab. cum prœcedente. 28. P. (Phialea) spadiceo-aira Montag. ms. : spadicea, cupula hypocraterifor- mis planiuscula, disco nigro, stipite brevi. Bertero^ Collect. n. 1704. Hab. ad folia dejccta emarcida Gunnerœ scabrœ R. et P. In sylvis raontosis majo lecta, 29. P. citrina Batsch. Cont. 2, f. 218; — P. crocea Bertero ms. Collect. n. 1706, 1707 et 1710. Hab. ad truncos raraosque dejectos in sylvis collimn. Majo. 30. P. cinerea Batsch. Coat. i. f. 137. — Bertero, Collect. n. 1709. Hab. ad corticem arborum îocis udis sylvarum; majo lecta. 3i. Fatellaria pulla Fries Syst. myc. ii.p. 160. — -Bertero, Collect. n. 1705. Ad ligna emortua Iocis udis seciis rivulos montium; aprili, majo lecta. 32. Tremella lutescens var. a. albida Fr. T. albida Bull. t. 4o6 f. C. Bertero, Collect. n° 4o8. Hab. ad ramos putrescentes in sylvis. 33. Tremella albida var. b. effusa Fr. Syst. myc. 2. p. 21 5. — Bertero, Collect. n° 1 737. Hab. ad corticem arborum dejectarum secijs rivulos in sylvis montium; aprili^ majo lecta. Obs. Tenuis, applanata, orbicularis. Plicœ radiantes ut in Parmeliis variis, v. c. P. eleganti, carphineâ, recurvâ, circin- natâ etc. , non autem mesenteriformes. Species forsan geunina , secl caractères acuti desunt. 34. Sphœria Hypoxylon var. P. cupressiformis Fr. Syst. Myc. 2. p. 328. — • Bertero, Collect. n" 1723. Hab. ad corticem Vrticœ excelsœ Bert. in sylvis collium. Aprili , majo lecta. 35. S. multicepsKviaze in Weig. exs. — Fr. Ecl. fung. in Linnsea iSSoOct. p. 2.36.— S. digitata Bertero ms. Collect. n" 4o6. Hab. ad ligna. 35. S. serpens Pers. syn. p. 20. — Bertero, Collect. n.1691. Hab. ad ligna emortua molliora in consortio Calocerœ corneœ, Fr. c. MOKTAGis'i-. — Flora Femandesiana. 353 oj. s. deiista Hoffm. Crypi. i. p. 3. t. i. f. sa. — Sphœria n° 5 Bertero CoUect. n. 4i4. HaL. in truncis demortuis Xanthoxyli Mayu , Marlio lecta. 58. S. (GleLosa) Berterii Montag. ms. : orbicularis convcxo-plana undulata, brevissimè stipitata sessilisve, atro-coiiicata, perithcciis globosis peri- phseiicis promiuulis papillatis in stromate crasso albo immersis. Asci fîliformi-clavati sporidiis cymbiiforniibns uniserialibus ïeferti. Hab. ad ligna denudata. Obs. Subpileiformis , carnosa, i-Z lin. lafa, i lin. crassa, iin- dulato-rugosa , à S. deustâ, cujus exeniplaria minima refert, sta- turâ, peritheciorum forma, sîromatis colore sporidiisque mono- sporis abundè diversa. 39. S. anthracoides Fr. Elench,. fuog. p. 544. (à cl. Bertero prœtermissa). Ob3. Cum descriptione Friesianâ eximiâ exacte convenit. Pe- rithecia in mec specimine monosticha oblonga vel niutuà pres- sione irregularia. Sporidia fusiformia obtusa 1-2 sporidiola glo- bosa includenîia. 4o. •S. coccinea Peis. var. 7. sanguinella Fr. Syst. myc. 11. p. 4i2. Hab. ad corticem TJiticœ excelsœ. 4i. S. oc/uaceaGvex. Fr. Elench. fung. 11. p. 79. Hab. cum priori. An à S. cinnabarinâ Todc diversa? 42. S. (Cœspitosa) dUcophora Montag. ms. : caespitosa, peritheciis globosis lœvibusrubro-fuscis,ostiolo in ecutro disci planiusculi papillseformi. Sporidia seplata, singulo loculo sporis plurimis tenuissimis farcto. Lycogala Bertero ms. Collect. n. 1 700. Ad corticem arborum in sylvis umbrosis montiiim, majo Iccta. Obs. Ad S. coccineam ïode proximè accedit, sed prœsenbâ disci numquàm deficientls et forma sporidiorum longé aliéna, ab eâdem satis superque differt. 43. S. mammœformis Pers. syn. p. 64. — Bertero, Collect. n. lysS. Hab. ad corticem Myrti cujusdam. * 44. S. papillata Schum. Sœll. «2. p. 161. — Bertero, Collect. n. 1687. Hab. ad corticem Gunnerœ scabrœ R. et P. ni. r.OTAS. — Juin. 2» 354 c- MONTAGNE. — FloT a Fernande siauG. Obs. Perithecia liemisphcerica papillâ persistente dimidiatâ , cortici imniersa intùs succineo-lucida. An diversa et genuina species? 45. Dolhidea (Aslerom cor allina Montag. ms. : liypopliylla,maculaeformis, orbiculavis, fibrillis corallinoideis radiantiLus distinctis gracillimis ni- gris raraosis, ramis opposilo-pinnatis divaricatis, celliilis sparsis herais- phaericis rugosis ratione plantulae maximis. Lichen Bcrtero, Collecl;. n. i/^/. Hab. in pagina infer. foliorum Obs. Maculae subrotundœ, i-3 lin.latse, sa^pè confluantes, fi- brillis tenuissimis oculo nudo inconspicuis, primo distinctis de- mùm cenîro confusis nigerrimis moniliformi-articulatis, articulis obovato-oblongis ut in Corallina Cuuieri Lam. cujus et ramifica- tionem effingit, constantes. Cellula^ hemispbœricae rugosse con- colores. Pagina superior folii fuscescit. Sporidia D. ceramioidi Duby proxima, sed ramificatione, cellularum amplitudine necnon situ hypopbyllo distincta. A D. Melasto- matîs Fr. Eclog. fung. cellulis nigris et situ abundè satiùsque diffcrt. 46. JEiliallum septicum var. Si. flaçum Fr. Syst. myc. m. p. gS. — Re^ iieularia lutea Bull. t. 38o. f. i. — Bertero, Collect. n. i/iS. Hab. ad raraulos in muscosis dejeclos. k'j. Didymium farinaceum Schrad. nov. gêner, plantar. p. 22. t. 5. f. 6. Bertero, Collect. n. 1713. Hab. ad muscos in cortice aiborum, aprili et majo lectum. 48. Physarum psittacinum Dittm. ap. Sturm. t. 62. var. aureum Montag. ras. : peridiis obovatis aureis, stipitibus subulatis coccineis; floccis pri- mo luteis demùm fusco-atrîs. P. aureum? Pers. ex Bertero Collect. n. 4oi. Hab. ad muscos semidestructos. Obs. Physarum aureum Pers.^ quod ut varietatem P. nutanùs ejusdem Celeb. Friesius habet, certè non est. P. psittacinum satiùs approximat, cujus forsan junior œtas. 49. Trichia clavata Pers. Obs. myc. 2. p. 34. — Bertero, Collect. n. 1711. Hab. ad corticem arboiuni putrescentium in locis umbrosis raontiumj aprili , raajo lect. j c. MONTAGNE. — Tlorà Femandesiana, 355 5o Trichoderma viride Pers. Syn. p. aSo. — Himanlia ? Berlero ms. CoUect. n. Hab. ad corticem Urticœ excelsœ Bert. in locis jam indicatis. 5i. Ceratium hydnoides A. S. Consp. t. 2. f. 7. — Bertero Collect. n. 1689. Hab. ad cortices. BYSSOCAULON Montag. ms. :Nov. gen. Receptaculum byssinum filiforme decumbens ramosum, floc- cis inordinatè divisis, in sicco crispescentibus, sporidiiferis con- textum. Sporidia subglobosa (viridia) floccorum axillis congés* tim adfixa. Genns cephalotricheum Peribotryo , Ceratioque proximum, cura Eurotio et Botrityde analogum. 02. B. niveum Montag. ms. : ramosum, ramis primariis elongalis radianllbus, ultimis brevissimis confertis , sporidiis viridibus floccis niveis conges- tim adfixis. An genus Hyphomycetum? Bertero, Collect. n. 1742. Hab. ad cortices muscosos arborum vetustarum in sylvis umbrosis mon- tium editissimorum^ aprili et majo lectiim. Obs. Byssinum, 4-6 lin. longum, in muscis decumbens, pros- tratumve. Rami densi,intricati,filo vix crassiores, floccis tenuis- simis crispis sporidia congesta obtegentibus constantes. 53. Cladosporium Fitmago Lk. Fr. Syst. myc. m. p. 372. Var? elongatum Montag. ms. : fibris elongatis ramosis, articulis inferiori- bus superioribusque raoniliforrnibus, mediis oblongo-quadra lis, spori- diis conglomeratis. An species distincta.^ Bertero Collect. n. 1694. Hab. hypophyllum ad filicum folia. 54. JEusisporium ochraceum Montag. ms. : effiisiim vel capituliforrae , tre- mellinura, ochraceum, floccis evanidis, sporidiis celerrimè diffluentibus ovalibus ellipticisve sporidiolis farctis. Bertero Collect. n. 1712. Hab. ad cortices muscosos arborum vetustarum in sylvis montium, apri- li, majo lect. Obs. Ad cortices vel in apice foliorum muscoriim acervulos 356 c. MONTAGNE. — Flova Fcrnandeslana. conico-lrimcatos baài floccis ciiictos, vel capitulos seu globiilos efformat ochraccos. Sporidia microscopio composito observata sporidiolis 1-2 farcta videntur. An Sepedonium? 55. F. argillaceum Fr. Syst. myc. ni. p. 446. — Bertero CoUect.n. 1743. Ecortice Vrticœ excelsœ Bert. erunipeus. Obs. Flocci conidiis conglutinatis ovoideis minimis adspersi. Nec sporidia mihi contigil observare. 56. JEcidium Berheridis Gmel.Syst. p. 473. — Berlero Goliect. n. 173g. Hab. ad l'olia Berheridis glaucœ D. G. 57. jE. Cestri Montag. ms. : hypophyllum, maculis lutescenlibus, pseudope- ridiis iii acervulos orbiculares circinatim cougestis pallidè flavis cupu- laeformibus ore tenui integris^ sporidiis gigartinis ! concoloribus. Berlero CoUect. n. 1740. Hab. in foliis Cestri Par qui. 58. Uredo Cestri Berlero ras. (Collect. n. 1 740) epipliylla, acervulis orbicula- tis concentricè centrifugis nigro-fuscis, epidermide reticulatâ demiim rupta cintis , maculam sordide flavam centro relinquentibus; sporidiis fusco-brumeis ovatis pedicello brevi pellucido sufFuItis. Montag. Hab. in iisdem foliis ac praecedens, sed adversae paginas locos ex diametro oppositos invadit, quae dispositio singularis hypothesim cseteriîm ar- gumentis validis suffultam iconibusque perfectis illustratam Cel. Un- ger Entophytos ut folii morbos considerantis , infirmare aliquantum \idetur. 59. U. Hydrocotyles Berîero (Collect. u. ?) epi-rariùs hypopbylla, acervulis subrotundis sparsis confluentibusque fusco -brunneis epidermide ruptâ cinctis ; sporidiis globosis minutis umbrinis asperis ! Montag. Hab. ad folia Hydrocotyles ? 60. Uredo Carbo I). G. -— Bertero Collect. n. 1744. Hab. in Bromo mihi ignoîo. - f fLa suite au prochain cahierj' % BERNHARDr. — Caractères et affinités des Papaçcracées^ etc., 35^ Recherches sur les caractères et les affinités des Papavéracée§ et des Fumariacées, ^ Par le professeur Beiothardi, (Extrait du Lintiœa iSSS^ 4* cahier, vol, 8, p. 4oi, avecuue [)1. gïavée.) La question de la séparation des Fumariées et des Papavé- racées comme familles distinctes a été traitée de différentes ma- nières par les auteurs; ce qui vient de ce que l'on n'est pas en- core suffisamment fixé sur les principes que l'on doit suivre dans l'établissement des familles naturelles , et de ce que l'on a manqué jusqu'à ce jour d'une comparaison bien approfondie entre ces deux groupes de plantes. L'auteur entreprend ici de remplir cette lacune, en comparant successivement les divers organes des Fumariées et des Papavéracées. Les Papavéracées sont des herbes annuelles ou bisannuelles , rarement des arbrisseaux. Dans les Fumariées , le Sarcocapnos enneaphylla se rapproche également de la nature des arbris- seaux. On a attaché beaucoup d'importance au caractère de la présence d'un suc laiteux qui existe dans les premières et manque dans les secondes; mais l'auteur ne partage pas cette opinion, parce que beaucoup de familles dont les plantes sont douées en général d'un suc propre laiteux présentent des excep* tions à ce caractère , et que cela se remarque aussi dans celles qui nous occupent en ce'moment. Ainsi il est faux que VH^pe- coum contienne un suc jaune; le genre Glaucium en est éga- lement privé , et l'erreur que l'on commet à ce sujet avait déjà été combattue par Glusius; à peine peut-on dire qu'il s'en trouve quelques traces dans la racine des espèces de ce genre ;r^M- nemannia et quelques Eschscholtzia en sont également privés. Dans les deux tribus, les racines sont fibreuses et peu rami- fiées;les Fumariées présentent quelquefois des tnl^ercules qui peu- vent être comparées à la souche tuberculeuse des Sanguinaria. 358 làEKTiUÀ.Vim.'^ Caractères et affinités des Papaiféracées y etc. Les tiges et les feuilles ne présentent pas plus de caractères différenciels : celles-ci sont alternes, plus ou moins découpées, rarement opposées là où se forment les fleurs. Les stipules man- quent généralement. L'inflorescence ne présente aucune différence générale ou essentielle. Dans les Fumariées, on trouve la disposition en grappes qui existe aussi dans quelques Papavéracées; dans les ] deux familles, les pédoncules deviennent souvent opposés aux feuilles par le développement que prend le bourgeon axillaire. Le calice des Papavéracées est formé de deux sépales, rare- ment de trois ; le bord droit d'un sépale couvre le bord gauche du sépale voisin {Calyx dexlrorsum imbricatus) , excepté dans VEschscholtzia où les sépales tombent soudés ensemble, et XHjpecoum qui présente une estivation valvaire; peut-être cela arrive-t-il aussi dans les Stjlophonim où les feuilles supérieures sont opposées, l'opposition des feuilles supérieures étant sou- vent l'indice d'une estivation valvaire dans le calice. L'auteur combat ici diverses hypothèses que l'on pourrait proposer au sujet des organes que l'on a nommés sépales dans les Fumariées et dans XHypecoum; pour lui, ce sont des bractéoles, et le vé- ritable calice de ces plantes est formé par les deux pièces exté- rieures colorées, à estiva'ion valvaire, que l'on a prises pour des pétales. Le calice des Fumariées se distingue de celui des Papavéracées par la présence d'un éperon nectarifère situé à la base de l'un des sépales ou de tous les deux; dans YHjpecoum nous trouvons à la même place un petit ventre couvrant la glande nectarifère des élanimes , de sorte que ce genre se rap- proche plus des Fumariées que des Papavéracées. Les pétales manquent souvent dans les Renonculacées ; ils disparaissent aussi dans le Maclaja et le Bocconia; dans les autres Papavé- racées ils sont en nombre double des sépales; dans le bouton ils sont tortillés ou plies longitudinalement près du bord , mais situés de telle manière que deux ou trois extérieurs en enve- loppent deux ou trois intérieurs ; ils se ressemblent pour la grandeur et la forme et sont placés sur une seule rangée; seulement dans le Sanguinaria où ils ont aussi une autre posi- tion dans le bouton, leur nombre devient double ou triple, BERNHARDi.— Caractères et affinités des Papupéracées^ etc. 359 mais les plus intérieurs sont plus étroits et se rapprochent de la nature des étamines. Chaque pétale de VHjpecoum est formé par deux pétales soudés à l'aide d'une étamine qui forme le lobe du milieu de ces pétales; dans les Fumariées chaque pétale est formé paria sou- dure de deux pétales. L'irrégularité et la soudure fréquente des pièces qui constituent la corolle sont regardées par De Gandolle comme de bons caractères des Fumariées , mais le premier fait n'existe que quand on prfend les sépales pour des parties de la corolle et encore remarque-t-on un fait analogue dans XHypC' coum. Quant à la soudure, elle a lieu entre les pétales et les sé- pales , mais le plus souvent ce n'est qu'un simple accoUement. Dans les Papavéracées, les étamines sont insérées sur le torus, ce n'est que dans XEschscholtzia qu'on pourrait être tenté de les regarder , ainsi que les pétales, comme attachés sur le calice. Dans les Fumariées , l'étamine s'attache immédiatement sur le torus à moins que le sépale ne soit éperonné , cas auquel elle contracte quelque adhérence avec lui. Les glandes nectarifères à la base des étamines ne se trouvent pas dans les Papavéracées, YHjpecoum excepté ; elles répondent toujours à l'éperon du sépale. L'Hypecoum a deux glandes à la base de chaque étamine, il y en a donc huit dont quatre appartiennent peut être à un nectaire particulier. Dans X Hypecown ^ outre les deux étamines qui concourent à la formation des pétales apparens , on en trouve quatre autres qui entourent l'ovaire; de celles-ci deux sont opposées aux sépales , les deux autres sont placées derrière les filets soudés aux pétales, de sorte que les étamines sont évidem- ment placées sur deux rangées. Dans les autres Papavéracées on trouve toujours un plus grand nombre de filets , et il est probablement un multiple de 4 ou de 6, depuis 8 à 12 jusqu'à près de 100 ; ces filets ne se soudent jamais entre eux. Les Fu- mariées ont toujours six étamines dont trois opposées à cha- que sépale; souvent elles sont très intimement soudées entre elles. Les anthères des Papavéracées sont formées de deux sacs parallèles et placés des deu^i côtés du connectif qui les dépasse très rarement ; seulement dans ÏHypecoum on trouve une 36o BERNHAPiDi. — Caractères et affinités des Papavéracées ^ etc. petite pointe qui dépasse les anthères. Chaque loge s'ouvre au milieu par une fente longitudinale. Dans ï Hypecoum procum- bens, quand l'étamine qui fait partie des pétales possède une anthère développée, celle-ci est simple et s'ouvre du côté in- térieur: elle s'élargit de côté et un peu en hautà la manière d'un pétale. Dans les Fumariées , il y a deux faisceaux de trois étamines chacun, celle du milieu a une anthère biloculaire, tandis qu'il n'y a qu'une loge à l'anthère des étamines latérales; l'auteur regarde cet ensemble d'étamines comme formé par quatre étaminesàanthèresbiloculaires, dont deux opposées sont parta- gées longitudinalement chacune en deux moitiés, et deux de ces quatre moitiés se soudent de part et d'autre avec l'étamine restée intacte. Il y a en outre deux autres étamines extérieures qui se sont complètement soudées avec les deux pétales pri- mitifs, formant chaque pétale réel, comme cela a lieu dans VH/pecoum.La symétrie de la fleur exige que de même qu'il y a quatre étamines intérieures, il y en ait aussi quatre extérieures, de sorte qu'il faudrait admettre qu'une étamine a avorté entre chaque sépale et l'étamine qui lui est opposée (i). Ce fait paraît être indiqué dans Y Hypecoum procumbens , par les deux petits appendices qui se trouvent sui^ le milieu de chaque sépale , et cela est d'autant plus probable que, dans le bouton^ ils sont couverts par les bords des stemonopétales , et se trouvent ainsi placés à l'intérieur des pétales comme toutes les étamines; dans les Fumariées on retrouve plus difficilement des traces de ce fait. L'auteur présente encore d'autres hypothèses , mais il les regarde comme moins probables , et il se décide pour celle qui reconnaît dans les Fumariées , comme dans XHjpecoum, deux rangées de quatre étamines chacune. L'ovaire des Papavéracées est toujours simple et unique, sur sa paroi interne se trouvent toujours plusieurs (2-20) pla- centas pariétaux aplatis ou filiformes, et on doit le considérer ( i) Nous ferons observer que la théorie proposée ici par l'auteur est contradictoire avec la loi d'alternance. (A.?Steiïîheil). utRNK k.B.Dî. — Caractères et affinités des Papauéracées , etc. 36 £ comme étant formé par un nombre précisément égal de car- pelles. L'ovaire des Fumariées est formé de la même manière, mais il ne contient jamais que deux placentas qui sont opposés aux stémonopétales. L'auteur n'a jamais trouvé qu'un ovule dans les genres dont le fruit est monosperme, et il ne pense pas que ce fait doive être attribué à un avortement. Le stigmate des Papavéracées est sessile ou porté par un style très court; il y a autant de stigmates ou de lobes stigmatiques que de placentas, et ils alternent avec eux; on doit regarder chaque lobe stigmatique comme formé par la réunion de deux lobes provenant des deux placentas les plus voisins. Lorsque le nombre des stigmates est double de celui des placentas [HunC' inannia, Eschcholtzia) , on peut supposer que chaque carpelle était doué d'un stigmate trilobé, et que les branches latérales de tous ces stigmates se sont soudées. Dans les Fumariées, le stigmate présente les mêmes phénomènes que dans les Papa- véracées ; le style des Fumariées est mince, il persiste dans plusieurs genres, d'autres fois il tombe en laissant au sommet du fruit une petite fossette que De Candolle prend à tort pour le stigmate dans le genre Sarcocapnos. Les Papavéracées ont un fruit sec, couronné par le stigmate, indéhiscent, ou déhiscent, les valves se séparant à la pointe seulement ou complètement de haut en bas ou de bas en haut , le long des sutures ou entre les sutures. Le fruit des Fumariées ne diffère pas de celui-ci dans ses caractères généraux; le ^envG Dactjlicapnos i^Yé?>en\Q seul un péricarpe charnu. Dans les Glaucium^\e fruit, toujours uni- loculaire chez les deux familles, devient bdoculaire par la sou- dure des placentas; ï Hypecown T^vèsQuie seul des articulations transversales. Les graines des Papavéracées sont arrondies, ou réni- formes, rarement anguleuses, souvent réticulées , noires et lui- santes , plus souvent grises et ternes; dans les Fumariées, la graine est arrondie, comprimée ou réniforme , noire et lui- sante. Le cordon ombilical est très rare et n'existe que dans les genres découverts récemment {Hunemannia, Eschscholtzia); aussi M. de Mirbel avait il indiqué l'absence de cet organe comme éloignant les Papavéracées des Crucifères. 302 BERNHàRDi.»— Caractères et affinités des Papauêràcées ^ etc. L'arille n'est pas un bon caractère pour séparer les Fumariées des Papavéracées , car plusieurs genres de cette dernière famille possèdent un organe très analogue à celui que l'on appelle arille dans les Fumariées, et tous les genres de celles-ci n'en sont certainement pas doués ; mais si on entend par arille une expansion naissant du sommet du funicule près de l'ombi- lic, et ne se développant qu'après la fécondation de l'ovule, il n'y a de véritable arille ni dans les Fumariées, ni dans les Papa- véracées, et l'auteur préfère le nom de crête [crista) pour l'or- gane qui a été jusqu'à présent appelé de ce nom. La structure intérieure de la graine n'est pas assez connue dans les Papavéïacées et les Fumariées; souvent on reconnaît bien les deux tégumens propres de la graine , dont un péri- sperme huileux-charnu forme probablement la masse extérieure. L'embryon se trouve à la pointe la plus rapprochée de l'ombilic, avec sa radicule dirigée extérieurement; suivant De Candolle, il est très petit, et droit dans les espèces à capsule indéhiscente, plus grand et courbé dans celles dont la capsule s'ouvre. L'au- teur regarde cette généralisation comme peu exacte; il ac- corde plus d'attention aux observations de Bischoff , d'après les- quelles l'embryon n'existe pas encore dans la graine de plu» sieurs espèces et ne s'y développe que postérieurement à l'é- poque de la maturité; toutefois, ce fait ne lui paraît pas suffi- samment prouvé, et il ne pense pas que dans l'état actuel de la science, on puisse regarder comme une chose avérée qu'il y a des graines dans lesquelles cela arrive. Dans les Papavéracées, l'embryon est souvent très petit; il paraît suivre généralement la même direction que le périsperme. De Candolle remarque que les cotylédons des Fumariées sont planes, tandis que ceux des Papavéracées sont convexes h l'ex- térieur ; ce caractère doit être difficile à observer : il est plus certain que toutes les plantes de cette famille n'ont pas deux cotylédons; quelques espèces de Bulbocapnos nen oijit qu'un; dans le Maclaya^ on en trouve trois et souvent quatre. La germination ne fournit aucune différence entre les Fuma- riées et les Papavéracées ; le plus souvent, la plamule ne paraît que quelque temps après la germination. BERNHARDi. — Caractères et affinités des Papavéracéesy etc. 363 D'après ce qui précède, on voit que la séparation de ces deux familles, telles que les a établies De Gandolle, n'est pas exacte, et les caractères qui les distinguent ne paraissent pouvoir servir qu'à établir deux tribus ; cependant on trouvera plus de diffé- rences entre elles, si l'on réunit X Hjpecoum aux Fumariées. Voici le tableau comparatif des caractères de ces deux fa- milles, telles que l'auteur les conçoit : PAPAVERACE^. FUMARIACE^. Herbae annuse, biennes 1. peren- nes, rarius sufTi-iitices, succis derisio- ribus foetae, lacteis, flavis , 1. i-arius sublimpidis , radice subsimplici , in- terdum caudice tuberoso. Herbae annuae, biennes 1. pcrennes, succis aquosis repletae, radice subsim- plici, interdum caudice tuberoso. Gaules teretes 1. iu tuberosis ob- soleti , genimis suppleti , intcr squa- mas folia et scapos evolventibus. Gaules teretes 1. angulati , in tu- berosis interdum obsoîeti , gemmis suppleU, inter squamas folia et scapos evolventibus. Folia caulina exstipulata, sessilia 1. saepius petiolata, alterna 1. rarius su- perjora opposita , simplicia 1. varie incisa, compcsita^ decomposita 1. su- pràdecomposita secta, rarissime in- tégra. Folia caulina exstipulata, petiolata, alterna 1. superiora opposita et ver- ticillata , rarius simplicia , plerumque composita , decomposita et supradc- composita secta. Flores hermapbroditi, solitarii, pe- dunculati 1, in racemum simplicem abbreviatum 1. compositum collecti, rarius subcymosi. Pedunduli termi- nales 1. rarais procrescentibus oppo- sitifolii et e ramorum dichotomia, rarissime in scapos mutati ex gem- mis prodeuntes. Floi'es lierraaphroditi, pedunculati» solitarii 1. in racemum simplicem compositumvc collecti. Pedunculi terminales L ramis procrescentibus oppositifolii , et e ramorum dichoto- mia, rarius in scapos mutati ex gem- mis prodeuntes. Calyx 2-3-sepalus uniserialis, in alabastro petala includens , dextror- sum imbricatus (in Si}^lophoro , val- vatus?) in Eschscholtzia coalilione Calyx 2-sepalus uniserialis, bibrac- teatus, deciduus, rarius raarcescens, valvatus, subcoloratusj sepala cari- nata. 364 BERHHARDi. — Caractères et affinités des Papapéracées^ etc. PAPAVERACEtE. FUMARTACE^. monosepaliMi, vix coloratus , rarissime foliis involucratus. Sepala non cari- nata. Petala libéra, numéro sepalorum duplici (4. 1.6), in alabastro irregula- riter 1. longitudinalitcr plicata, equi- tantia, 2-3 exteriora. Totidem inte- riora tegcntia, rarius in alabastro planiuscula , duplici 1. triplici série 8 1. 12, iuterdum nuUa. Petala 4 pcr paria cura staminé iii- termedio plerumque iraperfeclo in stemonopetala duo valvata confer- ruminata , tiiloba, solida 1. tricari- nata intus cava^ interJura cum se- paliscohaerentia. Nectaritheca et Nectaradenium vix uUum. Stamina corolla breviora cum peta- lis et calyce receptaculo hypogyno 1. (in Eschschollzia) productioni pe- dunculi brevi turbioatae intus cavae inserta, libéra, seriebus duplicatis 1. multiplicatis , 8 1. 12-100, filamentis filiformibus, antheris bilocularibus, sulco duplici longitudinalitcr ad la- tera 1. extus dehisceatibus. Ovarium liberum symeJricum ex ovariolis 2 1. pluribus compositura, uniloculare , placentis parietalibus numéro ovariolorum œqualibus raul- tiovulalis , rarissime uniovulatis. Sty- lus 1 Nectaritheca in basi sepalorum. Nectaradenium in basi staminum. Stamina pcrfecta corolla breviora , libéra, sepalis et stemonopetalis oppo- sita, l. (partitione staminum 2, se- palis oppositorura , in fîlamenta 2, antheris unilocularibus insîructa) , stamina 6, in phalanges duas ste- monopetalis oppositas separata, fila- mentis cujusque phaîangis saepe con- natis. Filamenta plerumque dilatata receptaculo 1. sepalis calcaratis in- serta. Ovarium liberum ex ovariolis 2 composilum , uniloculare l. rarius septis transversis multiloculare , lo- culis unica série sibi superpositis. Placenta; parietalis 2 multiovulatae , 1. in ovarjis abbreviatis altéra uniovu- lata. Stigmata plus minusve connata ; prolongationes corum numéro placen- tarum alternantium aequales, rarius duplo plures, alteruatim illis oppo- site. Stylus ullus. Stigrnatis prolonga- tiones numéro placentarum alter- nantium œquales, rarius duplo plures, alteruatim illis oppositse, saepe col- Iccloribusstipata:. E£Rj\"HA.RDi. — Caractères et affinités des Papai^éracces, etc. 365 PAPAVERACE^. FUMARIACEiE. Fruclus siccus uuilocularis 1. ra- rius incremento arillorum simiilatè l)ilocularis , inapertus 1. ope valvu- larum 2-plurium , completaruin 1. incompletarum, dehiscens, valvulis 1. a suturis placentiferis interjectissece- dentibus, 1. suturicida cum dimidio placeiitae disjunctis. Placentse 1. te- nues filiformes 1. clevationis lamelli- formibus dissepimenta incompleta formantes. Fructus malurus sicci^l. rarissi- me cavnosus unilocularis, interdum septis transversis in cellas plures di- visas inapertus 1. ope valvnlarum 2 complète dehiscens , valvulis 1. a suturis placentiferis interjectis sece- denlibusl. suturicidis.Placentse tenues filiformes Semiua saepe numerosa, rarius so- litaria , pleruraque sessilia , rariùs funiculo brevi affixa , supra umbili- cum varie ciistata 1. sœpius crista dcs- tituta , tunicis 2 1. i tecta. Albumen carnoso-oleosum semini conforme saepe curvatum. Embryo minimus in basi albumi- nis reconditus , roslello centrifugo. Cotyledones post germinationem fo- liaceae, sessiles, petiolulatae, duœ rarius 3-4 vel bifidae. Scmina plura 1. unicum, sessilia, ssepe crista instructa, tunicis 2 1. i tecta. Albumen carnoso-suboleosum semini conforme , sœpe curvatum. Embryo parvus minimus in basi alburainis reconditus, rostello cen- trifugo. Cotyledones 2 vel rarius i, post germinationem tenues subfîli- formes vel foliacese petiolatsc. De cette manière, on voit qu'il y a des différences assez im- portantes entre les Fumariées et les Papavéracées , pour qu'on puisse les considérer comme des familles distinctes; cependant l'auteur observe que, comme ces deux groupes sont peu éten- dus, comme plusieurs genres de Papavéracées présentent des points de contact avec les Fumariées, et comme l'on trouve dans plusieurs familles des genres qui s'éloignent entre eux par des différences plus grandes que celles qui séparent ces deux groupes, il vaut mieux leur assigner le rang de tribus, leur distinction au titre de familles présentant d'ailleurs peu d'a- Dans la suite de cet article, l'auteur recherche les affinités 366 ^n^TSKunDi.^— Caractères et affinités des Papavéracêesy etc, des Papavéracées avec d'autres familles : il les compare d'a- bord aux Renonculacées. Le caractère des anthères introrses ou extrorses qui a servi à établir la tribu très artificielle des fausses Renonculacées est peu constant, et ne saurait d'ailleurs servir à distinguer les Papavéracées,, dont les anthères s'ouvrent de côté et un peu en dehors ; il n'y a que XHjpecown chez lequel les anthères uniloculaires sont réellement introrses. Les deux fa- milles ont aussi beaucoup d'analogie quant à la structure des graines; le calice fournit une meilleure différence, en ce qu'il est unisérié dans les Papavéracées, et placé sur deux rangs dans ies Renonculacées, excepté dans les genres où il est à trois sépales. La corolle et le nectaire présentent aussi quelques différences, puisque les pétales ne sont jamais ni soudés ni plissés dans les Renonculacées. Le nectaire , dans les Fumariées , se trouve entre les étamines et les sépales; dans les Renonculacées, il est à la base des pétales. L'ovaire et le fruit nous présentent les dif- férences les plus importantes, celui des Renonculacées étant toujours multiple ou simple par avorîement, et chaque ovaire ne possédant qu'un placenta situé le long de la suture qui est du côté intérieur et se prolonge en un stigmate situé au-dessus de lui. Les Podophyllées sont voisines des Papavéracées ; c'est à tort qu'on les a réunies avec les Hydropeltidées, qui s'éloi- gnent de celles-ci par la structure de leurs graines. L'auteur pense qu'il est inutile d'insister sur la différence qu'il y a entre les Nymphéacées et les Papavéracées, quoique l'on trouve ces familles rapprochées dans plusieurs classifica- tions. Il insiste davantage sur les vraies Podophyllées, qui ont autant d'affinités avec les Papavéracées que les Renonculacées; il discute longuement les affinités des genres Podophjllum , Jeffersonia et Achlys , en attachant une grande importance au mode de déhiscence des anthères. Ces genres lui paraissent se rapprocher surtout des Berbéridées et des Renonculacées, mais il ne décide pas la question d'une manière concluante. Les Berbéridées ont aussi de l'analogie avec les Papavéracées. Les genres typiques de cette famille s'éloignent des Papavéracées BERNHÀRDî. — Caractères et affinités des Papaçéracées, etc, 867 par le mode de déhiscence de leurs anthères et par la struc- ture de leur pistil toujours ûva^\Q{Berberis, Mahonia^, Leontice, Epimedium). Les Berbéridées s'éloignent des Renonculacées et des Papavéracées, parce que les rangées qui forment leurs sé- pales , pétales , étamines et nectaires , sont formées d'un même nombre de parties , et que ces parties ne sont pas disposées al- ternativement, mais eu une spirale dont la direction est fort peu inclinée. Les genres Nandina, Podophyllum , Hydrastis et Achlys présentent des passages entre les Berbéridées et les Renoncula- cées; la principale différence entre ces deux familles doit être cherchée dans la déhiscence de l'anthère, qui a lieu près du connectif dans les premières, et loin du connectif dans les se- condes. Voici comment l'auteur propose de classer ces plantes : RANUNCULACEiE. Antherae rimis a connectivo déhiscentes seu binis lateralibus, seu valvula unica. 1. Clematide^. Sepala alabastfi valvata: ClematisL. {^Atragene L.), 2Va- ravelia. D.C. Q. RANUNcuLiNiE. Scpala alabastri imbricata, biserialia, et rarius unise- rialia ; antherae utrinque rima longitudinali déhiscentes. a. Jnemoneœ. Carpella raonosperma; nectariura o. Xanthorrhiza Marsh.; Thalictrum L.; Anémone L.; Knowltonîa Salisb. ; Ado- nis L. ; Hamadrfas , Commers ? b. Ranunculeœ. Carpella monosperma; nectariura petalinum: Myo- surus L.; Casalea St.-Hil. ; Aphanostemma St.-Hil.; Ranuncu- lus L.;Ia L. se reconnaît eu ce qu'il ne porte des verticilles floraux qu'à partir du point de la tige ou de la branche où ces deux parties ne se ramifient plus. Il varie beau- coup pour ses feudles : «. var. nuda : M. rubra Sm. M. u4gar- dhiana Fries. M. safipa L. ex Fries. j3. Var. hispida : M. villosa Beck. M. acutifolia Smith, y. N^lt. piloso-crispa : M. dentata Roth. M. sativa ïausch. s. Var. pari^iflora : M. parçijlora SchultZj . M. gentilis Fries , M. austriaca Jacq. M. crenata Buck. 374 w. 1). G. KocH, — Flore d'Allemagne. Le M. atvensis L. est très ressemblant au M. satwa, mais son calice est court, en cloche, ce qui se voit surtout après la flo- raison : ses dents sont triangulaires, pointues et leur longueur ne dépasse pas la largeur qu'elles présentent à leur base. Les poils des pédiceiles sont ordinairement plus longs que ceux du M. satina et ont une position horizontale : ceux au-dessous du calice sont ordinairement recourbés. La var. ^. à pédiceiles et à calice nus est le M. gentilis Sm. L'auteur distingue par des caractères tranchés les Galeopsis hifida Bqnningh. et M. pubescens Bess. , qui toutes deux se re- trouvent dans les limites de la Flore française. On rencontre dans les jardins, sous le nom à'Orlganum hera- cleoticum , une plante voisine de l'O. vidgare que M. Koch décrit sous le nom d'O. paniculatiim. Le Pedicularis Jacquini Koch, F. rostrata Auct. quorum- dam , Reichb. herb. norm., a été confondu par Linné lui-même avec le P. rostrata : mais celui-ci a son calice un peu hérissé , et les fleurs inférieures sont souvent si écartées et portées sur des pédiceiles si longs que la tige a l'air d'être rameuse. Sous le nom de Scrophularia Hoppii , Koch décrit une plante des hautes montagnes du Tyrol et de la Styrie , publiée par Schleicher sous le nom de S. juratensis et s'approchant du S. laciniata W, Rit, Le genre Orobanche à été traité avec beaucoup de soin; Vau- teur s'est servi des observations nombreuses que M. Alex. Braun a réunies sur cette famille : ce travail , qui comprend 11 espèces , nous semble assez important pour que nous en donnions pro- chainement une traduction dans les Annales des Se. Nat. Nous nous bornerons à dire que l'O. procera Koch est une espèce dont on ignorait la plante-mère : on sait maintenant qu'elle vient sur le Cirsium arvense : c'est dans le département du Haut- Rhin que cette découverte a été faite récemment. I^es caractères des Crucifères ont été revus avec soin par l'au- teur, qui ne s'est pas dissimulé les difficultés que présente la divi- sion proposée par MM. Brown et DeCandolle. Les caractères tirés . (h'o- Jh/enr. /lai , 2^ J'éi'ie . Bot. Toni. 3 . J^l. Ô , J'\(j j-'2. Ceramlum JSûifrJieri. J'yi/. 3-4. , {Wamùun rocch. ^hui. df